mercredi 1 juillet 2009
RÉSULTATS 1ER TOUR : NOM DU JOURNAL DU CRC !!
Quel(s) nom(s) préférez-vous pour le nouveau journal du CRC ?
Fin du second tour, réservé aux adhérents, le 12 juillet.
dimanche 28 juin 2009
SEMAINE FOLLE OU LE 'KING OF POP' FIT DISPARAÎTRE LE PETIT ROI DE VERSAILLES !!
Nicolas II avait pourtant tout prévu :

Juan - blogueur associé - | Dimanche 28 Juin 2009 à 07:01
112ème semaine de Sarkofrance : les affaires reprennent ! Versailles, emprunt, remaniement et couacs, notre ami Juan s'en donne à coeur joie.
Nicolas II, puisque c'est son surnom, avait tout prévu : une allocution
qui se voulait historique à Versailles devant le Parlement réuni en
Congrès, un remaniement du gouvernement deux jours après, puis un
voyage aux Antilles. Patatras ! Le discours a déçu; un Mitterrand a
gâché la surprise de sa venue au ministère de la Culture; Michael
Jackson est mort quelques heures après l'atterrissage présidentiel en
Martinique. Ajoutez l'affaire Karachi, et la semaine est ratée.
Un Congrès pour un emprunt
L'évènement
incontestable de cette 112ème semaine depuis l'élection présidentielle
devait être l'allocution de Nicolas Sarkozy devant une partie du
Parlement réuni en Congrès à Versailles. Malheureusement, le discours a
tourné court. Le soufflet s'est dégonflé. Lundi 22 juin, Nicolas Sarkozy est apparu simplement ringard et autiste.
Il a livré une bouillie idéologique inédite, qui a troublé jusque dans
les rangs de l'UMP : il a d'abord appelé de ses vœux la constitution
d'un nouveau modèle français qui mêlerait
productivisme, consommation, investissement et écologie. Quelqu'un se
souvient-il de la campagne présidentielle de 2007 ? Sarkozy nous
promettait de casser ce modèle vieillissant qui décourage le travail.
En 2009, Nicolas II fait le grand écart au risque de se froisser le
haut des cuisses. Il faudrait travailler plus, dépenser plus, consommer
davantage, et préserver la planète. Il invoque le "génie français", récuse la laïcité positive et la discrimination positive, attaque la polémique du moment (la Burqa), dénonce "la loi du plus fort ou celle du plus malin", et découvre que la situation carcérale est une "honte pour notre pays". Y-a-t-il un pilote dans l'avion élyséen ?
En
fouillant un peu ses propos, on retrouve bien ses vieilles lubies
libérales : pas question d'augmenter les impôts pour financer le
déficit croissant des comptes publics ! Nicolas Sarkozy préfère autre
chose : réduire ces « déficits structurels », ces « mauvaises » dépenses, les niches sociales, les « excès de bureaucratie ».
Mais son logiciel idéologique a sauté. Le monarque veut cacher ses
intentions de rupture sous une vulgate radicale-socialiste. La
mayonnaise ne prend plus. On aurait envie de l'encourager à relire
quelques classiques d'économie, plutôt que de nous confier sur Facebook qu'il vient de terminer « Pierre et Jean »de Maupassant...
Lundi, il a surtout annoncé le lancement d'un emprunt national,
dont ni le montant ni l'usage ne sont définis. Avec cet emprunt,
Sarkozy emprunte aux ménages ce qu'il ne peut plus leur prendre en impôt
Chaque jour, les fonctionnaires du Trésor empruntent sur les marchés
financiers, espérant que la crédibilité de l'Etat tient encore auprès
des prêteurs du monde. Sarkozy s'adresse désormais à nos bourses, plus
commode. Avec l'emprunt « national » et« populaire », Sarkozy tente surtout un coup politique. La réussite probable de sa souscription sera présentée comme un blanc-seing à sa politique.
