samedi 3 mai 2008
ALLONGER LA DUREE DE TRAVAIL N'EST PAS LA SEULE SOLUTION !!
Retraites: 41 ans de cotisation, la seule solution?
Par Julien Martin | Rue89 | 01/05/2008 | 13H45

Xavier Bertrand jure qu'il ne fléchira pas sur ce point de la réforme des retraites, mais opposition et syndicats n'ont pas désarmé.
Xavier Bertrand le clame depuis des semaines: oui il va négocier avec les syndicats la réforme des retraites en préparation, mais non il ne cèdera pas sur le point principal qu'est l'allongement progressif de 40 à 41 ans d'ici 2012 de la durée de cotisation pour une retraite à taux plein. Une mesure inévitable, selon le ministre du Travail:
"Si nous ne faisons rien, une retraite sur dix ne sera pas financée et le déficit des retraites atteindra 11 milliards d'euros pour la seule année 2012."
Le texte en est encore au stade des pourparlers, mais déjà il agite la sphère politique et sociale, notamment dans les couloirs de l'Assemblée nationale. Une occasion en or pour l'opposition de montrer les dents et de faire des contre-propositions. Mais les députés UMP demeurent sûrs du bien-fondé de la réforme.
Au premier rang de la majorité, le député Benoist Apparu estime que "c'est indispensable parce qu'on n'a pas cinquante leviers d'action" et "dès lors que les Français vivent plus longtemps, qu'ils travaillent un peu plus longtemps, c'est cohérent". D'autant que le gouvernement accompagne la mesure de revalorisations:
► Augmentées de seulement 1,1% le 1er janvier, les pensions de retraite bénéficieront d'une nouvelle hausse -non encore fixée- au 1er septembre.
► La pension de réversion pour les veufs et veuves augmentera par étapes d'actuellement 54% de la retraite du conjoint disparu à 60% début 2011.
► Le minimum vieillesse sera revalorisé de 5% par an d'ici 2012.
Pour le PS, l'urgence du moment n'est pas d'augmenter la durée de cotisation. "Le problème [du financement des retraites, ndlr] ne se posera vraiment qu'à partir de 2015/2020", selon le député socialiste André Vallini. "D'ici là, il y a d'autres urgences" et particulièrement "le problème de l'emploi des séniors".
L'échec de la réforme Fillon de 2003?
Seuls 38,1% des 55-64 ans travaillent en effet en France, selon les derniers chiffres de 2006, contre 43,5% dans l'ensemble de l'Union européenne, et "6 millions de personnes âgées vivent avec des pensions largement inférieures au Smic". Dès lors, a conclu le bureau national du Parti socialiste dans un communiqué:
"Nous récusons, en l’état actuel, tout allongement de la durée de cotisations qui réduirait encore davantage la proportion des salariés parvenant dans l’avenir à une retraite à taux plein."
Et aux syndicats d'emboîter le pas au PS en dénonçant l'échec de la loi Fillon sur les retraites adoptée en 2003 et qui devait remédier au sous-emploi des séniors. Une loi sur laquelle ils se basent également pour contester l'allongement à 41 annuités. La réforme Fillon prévoyait cet allongement, sauf si le taux d'activité des personnes de plus de 50 ans n'évoluait pas. Ce qui est le cas. D'où la promesse des syndicats d'émailler le mois de mai de "mobilisations d'ampleur".
Et le système de retraite par points?
Si un mouvement majeur venait à bloquer l'action gouvernementale, plusieurs personnalités du centre et de la droite proposent de réfléchir à une troisième voie. Le député UMP François Goulard est de ceux-là:
"L'allongement de la durée de cotisation n'est pas le système idéal. Le système idéal est celui de la retraite par points qui est le seul à assurer durablement l'équilibre des retraites. Mais au sein de la majorité, au sein du gouvernement, les esprits ne sont pas mûrs pour adopter ce système intelligent."
Un système déjà défendu par François Bayrou durant la campagne présidentielle. Le président du MoDem proposait de "remettre à plat tout le système des retraites" et expliquait la réforme qu'il voulait mettre en oeuvre:
"Dans ce système de retraite par points, où le montant augmente avec le temps de cotisation, les salariés conserveront le droit de partir à la retraite à 55 ans, mais leur retraite sera plus importante s’ils partent plus tard. Cette retraite à la carte aura pour principe le droit pour chacun de définir son temps de travail et son niveau de retraite."
Une réforme "fondée sur l'égalité", argumente François Bayrou, mais aussi plus "libérale", précise François Goulard. Pas de quoi, certainement, rassurer les syndicats.*
DARCOS MEPRISE LES MANIFESTANTS ET IMPOSE LE SERVICE MINIMUM !!
Service minimum à l'école : une "remise en cause du droit de grève" :
NOUVELOBS.COM | 04.05.2008 | 15:00
Le ministre de l'Education Xavier Darcos demande à ses services de "poursuivre et amplifier l'expérimentation du service minimum d'accueil (SMA)" dans les écoles primaires à l'occasion de la grève du 15 mai. Les syndicats dénoncent "une provocation".
