samedi 26 avril 2008
"J'AI CHANGE" : QUI PEUT Y CROIRE ??
Sarkozy : le mea culpa, une stratégie à risques :

Elysée. Des spécialistes de la communication politique analysent l’intervention de jeudi du Président.
Nathalie Raulin
QUOTIDIEN : samedi 26 avril 2008
L’hyperprésident confessant des «erreurs» devant 11 millions de téléspectateurs, la séquence valait son pesant de cacahuètes. Pourtant peu enclin à l’autocritique, Nicolas Sarkozy en a rajouté dans le mea culpa. Jeudi, devant les caméras, il a reconnu une «erreur de communication totale» sur le paquet fiscal, une «erreur» aussi sur la carte familles nombreuses, «erreur» encore de ne pas avoir sanctionné les «couacs» de ses ministres, et admis avoir une «part de responsabilité» dans l’exposition de sa vie privée.
Cette humilité soudaine ne trompent pas les experts en communication politique. «Nicolas Sarkozy a déjà usé de cette ficelle, rappelle Jean Veronis, professeur de linguistique (1). Le 14 janvier 2007, lors de son meeting d’investiture, il avait décliné son "j’ai changé". C’est son côté Sarko l’Américain : cette posture est en effet rare dans les pays latins mais assez fréquente dans les pays anglo-saxons.»Pour Bernard Sananès, directeur général de l’agence Euro RSCG, le chef de l’Etat n’avait guère le choix : «Il devait impérativement purger l’an 1 de son mandat. Il lui fallait donc "concéder", comme on dit dans le jargon. Quand on est en crise, si on ne reconnaît pas sa responsabilité, on ne peut redevenir audible.» Une opération de purge exclusive de toutes les autres : dans ce contexte, aucune annonce n’aurait été audible.
Pour les experts, l’autocritique reste toutefois minimaliste : «Il manie le "je" et le "nous" avec dextérité, relève Jean Veronis. Quand il reconnaît des erreurs, c’est plutôt "nous", quand il s’agit d’y remédier c’est plutôt "je"!».
Historien ,spécialiste de la communication politique à l’université de Versailles-Saint-Quentin, Christian Delporte renchérit : «Il n’a admis d’erreurs que de communication. Sa faute, c’est d’avoir mal expliqué, pas d’avoir mal agi.» Ce faisant, il prenait néanmoins un risque : «Les Français ont élu le Président sur sa compétence, et quelqu’un de compétent qui fait des erreurs s’est infiniment problématique.» D’où, à l’en croire, le changement radical du style présidentiel : pour rassurer, Sarkozy devait apparaître plus solennel, plus calme, et surtout démontrer sa maîtrise des dossiers, quitte à paraître confus. Ces gages donnés, il pouvait légitimement réclamer de n’être jugé qu’au terme du quinquennat. «En clair, Nicolas Sarkozy ne dit pas : "Je me suis trompé", il dit : "Ce que vous prenez pour des erreurs n’en sont pas, mais vous le comprendrez plus tard."» On ne se refait pas.
(1) L.-J. Calvet et J. Véronis, Combat pour l’Elysée : paroles de prétendants Le Seuil, 2006.
L'UMP SOMBRE DANS LE DESESPOIR !!
A l'UMP aussi, l'état de grâce est bien fini :
Au siège du parti du président, l'ambiance oscillait entre inquiétude et ennui durant l'intervention du patron. Frédéric Lefèbvre a savouré, Nathalie Kosciusko-Morizet a dégusté.
Mines inquiètes, dents serrées et lèvres mordues : l'ambiance n'était pas à la fête ce soir à l'UMP. Hommage tardif et silencieux du parti présidentiel à Aimé Césaire ? Tout faux : ces militants à tête d'enterrement étaient simplement venus au siège du parti pour regarder l'intervention télévisée du Président. Dont une grosse majorité de «jeunes populaires» mobilisés par leurs cadres pour remplir la salle. Un silence «religieux, même si c'est pas du gospel», plaisante un adhérent parisien. Une attention teintée d'anxiété : tous guettent la bourde. «Bien sûr qu'il est sur la défensive, argue un des spectateurs, les journalistes ne font que l'attaquer !». Certains sont blasés, voire cyniques : «On sait tous plus ou moins ce qu'il va répondre mais on n'est jamais à l'abri d'une bonne surprise.»