Et on peut faire confiance aux services d'Eric Woerth pour proposer des
conditions financières très attractives pour éviter tout couac. Le
Monarque s'est donc déplacé dans un palais des rois pour solliciter...
un emprunt. Et les parlementaires de l'UMP d'applaudir. En 2009, on
rase encore gratis en Sarkofrance. Fallait-il dépenser 500 000 euros,
mobiliser des centaines de policiers et des caméras de télévision, pour
solliciter un nouveau crédit ? Depuis mai 2007, la dette publique a
progressé de... 380 milliards d'euros. Question remboursement, on en
parlera après 2012... Le Monarque veut gagner du temps
: l'heure de vérité, fiscale et financière, est pour bientôt. Il faut
tenir jusqu'à l'élection présidentielle de 2012. Après sa réélection,
il sera toujours temps de « purger » les déficits, et plonger le pays
dans une cure d'austérité.
Un remaniement gâché par Mitterrand et Karachi
Mardi, Sarkozy a dû précipiter son remaniement gouvernemental. L'un des
heureux entrants, Frédéric Mitterrand, avait lâché le morceau.
Le spectacle a donc été vite recalé à l'heure des journaux télévisés. A
20H15, Claude Guéant apparaît sur le perron de l'Elysée. C'est un
gouvernement de « fermeture » et d'image. Les postes clés restent aux
mains de quelques grognards du camp présidentiel,
à l'exception de Michèle Alliot-Marie que Nicolas Sarkozy est parvenu à
dévisser de l'Intérieur. Il a fallu teinter d'un peu de vert ce
gouvernement « Fillon IV »: Jean-Borloo récupère ainsi une
seconde secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Valérie Letard. Et
l'ex-villepiniste Bruno LeMaire devient ministre de l'Agriculture ET de
l'Alimentation. Pour ou contre les OGM dans nos assiettes ? En mai 2008, le futur ministre a voté pour la coexistence des cultures OGM et non-OGM...
Mercredi se tenait le premier conseil des ministres de "Fillon IV".
Sarkozy suggère aux nouveaux arrivants d'être discret et de travailler
leurs dossiers, deux conseils qu'il suit lui-même assez peu. Déjà les tensions et les couacs se font jour.
Xavier Darcos lâche une petite bombe à son successeur Luc Chatel: la
suppression de 16 000 postes à l'Education Nationale en 2010. Michèle Alliot-Marie dispute déjà le sort des prisons
à son nouveau secrétaire d'Etat « sans affectation » Jean-Marie Bockel.
Frédéric Mitterrand affronte une grève au ministre de la Culture. Et on apprend que le nouveau secrétaire d'Etat au Logement, Benoist Apparu, se faisait loger en HLM jusqu'à l'année dernière... Les recalés du remaniement, eux, ne furent même pas prévenus oralement de leur éviction avant l'annonce officielle mardi soir... Frédéric Lefebvre, le porte-parole de l'UMP, est inquiet
: il a appris également très tardivement qu'il risquait de perdre, par
ricochet, son mandat de député : André Santini a 30 jours pour décider
s'il souhaite récupérer son mandat. S'il passe son tour, Lefebvre devra
alors se présenter devant les électeurs.
L'après-midi,
l'opposition demande une déclaration de politique générale au premier
ministre. En vain. Il y a pourtant matière. Le discours élyséen de
lundi était confus. Sarkozy semble ainsi considérer que les
« amortisseurs sociaux » existants sont bien suffisants : la casse
sociale a néanmoins bien eu lieu, même si elle fut ralentie par
l'ampleur de la récession. La semaine prochaine, le SMIC n'augmentera
que du strict minimum : +1,3% au 1er juillet, soit 16 euros bruts de
plus par mois. Brice Hortefeux a précisé lundi dernier qu'il s'était
basé sur les conclusions d'un rapport d'experts 'indépendants'. Le lendemain soir, il filait à l'Intérieur. Xavier Darcos le remplace. Le« réformateur
»de l'Education Nationale arrive aux Affaires Sociales pour s'occuper
des retraites. Avec un peu de chance, les retraités seront dans la rue
en février prochain. Dans l'attente, on nous a confirmé l'envolée du
chômage: en mai, 36 000 demandeurs d'emploi supplémentaires sont venus
grossir les rangs du pôle emploi. Le rythme de progression du chômage
s'est provisoirement ralenti. En mai, les plans sociaux du début de
l'année n'ont pas encore produit leur effet, et les étudiants sont
encore étudiants. Même les économistes les plus conservateurs attendent
3 millions de chômeurs « officiels » pour la fin de l'année.
Si l'on ajoutent les nouveaux précaires à temps partiels au RSA, on
frisera les 6 ou 7 millions de chômeurs. Nicolas Sarkozy peut nous
raconter que nous sortirons plus forts de la crise avec ses réformes.
