samedi 29 mars 2008
DEPUIS SARKOZY, LES FRANCAIS VONT PLUS MAL !!
Les Français affichent leurs signes extérieurs de tristesse :

Conjoncture. Au plus bas, le moral des ménages pourrait entraîner la consommation dans sa chute.
M. GR.
QUOTIDIEN : samedi 29 mars 2008
Une mauvaise conjonction astrale sans doute. Après les chiffres de la croissance plus bas que prévu, après le creusement des déficits, voici le moral des ménages. Un indice qui a continué de se dégrader en mars, chutant à son plus bas niveau historique depuis que l’enquête de l’Insee existe, c’est-à-dire 1987. Dit comme ça, l’affaire pourrait ne pas en être une. Sauf que la dégradation de cet indice peut laisser craindre un repli de la consommation dans les mois à venir. Autant dire un ralentissement de ce qui est aujourd’hui un des seuls moteurs de l’économie française.
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L’Insee a annoncé vendredi que l’indicateur mesurant le moral des ménages a reculé d’un point à - 36 contre - 35 en février. Chiffre d’ailleurs assez étrange : le chômage est à un niveau historiquement bas, les industriels semblent rester confiants. Mais les ménages eux, s’enfoncent dans la sinistrose. Evidemment, les spécialistes prennent bien garde de tracer un lien direct entre le moral et croissance. La corrélation n’a pas toujours été directe dans le passé. Pourtant, cette fois-ci, certains économistes notent qu’il est difficile d’imaginer que les comportements de consommation ne soient pas affectés.
L’Insee note dans son enquête mensuelle que «les ménages ne sont plus optimistes sur les perspectives d’évolution de leur niveau de vie» et que «l’opportunité de faire des achats importants» s’éloigne. Sans compter que les Français considèrent que leur situation financière s’est dégradée. En cause, la perception des effets de la hausse des prix. «Les ménages estiment que le moment est désormais venu de se reconstituer une épargne de précaution, quitte à délaisser les rayons des magasins pendant quelque temps encore», note Alexander Law, économiste chez Xerfi.
La perspective d’une remontée du taux d’épargne est qualifiée de «danger», par Nicolas Bouzou, du cabinet Asterès. Marc Touati, de Global Equities, joue même la carte du pessimisme sur la capacité de résistance de la consommation des ménages : «Cette dernière a jusqu’à présent été massivement soutenue par la forte augmentation de l’endettement des particuliers, dit-il. Maintenant que ces derniers ont épuisé toutes leurs cartouches en la matière et que les banques vont devenir plus parcimonieuses dans l’octroi de crédit, il est clair que le château de cartes ne tiendra plus.» Autant dire que le message diffusé par le gouvernement toute la semaine, sur le mode «la France résiste mieux que les autres pays à la crise», et «l’économie ne va pas si mal», pourrait aussi commencer à sonner un peu faux.
LA RETRAITE A 41 ANNUITES SERAIT LA SUITE DES ERREURS !!
Retraites : Fillon a tout faux :

Par Hervé Nathan, rédacteur en chef à Marianne. Alors que les syndicats manifestent contre le passage aux 41 annuités, force est de constater que la réforme Fillon de 2003 a manqué à tous ses engagements...
«Fillon, c'est foutu, ta réforme est à la rue !». Il n'est pas dans les habitudes de l'auteur de suggérer des slogans de manifestants, mais l'occasion fait le larron. Alors qu'à l'appel de la CGT, de la FSU et de Solidaires, les cortèges, ce samedi, vont exiger un système plus juste des retraites, il faut attirer l'attention sur une conjonction rare en politique : le Premier ministre en poste est en effet l'auteur de la précédente réforme, adoptée par le Parlement en juillet 2003. Il n'en est d'ailleurs pas peu fier (1). On se demande pourquoi car on est en droit de lui demander ce qu'il en a fait, et si ce n'est lui, ses amis de la majorité.