Quelques sifflements brisent le silence
Un caméraman dirige son objectif vers le carnet qu'un journaliste remplit frénétiquement de notes : «Excusez-moi, je cherche juste à filmer un truc qui bouge.» Même pas une mouche pour voler. Du côté des cadres, il y a du relâchement : Karoutchi arrive le premier, suivi de Devedjian et Bertrand, mais il faudra attendre le milieu de l'émission pour voir apparaître Frédéric Lefèbvre et Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM). Tous d'un sérieux mortuaire sauf le «gentil Xavier Bertrand» qui a dégainé son plus beau sourire béat.
Même si quelques blagues de Sarkozy font mouche et parviennent à dérider les militants, une poignée de remarques passent mal : les «conceptions européennes» et le référendum facultatif en cas d'élargissement de l'UE font racler des gorges. Quand le président parle de tancer les agences de notation financière pour leur rôle dans la crise des subprimes, quelques deux-pièces-cravates le sifflent carrément : «sur tout le reste, je le soutiens mais ça non !», s'explique l'un d'eux.
Conseil de classe des cadres
Qualifié de «gentil garçon» à l'antenne par le président, Xavier Bertrand savoure les applaudissements qui pleuvent sur lui. De son côté, Roger Karoutchi approuve vigoureusement l'enthousiasme de Sarkozy au sujet de Fillon. Nathalie Kosciusko-Morizet, elle, se décompose lorsque le président de la République évoque les risques qu'il a pris en intégrant des «jeunes ministres» et son intention de ne «pas laisser passer les prochains couacs». Le clair sourire de la secrétaire d'état chargée de l'Ecologie quitte son visage. Il ne réapparaîtra que pour répondre à quelques questions génériques des caméras. «Nicolas Sarkozy apprécie de modifier les cadres, il l'avait déjà dit pendant la campagne», nous explique-t-elle avant de fuir. Non sans, auparavant, nous ressortir l'argumentaire type de l'UMP : moins qu'une grand-messe, l'intervention présidentielle était un «retour sur le sens de la réforme». Même son de cloche, évidemment, chez les militants : le sarko show de ce soir était un point nécessaire pour les Français qui «n'auraient pas compris tout ce qui a été effectué jusqu'ici». Mais pourquoi, alors, venir regarder l'émission à l'UMP ? «Pour lui témoigner notre soutien», rétorque mécaniquement un jeune adhérent.
Frédéric Lefèbvre, un sarkozyste heureux
Patrick Devedjian enchaîne les directs, zappe le point presse, débat avec Manuel Valls en duplex sur France 2, bronze sous le cuivre des projecteurs et s'empâte lui aussi la langue du wording prévu : Sarkozy a seulement fait un point sur les réformes après un an de bons et loyaux services.
Frédéric Lefèbvre a apparemment oublié d'apprendre sa leçon par coeur. Pour cet hyperactif, qui trépigne encore à 23 heures passées d'avoir mouché Julien Dray, l'intervention du président était «un grand moment de vérité, s'enthousiasme-t-il. Il s'est mis dans la situation de tout dire : les erreurs, les détails dont avaient besoin les Français sur la politique étrangère. On n'avait pas eu un moment comme ça depuis son élection.» Monté sur ressorts, il regarde sa montre « faudrait peut-être que je dorme, je fais la matinale demain. » Sans cela, il en aurait mangé des heures, du Sarkozy en embuscade face aux journalistes ! Et à l'UMP, c'était bien le seul.
Vendredi 25 Avril 2008 - 00:20
Sylvain Lapoix
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BAISSE DU PLAFOND DE LA PRIME POUR L'EMPLOI !!
Hirsch annonce la baisse du plafond de la Prime pour l’emploi :
Le plafond de ressources pour bénéficier de la PPE, actuellement à 1,4 Smic, va baisser pour financer la généralisation du Revenu de solidarité active.