L'annonce
par le ministre de l'Education Xavier Darcos (UMP), samedi 3 mai, de
mettre en place le service minimum d'accueil (SMA) dans les écoles, à
l'occasion de la grève du 15 mai, fait l'objet de très vives réactions
des syndicats enseignants, qui dénoncent une "volonté de remettre en
cause le droit de grève".
"Il y a derrière cette annonce la volonté de remettre en cause le droit
de grève. Le ministre ferait mieux de répondre aux propositions de
discussions des organisations syndicales", commente Gilles Moindrot,
secrétaire général du SNUipp-FSU, majoritaire chez les enseignants du
primaire. "L'expérimentation du mois de janvier avait eu un succès
mitigé car elle n'avait concerné que 2.000 communes. C'est par un
ailleurs un dispositif qui crée des problèmes de faisabilité et de
responsabilité".
"De la provocation"
Même agacement du côté de Thierry Cadart, secrétaire général du
Sgen-CFDT: "Le ministre persiste dans la même erreur que la première
fois (le 24 janvier, ndlr). Plutôt que de passer du temps à faire de la
provocation, il ferait mieux d'entamer le dialogue, on n'en serait pas
à faire grève".
"Que l'Etat indemnise les communes organisant le SMA avec les retenues
sur salaires des grévistes, alors qu'il n'a pas réussi dans le dialogue
social, c'est de la provocation".
En revanche, la Peep, fédération de parents d'élèves, s'est félicitée
que le ministre "montre sa ferme détermination à mener les réformes".
"Poursuivre et amplifier l'expérimentation"
Xavier Darcos, a demandé à ses services de "poursuivre et amplifier
l'expérimentation du service minimum d'accueil (SMA)" dans les écoles
primaires à l'occasion de la grève des enseignants prévue le 15 mai.
Une note du ministre envoyée le 23 avril aux recteurs et inspecteurs
d'académie en faisait déjà état : "Dans la perspective des mouvements
sociaux prévus au cours du mois de mai, je souhaite poursuivre et
amplifier l'expérimentation du service minimum d'accueil (SMA) mis en
place à l'occasion de la précédente journée de grève unitaire le 24
janvier".
Le ministre devait en faire l'annonce samedi 3 mai à midi au cours du
89e congrès de la Fédération des parents d'élèves de l'enseignement
public (Peep) à Clermont-Ferrand. Le dispositif doit prendre effet le
15 mai, jour de grève auquel ont appelé cinq fédérations de
l'éducation, au sein desquelles figurent les trois principaux syndicats
de professeurs des écoles, en protestation contre la politique
budgétaire et éducative du gouvernement.
Un dispositif controversé
Le SMA, qui ne concerne que les écoles primaires - l'obligation
d'accueil existant déjà dans les collèges et lycées tenus de rester
ouverts les jours de grève - consiste à rémunérer des agents municipaux
pour qu'ils gardent les enfants les jours de grève. Le ministre
rappelle dans sa note que la rémunération se monte à 90 euros par
groupe de 15 élèves accueillis. Les retenues sur les salaires des
grévistes doivent permettre de compenser financièrement les mairies.
Initialement prévu pour entrer en vigueur à la rentrée 2008, il avait
finalement été expérimenté le 24 janvier dans des écoles primaires
d'environ 2.000 communes selon le ministère. Voyant une tentative de
remise en cause de l'exercice du droit de grève, cela avait provoqué
l'hostilité des syndicats et de la première fédération de parents
d'élèves, la FCPE.
Au soir de cette première expérimentation, Xavier Darcos avait annoncé
qu'il allait chercher un "accord" avec les organisations syndicales sur
le service minimum à l'école, en prévenant qu'à défaut d'une accord
"dans les deux mois", il passerait "par la loi".
Dans sa note aux recteurs, le ministre souhaite que "les communes qui
n'ont pas signé à ce jour de convention d'organisation du SMA (avec le
ministère) disposent de toute l'information nécessaire sur les
modalités d'organisation du dispositif".
vendredi 2 mai 2008
UN AN APRES : POLITIQUE DE L'IMMIGRATION = ÉCHEC !!
Immigration: pourquoi les quotas ne marchent pas :

Par Chloé Leprince | Rue89 | 01/05/2008 | 18H03
Un an après, la mobilisation pour les travailleurs sans-papiers souligne l'échec de l'immigration économique chère à Sarkozy.
Un cortège noir de monde s'est ébranlé de la place de la République, à Paris, en début d'après-midi, pour la manifestation rituelle du 1er mai. Pour la première fois cette année défilaient, en tête des cortèges de la CGT et de l'association "Droits devant!!", des travailleurs sans-papiers. Des hommes pour la plupart.
Certains d'entre eux tiennent a bout de bras le menu du restaurant "Chez Papa", une chaîne dont plusieurs dizaines de salariés se sont mis en grève, mi-avril, pour réclamer leur régularisation. Nous étions alors le 15 avril et, en quelques heures, la CGT et l'association Droits devant!! avaient mobilisé sous leur double houlette plusieurs centaines de salariés sans-papiers sur une quinzaine de piquets de grève. Ils scandent "Le cas par cas, on n'en veut pas", en avançant d'un pas énergique tandis que l'encadrement de la CGT leur demande de ralentir l'allure.