Les chômeurs victimes de « l'offre raisonnable d'emploi » s'en
souviendront.
Sarkozy a même botté en touche sur les priorités de l'action gouvernementale des mois à venir.
Il aimerait qu'on en débatte... Mercredi soir, Fillon annonce un
« séminaire » de réflexion pour dimanche, avec ses ministres. On aurait
préféré qu'il nous parle de Karachi.
Les Antilles gâchées par Larachi et Jackson
Il y a une autre affaire, plus sombre, plus glauque, plus dangereuse à commenter. On se doute bien qu'elle aura peine à sortir. Les juges doivent se dépêcher. Qu'elle soit avérée ou pas, elle concerne Nicolas Sarkozy. En septembre 1994, la France a vendu à perte trois sous-marins Agosta au Pakistan.
Pourquoi « à perte » ? C'est curieux. Sarkozy était ministre du Budget,
il a autorisé la défiscalisation des commissions versées à divers
intermédiaires pakistanais ou autres; François Pérol était
administrateur de la DCN, le fabriquant des sous-marins. En 1995,
Jacques Chirac a stoppé le versement de ces commissions. Charles
Millon, son ministre de la Défense de l'époque l'a confirmé cette
semaine. Chirac soupçonnait le Pakistan ou certains intermédiaires d'en
rétrocéder à l'équipe Balladur une partie. En 2002, un attentat ciblé
coûte la vie à 11 ingénieurs français à Karachi. La DCN explique au juge Bruguière charge de l'instruction qu'elle soupçonne des représailles pakistanaise s. Le Karachi-gate prend de l'ampleur. Dans sa note intitulée Nautilus ,
elle écrit : « L'annulation de ces commissions avait été décrétée en
1995, à la suite de l'alternance politique en France, et visait à
assécher les réseaux de financement occultes de l'Association pour la
Réforme d'Édouard Balladur. » Bruguière lâche
l'enquête pour rejoindre ... l'UMP en 2007. La guerre de l'ombre
rejoint les soupçons de financement politique illégal. Il y a 10 jours,
Sarkozy a déclaré que cette théorie était une« fable ».
Mardi, il nommait Brice Hortefeux ministre de l'Intérieur. L'intéressé
n'y croyait pas. Il venait tout juste d'entrer en fonction aux Affaires
Sociales. Et l'Assemblée Nationale, sur proposition du gouvernement, a
durci le secret défense le 16 juin dernier. Coïncidences ?
Jeudi,
le président français s'éclipsait pour les Antilles. Il avait promis
d'y aller. On oubliera qu'il devait inaugurer les Etats Généraux de
l'Outre Mer. Ses conseillers laissaient entendre qu'il serait sobre,
économe en déclarations, à l'écoute des populations. On ne saura sans
doute jamais si la nouvelle du décès de Michaël Jackson a changé ses
plans: jeudi soir, Sarkozy atterrit en Martinique vers 19h30... presque
seul : l'avion qui transportait les journalistes couvrant l'évènement a du retard.
A minuit, la rumeur, confirmée une heure plus tard, du décès par arrêt
cardiaque du roi de la pop éclipse l'actualité sarkozyenne. Le
lendemain, Sarkozy propose un référendum sur l'autonomie de la Martinique.
Pour quelqu'un qui voulait s'épargner toute annonce, c'est assez fort !
En Guadeloupe quelques heures plus tard, le son de cloche est différent
: il tacle les grévistes et le LKP d'Elie Domota : «Le
droit de grève ne peut pas être utilisé comme un instrument de
propagangde et de déstabilisation politique. Je ne suis pas prêt à
accepter l'inacceptable.» Et il refuse tout référedum sur l'autonomie proposé la veille à la Martinique voisine: «J'ai proposé un schéma à la Martinique. Il est écrit nulle part que la Martinique et la Guadeloupe doivent avancer en même temps». Diviser pour régner ?
Samedi, les télés et radios françaises ne parlaient plus que de Michael.
Too Bad.
Ami sarkozyste, où es-tu ?
jeudi 25 juin 2009
SCANDALE D'ÉTAT : SARKOZY MOUILLÉ DANS L'AFFAIRE KARACHI !!
