COMITÉ DE RÉSISTANCE CITOYENNE !!

Le Comité de Résistance Citoyenne lutte contre Nicolas Sarkozy, ses idées, ses propos et sa politique. Constitué par de très nombreux résistants, il milite pour la réflexion avant l'action.

samedi 5 avril 2008

RAMA YADE A ENCORE RATE UNE OCCASION DE SE TAIRE !!

Les "conditions" de Rama Yade qui priveraient Sarkozy de JO :

Si les mots ont un sens, Rama Yade a tout simplement annoncé samedi dans Le Monde que Nicolas Sarkozy a peu de chances d'être présent le 8 août à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Pékin, comme il l'avait annoncé. Sauf qu'elle en a aussitôt atténué elle-même la portée en démentant avoir employé le mot "conditions" qui figure pourtant bien dans cette interview assurément relue soigneusement par son cabinet avant parution.

C'est la première fois en tout cas qu'une position française aussi tranchée est annoncée par le gouvernement, après visiblement, une longue réflexion. Dans une courte interview au Monde de samedi, à deux jours de l'arrivée de la flamme olympique à Paris, la secrétaire d'état aux Droits de l'Homme pose ce qu'elle appelle elle-même des "conditions" pour que Nicolas Sarkozy puisse aller à Pékin représenter non seulement la France, mais l'Europe dont il exercera la présidence tournante. Or, sauf coup de théâtre, ces conditions parraissent difficiles à réaliser:

"La fin des violences contre la population et la libération des
prisonniers politiques, la lumière sur les événements tibétains et
l'ouverture du dialogue avec le dalaï lama".

Sur le premier point, Rama Yade réclame spécifiquement la libération de Hu Jia, le dissident condamné cette semaine à trois ans et demi de prison pour avoir diffusé cinq textes sur un site internet basé aux Etats-Unis, et donné deux interviews à la presse étrangère:

"Nous demandons la remise en liberté immédiate de Hu Jia, qui vient tout juste d'être condamné à trois ans et demi de prison. C'est une vraie
déception pour nous, alors que nous avions multiplié les démarches en sa faveur."

Concernant le Tibet, Rama Yade met également la barre très haut, en utilisant un vocabulaire qui risque de faire bondir les responsables chinois: "colonisation", "assimilation", "marginalisation" des Tibétains, "folklorisation" de leur culture... Et de citer le chiffre de 132 moines emprisonnés en 2007 "pour motifs politiques".

Un revirement de la position de l'Elysée en forme de pari risqué

Ces propos sonnent comme un défi à la Chine, puisque la position de Pékin est restée inflexible depuis les événements, qui ont commencé le 10 mars par des manifestations de moines, ont culminé le 14 mars avec une éruption de violence anti-Han de la part de la population de Lhassa, et continuent par des incidents violents comme ceux du Sichuan il y a quelques jours -la police armée du peuple a de nouveau ouvert le feu, faisant plusieurs morts selon des sources tibétaines.

Pékin a sa version des faits, largement répandue dans la population, blamant un petit groupe de Tibétains instrumentalisés par la "clique du dalaï lama", et qui ont attaqué des personnes et des biens chinois à Lhassa. Pas vraiment la préparation à l'ouverture du dialogue "réellement constructif" que la secrétaire d'état appelle de ses voeux.

Rama Yade a-t-elle tenu ces propos parce que le gouvernement chinois a donné des indications qui permettent d'envisager un tel scénario? Ou le gouvernement a-t-il simplement pris la mesure des dégats politiques que représenterait pour Nicolas Sarkozy sa présence à des Jeux aussi controversés, comme le montre déjà l'agitation autour du passage de la flamme à Paris lundi?

Il est certain en tout cas que, après s'être fait taper sur les doigts pour sa sortie sur la visite de Kadhafi, Rama Yade aura obtenu l'imprimatur de l'Elysée pour de telles déclarations. L'Elysée aurait alors changé d'avis, car Bernard Kouchner confiait il y a quelques jours que Nicolas Sarkozy s'était initialement opposé à l'idée d'un boycottage de la cérémonie d'ouverture, à laquelle le ministre avait apporté un soutien remarqué sur Europe 1.

Vers des concessions de circonstance de la part de Pékin?