La veille de la manifestation, mercredi, on apprenait que trois des quelque 900 dossiers soumis aux pouvoirs publics depuis le début de la grève en Ile-de-France, avaient été régularisés par la préfecture des Hauts-de-Seine. Régularisés? Le jour où ils ont déposé leur dossier en préfecture une autorisation temporaire de circuler sur le territoire et de travailler leur avait été accordée pour deux semaines. Avant que ce délai n'arrive à échéance, ils ont donc reçu un titre de séjour de trois mois, qui devra être suivi par une autorisation d'un an.
Du côté du gouvernement, on mulitiplie les signes de fermeté depuis le début du mouvement de grève, mi-avril. Non sans peine: ces premières régularisations, qui devraient être suivies par d'autres "au cas par cas", fissurent le discours de fermeté manifesté depuis l'élection présidentielle par la majorité. La politique de quotas mise en place par le gouvernement était censée suffire à répondre aux besoins exprimés en France. La mobilisation du patronat en mal de main d'oeuvre démontre son inefficacité.
Ces régularisations ne sont pas "une grande première", comme cela a pu être dit: bien que de moindre ampleur, d'autres grèves avaient déjà débouché sur des régularisations au cas par cas, comme par exemple au restaurant de l'avenue de la Grande Armée. Mais ces revendications, assorties d'une mobilisation sans précédent du milieu patronal, mettent à rude épreuve la stratégie que le gouvernement s'efforçait de valoriser sur le front de l'immigration. Officiellement, la France refuse en effet "toute régularisation massive" des travailleurs sans-papiers, y compris pour ceux qui payent cotisations salariales et impôts, parce que cela concourrait à "légitimer le travail clandestin".
La lutte contre le travail au noir en berne
Sur le terrain, on s'interroge sur la réelle motivation des pouvoirs publics à lutter contre le travail au noir. Lorsqu'après avoir été arrêté, un sans-papiers en rétention affirme travailler, que son employeur lui doit encore de l'argent et qu'il l'employait au noir, l'ANAEM (ex-OMI, qui dépend de l'Etat, et est la seule, avec la Cimade, présente en rétention) consigne toutes ces données et promet au retenu que tout sera fait pour contacter cet employeur. Cette salariée de l'ANAEM confie pourtant anonymement:
"Une grande majorité des retenus que je reçois travaille. Je dirais environ 80%, même si nous n'avons pas vraiment de statistiques solides. Un sur deux environ a été spolié. On leur promet de tout faire pour eux mais on n'a rien pour le faire. Si l'employeur nie l'avoir embauché, notre intervention s'arrête très vite.
"Il est très rare de réussir à convaincre le patron de se déplacer pour payer son dû au sans-papiers. Parfois, il faut négocier une somme d'argent qu'il serait prêt à concéder. Moi, je croyais qu'il y avait des gens dont c'était le métier, de s'occuper du travail clandestin. Nous, avec nos fiches, c'est n'importe quoi, il n'y aucun signalement, aucune transmission."
L'encouragement pour le travail au noir n'est pas la seul argument invoqué par le gouvernement contre une vaste régularisation des travailleurs clandestins. Nicolas Sarkozy le rappelait le soir de son intervention télévisée, fin avril: "Il y a 22% de chômeurs chez les travailleurs immigrés en situation régulière." En clair: à ces étrangers-là la priorité si les Français ne veulent pas de certains emplois, comme l'a dit le président de la République.
Les patrons mobilisés: le signe de l'impasse
La nouveauté du vaste mouvement de grève démarré mi-avril en Ile-de-France est le soutien sans précédent apporté par le patronat, qui affirme manquer de main d'oeuvre malgré un taux de chômage chez les étrangers presque trois fois plus élevé que la moyenne. Certains se sont même largement mobilisés pour réclamer la régularisation de leurs salariés sans papiers. Même les puissants syndicats des professionnels de l'hôtellerie-restauration, l'Umih et la Synhorcat (respectivement 80 000 et 20000 adhérents), ont réclamé un changement de traitement. D'autres, souvent issus de petites PME, ont carrément créé un réseau.
L'article 40 de la loi du 20 novembre 2007 (dite "loi Horetefeux") et une circulaire du 7 janvier 2008 encadrent la possibilité de régularisation sur demande de l'employeur. A condition que le salarié bénéficie d'un contrat d'un an minimum et qu'il relève d'un des secteurs dits "en tension". Ce sont les fameux quotas introduits par le législateur à l'automne dernier, et dont nous vous fournissions alors la liste.
Au total, 152 métiers traversés par des difficultés de recrutement sont accessibles aux ressortissants des nouveaux pays membres de l'Union européenne. Il s'agit en fait de métiers peu qualifiés. A l'inverse de l'autre classement, de 30 métiers celui-là, accessible aux seuls immigrés issus des pays du Sud, qui concernait des professions à forte valeur ajoutée connaissant une pénurie de main d'oeuvre.
Un classement conçu comme la clef de voûte de l'immigration de travail tant valorisée par le candidat Sarkozy. Lequel a placé la barre haut en la matière: il s'est engagé à faire passer de 7% au moment de son élection à 50% la part de l'immigration économique dans l'immigration totale. Et donc à faire reculer l'immigration familiale.