L'impossibilité d'une réforme "juste"
La loi de 2003 reposait en effet sur l'équation suivante :
1- L'équilibre des comptes de l'assurance-vieillesse devait être assurée d'abord par la remontée du taux d'emploi des seniors. Cinq années plus tard, ce chantier est totalement au point mort : le taux d'emplois des 55-64 ans est de 38,5%, le plus bas d'Europe. Il n'a quasiment pas bougé depuis le vote de la loi. Pour une raison simple : les gouvernements Raffarin n'ont absolument rien fait pour que pousser les entreprises à conserver leurs salariés âgés, et surtout à en embaucher. Seul Dominique de Villepin a créé un « CDD senior », destiné à faciliter l'embauche ceux qui seraient au chômage. Mais le nombre de CDD effectivement conclu est si limité que les porte parole du gouvernement avouent ne même pas le connaître ! Mieux encore, en 2006, l'UMP a voté au Parlement (contre l'avis du gouvernement), un amendement « UIMM » (tiens, tiens !), destiné à permettre aux entreprises de pousser dehors leurs salariés entre la 60è et la 65è année ! De son côté, le Medef refuse désormais de « basculer » les cotisations chômage (le chômage baisse, l'Unedic est en excédent) vers l'assurance-chômage, ce qui rapporterait à terme 5 milliards d'euros, soit la moitié du déficit prévisible des retraites, alors que le principe en est acquis depuis 5 ans!
Résultat : l'idée qu'en travaillant plus et plus longtemps, on assure les retraites par répartition est ridiculisée. Qui demandera à Fillon d'expliquer un tel comportement ?
2- L'équité de la réforme, entre ouvriers et cadres (sept années d'espérance de vie en plus) a été assurée (en partie) par les départs « avancés » des salariés ayant commencé à travailler très jeune. Ce dispositif était transitoire, un autre devant lui succéder, issu d'une négociation sur les métiers pénibles. La négociation, ouverte il y a trois ans, est en train d'échouer, car le patronat n'en veut pas. Elle aurait même dû, selon la loi de 2003 se terminer au 31 décembre 2007. Jamais les gouvernements, Raffarin, Villepin, ou Fillon n'ont mis le Medef, la CGPME et l'UPA devant leurs responsabilités, ni tenté de faire pression, ou encore proposé de reprendre le dossier.
Résultat : l'idée d'une réforme « juste » est aujourd'hui totalement déconsidérée ! Qui demandera à François Fillon, et à la majorité, de répondre d'une telle légèreté ?
Vers une réforme sans débat
Le pire est peut-être à venir : Aujourd'hui le gouvernement se donne deux mois pour conclure une négociation où l'on ne voit pas trop ce qu'il y a à négocier. Et l'idée chemine à Matignon et à l'Elysée qu'il n'y aurait pas besoin d'une nouvelle loi sur les retraites. Cela permettrait de faire passer sans débat la durée de cotisation de 40 années à 41 années (c'était prévu dès 2003, sauf «événement économique nouveau»). Et cela éviterait à François Fillon de s'expliquer sur une faillite aussi manifeste de l'action publique.
(1) La réforme de 2003 avait eu comme principal effet d'allonger la durée de cotisation des fonctionnaires de 37,5 années à 40 années, comme pour le secteur privé. En cela Fillon,alors ministre des affaires sociales, donc des salariés et retraités du privé, avait volé la vedette à son collègue Jean-Paul Delevoye, ministre de la fonction publique et en première ligne.
Samedi 29 Mars 2008 - 00:06
Hervé Nathan
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C'EST LA PANIQUE A L'UMP ET SARKOZY PLACE SES PIONS !!
Patrick Devedjian : "l'UMP n'est pas une caserne" :

NOUVELOBS.COM | 29.03.2008 | 12:44
Le secrétaire général de l'UMP assure, au lendemain de l'annonce du remaniement de la direction du parti de la majorité, qu'il ne vit pas les nominations de Christian Estrosi ou de Xavier Bertrand à ses côtés comme un désaveu personnel.
Je dois dominer ma susceptibilité, c'est le job ! L'UMP n'est pas une caserne", déclare, samedi 29 mars, le secrétaire général de l'UMP Patrick Devedjian, au lendemain de l'annonce du remaniement de la direction du parti de la majorité.
"Mon devoir est de rassembler tout le monde, y compris ceux qui sont en désaccord avec moi", affirme Patrick Devedjian dans un entretien publié dans le Figaro, assurant qu'il ne vit pas la nomination au poste de délégué général de Christian Estrosi, très critique à son égard, comme un désaveu personnel.
