samedi 15 mars 2008
LES FRANCAIS FAVORABLES A DES "CHANGEMENTS" !!
62% des Français veulent un changement de politique :

NOUVELOBS.COM | 14.03.2008 | 18:30
La modification de la politique gouvernementale est souhaitée par 86% des sympathisants PS, 70% des sympathisants Modem et 25% des sympathisants UMP.
Selon un sondage BVA pour Orange et L'Express rendu public vendredi 14 mars, 62% des Français contre 34% souhaitent que le gouvernement change de politique.
86% des sympathisants PS souhaitent un changement de politique, 70% des sympathisants Modem le souhaitent aussi alors que 25% seulement des sympathisants UMP y sont favorables.
37% des Français préfèreraient que le gouvernement reste tel qu'il est au lendemain des élections municipales, 35% que certains ministres soient remplacés mais que le Premier ministre reste en place, 21% souhaitant que François Fillon et certains ministres soient remplacés, 7% ne se prononcent pas.
34% des personnes interrogées contre 38% en décembre affirment souhaiter qu'à l'avenir il y ait une alliance entre le Parti socialiste et le Modem de François Bayrou, tandis que 55% contre 44% en décembre y sont défavorables.
- Sondage réalisé par téléphone les 12 et 13 mars auprès d'un échantillon national représentatif de 963 personnes âgées de 18 ans et plus (méthode des quotas).
LA TEMPÊTE DES MUNICIPALES FAIT TANGUER L'UMP !!
Au seuil d'une défaite annoncée, l'UMP règle ses comptes :

AFP | 14.03.2008 | 19:36
Au seuil d'une défaite annoncée et avant même l'issue du second tour des municipales et cantonales, l'UMP règle ses comptes et certains désignent déjà le coupable à la vindicte des militants et des élus qui ne le seront plus dimanche: le secrétaire général Patrick Devedjian.
Le président de la République est sorti de sa réserve mardi à Toulon, et a promis de "tenir compte" du résultat, sans préciser comment. Il a aussi averti qu'"il appartiendra à chaque responsable politique de tirer les leçons".
Cet avertissement sibyllin a relancé au sein du gouvernement la rumeur d'un remaniement après le scrutin, et dans les rangs du parti celle d'un autre remaniement, à la direction de l'UMP, qui pourrait viser Patrick Devedjian.
"Qui peut imaginer que la stratégie de l'UMP sur la campagne ait été élaborée indépendamment du président de la République?", s'est défendu ce dernier vendredi.
"Conscient qu'il y a beaucoup de candidats à son poste", le secrétaire général a ajouté qu'il n'était "pas démissionnaire".
Dans l'entre-deux tours, des critiques contre le chef de l'exécutif de l'UMP se sont publiquement exprimées au coeur du "Sarkoland" par la voix d'élus des Hauts-de-Seine, dont il préside le conseil général.
M. Devedjian a été attaqué sur deux fronts: sa gestion de la campagne municipale à la tête du parti et celle du conseil général.
Patrick Balkany, maire de Levallois-Perret, a ouvert les hostilités en regrettant que l'UMP n'ait "pas été très active au niveau national pour préparer cette campagne".
Son épouse Isabelle, vice-présidente du conseil général des Hauts-de-Seine, a quant à elle parlé de "malaise" au sein de cette assemblée, "lié à de vrais problèmes de choix politiques". Elle n'a d'ailleurs pas exclu de briguer à nouveau la présidence du département après le second tour.
"Tout cela est motivé par la convoitise des époux Balkany sur la présidence du conseil général", a répliqué le secrétaire général.
Ce que confirme le vice-président des Hauts-de-Seine, proche de Patrick Devedjian, Thierry Solère. Il rappelle que lors d'une première tentative pour la présidence du département, Isabelle Balkany n'avait obtenu que "quatre voix sur trente".
Quant à la main tendue au MoDem dans l'entre-deux tours par l'UMP, démarche critiquée au sein du parti, un cadre national répond que "toute cette stratégie a été validée par l'ensemble de la hiérarchie".