Le ministère refuse de communiquer
Accumulant les retards mais annoncée pour cette année, la carte compétences et talents et des accords bilatéraux doivent compléter le dispositif de cette immigration choisie. Or, depuis la mobilisation autour de la régularisation des travailleurs sans-papiers -populaire dans l'opinion-, le ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale hésite à communiquer. Depuis une semaine, une bonne quinzaine d'appels sont restés lettre morte.
Combien de cartes compétences et talents ont-elles été distribuées? Combien de titre de séjour ont-ils été accordés au titre de l'article 40 et des secteurs en tension depuis l'entrée en vigueur de la loi, le 7 janvier? Quelle est l'origine géographique des titulaires de ces nouveaux permis de travail? Combien d'étudiants diplômés des universités et des écoles françaises sont autorisés à rester sur le territoire après leurs études? Pas de réponse: le conseiller ne m'a jamais rappelée.
Les quotas sont contreproductifs
Pour le chercheur Patrick Weil, spécialiste de l'immigration, "les quotas sont même carrément contre-productifs" dans la mesure où il n'appartient pas à l'Etat de faire le tri. Il s'étonne de voir qu'un gouvernement d'inspiration libérale s'immiscer ainsi dans le recrutement des entreprises privées.
Pour Patrick Weil, l'immigration de travail doit au contraire s'écrire autrement et privilégier la souplesse. Le chercheur milite ainsi pour un "permis à l'aller et retour" qui permettrait d'introduire de la fluidité dans la politique migratoire, en proposant par exemple à certains candidats à l'immigration de venir à plusieurs reprises en France travailler... pour mieux repartir dans leur pays.
Un des gros atouts de ce dispositif consistant, pour les métiers à forte valeur ajoutée, à ne pas organiser de fuite des cerveaux des pays en voie de développement en n'acceptant plus à nos frontières que les seuls candidats bardés de diplômes.
FEUILLE DE SLOGANS POUR LE MOUVEMENT LYCÉEN !!
Voici une feuille de slogans à télécharger librement et à distribuer pendant les manifestations lycéennes :

Voici ce qu'on peut y lire :
SLOGANS
A ceux qui veulent,
Casser l'Education,
La jeunesse répond : Résistance !
Darcos (sarko, fillon…) t'es foutu la jeunesse est dans la rue !
L'éducation, est sacrifiée, lycéens, debout, il faut se révolter ! (bis)
Darcos, entends bien, que nous lycéens, sommes des citoyens !
Des postes à supprimer ?
Commence par le tien, ministre papier-mâché !
Darcos, si tu savais, ta réforme, ta réforme
Darcos, si tu savais, ta réforme ou ont s’la met !
Au cul, au cul, aucune Négociation !
Non Non Non aux Suppressions ! / Oui Oui Oui, à notre Éducation !
Au clair de la lune, mon ami Darcos,
Prête moi ta thune, pour payer nos profs.
Un régiment de lycéens...Déclare la guerre au ministère...
Et le Darcos on va s'le faire...
Ses suppressions on n’en veut pas ! ON N’EN VEUT PAS !
Si j’avais le portefeuille de François Fillon,
J’en ferais profiter, tous mes compagnons.
Si j’avais le compte en banque de Sarkozy,
J’en ferais profiter, tous mes p’tits amis.
Tout est à nous ! Rien n'est à eux !
Tout ce qu'ils ont, ils l'ont volé, ils l’ont volé !
Arrêt des suppressions ! Arrêt des suppressions !
Ou alors ça va péter, CA VA PETER !
Lycéen, si t'es champion, dis non, dis non...
Lycéen, si t'es champion, dis non aux suppressions !
Il était un petit homme, pirouette, cacahouète. Il était un petit homme,
Qui avait une drôle de réforme, qui avait une drôle de réforme !
Sa réforme est en carton, pirouette, cacahouète...
Sa réforme est en carton…
Et ses idées sont nulles à chier, et ses idées sont nulles à chier !
Lycéens en colère, y'en a marre de la galère !
Depuis toujours, à Matignon ! On prend les jeunes pour des cons !
Y’en a ras le bol, de ces guignols,
Qui ouvrent les prisons et ferment les écoles !
1 pas en avant et 3 pas en arrière, c'est la politique du gouvernement !
De quoi s'plaint-on ? D'être pris pour des cons !
Forum de la Coordination Nationale Lycéenne
DES VIOLENCES POLICIERES LORS D'UN CONCERT A LA FAC !!
A la fac d'Orsay, le concert finit entre flash-ball et lacrymos :

Par Sabrine Kasbaoui | Etudiante en journalisme | 30/04/2008 | 20H53
Vacances obligent, le campus de la fac d'Orsay est presque vide. Mais parmi les quelques étudiants présents, l'amertume et la colère prévalent. Ils ont assisté aux concerts organisés, le 18 avril, par l'association étudiante qui gère la K'Fet sur Yvette. Deux concerts qui ont fini sous les tirs de grenades lacrymogènes et de flash-ball.Un collectif s'est formé immédiatement.
"C'est un non-événement, aucune plainte ne nous est parvenue, personne n'a été déferré", rétorque le procureur-adjoint au tribunal d'Evry. Un non-événement qui fait pourtant l'objet d'une large polémique entre les étudiants, les autres spectateurs présents ce soir-là et les forces de l'ordre.