On ne peut pas exclure, toutefois, que Pékin, tout en maintenant une façade intraitable, ne soit prêt à quelques mesures spectaculaires pour désamorcer la "bombe" des JO, à commencer par la libération de Hu Jia, qui aurait ainsi été condamné... pour mieux le grâcier dans la foulée. Cet asouplissement passerait aussi par une amorce de dialogue avec des émissaires du dalaï lama, ce qui ne coûterait pas trop cher à la Chine, et lui permettrait de montrer sa bonne volonté.

Le premier ministre chinois Wen Jiabao a d'ailleurs lâché une petit phrase sybilline lors d'une visite au Laos, pour dire que les voies du dialogue n'étaient pas totalement rompues.

Mais ce scénario reste pour l'instant totalement spéculatif. L'heure reste à la fermeté, face au Tibet, face au Xinjiang, face aux dissidents, et face à ceux qui, dans la communauté internationale, envisageraient de boycotter ne serait-ce que la cérémonie d'ouverture. Pékin a récemment affirmé qu'ils le paieraient, sans doute en contrats commerciaux dont on sait qu'ils sont "chers" par les temps qui courent. A suivre donc...

► Mise à jour 5/4/2008, 17h45: Communiqué de Rama Yade samedi après-midi:

"Je tiens à indiquer que, lors de l’entretien que j’ai donné à un journaliste du Monde, pour son édition du 6 avril 2008, le terme de "conditions" n’ a pas été employé. Comme depuis le début de la crise au Tibet, j 'ai veillé à exprimer la position de la France en termes précis. Le Président de la République a déclaré que toutes les options sont ouvertes, qu’il se prononcera, le moment venu, en fonction de l’évolution de la situation au Tibet quant à sa participation à la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques."

Premier recul? Des regrets face à un mot de trop?... A suivre...

Rue89

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ILS REFUSENT LA POLITIQUE D'IMMIGRATION SARKOZYSTE !!

Des défilés contre la politique d'immigration du gouvernement :

Lib_ration

A l'appel de plusieurs associations, des milliers de personnes dénoncent la politique de Hortefeux. Vendredi, un sans-papiers malien est mort en tentant d'échapper à un contrôle de police.

AFP

LIBERATION.FR : samedi 5 avril 2008

Plusieurs milliers de personnes ont commencé à défiler à Paris, samedi peu avant 15H00, à l'appel de plusieurs collectifs de défense des sans-papiers, pour protester contre la politique d'immigration du gouvernement, a constaté une journaliste de l'AFP.

Cette manifestation intervient alors que la veille, un homme de 29 ans, d'origine malienne, en situation irrégulière, a trouvé la mort en se jetant dans la Marne en essayant de fuir un contrôle de police.

Peu avant 15 heures, le cortège a quitté la place d'Italie pour rejoindre la rue de Grenelle où est située le ministère de l'Immigration, avec à sa tête notamment Pierre Cordelier, un des porte-parole de RESF (Réseau éducation sans frontière), Arlette Laguiller (Lutte ouvrière), la sénatrice PCF Nicole Borvo et Jean-Pierre Dubois (Ligue des droits de l'Homme).

"L'actualité montre malheureusement que la politique du gouvernement tue et nous voulons faire cette démonstration alors que dans trois mois la France va vouloir imprimer sa politique à toute l'UE" lors de la présidence tournante de l'Union européenne, a fait valoir Nathalie Serré, porte-parole du Gisti, membre du collectif Ucij (Unie-e-s contre une immigration jetable).

A Marseille, plusieurs centaines de personnes (500 selon la police, 1.500 selon les organisateurs) ont participé samedi en début d'après-midi à Marseille à une manifestation pour les mêmes raisons. 

Les manifestants venus à l'appel d'une quarantaine d'associations et de partis politiques (notamment Alternative Libertaire, le PCF, la CGT, la Cimade, la FSU, le collectif Sans Papiers 13, la Ligue des droits de l'Homme, etc..) ont défilé dans le centre-ville, derrière une banderole où l'on pouvait lire: "Immigration jetable: non".

Dans le cortège qui devait rejoindre les abords de la préfecture, au milieu des drapeaux des différentes organisations, certains portaient des pancartes évoquant la mort d'un sans-papiers survenue vendredi.

"La xénophobie d'Etat tue, hier encore, la politique du chiffre a tué: il était malien, il avait 29 ans, il s'est jeté dans la Marne pour fuir la police: il est mort", pouvait-on lire sur l'une des affichettes.