Xavier Bertrand, "un soutien puissant"
Interrogé sur la nomination de Xavier Bertrand au poste de secrétaire général adjoint, il assure que le ministre du Travail "est là pour (l)'épauler" et pas pour le cadrer. "C'est un soutien puissant qui va m'aider à mettre en œuvre le plan d'action que j'ai proposé au président de la République", souligne-t-il. "L'UMP doit faire des efforts de pédagogie. A cet égard, la présence de ministres à mes côtés est un atout et me renforce".
Patrick Devedjian affirme également que "le président et le Premier ministre ont tenu compte de (ses) avis" pour cette réorganisation, et que François Fillon a eu son mot à dire. "La thèse que je lis, selon laquelle la direction de l'UMP a vocation de servir de contrepoids au Premier ministre, est totalement absurde", déclare-t-il. (avec AP)
vendredi 28 mars 2008
SARKOZY DANS L'AFFAIRE JUDICIAIRE "HAMON" ??
Le nom de Sarkozy serait cité dans l'affaire Hamon :

NOUVELOBS.COM | 28.03.2008 | 09:54
Une lettre signée par Nicolas Sarkozy, lorsqu'il était président du conseil général des Hauts-de-Seine, serait apparue dans le dossier judiciaire de l'affaire Hamon, qui porte sur des détournements de fonds publics.
Une lettre signée par Nicolas Sarkozy, lorsqu'il était président du conseil général des Hauts-de-Seine, est apparue dans le dossier judiciaire de l'affaire Hamon, qui porte sur des détournements de fonds publics, révèle Le Monde jeudi 27 mars. Me Philippe Gumery, le conseil du collectionneur d'art Jean Hamon, s'est appuyé sur cette lettre pour demander à la juge d'instruction Nathalie Andreassian d'enquêter sur les flux financiers autorisés par Nicolas Sarkozy.Selon Me Philippe Gumery, la lettre signée par le chef de l'Etat le 13 octobre 2004, à l'époque où il était à la tête du conseil général des Hauts-de-Seine, atteste de sa connaissance du dossier Hamon.
Mise en examen de Santini
André Santini, le secrétaire d'Etat à la fonction publique, est mis en examen pour "prise illégale d'intérêt", "faux et usage de faux" et "détournement de fonds publics" à l'occasion de la création avortée en 2004 de la fondation d'art contemporain Hamon.
Pour Me Philippe Gumery, les faits reprochés à André Santini pourraient aussi concerner Nicolas Sarkozy.
L'avocat demande, en outre, l'audition de la garde des sceaux, Rachida Dati, qui fut directrice générale adjointe des services du conseil général des Hauts-de-Seine.
La cour d'appel de Versailles devrait se prononcer, vendredi 28 mars, sur un complément d'information réclamé par Me Philippe Gumery.
DATI VIDE LES CAISSES DE LA CHANCELLERIE !!
Chez Dati, c’est pas ceinture :

A force de petits-fours, la garde des Sceaux a grevé le budget réceptions de son ministère.
ALAIN AUFFRAY
QUOTIDIEN : samedi 29 mars 2008
Finalement, ça l’intéresse. Samedi matin, la ministre de la Justice, Rachida Dati, se fera élire maire du VIIe arrondissement de Paris. Une formalité, sauf peut-être pour le maire sortant, Michel Dumont, qui figurait en deuxième position sur la liste UMP : eu égard à la lourde charge ministérielle de la tête de liste, il pouvait espérer récupérer son fauteuil de maire. C’est aussi, d’ailleurs, ce qu’avaient aussi cru comprendre, pendant la campagne, de nombreux électeurs de l’arrondissement. Mais non. La mode est au cumul. Comme beaucoup de ses collègues ministres, Dati a donc choisi de cumuler. Désormais, promis, elle consacrera tous ses samedis au VIIe arrondissement de la capitale et à ses prospères habitants.
Entre le Champ de Mars et l’esplanade des Invalides, la protégée du Président espère se construire une légitimité politique, contre ceux qui guettent ses faux pas. Dans l’entourage de Dati, on n’a pas de mots assez durs pour dénoncer «les coups bas» et «les vacheries» de tous ceux que dérangeraient son parcours hors norme.