Le procureur a recueilli le compte-rendu de la police et les notes de son substitut de permanence:
"Les policiers sont intervenus afin de mettre fin à une altercation. Ils ont été accueillis par des jets de pierres et de cannettes. Au moment de faire sortir tout le monde, ils ont rencontré une résistance."
La police ne nie pas l'usage des gaz lacrymogènes, et affirme que c'est au milieu des fumigènes, dans la bousculade, que Mario Correia De Carvalho, un étudiant en fauteuil roulant, s'est écroulé. La version de Mario est beaucoup plus précise. Selon lui, son fauteuil a été endommagé par un tir de flash-ball, alors que plusieurs personnes s'étaient placées devant lui afin de le protéger:
Dans le compte-rendu de la police, le déroulé de la soirée reste vague, mais une conclusion demeure: "pas de plainte, pas de blessé". Encore une fois, la version de Mario diffère: s'il n'y a pas de plainte, c'est qu'il n'a pas pu en déposer une. Au commissariat de Palaiseau, on l'a ainsi renvoyé vers l'inspection générale de la police nationale (IGPN).
Si les informations du procureur-adjoint sont succinctes, les étudiants, eux, ne sont pas avares de détails. A la K'fet, ce mardi, on s'échauffe encore lorsque le sujet est abordé. Secrétaire de l'association qui gère l'endroit, Lynda a l'habitude d'organiser des concerts dans cette petite salle très colorée, l'un des seuls lieux de loisirs du campus.
On y boit un café la journée, un verre le soir, on y papote autour d'un babyfoot et tous les vendredis, la musique s'y invite joyeusement. Elle était aux premières loges ce vendredi-là.
"Occupez-vous de faire le tri entre les habitués et les gens des Ulis"
"Derrière le bar, un des mecs de l'association a commencé à s'accrocher avec un gars du public. Il lui a demandé d'aller fumer dehors", commence-t-elle. Sur le parking, le ton monte, sous l'oeil mécanique d'une caméra placée en haut du bâtiment jouxtant la K'fet.
Elle décide de prévenir les services de sécurité du campus. Il est 23 heures. Le chef de la sécurité appelle la police. 23h05. Une voiture banalisée arrive. Trois policiers en civil en sortent, flash-ball à la main. Lynda leur explique que tout est réglé, que les organisateurs vont gérer seuls la fermeture.
"On reste dans les parages, on doit attendre la deuxième voiture de renfort", s'entend-elle répliquer. Au lieu d'un, sept véhicules font le déplacement. Parmi eux, la brigade des maîtres chiens. 23h45. Lynda annonce la fermeture. "Occupez-vous de faire le tri entre les habitués et les gens des Ulis, on veut pas devoir le faire nous-mêmes", ordonnent les policiers.
Une partie du public est en effet venue des Ulis, la ville voisine, soutenir Funk Ze World, le groupe de hip-hop-rap-jazz qui s'est produit en deuxième partie. La salle se vide. Il ne reste plus que vingt à trente personnes.
Sur deux lignes, en rangs serrés, ils évacuent le public restant
Les forces de l'ordre patientent derrière le bâtiment, sur la route. Hors du champs de la caméra de surveillance. Il n'est pas encore minuit, l'heure de l'extinction des feux obligatoire. Funk ze world entament un dernier titre, "Assassin de la police."
Lynda enchaîne le récit de la soirée: "L'un des policiers est entré pour m'ordonner de couper le son, mais le temps de tout éteindre, ils étaient tous à l'intérieur, bloquant les deux issues du fond."
Sur deux lignes, en rangs serrés, ils évacuent le public restant. "Sur les caméras de la sécurité du campus, on voit bien, que tout le monde est sorti dans le calme", se révolte-t-elle encore.
Au moment de sortir, une jeune fille jette le contenu de son gobelet au visage d'un policier. Tout dérape. "C'était une belle séance d'entraînement sur public réel", s'emporte un membre de l'association.
"Le premier truc qui est parti, c'était une grosse gazeuse [une bombe lacrymo, ndlr], on voyait plus rien", intervient Cédric, un autre étudiant présent ce soir là. Damien, lui aussi dans la salle, affirme avoir vu plusieurs personnes blessées, au ventre et aux jambes.
Lynda a pu filmer la sortie depuis le parking avec son téléphone portable. (Voir la vidéo.)
L'un des membres de Funk Ze World, "L'Architecte", s'insurge d'avoir vu son concert avorté, son public pris pour cible. Pour lui, les policiers ont saisi l'occasion de "casser des jeunes des Ulis". Il ne compte pas en rester là. (Voir la vidéo.)
Dix jours après les faits, la fac refuse encore de prendre position. "Il reste des contradictions que l'on veut éclaircir avant de s'exprimer sur ce sujet", explique un membre du service communication. "Les policiers auraient dit qu'ils avaient une dérogation du doyen pour pénétrer dans l'enceinte de la K'fet, alors que c'est nous qui l'avons averti le lundi matin de ce qui s'était passé", argue Lynda.
De son côté, Mario a fini par faire appel à l'IGPN, qui lui a expliqué que le procureur de la République était son seul recours. Il est en train de monter un dossier.
jeudi 1 mai 2008
TRACT NATIONAL POUR LE MOUVEMENT LYCÉEN !!