"J'ai vu moi-même François Fillon en faire la pédagogie au dernier Bureau politique (mardi)", assure un membre de cette instance.
Un ministre pilier du gouvernement, proche de Nicolas Sarkozy, Xavier Bertrand, et la chef de file de l'UMP à Paris, Françoise de Panafieu, ont d'ailleurs renouvelé jeudi devant plusieurs centaines de militants leur appels de "bienvenue" aux électeurs du MoDem pour le second tour.
Outre ces cafouillages et mises en cause de la direction du parti, la campagne municipale aura été marquée par l'épisode de Neuilly, fief de Nicolas Sarkozy, où la droite s'est déchirée.
Force est de constater également que la campagne aura été celle de la valse-hésitation: début janvier, l'UMP "nationalise" l'enjeu, puis le recentre sur le local après le dévissage de Nicolas Sarkozy dans les sondages.
Puis, retour à des thèmes nationaux --la défense des réformes--, avant un dernier revirement dans l'entre-deux tours, où l'UMP attaque les socialistes sur la fiscalité locale.
COMMUNIQUÉ DE COUCOU22 CONCERNANT LES ÉLECTIONS MUNICIPALES 2008 !!
The French Résistence Abroad
Bonjour, demain se déroule le second tour des élections en France. Pour la première fois pour ce type d'élections, l'enjeu local s'efface devant l'enjeu national. Contrairement à ce qui est relaté dans la presse française, ces élections ne représentent plus la droite contre la gauche, les patrons contre les syndicats... mais représentent le choc des pour et contre Sarkozy.
Ce n'est plus une question de programmes qui se trouve en filigrane, mais une questions de la préservation de la démocratie en France. A ceux qui changent les lois selon leurs besoins, à ceux qui vont vous apprendre à VOUS, votre métier, votre façon de vivre, de penser, de prier... à ceux qui se comparent à vous (je ne pense pas que vous payez l'impôt sur la fortune... eux si), je leur dis que tous les Français ne sont pas sourds, muets et aveugles à la destruction de notre pays, de ces valeurs, de son histoire, de ses engagements dans le passé.
Nos amis, collègues étrangers qui travaillent dans des emplois que les Français ne veulent ou ne maîtrisent pas et qui paient en plus leurs impôts et bien sûr tous nos autres frères auront toujours l'appuis de ceux qui aiment réellement la France et de coucou22.
Ils ont combattu pour nous libérer en abandonnant tout, pour reconstruire notre pays, qu'aujourd'hui vous, racistes, les séparez de leurs familles par des Rafles, en les expulsant comme des chiens... je leur dis tenez bon, dans leurs aveuglements, les Français ne voient même pas que le monde nous regarde et nous juge.
On essaye de croire que lors des élections Présidentielles, Français vous n'étiez pas au courant, mais maintenant vous ne pouvez ignorer que c'est le programme d'extrême droite qui est mis en place, pour preuve le « président » ne se cache pas de courtiser les voix du front national.
Alors allez votez et votez pour l'opposant de l'U.M.P. Mieux vaut des incompétents que des racistes.
Évitez que chaque mairie conservée, ou prise par le parti de la haine, ne devienne un centre de renseignements, de contrôles et de répressions contre tous ceux et tous celles qui ne plaisent pas à notre « président ».
Nous vous remercions de votre écoute.
vendredi 14 mars 2008
L'ELYSEE PREPARE UN CHANGEMENT DANS LA FORME ET NON DANS LE FOND !!
Sarkozy prépare un changement de style et un léger remaniement :

NOUVELOBS.COM | 14.03.2008 | 18:49
Un secrétariat à "l'Economie numérique", à "l'Aménagement du territoire", et un autre au "Grand Paris" pourraient voir le jour, indique l'entourage du président. Selon Europe 1, un quatrième secrétariat d'Etat, à l'Industrie, est envisagé. Des "ajustements" au niveau de la communication de l'Elysée sont également prévus.