Liberation.fr (avec source AFP)
LIBERATION.FR : samedi 26 avril 2008
Le gouvernement va "reconsidérer" à la baisse le plafond de ressources exigé pour bénéficier de la Prime pour l'emploi (PPE), indique le Haut Commissaire aux Solidarités actives, Martin Hirsch, dans un entretien au Parisien/Aujourd'hui en France de samedi. Afin de contribuer au financement du Revenu de solidarité active (RSA), "nous allons reconsidérer le plafond de la PPE (Prime pour l'emploi) qui est actuellement de 1,4 fois le Smic (1.792 euros brut)", déclare au quotidien Martin Hirsch. "Ce recentrage ne me choque pas du tout", ajoute-t-il.
"La recentrer pourrait consister à ne plus en faire bénéficier ceux pour qui elle ne représente pas plus de 1% du revenu global du foyer. On va en débattre avec nos partenaires comme nous le faisons jusqu'à présent", précise-t-il. Le RSA sera versé "aux travailleurs pauvres qui touchent jusqu'à 1,1 (1.408 euros bruts) ou 1,2 fois (1.536 euros brut) le montant du smic, ce point n'est pas encore tranché", rappelle Martin Hirsch.
A la question: "certaines personnes cumuleront-elles RSA et PPE?", il répond que "logiquement non". "Pour certains, cela ne changera rien. En revanche, d'autres vont toucher davantage", ajoute-t-il. "Pour ceux qui gagnent entre 1,2 et 1,4 smic, et qui perçoivent la PPE, on va regarder comment faire évoluer les choses. Aujourd'hui, je ne peux pas vous dire combien de personnes toucheront la PPE à terme. C'est un point sur lequel on va maintenant travailler", souligne-t-il. "Aujourd'hui, un ménage avec 50.000 euros de revenus annuels peut toucher la PPE, alors qu'il y a des gens qui travaillent mais sont considérés comme trop pauvres pour la percevoir. Le système a débordé, il faut le corriger", estime-t-il. Interrogé sur le budget dont il dispose, Martin Hirsch indique qu'"aujourd'hui, il y a les 4,2 milliards de la PPE auxquels s'ajoute 1 à 1,5 milliard d'euros sur le budget de l'Etat, comme l'a indiqué le président de la République".
Critiques de Bayrou et Fabius
Cette décision fait réagir au Modem comme au PS. François Bayrou, président du Mouvement démocrate (MoDem), a jugé samedi que les réformes étaient "indispensables", mais qu'elle "ne peuvent pas se payer au prix de l'injustice". "Nous ne considérons pas qu'il soit socialement juste ni acceptable de faire payer la solidarité par les plus pauvres", s'est-il exclamé au sujet du financement de la généralisation du RSA par un redéploiement partiel de la PPE. De son côté, le socialiste Laurent Fabius, qui a créé et fait voter la PPE, estime "inacceptable" le redéploiement partiel annoncé jeudi par Nicolas Sarkozy. "Si l'on prélève 1 à 1,5 milliard d'euros (sur les 4 milliards d'euros de la PPE) pour la généralisation du RSA, cela veut dire que c'est la fin de la PPE, telle qu'elle éxiste", explique Laurent Fabius.
SUR L'ECONOMIE, SARKOZY SE CONTREDIT !!
Nicolas Sarkozy a-t-il changé... pour devenir marxiste ?
Lors de son émission spéciale, le Président a promis des changements révolutionnaires dans la redistribution des bénéfices aux salariés. Les gauchistes n'en croient pas leur oreilles et le Medef fait comme s'il n'avait rien entendu.