Voici un tract à télécharger librement pour le mouvement lycéen actuel :

Tract_CNL_anti_suppressions
Tract_CNL_anti_suppressions
Voici ce qu'on peut y lire :
Ministre magicien, faire mieux avec moins !
L'éducation se voulait égalitaire, c'est un échec ! Aujourd'hui déjà, les classes sont surchargées, les professeurs n'ont pas de temps à consacrer à leurs élèves, les options manquent, certaines filières sont défavorisées...
Partant d'un constat déplorable, Xavier Darcos pense avoir repéré le problème mais ne propose pas le bon remède ( imaginez un médecin qui vous propose une amputation pour un panaris).
Pour faire des économies X. Darcos supprime 10 000 postes à la rentrée : les profs restant auront des classes encore plus chargées et des heures supplémentaires : ils seront donc moins disponibles.
Ceci entraînera également la suppression d'options qui seront encore plus centralisées et donc moins accessibles pour ceux qui n'ont pas les moyens d'être internes.
L'abandon de la carte scolaire engendrera une concurrence des lycées encore plus accentuée : accroissement des inégalités entre des lycées riches et des lycées ghetto.
La généralisation du BAC Pro en 3 ans au mépris du BEP. On ne fait pas le même programme en 3 ans qu'en 4. Cette réforme entrainera une baisse de la reconnaissance des voies professionnelles et un rythme plus difficile pour les élèves.
Nous voulons une éducation pour tous !
Nous refusons que des élèves et des filières soient dévalorisés à cause de préjugés ! Nous désirons donc une réforme pour les élèves et non pour faire des « économies ».
Nous pensons que des classes surchargées nuisent aux élèves, aux professeurs et au matériel scolaire.
Coordination Nationale Lycéenne : http://lecrc.forumactif.fr/
SARKOZY RENCONTRE LE DICTATEUR TUNISIEN ET LE "SOUTIENT" !!
Sarkozy chez Ben Ali: mais où est passée Rama Yade?

Par Zineb Dryef | Rue89 | 30/04/2008 | 11H40
En visite officielle en Tunisie, Nicolas Sarkozy a déclaré n'avoir pas de leçons à donner en droits de l'homme au président Ben Ali.
Nicolas Sarkozy exagère. En visite officielle en Tunisie, il a déclaré n'avoir pas de leçons à donner en matière de droits de l'homme au président Zine El Abidine Ben Ali avant d'user de la même rhétorique que les chefs d'Etats autoritaires:
"Et quant aux questions de sécurité et de terrorisme, qui peut penser que l’Europe serait plus heureuse avec un régime taliban en Algérie, en Tunisie, sans parler du Maroc?"
Dans la blogosphère franco-tunisienne, l'humeur est à la consternation.
Soit t'es d'accord avec moi, soit t'es pas en désaccord
La secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme est bien du voyage mais elle a annulé une rencontre avec l'Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD). Un lapin qui a fait bondir la présidente de l'association, Khedija Chérif, pas dupe du prétexte invoqué: soucis d'agenda.
ur son blog, Madjid imagine une Rama Yade dans son rôle:
" Avant son voyage en Tunisie, elle s'est entretenue plusieurs fois avec
la Fédération tunisienne des droits de l'homme ainsi que les
représentants d'Amnesty International et de Human Rights Watch. Elle
s'est particulièrement engagée aux côtés de Radia Nasraoui, avocate
militante des droits de l'homme, littéralement harcelée par lapolice politique de Ben Ali (…). Forte de ses convictions et de ses
soutiens, Rama Yade a donc prévenu qu'elle n'irait pas en Tunisie pour
faire de la figuration. Arrivée sur le tarmac de l'aéroport, elle a, en
signe de soutien et de solidarité avec les victimes de la répression
policière orchestrée par Ben Ali, refusé de serrer la main à son
homologue, ce qui lui a valu une réprimande de la part de Sarkozy
lui-même, qui lui aurait dit: 'soit t'es d'accord avec moi, soit t'es
pas en désaccord!' A quoi elle aurait répondu: 'Je reste fidèle à mes
convictions en les trahissant'. C'est une foule nombreuse qui a
accueilli Rama Yade dehors, en scandant: 'Merci Rama, grâce à toi les
libertés vont avancer!'."
Ben Ali n'aime pas Internet
Nos confrères de Bakchich en avertissaient leurs lecteurs dès lundi 28 avril: leur site est inaccessible depuis la Tunisie:
"Une poignée de privilégiés -diplomates? militaires?- y ont néanmoins accès, comme le révèlent les statistiques de Google Analytics, qui tracent les connexions à Bakchich de par le monde entier."
Les sites de partage de vidéos, YouTube et Dailymotion, sont également absents des ordinateurs tunisiens. De nombreuses vidéos tournant au ridicule le président et sa femme Leïla Trabelsi (ou plus engagées) y sont régulièrement postées.