"Nicolas Sarkozy a osé faire plus rapidement et plus clairement ce qui se faisait déjà précédemment. Il présente aujourd'hui un visage xénophobe avec un cynisme d'Etat qui ne se cache plus d'être hostile aux étrangers", a déploré Jean-Pierre Cavalié, délégué régional Provence-Alpes-Côte d'Azur de la Cimade, qui évoque une accentuation de la "chasse aux étrangers", "très dangereuse pour la démocratie".

A Lyon, de 1.550 à 2.000 personnes ont également manifesté samedi après-midi.

Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées sous le soleil Place des Terreaux mais le cortège, parti vers 14H50, a rapidement gonflé avec les arrivées de sections RESF des deux Savoies.

Des millitants de la LCR, de Lutte Ouvrière, du syndicat CNT ou de la Ligue des droits de l'Homme portaient également des pancartes sur lesquelles on pouvait lire "Laissez les grandir ici", "Résistance" ou "Si tu veux un pays, prends le mien".

Libération

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LES SONDAGES QUI REHABILITENT SARKOZY !!

Merci Monsieur CSA, merci Madame Sofres, grand merci Messieurs Opinion Way :

Marianne2

C'est le miracle de la communication moderne : quand un message est martelé à la télé et à la radio, les personnes sondées finissent par recracher ce qu'elles ont entendu.

Le «Buzz» a commencé juste après les élections municipales. Le Président avait compris la leçon de ses conseillers. Il allait s'habiller en président pour de bon. Fini Ray ban, montres Patek-Philippe et textos débiles, Sarkozy rejoint sa casemate de l'Elysée. Il parlera moins, mais mieux. Il allait se «représidentialiser», quitte à exiger de François Fillon qu'il mouille davantage sa chemise, et mette enfin les mains dans le cambouis. On verra après si sa cote de popularité reste scotchée au plafond! Tel était, en substance, le message distillé sur tous les médias durant une quinzaine de jours par les conseillers, porte-parole officieux de l'Elysée, d'autant plus bavards en «off» qu'on leur demande de moins s'exprimer en «on». Et ce vendredi 4 avril, un sondage CSA nous apprend que la cote de popularité du Président gagne deux points en avril, à 40%, tandis que celle de son premier ministre en perd cinq, à 50%.

Objectif numéro 1 : la satisfaction du client

Autre thème martelé ces derniers quinze jours, la nécessité de la «rigueur», un concept dont on a tant vérifié l'élasticité qu'il a perdu une grande partie de sa signification. Donc, en gros, le message asséné par des bataillons de pères-la-rigueur, d'éditorialistes, d'économistes «vus-à-la-télé» était toujours le même : la croissance va baisser, donc le budget de l'Etat, horresco referens, sera encore plus déficitaire que prévu. Mamma mia, on va être les cancres de Bruxelles ! Alors que voyez-vous, on devrait donner l'exemple, puisqu'on va être à la Présidence en juillet prochain, honte à nous, salauds de Français qui veulent pas qu'on touche à leurs «zaquis», et endettent leurs enfants avec insouciance ! Bref, le crécelle de la rigueur, usant toujours des mêmes métaphores imbéciles, du genre «Le budget de l'Etat c'est comme le budget d'un ménage»; ben non banane, un Etat ça existe depuis mille ans et pour mille ans, et pas un ménage… Bref, on en était encore à remuer son café en silence devant le sermon d'économie quotidien lorsqu'un autre sondage est tombé bien à point, dans le Figaro celui-là : 79% des Français sont pour la rigueur,, c'est-à-dire une forte réduction des dépenses publiques. Et qui est le commanditaire de cette étude miraculeuse quant à ces résultats ? Opinion Way, les 118-218 de la propagande sarkozyste.
Dans les manuels de management, on apprend que les entreprises de service doivent concourir à tout prix à la satisfaction de leurs clients. Sur ce point, les sociétés de sondage sont décidément un modèle. Pour plus de sûreté, elles ne révèlent jamais les commanditaires non médiatiques de leurs enquêtes politiques. Pour être davantage certain de contenter le client ?

Vendredi 04 Avril 2008 - 11:34
Philippe Cohen
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Marianne

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vendredi 4 avril 2008

LE SONDAGE QUI DEMENT LA HAUSSE DE SARKOZY !!

Nicolas Sarkozy baisse sur tous les plans :

Nouvel_Obs

NOUVELOBS.COM | 03.04.2008 | 14:48

30% des personnes interrogées estiment que "l'action du président de la République va plutôt dans le bon sens", contre 33% en février, et 64% considèrent qu'il incarne mal la fonction présidentielle, contre 56% en février.