Le Président est allé très loin, lors de son intervention télévisée de jeudi dernier, en s'en prenant aussi bien aux spéculateurs qu'aux agences de notation ou encore à Daniel Bouton, le pdg de la Société générale. Emporté par sa diatribe contre un « capitalisme financier qui marche sur la tête », il en est même venu à faire des promesse dignes de la gauche extrême. En début d'émission, face à Véronique Augier, il assure que François Fillon présentera « dans les quinze jours » un texte relevant d'un véritable « projet de société » dont l'objectif est l'intéressement des salariés aux bénéfices de l'entreprise. « Il y a des entreprises qui font des profits et c'est tant mieux (…) Mais il faut que chaque salarié puisse en profiter , a déclaré le chef de l'Etat. Dans mon esprit, il faut qu'un tiers des profits aille au salarié, un tiers de profits aille à l'investissement, un tiers des profits aille aux actionnaires. » Commentaire de Michel Husson, ancien économiste de la LCR : « Quand j'ai entendu ça, les bras m'en sont tombés. Je me suis dit qu'il avait dû piquer cette proposition à Attac, c'est pas possible ! » La chemise bleu UMP du Président dissimulerait-elle une faucille et un marteau dans sa poche intérieure ?
Premier obstacle : « les contraintes du marché »
A l'heure actuelle, les entreprises du Cac 40, pour ne citer qu'elles, sont loin du compte. Selon l'étude commandée par Le Monde au cabinet d'évaluation financière Ricol, Lasteyrie et associés, elles reversent 40 à 50% de leurs bénéfices aux seuls actionnaires. Et l'Etat lui-même, lorsqu'il est actionnaire de grandes entreprises, encaisse ses dividendes comme les autres. Mais à Bercy, on se justifie en faisant valoir que l'Etat manque de i[« marge de manœuvre »]à cause des « contraintes du marchés ». Sarkozy, nouveau pourfendeur de l'argent fou, peut-il combattre ces fameuses contraintes qui lient jusqu'aux agents du ministère des Finances ?
Deuxième obstacle : les PME
« Fixer le mode de répartition des bénéfices reviendrait à nationaliser à moitié toutes les entreprises, décrypte Michel Husson. Ou alors, il faut jouer sur les taxes d'imposition ». C'est à cette deuxième disposition que semble songer Nicolas Sarkozy. Dans son allocution, il observe que « les entreprises de moins de 50 salariés ne sont pas obligées de faire la participation ou l'intéressement » et annonce aussitôt : « eh bien désormais, une entreprise qui distribuera une partie de ses bénéfices à ses salariés paiera moins d'impôts sur les bénéfices. » Le projet est encore un peu flou, et selon l'économiste Liêm Hoang-Ngoc, il est surtout bizarrement énoncé : «les PME ne redistribuent pas d'argent à leurs salariés. Comment peut-on leur promettre qu'on baissera un impôt qu'elles ne payent pas ?» « L'intéressement, c'est l'arlésienne depuis de Gaulle, poursuit l'économiste proche du PS. Mais si les petites entreprises ne le font pas, c'est tout simplement parce qu'elles n'en ont pas les moyens, elles de dégagent pas de marges suffisantes ! »
Troisième obstacle : le Medef...et Nicolas Sarkozy
Plus grave, il relève ensuite que Nicolas Sarkozy a lui-même participé à abolir les mesures qui favorisaient la redistribution aux salariés dans les grandes entreprises ! « Michel Rocard avait modulé le taux d'imposition des bénéfices selon leur répartition : il était de 42% pour les bénéfices qui allaient aux actionnaires et de 34% pour ceux qui étaient réinvestis. Qui a aboli cette disposition pour réduire le taux d'imposition au taux unique de 33% ? Edouard Balladur à l'époque où un certain Nicolas Sarkozy était ministre du Budget. » Nicolas Sarkozy président serait-il prêt à revenir sur les décisions de Nicolas Sarkozy ministre ? Voilà qui ne ferait pas plaisir à tout le monde. Le Medef, notamment, s'était réjoui de l'arasement de l'impôt sur les bénéfices à 33% sous le gouvernement Balladur. Interrogé sur l'annonce du Président…le syndicat des patrons n'a pas souhaité répondre. A suivre avec intérêt !
Vendredi 25 Avril 2008 - 19:34
Anna Borrel
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vendredi 25 avril 2008
LE BORGNE CHERCHE A FAIRE PARLER DE LUI !!