Dérapage. Selon un proche, la publication mercredi sur le site Mediapart d’informations relatives au train de vie de la chancellerie participe de cette conjuration. Le contrôleur financier du ministère de la Justice s’est inquiété du dérapage des frais de réception depuis juin. En décembre, le plafond des dépenses autorisées était dépassé de 30 %. Jeudi, Guillaume Didier, le porte-parole de la chancellerie, a confirmé qu’une rallonge de 100 000 euros avait été octroyée à l’automne, justifiée par l’organisation de réceptions telles que celle du 13 juillet, veille de la fête nationale. Une performance qui pourrait être dépassée en 2008 : plus de la moitié des 200 000 euros alloués avaient déjà été dépensés fin mars ! Mais la chancellerie a démenti qu’une seconde rallonge de 100 000 euros était dans les tuyaux. Démentie également, l’existence d’une «prise en charge de dépenses personnelles» évoquée par le site. «On ne peut pas qualifier le fait d’avoir un collant de rechange et un peu de maquillage pour faire un raccord avant une interview de dépense personnelle !» s’insurge Didier. Pour l’entourage de Dati, l’évocation médiatique des «affaires de toilette» de la ministre est la preuve d’intentions malveillantes. «Beaucoup disaient qu’elle allait quitter son ministère. Elle y est en fait confirmée et avec un bilan positif. Cela suscite fatalement des jalousies politiques», souffle un proche.
«Simplicité». Le 13 mars, des syndicats avaient accusé la ministre de travailler «au service de sa propre image». Pour fêter (avec retard) la Journée des femmes, Dati avait invité 230 femmes du monde judiciaire, avec billet aller-retour en première classe. «Comme tous les buffets de la chancellerie, c’était d’une très grande simplicité», avait relativisé le porte-parole du ministère. Dati ne conteste pas la très forte hausse des frais de réception depuis juin. Elle assure que c’est le prix à payer pour renforcer notamment «la présence de la justice française en Europe». Outre ses homologues de l’UE, la ministre fait savoir que si elle reçoit beaucoup, c’est parce qu’elle a choisi de «faire de la chancellerie une chancellerie ouverte». Ouverte et généreuse.
UN ANCIEN TORTIONNAIRE NEGOCIE POUR BETANCOUR !!
Incroyable : un ancien bourreau au service de Sarko ?

Sandoval, alias Churrasco (la grillade), soupçonné d'être un ancien tortionnaire, ferait partie de l'équipe chargée de négocier la libération d'Ingrid Betancourt.
Mario Alfredo Sandoval, alias «Churrasco» (la «Grillade»), est soupçonné d'avoir appartenu à «l'école de la Marine» qui, en Argentine, constitue la façade officielle de la police politique du Général Videla, chef de la junte instaurée en 1976 dans le pays. Il aurait, ès qualité, participé aux exactions et tortures qui ont émaillé la «sale guerre» argentine des années 60 jusqu'en 1983. Sandoval figurerait d'ailleurs en Argentine dans les archives de la Commission nationale sur la disparition des personnes : il aurait fait séquestrer un étudiant en architecture, durant les années de dictature. C'est ce que révèle le quotidien de Buenos Aires Pagina 12, relayé par le site El Correo. Le problème, c'est que Sandoval aurait récemment intégré le «Conseil sur la défense» constitué par Nicolas Sarkozy en vue, notamment, de négocier la libération d'Ingrid Betancourt.
Même les « institutions françaises » se posent des questions
Mario Alfredo Sandoval aurait été contacté par la présidence de la République en raison de ses liens avec les groupes paramilitaires d'extrême droite colombiens, qui constituent une bonne base pour prendre contact avec le commando des Farc qui retient Ingrid Betancourt. C'est ce qu'on appelle du pragmatisme, et ceux qui n'ont jamais fait appel au moindre barbouze pour régler des questions
délicates n'ont qu'à leur jeter la pierre. Sauf que Sandoval serait apparemment un peu plus qu'un barbouze. Contacté par Marianne2, le journal Pagina 12 a refusé de communiquer ses sources «pour des raisons de sécurité», l'affaire étant liée à d'anciens membres de la police politique de la junte. Beaucoup de ces ex ont trouvé à se recycler à travers les réseaux de la CIA chargés de les former à l'époque. Cependant, nous n'étions apparemment pas les premiers à poser des questions au sujet de "Churrasco" : un proche du dossier nous a confié que des «institutions françaises» auraient tenté d'en savoir plus sur le fameux Mario Sandoval.