Nicolas Sarkozy enregistre une baisse notable dans le baromètre mensuel CSA-Valeurs actuelles à paraître vendredi 4 avril, perdant des points aussi bien sur son action politique (-3) que sur sa façon d'incarner la fonction présidentielle (-8).
Seules 30% des personnes interrogées estiment que "l'action du président de la République va plutôt dans le bon sens", contre 33% en février et 50% en décembre.
Elles sont 60% (contre 61% le mois dernier) à juger que cette action "va plutôt dans le mauvais sens", tandis que 10% (+4) ne se prononcent pas.
A la même question, le Premier ministre recueille 54% (-1) d'opinions favorables sur son action et 32% (=) de jugements négatifs. 14% (+1) ne se prononcent pas.
Concernant les différents aspects de l'action du chef de l'Etat, les avis défavorables l'emportent nettement dans ce sondage réalisé à la veille de son déplacement en Grande-Bretagne.
Ainsi 51% (+1) considèrent qu'il ne fait pas ce qu'il faut pour réformer la France, 42% (-3) émettant une opinion inverse.

La gauche n'est guère épargnée

58% (+5) des Français jugent qu'il ne tient pas ses promesses de campagne, 64% (+8) qu'il incarne mal la fonction présidentielle, et 69% (+4) qu'il ne fait pas ce qu'il faut pour rassembler les Français.
Le seul domaine où Nicolas Sarkozy rassemble encore une majorité est celui de la défense de la France à l'étranger: 60% des personnes interrogées (-5) estiment qu'il le fait bien, 30% (-1) sont d'un avis inverse.
Comme le mois dernier, seuls 24% des Français pensent que la gauche ferait mieux si elle était au pouvoir, 21% (=) estimant que sa politique serait moins bonne et 51% (=) ni pire ni meilleure.
Plus généralement, 48% (-5) considèrent que les prises de position du PS vont "plutôt dans le mauvais sens", tandis que 39% (+4) jugent qu'elles vont "dans le bon sens".

- Sondage réalisé par téléphone les 25 et 26 mars auprès d'un échantillon national représentatif de 1.013 personnes âgées de 18 ans et plus (méthode des quotas). Notice détaillée disponible auprès de la Commission des sondages.

Nouvel Obs'

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DARCOS PROVOQUE, LES JEUNES RESTENT MOTIVÉS !!

Les lycéens mettent la pression, Darcos reste sur ses positions :

Lib_ration

VÉRONIQUE SOULÉ

QUOTIDIEN : vendredi 4 avril 2008

«Le blocus, c’est antidémocratique, mais on ne peut pas faire autrement. Si on pouvait dialoguer et qu’on nous redonne nos postes [d’enseignants, ndlr], ce serait mieux», Adrien, 16 ans, en première ES (économique et social) au lycée Eugène-Delacroix de Maisons-Alfort (Val-de-Marne), a laissé ses camarades aller, hier, à la manifestation parisienne. Lui est resté avec un petit groupe pour maintenir le blocus : «Demain on le lève. Car il y a des dons de sang dans le lycée, et les terminales doivent rendre des papiers pour leur inscription après le bac. Mais s’il n’y a rien, on repartira.»

Relais. Le lycée Eugène-Delacroix est bloqué depuis mardi. «On nous supprime 9 postes à la rentrée, ça veut dire qu’on va se trouver à 40 par classe, explique Adrien, et l’option hébreu va sauter. Alors que la culture ça compte, on s’est fait avec ça.» Comme la grande majorité des lycéens mobilisés, il n’appartient à aucune organisation. Il est simplement révolté devant la réduction drastique du nombre d’enseignants : «Qu’au moins on remplace nos profs qui partent en retraite.»

Alors que la mobilisation des enseignants contre les 11 200 suppressions de postes dans l’Education à la rentrée 2008 marque le pas, celle des lycéens ne faiblit pas. Comme si les élèves prenaient le relais de leurs professeurs pour défendre leurs conditions d’enseignement.

Ils étaient ainsi encore plusieurs milliers - plus de 15 000 selon les organisateurs, 6 700 selon la police - à manifester hier à Paris mais aussi à Toulouse. Très minoritaire comme le répète le ministre de l’Education, Xavier Darcos, - «moins de 2 % des lycées sont touchés» -, le mouvement a plutôt tendance à s’étendre, notamment en Ile-de-France - avec 20 % de lycées dans la bataille, selon Darcos. Parti des académies de Créteil et de Versailles, il touche désormais Paris, mais aussi Blois, Montpellier, Marseille.