L'affaire qui devrait bousculer la classe politique, au premier rang de laquelle, le président lui-même :

Dossier réalisé par Olivier Bonnet, publié sur le blog Plume de Presse.
Le Pakistan a-t-il fomenté l’attentat de Karachi en 2002, en représailles à l’arrêt du versement par Jacques Chirac des commissions occultes auquel Édouard Balladur, alors Premier ministre, s’était engagé ? Cet accord secret obligeait-il aussi au règlement de rétro-commissions qui ont servi à financer la campagne présidentielle du candidat Balladur en 1995 ? Son ministre du Budget de l’époque, Nicolas Sarkozy, pouvait-il ne pas être au courant ? Bonne nouvelle : les juges et les journalistes font leur travail. Mais mauvaise nouvelle : la nouvelle loi de programmation militaire, permettant de criminaliser la contestation des "intérêts économiques stratégiques" de la France, englobés dans la "sécurité nationale", et l’extension du secret-défense à de nombreux nouveaux domaines, rendra impossible toute investigation future dans des affaires de ce genre. Surtout si l’on ajoute la suppression du juge d’instruction planifiée par le Pouvoir. L’ensemble assurera l’impunité à nos gouvernants et à leurs partenaires économiques privés, définitivement à l’abri de la justice et de tout contrôle citoyen. Synthèse et mise en perspective de l’installation institutionnelle d’une République bananière.
Première partie
Attentat de Karachi, contrat Agosta, rapport Nautilus : comment d’éminents dignitaires pakistanais ont perpétré l’attentat pour faire pression et se venger de Jacques Chirac, coupable d’avoir mis un terme à un mécanisme de corruption dont le grand bénéficiaire français était l’ancien Premier ministre Édouard Balladur. Vous avez dit affaire d’État ? [...]
Deuxième partie : de Sarko à Balladur
Au contraire de celui d’Édouard Balladur, le nom de Nicolas Sarkozy n’apparaît pas dans le rapport Nautilus. Comment ce dernier pourrait-il néanmoins se trouver impliqué dans l’affaire ? Il faut commencer par rappeler le contexte. [...]
Troisième partie : vers l’inéluctable étouffement ?
Le héros de la conférence de presse de Nicolas Sarkozy, accordée à Bruxelles le 19 juin dernier, se nomme Philippe Alfroy, confrère de l’AFP qui ose la question suivante : "Selon les informations qui ont été rapportées hier à la suite d’une réunion entre les parties civiles dans l’attentat de Karachi et les juges d’instruction, il semblerait que l’origine de l’attentat ne soit pas due à un acte terroriste mais plutôt à des représailles de l’Etat pakistanais après le non versement de commissions. On parle même de rétro-commissions qui auraient pu alimenter la campagne d’Edouard Balladur en 1995. Est-ce que, en tant que ministre du Budget, vous avez été au courant de tels accords ?". [...]
mardi 23 juin 2009
GOUVERNEMENT FILLON IV : SARKOZY JOUE AVEC SA COUR !!
La composition du nouveau gouvernement Fillon :

NOUVELOBS.COM | 25.06.2009 | 09:24
Voici la composition du gouvernement de François Fillon après le remaniement du mardi 23 juin 2009.