De la famille Betancourt à l'Elysée : inconnu au bataillon
Un vrai mystère, ce Sandoval. Ainsi,à l'Elysée, on assure que «ce nom ne figure nulle part.» Pas de trace de lui non plus à l'université Paris III Sorbonne, où il est censé avoir donné plusieurs cours. Les membres du comité de soutien d'Ingrid Betancourt n'ont, pour leur part, jamais entendu parler de lui. L'ambassade d'Argentine n'a pas non plus eu vent de la présence de Sandoval dans le corps diplomatique français impliqué dans les négociations pour la libération d'Ingrid Betancourt. Bref, la "Grillade" est un fantôme. Mais un fantôme très actif.
Jeudi 27 Mars 2008 - 01:38
Sylvain Lapoix
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jeudi 27 mars 2008
LE RECTORAT DE CRETEIL SE MOQUE DES LYCEENS, PARENTS ET PROFESSEURS !!
Seize postes en moins: blocus au lycée de Chelles :

Par Chloé Leprince (Rue89) 20H50 26/03/2008
A la veille d'une journée de mobilisation dans le secondaire, la mobilisation baisse et l'amertume gagne au lycée Bachelard.
(De Chelles) Dans l'académie de Créteil, le rectorat ne répond plus. Parents d'élèves, enseignants, journalistes... nombreux sont ceux qui se sont cassé les dents sur le standard, toute la journée de mercredi, alors qu'une quinzaine de lycées étaient encore bloqués dans cette académie qui recoupe trois départements (Val-de-Marne, Seine-Saint-Denis et Seine-et-Marne).
Rendez-vous était pourtant pris à 17h30 avec le recteur en personne, qui devait recevoir une délégation d'élus, profs et parents du lycée Gaston Bachelard de Chelles, en Seine-et-Marne. C'est par hasard, alors qu'une enseignante de l'établissement passait dans le bureau du proviseur, qu'on avait appris le matin-même que le rendez-vous était tout simplement annulé. Aurélie Lecoeur, professeur d'histoire-géographie à Gaston Bachelard et représentante Force Ouvrière, raconte:
"Sans cette collègue, personne n'aurait cru bon de nous prévenir que le recteur ne recevait plus aucun enseignant mais seulement des chefs d'établissement jusqu'à nouvel ordre."
C'est pourtant en échange de cette promesse d'entretien arrachée après "deux heures et demie à tambouriner sous les fenêtres du rectorat à une soixantaine venus grâce à un bus prêté par la mairie" que le blocus avait été levé à Gaston Bachelard. Durant trois jours, au retour des vacances d'hiver, profs et parents d'élèves avaient en effet bloqué "en quasi totalité" l'établissement pour protester contre les suppressions de postes à la rentrée prochaine.
Seize postes supprimés, cinq classes fermées
Dans ce lycée d'enseignement général et technologique qui compte aujourd'hui 1373 élèves, pas moins de seize postes doivent être supprimés. En termes de classes, cela signifie une seconde et quatre terminales en moins en septembre. La plupart des matières sont concernées, avec trois postes de moins en mathématiques, un en histoire-géo, un autre en philosophie, quatre en Sciences et technologies industrielles... Les syndicats reconnaissent qu'on observe un "léger fléchissement" dans le nombre d'inscrits mais "rien de comparable avec des fermetures de classes de cette ampleur".
Alors, depuis l'annonce du nombre de suppressions de postes, tous les enseignants se sont remis à l'arithmétique. Dans la cour, Marie Omont, qui enseigne le français et le cinéma, fait ses comptes, des tresses ramenées autour de l'ovale du visage:
"Cinq classes de moins, ça signifie des classes de 35 élèves, sinon davantage. Et, pour pas mal de profs, une classe en plus en charge. Nous, ce que nous objectons, ce sont des arguments pédagogiques: on ne s'occupe pas pareil de classes de 25 ou de 35 élèves. On n'accorde pas le même temps à la préparation des cours ou à la correction des copies si l'on a trois ou quatre classes."
A côté d'elle, une collègue qui enseigne la philosophie renchérit:
"Dans ma discipline, il est hors de question de corriger plus de 165 copies par mois. Au-delà, ça devient n'importe quoi. Il n'y a pas de mystère: quoiqu'on en dise, moins on a d'élèves, mieux on s'en occupe."