Avant d’aller manifester, Sarah, en terminale L au lycée Colbert à Paris, participait hier au blocage de son établissement où l’épreuve orale de TPE (travaux personnels encadrés) a dû être annulée, une note qui compte pour le bac. «Chez nous l’option arts plastiques est menacée, assure-t-elle, même si je quitte l’Education à la fin de l’année, je suis solidaire avec les autres qui sont dans les classes suivantes.» A Colbert, deux postes disparaissent l’an prochain et une classe de première S (au total 66 heures d’enseignement hebdomadaires).

Projectiles. Face aux remous, Xavier Darcos reste de marbre : pas question de revenir sur ces suppressions de postes «largement discutées depuis août» et votées par le Parlement en novembre. Hier, il s’est rendu au rectorat de Créteil pour condamner les incidents qui ont émaillé une manifestation - jets de projectiles, bris de vitres contre le rectorat et deux lycées. Six jeunes ont été interpellés. Le ministre a demandé «à certains professeurs extrémistes» qu’ils réfléchissent «au risque qu’il y a à jeter des élèves dans la rue». Et conclu qu’il n’y avait «pas de raison chiffrée, objective» à ces manifestations.

Libération

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jeudi 3 avril 2008

LA MOBILISATION LYCÉENNE TIENDRA BON !!

Les lycéens sont dans la rue et ils ne sont "pas fatigués" :

L'ambiance était bon enfant, tout en chants et musiques. Certains adolescents interrogés, s'ils savaient pourquoi ils étaient là, n'étaient plus tout à fait sûrs des chiffres:

"Il va y avoir des postes supprimés, c'est pour ça qu'on est là. Combien? Je crois 80000 dans les trois prochaines années, non? On pourrait se retrouver 60 par classe, il paraît."

Le mouvement s'est dispersé vers 17h00, au niveau du métro Saint-François Xavier (VIIe arrondissement) avec pour mot d'ordre: rester mobilisé.

Rue89


Forum de la Coordination Nationale Lycéenne

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mardi 1 avril 2008

LE MOUVEMENT LYCEEN PREND ENCORE DE L'AMPLEUR !!

Les lycéens veulent qu'on leur «rende leurs profs» :

Lib_ration

Les lycéens, mobilisés contre les suppressions de postes, étaient à nouveau dans la rue à Paris cet après-midi, plus nombreux que lors de la manifestation de jeudi. Portraits de manifestants.

Cordélia Bonal

LIBERATION.FR : mardi 1 avril 2008

Les lycéens de région parisienne étaient entre 4.500 (selon la police) et 12.000 (selon les organisateurs) dans la rue cet après-midi, pour leur deuxième manifestation à Paris en moins d'une semaine. Jeudi, le défilé avait rassemblé entre 4.000 et 6.000 jeunes, accompagnés de quelques-uns de leurs enseignants. Réunis à l'appel des deux syndicats lycéens, l'UNL et la Fidl, ils protestent contre les 8.830 suppressions de postes prévues pour la rentrée 2008 dans le second degré, ainsi que contre la généralisation du bac professionnel en trois ans au lieu de quatre.

Plus nombreux pour ce deuxième rassemblement parisien, ils étaient aussi mieux organisés, avec un service d'ordre renforcé pour prévenir d'éventuels casseurs. Côté slogans, on pouvait lire sur les banderoles «Rendez-nous nos profs» ou «Oui à l'éducation, non aux suppressions de postes».

Déterminés à «ne pas lâcher», les lycéens entendent donner de l'ampleur au mouvement: tandis que les blocages de lycées et les rassemblements devants les rectorats ou les préfectures se poursuivent, une nouvelle manifestation, nationale, est prévue pour jeudi. Portraits de manifestants.

Brice, en terminale S à Longperrier (Seine-et-Marne)

«Ça fait déjà trois semaines qu'on fait des blocages, des journées mortes, des rassemblements, qu'on en parle beaucoup avec les profs. On se sent aussi concernés qu'eux. On est déjà à 35 pas classe, si on passe à 40 ou 45, les élèves ne viendront même plus en cours, et les profs se contenteront de distribuer des polycopiés.
L'année dernière, deux postes ont été supprimés dans mon lycée. On n'a pas eu cours d'allemand pendant quatre mois, le temps qu'ils trouvent un remplaçant. Cette année, ils vont en supprimer dix. Les sections L et ES vont être fusionnées et des options comme le latin ou les arts-plastiques vont disparaître.
Le ministre dit que ce n'est pas négociable, mais le gouvernement disait déjà ça pour le CPE et finalement ils ont reculé. On ne va pas lâcher, même si la situation doit se tendre. Mais on veut être crédible, poursuivre la mobilisation sérieusement. Ça servirait à rien de passer pour une bande d'hystériques.»