Le Pen persiste à qualifier de «détail» les chambres à gaz nazies
Jean-Marie Le Pen n’est «pas sûr» que la France existera encore dans 50 ans. (Photo Reuters)
Le président du Front national répète les propos qui lui ont valu plusieurs condamnations judiciaires, dans une interview au magazine régional «Bretons».
Liberation.fr (avec Source AFP)
LIBERATION.FR : vendredi 25 avril 2008
Jean-Marie Le Pen, absent médiatiquement depuis les élections municipales, persiste et signe. Ce matin, dans dans le mensuel généraliste «Bretons», diffusé en Bretagne et en région parisienne, le président du FN affirme à propos des chambres à gaz: «J’ai dit qu’elles étaient un détail de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale: ça me paraît tellement évident».
Dans la suite des échanges avec le journaliste, Le Pen rappelle le nombre de morts total de la seconde guerre mondiale, en avançant le chiffre de «50 millions de morts». Mais le journaliste l’interrompt, lui disant que «le problème n’est pas de savoir le nombre [de morts] mais la manière dont ils ont été tués», et que l’on a «déporté des gens pour les amener dans des camps juste pour les faire tuer».
«Mais ça, c’est parce que vous croyez à ça. Je ne me sens pas obligé d’adhérer à cette vision-là. Je constate qu’à Auschwitz il y avait l’usine IG Farben, qu’il y avait 80 000 ouvriers qui y travaillaient. À ma connaissance, ceux-là n’ont pas été gazés en tout cas. Ni brûlés», répond le leader frontiste.
Alors que le journaliste rétorque que des travaux d’historiens de toute sensibilité politique ont montré la réalité de la déportation à fin d’extermination, Le Pen répond: «Ce n’est pas le problème. Je n’ai pas contesté, j’ai dit que c’était un détail». En 1987, c'est ce même terme qu'il avait utilisé pour la première fois, ce qui lui avait valu une condamnation judiciaire.
Dans cette longue interview, il explique également qu’il n’est «pas sûr» que la France existera encore dans 50 ans. Et de se lancer dans une tirade raciste: «sur le papier» elle sera «à majorité musulmane», comme c’est le cas aujourd’hui selon lui à «Roubaix», «Marseille», ou dans la «banlieue parisienne, où en sortant du métro vous vous trouvez à Tombouctou ou Casablanca».
«La population musulmane qui s’implante à Quimper ne met pas la coiffe. Elle met le voile. Et la Bretonne qui habite ce quartier de Quimper, elle met aussi le voile pour ne pas avoir de problèmes», lance-t-il en guise conclusion.
mercredi 23 avril 2008
LE MOUVEMENT LYCEEN CENSURE SUR INTERNET !!
Mobilisation des lycées: des cas de censure sur le Web :
Par Chloé Leprince | Rue89 | 20/04/2008 | 17H58
Sur Internet, des vidéos parodiques contre les suppressions de postes dans le secondaire sont au cœur d'un bras de fer.
Les vacances de printemps ont démarré samedi dans la zone C, qui englobe notamment l'académie de Créteil. Une académie particulièrement touchée par les suppressions de postes, et dont dépend la Seine-et-Marne: c'est dans ce département qaue la mobilisation avait décollé après l'annonce de 227 postes en moins. Notamment sur le Net: profs et élèves ont alimenté leurs blogs de vidéos, clips et autres tubes dont la diffusion s'est révélée très virale.
Ainsi, les internautes ont vu partout les profs et élèves du lycée Emily-Brontë, de Lognes (Seine-et-Marne), se dandinant en short de tennis très années 80 au son de "Toutouyoutou" dans une parodie assez drôle de la publicité pour les renseignements 118-218.
Partout? Et pour cause: la première fois que les enseignants d'Emily-Brontë ont pris contact avec Rue89, c'était pour nous suggérer d'afficher leur clip dans notre rubrique ZapNet et d'aller jeter un œil sur leur blog.
En quelques jours, la mobilisation d'Emily-Brontë pour 5 postes de professeurs faisait l'objet d'une dépêche AFP et de nombreux articles, notamment dans Le Parisien. Il y a trois jours encore, Libération.fr, dans un article consacré aux nouveaux outils web et sms de la mobilisation dans l'éducation nationale, renvoyait sur l'opération "77-227-Toutouyoutou".