Nicolas Sarkozy va procéder "dans les jours" qui suivront le second tour des municipales et des cantonales à de "légers ajustements" au niveau de la communication de l'Elysée et très probablement au niveau du gouvernement, a-t-on appris vendredi 14 mars dans son entourage.
"Au niveau du gouvernement, pour l'instant, rien n'est encore décidé. Mais trois nouveaux secrétariats d'Etat pourraient être créés", a-t-on indiqué, en précisant que l'Elysée y songe "depuis plusieurs semaines".
Départ de Martinon
Il s'agirait d'un secrétariat à "l'Economie numérique", un à "l'Aménagement du territoire", un autre au "Grand Paris". Selon Europe 1, un quatrième secrétariat d'Etat, à l'Industrie, serait également créé.
Les créations de ces nouvelles fonctions gouvernementales pourraient être annoncées "dans les jours qui viennent", après le second tour des élections municipales de dimanche.
Des changements sont également prévus au niveau de la communication, où "la fonction de porte-parole sera redistribuée", David Martinon devant quitter cette fonction, selon cette source.
Guéant devient porte-parole
Cette redistribution des rôles sera "annoncée lundi", a-t-on précisé.
Selon Le Parisien, Franck Louvrier, conseiller pour la communication et la presse, va avoir un rôle accru. Il s'occupera, au plan national, du "quotidien", a-t-on précisé de source proche du président.
"Pour tout le reste", la fonction de porte-parole sera assurée par Jean-David Levitte, conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy, et Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée. Jean-David Levitte sera chargé plus particulièrement des questions internationales, a-t-on également indiqué de même source.
Il n'y aura plus de point de presse hebdomadaire, comme David Martinon en faisait, habituellement le jeudi. Quant aux fonctions que pourraient occuper David Martinon, "l'Elysée y réfléchit", a-t-on également précisé dans l'entourage du président. (avec AFP)
L'UNION MEDITERRANEENNE DE SARKOZY TOMBE A L'EAU !!
Sarkozy vend la Méditerranée au rabais aux Européens :

Par Pierre Haski (Rue89) 18H06 14/03/2008
L'Europe adhère à l'UPM. Vous avez bien lu UPM, pas UMP... UPM: Union Pour la Méditerrannée. Autrefois connue sous le nom d'Union méditerranéenne, et dans le glissement sémantique, c'est encore un grand rêve sarkozyen qui prend l'eau.
L'UPM a été approuvée vendredi au Conseil européen de Bruxelles, "dans un grand enthousiasme, a déclaré Nicolas Sarkozy lors d'une conférence de presse. La réalité est moins glorieuse. Petit rappel des épisodes précédents et de l'histoire d'un fiasco diplomatique annoncé.
Ce grand projet fut initialement présenté lors de la campagne électorale, vendu à l'électorat français comme une alternative proposée à la Turquie comme lot de consolation face au refus catégorique du candidat Sarkozy de lui laisser un jour la possibilité d'adhérer à l'Union européenne. "C'est dans la perspective de cette union méditerranéenne qu'il nous faut envisager les relations de l'Europe et de la Turquie", disait-il en guise d'explication. C'était l'époque où Nicolas Sarkozy n'hésitait pas à froisser l'orgueil turc et pouvait déclarer:
"Si la Turquie était européenne, ça se saurait."
La réaction turque fut claire et nette: l'Union méditerranéenne ne peut pas remplacer une adhésion à l'UE. En en faisant une voie de garage pour la Turquie, Nicolas Sarkozy avait déjà plombé son ambitieux projet (et les intérêts français en Turquie au passage).
Le Président a néanmoins tenté de "vendre" son idée, notamment lors de la visite du président au Maroc, dans son discours de Tanger.
"C'est celà le projet de l'Union méditerranéenne: une rupture. Une rupture avec des comportements, des modes de pensée, avec des précautions, avec un état d'esprit qui tourne le dos à l'audace et au courage."