Les ministres d'Etat
- Jean-Louis Borloo (UMP) : ministre d'État, ministre de l'Écologie, de
l'Énergie, du Développement durable et de la Mer, chargé des
négociations sur le climat
- Michèle Alliot-Marie (UMP) : ministre d'État, Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Libertés
Les ministres
- Brice Hortefeux : ministre de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des Collectivités territoriales
- Xavier Darcos (UMP) : ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille et de la Solidarité
- Eric Woerth (UMP): ministre du Budget, des Comptes publics, de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat
- Luc Chatel (UMP): ministre de l'Éducation nationale, porte-parole du gouvernement
- Bruno Le Maire (UMP): ministre de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Pêche
- Frédéric Mitterrand : ministre de la Culture et de la Communication
- Michel Mercier (MoDem) : ministre de l'Aménagement du territoire
- Henri de Raincourt : ministre des Relations avec le Parlement
- Christian Estrosi (UMP): ministre auprès de la ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi, chargé de l’Industrie
Ne changent pas de poste:
- Christine Lagarde : ministre de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi
- Bernard Kouchner (ex-PS) : ministre des Affaires étrangères et européennes
- Valérie Pécresse (UMP) : ministre de l'Enseignement supérieur
- Hervé Morin (Nouveau centre): ministre de la Défense
- Roselyne Bachelot (UMP) : ministre de la Santé et des Sports
- Eric Besson (UMP, ex-PS) : ministre de l'Immigration
- Patrick Devedjian (UMP) : ministre chargé de la Relance
Les secrétaires d'Etat
- Valérie Létard : secrétaire d’Etat auprès du ministre d’Etat, de l'Écologie et du Développement durable
- Jean-Marie Bockel (ex-PS) : secrétaire d’Etat auprès du ministre de la justice et des libertés
- Hervé Novelli (UMP): secrétaire d’Etat chargé du Commerce, de
l’artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme, des
services et de la consommation, auprès de la ministre de l’économie, de
l’industrie et de l’emploi
- Rama Yade (UMP): secrétaire d’Etat chargée des sports, auprès de la ministre de la santé et des sports
- Hubert Falco (UMP): secrétaire d’Etat à la défense et aux anciens combattants, auprès du ministre de la défense ;
- Nadine Morano (UMP): secrétaire d’Etat chargée de la famille et de la
solidarité, auprès du ministre du ministre du travail, des relations
sociales, de la famille et de la solidarité
- Pierre Lellouche (UMP): secrétaire d’Etat chargé des affaires européennes, auprès du ministre des affaires étrangères et européennes
- Nora Berra
(UMP): secrétaire d’Etat chargée des aînés, auprès du ministre du
travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité
- Benoît Apparu
(UMP): secrétaire d’Etat, chargé du logement et de l’urbanisme, auprès
du ministre d’Etat, ministre de l’écologie et du développement durable ;
- Marie-Luce Penchard
(UMP): secrétaire d’Etat chargée de l’outre-mer, auprès du ministre de
l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales.
- Christian Blanc (Nouveau centre): secrétaire d’Etat chargé du développement de la région capitale auprès du Premier ministre.
- Laurent Wauquiez (UMP) : secrétaire d'Etat chargé de l'Emploi
- Fadela Amara, secrétaire d'État chargée de la Politique de la ville
- Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP), secrétaire d'État auprès du Premier
ministre, chargée de la Prospective et du Développement de l’économie
numérique
- Dominique Bussereau (UMP): secrétaire d'Etat aux Transports
- Alain Marleix (UMP): secrétaire d'Etat à l'Intérieur et aux Collectivités territoriales
- Anne-Marie Idrac : secrétaire d'Etat chargée du Commerce extérieur, auprès de la ministre de l'Economie
- Alain Joyandet : secrétaire d'Etat chargé de la Coopération et de la Francophonie
- Chantal Jouanno : secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie
Haut commissaire
Ne change pas de poste:
- Martin Hirsch, haut commissaire aux Solidarités actives contre la
pauvreté et haut commissaire à la Jeunesse auprès du Premier ministre
lundi 22 juin 2009
ET LE SOUVERAIN PARLA DEVANT SES SUJETS !!
Versailles: Sarkozy venu «par la petite porte» :
REVUE DE PRESSE
La prestation présidentielle de lundi devant les parlementaires réunis en Congrès laisse globalement la presse «sur sa faim». Celle-ci s'interroge ainsi sur le choix de cette «pesante formule pour avoir aussi peu de choses à annoncer».
Un discours «classique», «attendu», guère à la hauteur du décor et du caractère inédit de cette première institutionnelle. Souvent déçus au lendemain de l’intervention présidentielle devant les deux assemblées réunies en congrès à Versailles, les éditorialistes s’accordent à pointer le «décalage» entre les mots et la photo du président de la République, hier dans l’hémicycle de l’Aile du Midi.
«Le contraste frappe, relève Laurent Joffrin (Libération). D’un côté, la pourpre et les ors, très monarchiques, la double haie de gardes, très républicains, et l’entrée sous les applaudissements du Congrès, très américains.» Mais au regard de l'«ensemble fort solennel», le propos reste «certes honorable, mais aussi classique que la cérémonie qui l’entoure était nouvelle». Bref, «un discours inattendu par son caractère...attendu», conclut-il.
«Tout ça pour ça?»