Entre temps, une internaute de Rue89, enseignante au lycée Emily-Brontë, nous a tenu au courant d'un autre feuilleton qui s'ouvrait en marge de celui des suppressions de postes. Ce feuilleton court toujours, même si les vacances ont démarré samedi en région parisienne. Il concerne justement la désormais fameuse vidéo "77-227" mais aussi un rap composé par un enseignant de ce même lycée de Lognes.
Retirer le clip au nom de la protection des mineurs
Alors que nous venions de constater la disparition mystérieuse du clip dans notre colonne ZapNet, le weekend dernier, notre internaute, qui co-anime le blog d'Emily-Brontë, reprend contact avec Rue89:
"L'inspection académique, le rectorat et notre direction nous demandent de supprimer avant lundi la vidéo "77-227" de notre blog et de YouTube."
Bataille d'images, alors que la vidéo commençait justement à se tailler une petite réputation sur la Toile? C'est ce que pensaient alors les enseignants, qui avaient pourtant associé les élèves dans le clip, soufflant tous ensemble en leggings et petit short ridicules. Un enseignant du lycée nous confiait alors, très amer:
"Les autorités qui nous liquident ne tiennent certainement pas à ce que le mouvement devienne populaire et sympathique. On préfère parler de corporatisme, de violence et d'hystérie plutôt que de mettre à jour les revendications claires et légitimes des professeurs et des élèves inquiets, non pour leurs statuts, leurs options ou leurs programmes, mais pour l'Ecole républicaine."
En fait, c'est au nom de la protection des mineurs que l'on a demandé aux auteurs du clip de retirer celui-ci du Web. L'argument?
"Il est interdit de filmer ou de prendre en photo des élèves dans l'enceinte du lycée sans le consentement écrit de leurs parents."
C'est en effet ce que dit la loi. En principe. Mais celle-ci s'applique-t-elle en période de grève ou de blocus, lorsque le lycée échappe à son fonctionnement ordinaire? Et cette loi concerne-t-elle une opération similaire menée devant les bâtiments de la préfecture, comme ce fut le cas pour une autre vidéo?
"Et pourquoi cette règle ne s'applique-t-elle pas, alors, aussi aux rituelles photos de classe?" s'interroge même la prof, internaute de Rue89.
Renseignements pris, les enseignants de Lognes ont décidé de réintégrer la vidéo sur le Net:
"Seule la direction de l'établissement est allée voir le service juridique du rectorat mais elle n'a pas été en mesure de prouver que des parents s'étaient plaints."
MC V.Ner au micro
Fin du feuilleton? Pas vraiment: le "Toutouyoutou-clip" n'est pas seul à faire l'objet d'un bras de fer. Il en va de même pour un titre de rap composé par un des profs du lycée Emily-Brontë. Pas syndiqué, comme la plupart, il préfère rester anonyme et hésite à répondre aux journalistes. Il a en effet fait l'objet de "pressions", racontent ses collègues. Son tort? "Avoir bafoué le devoir de réserves des enseignants", s'est entendu reprocher par la direction de l'établissement celui qui se fait appeler "MC V.Ner" sur le Web.
MC V.Ner et les élèves en short ont-ils bafoué droit à l'image et devoir de réserve? A Lognes, la mobilisation sur le Web prend des proportions inattendues: le feuilleton a surgi au menu de l'avant-dernier conseil municipal. Avec projection du clip en short et diffusion du rap dans les hauts parleurs, comme l'a confirmé un élu municipal de cette ville de 15000 habitants où la moitié de la population a moins de trente ans.
Rue89 a voulu en savoir plus, connaître la teneur des débats, où l'on nous dit que Michel Ricart, maire (PS) de Lognes, a bien souligné "la dimension humoristique de la parodie".
Mais s'il nous fut répondu que le maire était d'accord pour nous répondre "car il est solidaire du mouvement", la municipalité n'a finalement jamais donné suite.