Ce projet d'Union méditerranéenne correspond évidemment à une nécessité absolue, dictée par l'histoire et la géographie, par les fractures dangeureuses du monde actuel. Mais l'agitation diplomatique française, l'extraordinaire capacité du président à tirer la couverture à lui comme dans l'affaire des infirmières bulgares de Libye, et enfin la perte de crédibilité accélérée du Président à partir de l'automne, ont vite fait d'aliéner les alliés les plus évidents que Nicolas Sarkozy aurait dû mobiliser pour assurer le succès d'une telle ambition, à commencer par l'Allemagne.
Une semaine avant le Conseil européen de jeudi et vendredi, Nicolas Sarkozy est allé à Canossa, se "réconciliant" à Hanovre avec Angela Merkel au prix d'une révision déchirante de son projet méditerranéen. Le Chancelier allemand obtenait en particulier que tous les Etats européens soient associés à cette UPM, et pas seulement les riverains de la Méditerranée, afin d'écarter le risque de division de l'Europe.
Il reste donc aujourd'hui une version à peine revue à la hausse du "Processus de Barcelone" entre tous les pays de l'UE et ceux de la rive sud de la Méditerranée, initié en 1995 et très vite enlisé sous le poids des nombreux conflits de la zone, dont ceux du Proche Orient, Chypre, etc. Il s'agit donc plus d'un "nouvel élan" au processus de Barcelone qu'à un nouveau projet tel que l'avait conçu le conseiller de Sarkozy, Henri Guaino.
Les "27" ont accepté de laisser Nicolas Sarkozy convoquer un Sommet euro-méditerranée lors de la présidence française de l'UE, le 13 juillet à Paris. Mais entre la Turquie qui n'en voudra pas par opposition au refus de Sarkozy de la laisser entrer en Europe, les métastases du conflit israélo-arabe qui a peu de chances de s'apaiser d'ici au mois de juillet, et les Européens qui traînent les pieds, la "rupture" en Méditerranée risque fort de faire long feu, et de rester longtemps une belle photo de famille par une journée ensoleillée de juillet. La véritable, et indispensable, relance de la politique européenne en Méditerranée méritait mieux.
BIENTÔT LES FONCTIONNAIRES PERDRONT LA GARANTIE DE L'EMPLOI !!
Exclusif : le gouvernement écorne la garantie de l'emploi des fonctionnaires :

Le nouveau statut des fonctionnaires ne permet pas de les virer. Mais en les privant de traitement après deux ans de recherche de nouveau poste, il leur faut trouver eux-mêmes un nouveau job dans le privé ou le public. Explications et textes de loi.
Le gouvernement va transformer profondément le statut de la fonction publique et remettre en partie en cause la garantie de l'emploi des agents de l'Etat. Un projet de loi «relatif à la mobilité et aux parcours professionnels dans la fonction publique», élaboré par le Ministère du Budget, a été approuvé par le Premier ministre et a été transmis pour avis aux organisations syndicales, avant d'être soumis aux débats du Parlement. Ce texte donne au gouvernement les outils indispensables à la mise en œuvre de sa politique de réduction des effectifs dans l'administration centrale.
En particulier, l'article 7 organise de facto la possibilité de mettre au chômage technique et sans indemnités tous fonctionnaires d'Etat qui dans le cadre d'un redéploiement n'aurait pas trouvé de nouvelle affectation. L'agent sera dans un premier temps intégré dans un système de formation professionnelle pendant une durée de deux ans maximum durant laquelle il touchera au moins son traitement de base. «Au terme de cette période (…), celui-ci peut-être placé d'office en disponibilité». Autrement dit, s'il veut continuer à toucher un salaire, il doit se trouver lui-même un autre job, soit dans l'administration, soit dans le privé. Ce qui constitue une règle totalement inédite dans le corps des fonctionnaires et modifie le statut de la fonction publique.
Le texte prévoit (article 9) aussi d'avoir recours, à l'intérim pour assurer la continuité du service public. Dans ce cas, les usagers pourraient se retrouver face à un personnel dont l'Etat n'est pas l'employeur, mais le client. Ce recours à l'intérim est pour l'heure encadré : vacances d'emploi, besoins occasionnels, saisonniers ou surcroîts d'activité. Mais ce dispositif constitue déjà une brèche vers une sous-traitance accrue de certaines missions de l'Etat.