Quoiqu'on en dise? Après le semi-échec de leur blocus et le lapin du recteur, l'écoeurement: pour justifier la fermeture de classes et l'augmentation du nombre d'élèves dans celles qui restent, le proviseur se serait emparé des statistiques au bac. Moins de 70%, selon les profs du lycée qui estiment qu'il s'agit "d'un des moins bons résultats de l'académie" mais avancent, eux, cet argument pour réclamer des classes moins nombreuses.
"Nous n'avons plus d'interlocuteur"
Contacté par Rue89 mercredi, le chef d'établissement n'a pas donné suite à nos appels. Mais des enseignants racontent qu'on a fait pression sur eux pour qu'ils cessent de "monter les élèves contre l'établissement". Aurélie Lecoeur, FO, précise:
"On comptait sur le proviseur pour plaider notre cause auprès du rectorat mais la voie hiérarchique n'a pas fonctionné. Nous n'avons plus d'interlocuteur."
Devant le lycée, les élèves vident petit à petit les lieux: on est mercredi midi. A la veille de la journée de mobilisation, l'agitation semble ordinaire. Ni plus sauvageonne ni plus motivée qu'ailleurs. Ici, le blocus n'a pas débouché sur des scènes de casse, contrairement à d'autres établissements des environs. Alors qu'une douzaine de lycées sont encore bloqués dans l'académie, il n'y aura pas de nouveau blocus à Gaston Bachelard, jeudi, même si certains profs feront grève. C'est le cas d'Aurélie Lecoeur, la représentante FO:
"Le blocus a divisé les enseignants. Parmi ceux qui voulaient faire quelque chose après l'annonce des suppressions de postes, certains préféraient la grève, qui est un moyen légal; d'autres ont choisi le blocus."
Presque trois semaines après le début de la mobilisation, on sent les enseignants du lycée chellois un peu écoeurés et les rangs se clairsemer. Quand on appelle la salle des profs, une voix féminine répond sèchement: "Mobilisation? Rappelez plus tard..."
Entre 1700 et 2033 euros nets mensuels, primes comprises
Pour Marie Omont, on a réussi à diviser les profs en leur faisant miroiter un plus gros volume d'heures supplémentaires, alors qu'ils s'estiment mal payés. Elle-même a bientôt dix ans d'ancienneté, dont huit dans ce lycée en zone classée sensible.
Si elle concède dans un sourire qu'il y a "parfois de quoi être démotivé", elle n'a pas demandé de mutation car elle enseigne aussi le cinéma dans cet établissement qui compte une section spécifique. Agrégée depuis 1999, elle a justement une fiche de paye dans son sac. Elle touche 2033 euros nets, ancienneté et prime de ZEP comprises, "mais je suis agrégée; pour mes collègues certifiés qui débutent, c'est plutôt 1700."
La plupart des seize postes supprimés correspondent à des départs à la retraite qui ne seront pas remplacés. Mais pas seulement: une prof de français doit être réaffectée dans un autre établissement, si ce n'est pas à cheval sur deux. Marie Omont précise:
"Dans ces cas-là, la règle c'est que le dernier arrivé trinque. Mais si vous prenez mon cas, par exemple, je vis à Paris. Si j'étais réaffectée plus loin en Seine-et-Marne, ce serait impossible."
De la gare RER de Chelles, la Gare de l'Est, à Paris, n'est qu'à un petit quart d'heure, Saint-Lazare à 25 minutes. Mais, entre la gare et le lycée, dans une périphérie mal déservie par les bus, il faut compter trente minutes. Aux bonnes heures.
Mercredi soir, les mails continuaient à circuler pour savoir qui, des profs de Gaston Bachelard, iraient à Paris manifester, jeudi, à l'appel de l'intersyndicale.
SARKOZY DESCEND TOUJOURS DANS LES SONDAGES !!
Sondage : nouveau recul pour Nicolas Sarkozy :

NOUVELOBS.COM | 25.03.2008 | 18:26
La popularité du chef de l'Etat chute de six points en un mois pour s'établir à 44% de bonnes opinions, selon le baromètre Ifop. Bertrand Delanoë demeure la personnalité politique la plus populaire.
La popularité du président de la République Nicolas Sarkozy enregistre un nouveau recul de 6 points en mars dans le baromètre Ifop Paris-Match, le socialiste Bertrand Delanoë restant de son côté la personnalité politique la plus populaire.