Mehdi, en 2e année de bac pro électrotechnique à Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne)
«Je viens surtout pour la réforme du bac pro. S'il passe en 3 ans, ça veut dire qu'il ne faudra plus passer par un BEP. Pour moi, ça ne change rien, mais nos petits frères, ils n'y arriveront pas, ils n'ont pas le niveau. Résultat, ils seront réorientés dans des CAP qu'ils n'auront pas choisi. Quant aux suppressions de postes, mon lycée n'est pas touché donc je ne me sens pas directement concerné, ce qui ne m'empêche pas d'être solidaire.»

Jean-Baptiste, en terminale STG (gestion) à Osny (Val-d'Oise)
«Ce qui m'a le plus convaincu de venir, c'est qu'ils ne veulent plus qu'on redouble en terminale. Les redoublants vont devoir dégager, mais pour aller où? Ils ne seront pas prioritaires dans les autres lycées, qui sont déjà surchargés.
Dans mon lycée, les profs ont réussi à négocier avec le rectorat pour garder le même nombre de postes. Mais il y aura moins d'heures, des sections vont être regroupées et certaines classes ne seront plus dédoublées. Les profs ne nous encouragent pas vraiment à manifester, ça vient de nous, comme pour les blocages. On se sent directement concernés, on n'est pas là pour sécher. On a une heure de transport pour venir manifester, ça nous coûte de l'argent. Si on s'en foutait, on serait restés chez nous.
Ce matin on a fait une marche jusqu'à la préfecture. La police nous escortait, avec des flash-ball, on voit bien qu'ils sont prêts à réagir dans la seconde. Si ça continue, ça va peut-être dégénérer comme pour le CPE.»

Nathalie, professeur d'Allemand au lycée Descartes de Champs-sur-Marne (Seine-et-Marne), au SNES
«Notre équipe enseignante a commencé à se mobiliser le 15 février. On s'est mis en grève, et les élèves ont embrayé en organisant des blocus. On a réussi à récupérer trois postes sur les huit qui doivent nous être supprimés.
Je suis épatée par la mobilisation des élèves, ils ont bien compris que les économies se feraient sur leur dos. Certains font de gros sacrifices en loupant des cours importants pour leur bac pour venir manifester. Nous parlons avec eux, mais il n'est évidemment pas question de les manipuler, contrairement à ce que voudrait faire croire le gouvernement.
Je suis contente de les voir si déterminés et concernés aujourd'hui dans la rue, mais je m'inquiète aussi: si le ministre laisse la situation pourrir, il peut y avoir des débordements. Les lycéens qui ont connu la période CPE pourraient essayer de reproduire les mêmes méthodes, c'est-à-dire imposer un rapport de force par la violence.»

Libération

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OUI, C'EST UN PLAN DE RIGUEUR QUI A COMMENCE !!

Quand Fillon joue les Mendès de droite :

Marianne2

François Fillon a joué une nouvelle fois les pères-la-rigueur sur France Inter. Non seulement il n'a rien annoncé de nouveau, mais ce qu'il a dit contredit bien des économistes, ainsi que l'Elysée.