On attend avec impatience les réactions des syndicats. A suivre, donc.
Perrine Cherchève et Emmanuel Lévy
L'exposé des motifs et le projet de loi ICI
Jeudi 13 Mars 2008 - 13:13
Perrine Cherchève et Emmanuel Lévy
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jeudi 13 mars 2008
PERTURBATIONS DANS LE FIEF DE SARKOZY !!
Neuilly: Sarkozy vote-t-il Teullé contre l'UMP?

Par Julien Martin (Rue89) 20H58 13/03/2008
Teullé, candidat dissident de l'UMP, le laisse entendre. L'Elysée n'infirme pas. Fromantin feint d'ignorer la polémique.
L'odeur de soufre est de plus en plus forte à Neuilly-sur-Seine. Et le candidat dissident de l'UMP, qui sera opposé au deuxième tour des municipales au candidat du parti, Jean-Christophe Fromantin, ne fait rien pour la dissiper. Au sortir d'une réunion ce jeudi midi avec le chef de l'Etat, Arnaud Teullé a assuré que Nicolas Sarkozy souhaite que "l'UMP reste désormais neutre dans cette élection". Des propos que l'Elysée n'a pas contredits.
Contacté par Rue89, un conseiller du Président en déplacement avec lui à Bruxelles nous a indiqué que Nicolas Sarkozy "ne fera aucun commentaire". A la question de savoir s'il infirme ou confirme les déclarations d'Arnaud Teulé, il a renchéri: "Non, on ne fait aucun commentaire."
Le chef de l'Etat a-t-il réellement décidé d'aller au bras de fer avec la direction de l'UMP? Ce silence cautionne-t-il les propos suivants, rapportés par l'AFP, du candidat dissident?
"Le président a réaffirmé qu'il ne prenait position pour aucun candidat et (souhaité) que l'UMP s'en tienne à la même position, (...) à ce que M. Gautier s'occupe avant tout du département et M. Devedjian du national et qu'ils aient moins de sollicitude pour la ville de Neuilly, qu'ils ne s'en mêlent plus."
Clairement pointés du doigt, donc: Jacques Gautier, secrétaire départemental UMP des Hauts-de-Seine, et surtout Patrick Devedjian, secrétaire général de l'UMP. Les deux hommes avaient décidé après le pataquès de la candidature avortée de Martinon d'accorder le soutien du parti de la majorité au candidat alors dissident de droite, Jean-Christophe Fromantin.
Devedjian cinglant et laconique
Vexé, Arnaud Teullé, qui était déjà le "candidat naturel" de l'UMP avant le parachutage de David Martinon, a décidé de prendre la voie de la dissidence laissée vacante. La déception fût d'autant plus grande qu'il n'a recueilli que 32,12% des suffrages au premier tour, contre 47,89% pour Jean-Christophe Fromantin.
Mais il pourra au moins se réjouir d'avoir atteint son objectif du moment: mettre la pagaille entre l'Elysée et l'UMP. Patrick Devedjian n'a d'ailleurs, lui, pas tardé à réagir aux paroles prêtées par Arnaud Teullé au Président, dans un communiqué aussi cinglant que laconique, mais qui ne contredit pas non plus ces propos rapportées:
"Suite aux déclarations de M. Teullé à la presse, le secrétaire général de l’UMP précise que le président de la République, lorsqu’il souhaite lui adresser un message, n’a pas l’utilité de passer ses communications par l’intermédiaire de cette personne; et l’UMP maintient l’investiture de Monsieur Fromantin."
Jean-Chritophe Fromantin, également joint par Rue89, confirme avoir été appelé "cet après-midi par Jacques Gauthier": "Il m'a assuré que je restais le seul candidat soutenu par l'UMP." Et l'absence de démenti de la part de Nicolas Sarkozy? Elle ne semble pas trop lui importer:
"Vous savez, l'Elysée a intronisé Martinon au mois de décembre, et Martinon n'est plus dans la course aujourd'hui..."