Nicolas Sarkozy se situe désormais à 44% de bonnes opinions dans ce palmarès réalisé après les municipales, soit une baisse de 15 points au total depuis le début de l'année.
"Le président voit ses soutiens réduit à la portion congrue parmi les sympathisants de gauche (18%, contre 25% en février)" et sa popularité "baisse aussi parmi les proches de la droite (75% de bonnes opinions contre 84% en janvier)", note l'Ifop dans son commentaire du sondage.
La cote de François Fillon est stable par rapport à février (63% d'opinions positives), mais Rama Yade et Christine Lagarde, deux membres du gouvernement qui ont essuyé un échec aux municipales, perdent respectivement 7 points à 53% et 9 points à 36%.
Sévère chute pour Bayrou
François Bayrou, de son côté, "subit certainement le contrecoup des élections municipales qui ne lui ont pas été favorables", et perd 9 points à 56% de bonnes opinions, notent les auteurs du baromètre.
Le dirigeant centriste est rétrogradé à la quatorzième place du classement, alors qu'il était encore en sixième position en février.
Le socialiste Bertrand Delanoë en revanche consolide sa première place, avec une progression de 4 points à 78% de bonnes opinions.
Il est suivi par Bernard Kouchner (69%, -4 points), Valéry Giscard d'Estaing (69%, +2 points), Jean-Louis Borloo (67%, -2 points), Dominique Strauss-Kahn (67%, -2 points), Jacques Chirac (65%, +4 points).
A gauche, François Hollande voit sa cote remonter à 44% de bonnes opinions (+5 points), comme Martine Aubry (+5 points à 63%) et Dominique Voynet (+4 points à 54%).
- Sondage réalisé par téléphone les 20 et 21 mars à partir d'un échantillon de 956 personnes, représentatif de la population française de 18 ans et plus (méthode des quotas). Notice complète disponible à la Commission des sondages.
CARLA BRUNI-SARKOZY VOLE LA VEDETTE DE SON MARI !!
Visite de Carla Bruni et de son compagnon à la Reine :

Par Guillemette Faure (Rue89) 17H20 26/03/2008
Voilà les Sarkozy! Ou plutôt voilà Carla! "Depuis que la Grace Kelly d’Hollywood avait épousé le prince Rainier de Monaco, jamais le reste du monde n’avait autant fait attention à l’arrivée d’une nouvelle femme sur la scène francophone", écrit le Daily Mail à propos de la première visite d'Etat française outre-manche en douze ans. "Certes, Grace Kelly semblait sortie d’un conte de fée alors que Carla Burni a, comme on peut dire, ‘un passé’", écrit le quotidien qui s'arrête juste avant de parler d'heures de vol. "La femme du président français, Carla Bruni, 40 ans, est peut-être le personnage le plus coloré à venir en Grande-Bretagne dans le cadre d’une visite d’Etat. Elle est en fait plus habituée que son mari à rencontrer les riches et célèbres, étant née parmi eux", résume The Independent. Où sont les moches? Les Anglais la connaissent déjà sous toutes les absences de couture depuis que plusieurs quotidiens ont reproduit la photo (un peu osseuse) qui doit être mise en vente chez Christie’s. C'est donc "la première fois que la photo de la femme nue d’un chef d’Etat en exercice (est) vendue à des fins commerciales", indique le Daily Mail qui ne donne pas d’exemples non plus de photos de first ladies sans vêtements vendues dans le cadre de bonnes œuvres. Tout ça, juste au moment où Sarkozy rangeait la Rolex et les Ray-bans pour gagner un peu de respectabilité, note la presse anglaise. A propos de la ligne de la première dame, le Guardian en profite pour s'interroger sur le physique des Françaises visibles en politique. "Pourquoi toutes les femmes au gouvernement sont-elles jolies? (…) Une féministe serait en droit de se demander où sont les moches? (…) Pourquoi ne sont-elles pas au gouvernement?" "La visite à la reine permettra à Madame Sarkozy d’écouler ses CD. Le Daily Mail a vu des autocollants rajoutés sur les disques rappelant que la chanteuse était en week-end à Windsor. Un diplomate rappelle que "l’objectif de la visite d’Etat est d’améliorer la coopération franco-britannique, pas de vendre des chansons pop"… M. et