De son côté, la direction de l'établissement n'a pas répondu aux appels de Rue89, malgré la tension qui va crescendo. Sur le Net, la vidéo de l'opération "77-227" avait, elle, dimanche, été visionnée 114 fois en cinq jours, depuis son retour sur Dailymotion.
A Albi, le tube du printemps: "Sauvons nos options"
Ailleurs, d'autres vidéos fleurissent. A Albi, le blog du lycée Arsonval publie à son tour plusieurs vidéos. Non sans succès puisque l'une d'elles, intitulée "Sauvons nos options", affiche dores et déjà plus de 150 000 vues sur YouTube.
mardi 22 avril 2008
Le Web 2.0 condamné mais ne se rend pas ... ! - lettre à mes ami"e"s du Net.

Bonjour à toutes et tous,
Dans notre société contemporaine, la culture du paradoxe est une activité en plein essor...
Ainsi chaque jour, nos dirigeants nous emprisonnent avec le sourire et pour notre sécurité.
Chaque jour aussi, des luttes, des résistances, des réseaux s'organisent pour faire face aux mesures liberticides quotidiennes.
Dans notre monde en voie de fascisation, une des mesures phare reste le contrôle des sources d'informations et des canaux de diffusion.
Avec l'accélération des outils de communication et en particulier de l'internet haut-débit, ce contrôle devient de plus en plus compliqué.
C'est pour cela que l'Internet et sa version WEB2.0 font l'objet d'attentions très particulières de la part de nos censeurs.
L'impossibilité quasi technique de contrôler les accès a obligé les politiques à doter les tribunaux d'un arsenal juridique digne de la terreur pour s'occuper des contenus et des diffuseurs !
Le résultat, des procédures de terrorisme judiciaire de plus en plus nombreuses, pour des motifs de plus en plus ridicules avec des sanctions de plus en plus importantes :
Après Fuzz, Wikio bientôt condamné ? -lire ici-
1ère instance : diffamation, mais pas injure. -lire ici-
Aux Blogs citoyens ! Noachovitch attaque -lire ici-
Un blog attaqué en contrefaçon de marque pour un mot-clé -lire ici-
La liste n'est pas exhaustive mais elle s'allonge chaque jour.
Voilà un bref aperçu de la réalité de la liberté dans la France du WEB 2.0, l'injustice règne en maitre, son bras armé (la loi) coupe les têtes-numériques qui dépassent, amies et amis blogueuses et blogueurs vous pensez être en sécurité ?
A vous de voir...
Blogueurs et Responsabilité Reloaded -lire ici-
Face à cela, nous avons un monde à sauver, une liberté à restaurer, un avenir à construire...
Organisons nous !
Défendons nous !
Libérons nous !
Bésitos de moi.
Eric Bloggeur Citoyen
http://monmulhouse.canalblog.com/
PS : "CASSE TA TV" C'est ta seule chance !
Re - ps :
Depuis la situation continue de se compliquer .
Pour en savoir plus cliquez ici...
dimanche 20 avril 2008
79% des Français estiment que la politique de Sarkozy a échoué
79% des Français estiment que la politique de Sarkozy a échoué :
Selon ce sondage publié dans «Le Journal du Dimanche», 49% des personnes interrogées estiment même que l'action du chef de l'Etat et du gouvernement n'a «pas du tout» amélioré la situation.
REUTERS
LIBERATION.FR : dimanche 20 avril 2008
L'action de Nicolas Sarkozy et du gouvernement n'a pas permis d'améliorer la situation de la France et des Français, estiment 79% des personnes interrogées par l'Ifop.
Selon ce sondage publié dans Le Journal du Dimanche, 49% des Français estiment même que l'action du chef de l'Etat et du gouvernement n'a "pas du tout" amélioré la situation.
A l'inverse, 21% des sondés estiment que la politique menée depuis un an a permis d'améliorer la situation de la France et des Français, dont 4% "tout à fait" et 17% "plutôt".
Le sondage a été réalisé les 17 et 18 avril auprès d'un échantillon de 956 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.