Comme son ami intime Patrick Balkany, comme sa mère Andrée Sarkozy, le président de la République penche-t-il pour la candidature d'Arnaud Teullé, par ailleurs conseiller de l'Elysée? Ce n'est pas ce nouvel épisode qui apaisera en tout cas les tensions dans la ville que Nicolas Sarkozy a dirigé dix-neuf ans durant.
Altercations, injure et diffamation
Déjà, au soir du premier tour, pro-Fromantin et pro-Teullé s'étaient affrontés coupes de champagne à la main au sein même de l'hôtel de ville (comme ici sur ces images de France 3).
Une opposition qui s'est depuis déplacée sur le terrain judiciaire. Jean-Christophe Fromantin a en effet assigné mardi son adversaire de droite pour diffamation et injure, en raison "des rumeurs organisées, des chaînes de mails et des chaînes d'appels téléphoniques" le dénigrant. Pas certain que l'atmosphère devienne plus respirable d'ici dimanche.
DEVEDJIAN RISQUE DE FAIRE LES FRAIS DES MUNICIPALES !!
Avec Devedjian, l’UMP tient un coupable idéal :

Majorité . Sa gestion des élections pourrait lui coûter le poste de secrétaire général et la présidence des Hauts-de-Seine.
ALAIN AUFFRAY et ANTOINE GUIRAL
QUOTIDIEN : vendredi 14 mars 2008
Qui veut la peau de Patrick Devedjian ? La défaite n’est pas encore consommée, et déjà un coupable est désigné : le secrétaire général de l’UMP. Cible d’une attaque en règle pour sa gestion des municipales à la tête du parti de la majorité, il est aussi l’objet d’une violente offensive des époux Balkany pour lui ravir son fauteuil de président du conseil général des Hauts-de-Seine.
Psychodrame. Avant même le premier tour, des voix se sont élevées à droite pour mettre en cause la faible mobilisation du parti : manque de mise en perspective de l’action gouvernementale, faible contradiction portée à la gauche, engagement insuffisant des militants. De nombreux élus jugent le patron de l’UMP trop «cassant» et trop «solitaire» dans ses méthodes de travail. Depuis lundi, Devedjian est en outre accusé d’avoir commis une faute stratégique en proposant un «accord global» au Modem. Comme l’a lui même expliqué Nicolas Sarkozy mercredi en Conseil des ministres, c’était faire bien trop de cas d’un parti qui n’a recueilli que 3,6 % des suffrages.
Sa gestion du psychodrame municipal à Neuilly a par ailleurs valu à Devedjian de très rudes critiques, notamment de la part de Patrick Balkany. Il se trouve, ceci expliquant cela, que la présidence du conseil général fera l’objet d’un vote mercredi auquel participeront les nouveaux conseillers généraux, notamment le fils cadet du chef de l’Etat, Jean Sarkozy, protégé d’Isabelle Balkany, candidate malheureuse à la présidence du département en juin, après la démission de Nicolas Sarkozy. Sans confirmer qu’elle sera de nouveau candidate, elle confie qu’elle fonde «de grands espoirs sur l’issu de ce vote à bulletin secret». Selon Isabelle Balkany, Devedjian ne fait pas mieux à Nanterre qu’au siège parisien de l’UMP. Elle le juge redoutablement machiste et définitivement incapable de gouverner.
Paradoxalement, ceux-là même qui espèrent le départ de Devedjian ne verraient aucun inconvénient à le voir au gouvernement : «C’est un excellent communiquant, pour faire ministre, c’est l’essentiel», explique une militante.
Pour lui succéder à la tête de l’UMP, les noms de Karoutchi et de Hortefeux figurent parmi les plus cités. «Roger Karoutchi est un gros bosseur. Il a prouvé ses capacités, ses talents d’organisateur et de rassembleur», insiste Isabelle Balkany. Formellement, la décision relève d’un vote du bureau politique, convoqué par le secrétaire général.