Vive la sémantique ! L'Elysée ayant interdit l'emploi du mot rigueur, le Premier ministre François Fillon s'est efforcé de faire comprendre, ce matin sur France Inter qu'il allait faire de la rigueur sans le dire. Pour cela la langue française dispose de ressources considérables : économies, assainissement, réductions de dépenses, etc. Au passage, François Fillon en profite pour peaufiner son profil de «Mendès de droite». En répétant les bêtises habituelles ressassées par la pensée unique depuis trente ans. Résumons la pensée Fillon :
1) La France est en faillite depuis 33 ans
Première aberration, le terme même de faillite ne s'applique pas à un pays. On a dit que le Mexique, ou, plus récemment, l'Argentine était en faillite. Mais les institutions internationales ont joué dans les deux cas le rôle de prêteur en dernier ressort. La dette de la France, pour considérable qu'elle soit est adossée à un patrimoine qui la garantit confortablement. La dette n'est pas mauvaise en soi : elle peut être productive ou improductive, selon que l'endettement correspond à un investissement rentable ou à une dépense improductive.
2) Les jeunes Français sentent bien qu'ils ont une épée de Damoclès qui est la dette que leurs parents ont accumulé par manque de courage.
Ca fait toujours bien de défendre les jeunes dans les salons médiatiques. Mais en l'occurrence, l'économiste Jean-Paul Fitoussi a démontré ici-même ce qu'il a appelé «l'hypocrisie de ce raisonnement» : «Il est assez normal que quand l'économie ralentit, le déficit public augmente. Ce n'est pas quelque chose dont on doit s'alarmer car cela fait partie de ce que les économistes appellent les stabilisateurs automatiques. Autrement dit, quand ça va mal, l'Etat prélève moins sur le secteur privé.» Poursuivant son raisonnement Jean-Paul Fitoussi avait déclaré : «On doit se demander si cela vaut la peine de réduire le déficit de l'Etat si, ce faisant, on augmente celui des ménages. Il vaut mieux un état endetté que des ménages endettés. Pourquoi ?C'est le B.A.BA de la théorie économique : les emprunts d'Etat se font à un taux beaucoup plus bas que les emprunts des ménages.» Si l'on suit ce raisonnement, vouloir assainir les dépenses publiques dans un contexte de ralentissement économique aboutit à alourdir la dette et non à l'alléger…

L'Allemagne, plus endettée mais plus dépensière

L'exemple allemand devrait à ce titre, faire réfléchir notre cher Premier ministre et les pères-la-vertu qui le conseillent. Outre Rhin en effet, alors que le pays est davantage endetté que la France, l'Etat vient de négocier une augmentation de 8% de la rémunération des fonctionnaires sur deux ans compte tenu de l'inflation. L'état allemand joue ici pleinement son rôle d'amortisseur de la crise économique. Il est vrai que la menace de grève des syndicats allemands l'a mis sur la bonne voie. En France, le rapport de force entre salariés et patrons, et même entre les fonctionnaires et l'Etat, ne permet sans doute pas d'obtenir un rattrapage salarial de cette ampleur. Or, le chiffre de l'inflation dans la zone euro qui vient de tomber, soit 3,5%, est colossal. Ne rien faire et laisser les salaires décrocher par rapport au coût de la vie peut nous occasionner un ralentissement plus important qu'en Allemagne. Il est d'ailleurs patent que le raisonnement fillonesque contredit en tout point celui qui est tenu à l'Elysée par certains conseillers. Henri Guaino rejoint ainsi Jean-Paul Fitoussi lorsqu'il affirme qu'un Etat endetté est préférable à des ménages endettés.
Mais apparemment, l'Elysée semble aujourd'hui déterminé à laisser le Premier ministre assumer une politique de rigueur qui ne dit pas son nom.
Il ne s'agit pas de sacraliser la dépense publique ou un fonctionnement de l'Etat critiquable sur bien des points. Mais en adossant l'idée de rigueur à la crise économique, le Premier ministre contribue à saper la confiance et surtout à semer des illusions. D'abord parce que les mesures d'économies, et notamment le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ne s'appliqueront qu'en 2009. Ensuite parce qu'en expliquant, comme ce matin sur France Inter, que les mesures d'économie s'appliqueront de façon uniforme à toutes les activités de l'Etat, le Premier ministre contredit ce qui a été dit par ailleurs sur les priorités, par exemple celle de la sécurité et le maintien du budget de la Justice dont s'est récemment vanté Rachida Dati. Enfin, parce que la surcharge pondérale de fonctionnaires existe surtout dans la fonction publique territoriale. Or, de ce point de vue, la décentralisation prive l'Etat de tout moyen d'agir…
Si bien que l'on se demande si la sortie de François Fillon sur France Inter, qui n'a rien annoncé, avait une autre fonction que celle d'effacer l'impression de pilotage en double commande laissée par les interventions simultanées ce week-end du Premier ministre et de sa bête noire Xavier Bertrand, qui s'affiche déjà comme son successeur.

Mardi 01 Avril 2008 - 12:53
Philippe Cohen
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Marianne

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SARKOZY A-T-IL TRICHE POUR VOTER AUX MUNICIPALES !!

Nicolas Sarkozy s'est inscrit sur les listes électorales le 3 janvier :

Nouvel_Obs

NOUVELOBS.COM | 01.04.2008 | 18:36

C'est ce qu'affirme le Canard enchaîné. Or, les listes étaient officiellement closes depuis le 31 décembre.