Mme Sarkozy sauront-ils se tenir? Nicolas Sarkozy est-il soluble dans le protocole royal? Il y a d’abord la question des couchettes. Windsor, c’est pas Euro-Disney, "la plupart des couples suivent l’exemple de la reine et du duc d’Edinburgh et choisissent des chambres séparées même si la plupart des suites du château ont deux lits". Or on a vu les tourtereaux de l’Elysée se tripoter y compris pendant une session de photo avec Mandela. Répertoire limité Le président français semble vouloir faire des efforts. A commencer par des cours d’anglais, langue dans laquelle, il a, contrairement à sa compagne, "un répertoire limité". Mais grâce à ses cours, le président "devrait impressionner la Reine et Gordon Brown avec quelques formules bien choisies", selon le Telegraph. A part la visite royale, Nicolas Sarkozy doit aussi rencontrer Gordon Brown. Les deux hommes se connaissent depuis l’époque où ils étaient, selon les mots du Guardian, "tous les deux des ministres des Finances ambitieux désireux de renverser leurs chefs d’Etat Tony Blair et Jacques Chirac". Ils ont aujourd'hui un autre point commun, ce sont "les plus impopulaires du moment dans leurs pays respectifs" observe un éditorial publié par le Telegraph. Ils ont aussi des différences de style. "M. Sarkozy vit comme si chaque jour, chaque yacht, était le dernier. Les Ray-Ban et les Rolex n'ont à l'inverse pas leur place dans l'austère, la presbytérienne, la vie privée ordonnée de notre très cher Premier ministre et de son épouse modèle." Au contraste des styles, s'ajoute celui des orientations politiques. Comment "Sarko, le soi-disant thatcheriste, va-t-il s'adapter à Gordon, robinet de dépenses du secteur public?", s'interroge le Daily Telegraph. Les deux hommes doivent discuter de la crise financière et des renforts de troupe en Afghanistan, mais, allez savoir pourquoi, ces questions obtiennent moins d'intérêt que celles liées au nouveau couple peoplisant français.
SARKOZY LE DIT, IL VA ENCORE CHANGER !!
Nicolas Sarkozy le promet, il va changer de style :

Dans un entretien accordé à la radio britannique BBC ce mercredi, le Président, en visite à Londres, assure qu'il a entendu les critiques qui lui ont été adressées sur son apparence et son comportement.
Liberation.fr (avec Source AFP)
LIBERATION.FR : mercredi 26 mars 2008
Sa croisière sur un yacht à Malte peu après on élection, son divorce avec Cécilia en octobre, ses vacances en Egypte avec Carla Bruni et son mariage avec le mannequin-chanteuse en février. C'est le style Sarkozy, raillé dans un éditorial publié samedi par le New York Times. Le prestigieux quotidien américain évoquait les «bouffonneries médiatisées et peu présidentielles» du «président bling-bling».
Nicolas Sarkozy s’est exprimé à ce sujet ce mercredi dans un entretien accordé à la BBC: il a assuré qu’il «tenait compte» des critiques qui lui avaient été adressées sur son style, responsables selon lui pour partie de sa dégringolade dans les sondages.
«Moi, je ne suis pas le genre d’homme à écouter les compliments et à mépriser les critiques. Je tiens compte des deux», a développé le chef de l’Etat lors de cet entretien enregistré mardi à Paris, à la veille de sa visite de trente-six heures en Grande-Bretagne. Avant de lancer, provocateur: «Mais franchement, si la seule chose que l’on a à me reprocher, c’est le style, cela veut donc dire que sur le fond il n’y a rien à me reprocher?»
«Cela fait dix mois que le suis président de la République et je dis à la Grande-Bretagne une chose: je n’ai retiré aucun de mes projets de réforme. Je n’ai reculé sur aucun sujet. J’ai mené toutes les réformes que j’avais promises comme j’avais dit que je le ferais», a poursuivi Sarkozy. «Alors, s’il y a un problème de style, j’espère que vous apprécierez l’habit que j’ai fait faire pour la soirée royale», a-t-il conclu.
Le Président abandonnera-t-il ses lunettes de soleil aviateur, sa montre luxueuse et ses mocassins à glands? Au pays des bookmakeurs, les paris sont ouverts.