S’il prédit que «l’image du président de la République, face au Congrès sous les ors de Versailles, entrera dans les livres d’histoire», Xavier Panon (La Montagne) estime que «pour le discours, c’est moins sûr». «Absent du Congrès depuis un siècle et demi, le chef de l’Etat y est revenu par la petite porte», renchérit Jean-Francis Pécresse dans Les Echos. «Tout ça pour ça?», conclut Michel Lépinay (Paris-Normandie), resté lui aussi «un peu sur sa faim».
«Alors, pourquoi la solennité, la pompe et les ors de Versailles? Pourquoi avoir choisi la pesante formule de l’adresse présidentielle au Congrès pour avoir aussi peu de choses à dire et à annoncer?», relance Le Républicain Lorrain, selon lequel «la mise en scène» permet de capitaliser sur le score de son camp aux européennes mais surtout de «donner plus d’écho à la parole présidentielle en ces temps où, au fond, le chef de l’Etat n’a pas grand-chose à dire». Au point, pour Patrick Fluckiger (L’Alsace), de «reprocher un coût superflu en pleine crise économique» à ce «grand show politique».
«Plus solennel que substantiel»
Au classement des annonces relevées par la presse, celle d’un grand emprunt national sort en tête. Un moyen pour «trouver de nouvelles marges de manoeuvre» mais aussi une «idée empruntée au PS - l’une des rares propositions originales de son contre-plan de relance -», rappelle Erik Izraelewicz (La Tribune), qui juge le discours «plus solennel que substantiel» et augurant d’«un changement plus solennel que substantiel». Pour Hervé Cannet, de La Nouvelle République du Centre-ouest, «l’emprunt d’État qui sera lancé à l’automne est, de fait, la seule annonce spectaculaire».
Si Laurent Joffrin fait valoir que «la droite elle-même ne cachait pas sa déception», Etienne Mougeotte est sans doute le seul à tresser des lauriers à Sarkozy pour son «audace visionnaire et mobilisatrice» et son «indéniable hauteur de vue». Dans Le Figaro, il loue une prestation qui «avait incontestablement du soufle».
«Le costume d’homme d’Etat d’envergure»
Sans avoir été subjugués par sa stature, plusieurs éditorialistes relèvent tout de même chez Sarkozy, une volonté de troquer son personnage d’hyperprésident pour celle d’un homme «plus rassembleur, plus consensuel», selon Rémi Godeau, dans l’Est Républicain. En prenant la «défense du "modèle français"», Sarkozy «l’Américain, un temps accusé de vouloir casser le pacte social, s’est présenté en gardien de cet "héritage commun"».
Celui qui compte «se débarrasser de son image d’"hyperactif tendance égocentrique en campagne permanente"», décrit Philippe Palat (Midi Libre), veut «enfiler le costume de l’homme d’Etat d’envergure».
Plus que sur un glissement d’image, c’est sur le «changement de République» que s’attarde la presse. «Celle-ci s’apparente à un régime présidentiel à l’américaine, avec toutes les nuances monarchiques issues de notre histoire», considère Patrick Pépin (Nord Eclair).
Fillon en «gentilhomme de cour»
«En définitive, la France change avec le régime», confirme Jean-Marc Raffaelli, qui y voit «un pas de plus vers une présidentialisation parfaitement assumée».... et la relégation du Premier ministre «au rang de gentilhomme de cour». D’autant que, selon la presse, le discours s’apparentait à une déclaration de politique générale, prérogative du chef du gouvernement. Alors que Xavier Panon (La Montagne) ironise sur «le surintendant Fillon», Jean-Marcel Bouguereau (La République des Pyrénées). Patrick Apel-Muller (L’Humanité), le dépeint «sagement assis à son banc» écoutant, «un peu absent, les consignes qui tombaient de la bouche présidentielle».
Toutefois, la gauche ne sort pas non plus grandie de la séquence versaillaise, conlut la presse, moquant «le Tiers État de l’opposition, réuni au jeu de... paumés» (La Montagne, Xavier Panon). Dans l’Union, Hervé Chabaud fustige «une opposition plus pressée à boycotter Versailles ou à faire le pitre devant la salle du Jeu de paume sans crainte de manipuler l’histoire». Alors que «Verts et rouges ont jeté l’éponge», les socialistes «ont refusé le débat, déplore Jean-Marc Raffaelli (Nice-Matin). Comme si la politique de la chaise vide pouvait renforcer une assise.»