Soutien. Vieux routier de la politique, Patrick Devedjian est sur ses gardes mais pas trop inquiet. «Je n’ai pas l’intention de démissionner du secrétariat général de l’UMP... et il sera difficile de me faire partir», confiait-il hier. Paraphrasant Charles Maurras et sa «divine surprise» de voir Pétain au pouvoir en 1940 grâce à la défaite, il met en garde tous ceux qui seraient tentés de faire de lui le bouc émissaire d’une défaite aux municipales. Officiellement, le chef de l’Etat s’est contenté de souhaiter un changement de gouvernance, et non pas de gouvernant, à la tête de l’UMP. Mais Devedjian doit aujourd’hui composer avec le double langage de Sarkozy, qui tarde à lui apporter un soutien public tant pour l’UMP que pour les Hauts-de-Seine. «La solution consisterait à offrir à Devedjian une sortie par le haut en lui donnant un ministère à l’occasion du remaniement», avance un hiérarque de l’UMP.
LA CONFIANCE ENVERS L'EXECUTIF RESTE IMPORTANTE !!
Sondage : Sarkozy se maintient à 41 %, Fillon en hausse à 55 % :

NOUVELOBS.COM | 12.03.2008 | 11:02
Selon OpinionWay, 41% des Français se disent satisfaits de l'action de Nicolas Sarkozy, comme au mois de février. La cote de popularité de François Fillon progresse de deux points, avec 55% d'opinions favorables.
Quarante-et-un pour cent des Français se disent satisfaits de l'action menée par Nicolas Sarkozy en ce mois de mars, un taux inchangé par rapport à février, selon un sondage OpinionWay publié mercredi 12 mars dans Métro. De son côté, la cote de popularité de François Fillon progresse de deux points à 55%.
Si l'action du chef de l'Etat satisfait comme le mois dernier 41% des personnes interrogées, 56% des sondés se déclarent "mécontents", soit deux points de moins qu'en février. Trois pour cent des sondés ne se prononcent pas.
Le Premier ministre François Fillon poursuit pour sa part son ascension avec 55% d'opinions favorables, en hausse de deux points. Trente-neuf pour cent des Français (-6 points) se disent "mécontents" de son action à la tête du gouvernement. Six pour cent d'entre eux ne se prononcent pas. (avec AP)
- Sondage réalisé par téléphone du 6 au 10 mars auprès d'un échantillon de 1.012 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.
mercredi 12 mars 2008
FILLON N'ENTEND PAS LE MECONTENTEMENT EXPRIME AUX MUNICIPALES !!
Fillon plaide pour la «stabilité gouvernementale» :

Remaniement ou pas après les municipales ? Si Nicolas Sarkozy assure vouloir «tenir compte» du résultat, son Premier ministre n’est pas du même avis…
Liberation.fr (avec source AFP)
LIBERATION.FR : mercredi 12 mars 2008
Désaccord à la tête de l’Etat ? Le Premier ministre François Fillon a prôné aujourd’hui à Tarbes «une stabilité gouvernementale», indiquant par là ne pas être favorable à un remaniement après les élections.
«Je prône, et tout le monde le sait depuis longtemps, une stabilité gouvernementale, mais ce n'est pas à moi à prendre cette décision, c'est le président de la République», a-t-il déclaré. En effet. Et le Président a déjà annoncé la couleur : s’il a exclu jeudi dernier «un remaniement en profondeur» après les municipales, il assure vouloir «tenir compte» du résultat de dimanche prochain.
François Fillon lui n’en démord pas. «La France est le seul pays en Europe qui change plusieurs fois de gouvernement entre deux élections législatives». «Tous les grands pays modernes choisissent une équipe de gouvernement, choisissent un projet politique et le mettent en oeuvre pendant 4 ou 5 ans», a plaidé le chef du gouvernement. Réponse sûrement la semaine prochaine.