Pour pouvoir voter aux municipales de mars dernier, Nicolas Sarkozy s'est inscrit sur les listes électorales du VIIIe arrondissement de Paris le 3 janvier, alors que les listes étaient closes depuis le 31 décembre, affirme le Canard enchaîné dans son édition à paraître mercredi 2 avril.
Selon l'hebdomadaire satirique, "deux émissaires de l'Elysée" se sont rendus au bureau des élections de la mairie du VIIIe pour procéder à l'inscription du chef de l'Etat le 3 janvier. Le code électoral stipule qu'aucune inscription n'était plus possible après le 31 décembre 2007.
Selon le Canard enchaîné, les deux émissaires ont fourni une attestation de résidence de Nicolas Sarkozy à l'Elysée antidatée, au 31 décembre, pour établir un bulletin d'inscription lui aussi antidaté. L'hebdomadaire cite comme sources des "confidences d'acteurs et de témoins" et des "incohérences informatiques et matérielles".

"Je ne peux rien vous dire de plus"


Nicolas Sarkozy votait jusque-là à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), mais depuis son déménagement il n'y avait plus aucune attache administrative. Sa radiation des listes électorales aurait donc pu être demandée devant un tribunal entre le 10 et le 20 janvier, le laissant dans l'incapacité de voter.
Interrogé par le Canard enchaîné, le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant a déclaré qu'à "la fin de l'an dernier on s'est posé la question de faite voter le président sur son lieu de résidence. Je ne peux rien vous dire de plus".
Le maire UMP du VIIIe arrondissement François Lebel s'est dit quant à lui pas "au courant": "je vais faire ma petite enquête interne", a-t-il assuré. AP

Nouvel Obs'

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lundi 31 mars 2008

LA MONARCHIE N'EXISTE PLUS... SAUF A NEUILLY !!

Jean Sarkozy va prendre la tête de l'UMP à Neuilly :

Nouvel_Obs

NOUVELOBS.COM | 31.03.2008 | 12:34

"Jean Sarkozy nous est apparu comme la personne la mieux placée pour fédérer, dynamiser et rassembler" a expliqué Jacques Gautier secrétaire départementale de l'UMP.

Le fils cadet du président de la République, Jean Sarkozy, 21 ans, va prendre la tête de la section UMP de Neuilly, où son père a été maire pendant près de 20 ans, a indiqué le secrétaire départemental de l'UMP Jacques Gautier, confirmant une information du Parisien.
Elu conseiller général des Hauts-de-Seine sur le canton de Neuilly-sud le 9 mars, Jean Sarkozy assurera "la responsabilité et la coordination de l'UMP" dans cette ville, a déclaré Jacques Gautier.

4.000 adhérents


La section UMP de cette ville huppée à l'ouest de Paris est l'une des plus importantes de France en terme de nombre d'adhérents (environ 4.000) par rapport à la population de la ville (environ 60.000).
Elle a été dirigée pendant près de dix ans par Arnaud Teullé, mais ce dernier a été suspendu de l'UMP au cours de la campagne municipale lorsqu'il s'est présenté comme candidat dissident face au divers-droite Jean-Christophe Fromantin, soutenu par l'UMP.
Jean-Christophe Fromantin, qui n'a pas sa carte à l'UMP, a finalement été élu au second tour face à Arnaud Teullé, avec 61,67% des voix contre 38,33%, à l'issue d'une campagne au climat délétère, où les deux candidats se sont promis d'agir en justice l'un contre l'autre.

"Panser les plaies"


Jean Sarkozy, qui avait participé avec Arnaud Teullé au "putsch" écartant le candidat initial de l'UMP à Neuilly, David Martinon, n'avait finalement pas rendu public son choix entre Jean-Christophe Fromantin et Arnaud Teullé.
"Jean Sarkozy nous est apparu comme la personne la mieux placée pour fédérer, dynamiser et rassembler" la section de Neuilly, a expliqué Jacques Gautier, insistant sur la nécessité de "panser les plaies".
Le fils cadet du président de la République a été élu dès le premier tour aux cantonales à Neuilly-sud, avec 51,91% des voix, alors que son prédécesseur, Louis-Charles Bary, avait obtenu près de 73% des voix au premier tour en 2001.
Son père, Nicolas Sarkozy, a été maire de Neuilly-sur-Seine de 1983 à 2002.

Nouvel Obs'

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