TunisiaWatch, l'un des plus importants sites d'opposition au régime de Ben Ali, rencontre également des couacs de connexion:
"En fait, ce n’est pas la première fois que ça m’arrive. Aujourd’hui, je ne compte plus le nombre de nouvelles lignes téléphoniques auxquelles j’ai dû souscrire au cours des cinq dernières années sous diverses identités pour pouvoir accéder à un service public normalement garanti sur le même pied d’égalité à tout tunisien. La dernière fois j’ai dû attendre plus de six mois le rétablissement de la connexion Internet sur ma ligne téléphonique, sans résultat, avant de souscrire la nouvelle ligne qui vient d’être coupée aujourd’hui. C’est ainsi qu’on agit pour établir les règles sur lesquelles se fonde la dictature de Ben Ali. Il y a au-dessus de la loi des règles non écrites auxquelles on vous apprend à vous plier. Pour chaque mot, pour chaque geste, on vous apprend à réfléchir par deux fois avant de le prononcer ou d’agir avant de subir les conséquences de votre inadvertance."
Immigration, droits de l'homme et Union
Samitriani commente le voyage de Nicolas Sarkozy en usant quasiment de la même formule que lui; gagnant-gagnant:
"La Tunisie, que l'on le veuille ou pas, est un pays pauvre… On a besoin de l'aide de la France, du co-développement, de cette foutue Union méditerranéenne et on
n'a pas trop le choix si on veut évoluer. Il faut laisser un peu de
coté al chahama (ndlr: honte) ou le sentiment de fierté… Il faut être pragmatique!"
Quelques lignes plus loin, le blogueur reconnaît être gêné par l'absence de discours sur les droits de l'homme.
Interviewée par Afrik.com, Sihem Bensedrine, présidente du Conseil national pour les libertés en Tunisie (CNLT) a fermement condamné la visite de Nicolas Sarkozy:
"La société civile est bien sûr très déçue par Sarkozy, qui a parlé de confiance totale à un homme qui n’a rien fait pour son pays. C’est vrai que la France n’a pas à donner des leçons à la Tunisie mais on comptait sur elle pour faire passer des recommandations fermes à Ben Ali (…). En ce qui me concerne, je n’attends plus rien d’elle ni de l’Europe. J’ai bien compris la leçon. Apparemment, la dictature, c’est bien pour nous, les Tunisiens, mais pas pour eux, les Français. Les bougnoules n’ont pas le droit à la démocratie: voilà le message que délivre Nicolas Sarkozy."
Une certaine presse comblée
Mais il serait injuste de ne citer que les mécontents. L'enthousiasme de certains s'est même fait sans limites. La Presse a rendu hommage aux déclarations de Nicolas Sarkozy sur les droits de l'homme et enfilé les clichés:
"Et en indiquant que la France est fière d'être le premier partenaire de la Tunisie dans tous les domaines, le président Sarkozy confirme que la France entend le rester pour accompagner l'œuvre de modernisation et de développement de notre pays sur les principes de la confiance, du respect, de l'estime et de l'amitié."
Sur le même ton, l'éditorialiste du journal Le Quotidien s'emballe pour l'Union pour la Méditerranée, grand projet de Nicolas Sarkozy:
"Un sentiment partagé par le Président Ben Ali et tout le peuple tunisien qui lui ont réservé hier un accueil chaleureux qui traduit la profondeur des relations bilatérales…"
Et si on s'arrêtait?
lundi 28 avril 2008
SARKOZY, TOUJOURS PLUS BAS UN AN APRES !!
Nicolas Sarkozy atteint au mois d'avril un record absolu d'opinions négatives :

NOUVELOBS.COM | 28.04.2008 | 20:56
Avec 64% d'opinions négatives, jamais un président n'avait enregistré un taux de mécontentement aussi fort depuis la création du baromètre mensuel BVA, en 1981. Le Premier ministre, François Fillon, baisse lui aussi, à 43% de satisfaits (-8) contre 46% de mécontents (+10). Le sondage a été réalisé avant l'interview télévisée du chef de l'Etat.
Nicolas Sarkozy établit un record d'impopularité dans le baromètre BVA-L'Express, rendu public lundi 28 avril. Il perd 8 points de popularité en un mois, à seulement 32% de bonnes opinions, selon ce sondage réalisé avant l'interview télévisée du chef de l'Etat.
Le président réunit en avril 64% de mauvaises opinions (+9), selon cette enquête. 4% des personnes interrogées ne se prononcent pas.
Selon le directeur de BVA Opinion, Jérôme Sainte-Marie, ce taux de mauvaises opinions est "le plus élevé jamais enregistré" par son institut depuis la création de son baromètre de l'exécutif en 1981. En revanche le faible taux de bonnes opinions (32%) s'est déjà rencontré (Jacques Chirac en novembre 1995, et même 31% pour François Mitterrand en mars 1992).
La popularité de François Fillon baisse elle aussi fortement. Le Premier ministre inspire désormais une majorité de mécontents: 46% (+ 10) contre 43% de satisfaits (-8 points). 11% ne se prononcent pas.
Delanoë reste devant Royal
Du côté de l'opposition, le sondage BVA montre par ailleurs un resserrement de l'écart de popularité entre Bertrand Delanoë et Ségolène Royal. 49% des Français souhaitent que le maire de Paris "ait davantage d'influence dans la vie politique française", en baisse de 2 points, contre 43% pour la présidente de Poitou-Charentes (+2 points). Ségolène Royal devance cependant Bertrand Delanoë parmi les sympathisants de gauche: 71% contre 64%.
Derrière les deux socialistes, les Français placent en troisième position le centriste François Bayrou (42%, -3 points), puis le trotskiste Olivier Besancenot (41%, en baisse de 2 points).
65 % favorables au mouvement lycéen
Parmi les ministres, Jean-Louis Borloo arrive en tête avec 39% (-5 points), devant Michèle Alliot-Marie (37%, -4). La secrétaire d'Etat à l'écologie Nathalie Kosciusko-Morizet, qui s'est illustrée pour avoir accusé Jean-Louis Borloo et Jean-François Copé de "lâcheté", fait son entrée dans le baromètre avec 23% des sondés qui souhaitent lui voir jouer un rôle plus grand à l'avenir.
En outre, 65 % des sondés se disent "plutôt favorables" au mouvement lycéen pour la défense du service public d'éducation, contre 30% qui y sont opposés et 5% qui n'ont pas d'opinion.
- Sondage réalisé en face à face du 22 au 24 avril (l'émission télévisée de Nicolas Sarkozy ayant eu lieu le 24 au soir) auprès d'un échantillon national représentatif de 994 personnes de 18 ans et plus (méthode des quotas). Notice détaillée disponible auprès de la commission nationale des sondages.
SARKOZY, TOUJOURS PLUS BAS UN AN APRES !!
Nicolas Sarkozy atteint au mois d'avril un record absolu d'opinions négatives :

NOUVELOBS.COM | 28.04.2008 | 20:56
Avec 64% d'opinions négatives, jamais un président n'avait enregistré un taux de mécontentement aussi fort depuis la création du baromètre mensuel BVA, en 1981. Le Premier ministre, François Fillon, baisse lui aussi, à 43% de satisfaits (-8) contre 46% de mécontents (+10). Le sondage a été réalisé avant l'interview télévisée du chef de l'Etat.
Nicolas Sarkozy établit un record d'impopularité dans le baromètre BVA-L'Express, rendu public lundi 28 avril. Il perd 8 points de popularité en un mois, à seulement 32% de bonnes opinions, selon ce sondage réalisé avant l'interview télévisée du chef de l'Etat.
Le président réunit en avril 64% de mauvaises opinions (+9), selon cette enquête. 4% des personnes interrogées ne se prononcent pas.
Selon le directeur de BVA Opinion, Jérôme Sainte-Marie, ce taux de mauvaises opinions est "le plus élevé jamais enregistré" par son institut depuis la création de son baromètre de l'exécutif en 1981. En revanche le faible taux de bonnes opinions (32%) s'est déjà rencontré (Jacques Chirac en novembre 1995, et même 31% pour François Mitterrand en mars 1992).
La popularité de François Fillon baisse elle aussi fortement. Le Premier ministre inspire désormais une majorité de mécontents: 46% (+ 10) contre 43% de satisfaits (-8 points). 11% ne se prononcent pas.
Delanoë reste devant Royal
Du côté de l'opposition, le sondage BVA montre par ailleurs un resserrement de l'écart de popularité entre Bertrand Delanoë et Ségolène Royal. 49% des Français souhaitent que le maire de Paris "ait davantage d'influence dans la vie politique française", en baisse de 2 points, contre 43% pour la présidente de Poitou-Charentes (+2 points). Ségolène Royal devance cependant Bertrand Delanoë parmi les sympathisants de gauche: 71% contre 64%.
Derrière les deux socialistes, les Français placent en troisième position le centriste François Bayrou (42%, -3 points), puis le trotskiste Olivier Besancenot (41%, en baisse de 2 points).
65 % favorables au mouvement lycéen
Parmi les ministres, Jean-Louis Borloo arrive en tête avec 39% (-5 points), devant Michèle Alliot-Marie (37%, -4). La secrétaire d'Etat à l'écologie Nathalie Kosciusko-Morizet, qui s'est illustrée pour avoir accusé Jean-Louis Borloo et Jean-François Copé de "lâcheté", fait son entrée dans le baromètre avec 23% des sondés qui souhaitent lui voir jouer un rôle plus grand à l'avenir.
En outre, 65 % des sondés se disent "plutôt favorables" au mouvement lycéen pour la défense du service public d'éducation, contre 30% qui y sont opposés et 5% qui n'ont pas d'opinion.
- Sondage réalisé en face à face du 22 au 24 avril (l'émission télévisée de Nicolas Sarkozy ayant eu lieu le 24 au soir) auprès d'un échantillon national représentatif de 994 personnes de 18 ans et plus (méthode des quotas). Notice détaillée disponible auprès de la commission nationale des sondages.
dimanche 27 avril 2008
FILLON ADMET LA TENSION AVEC SARKOZY !!
François Fillon assume sa "part d'erreur" :
NOUVELOBS.COM | 27.04.2008 | 13:04
"Je suis fidèle, loyal, sans être courtisan", a déclaré le Premier ministre, qui fait à son tour son mea culpa, évoquant des erreurs de communication du gouvernement. Il regrette notamment de ne pas avoir été assez "offensif" face à la gauche. Mais il ne lâche rien sur les réformes : la France doit "rattraper son retard", juge-t-il.
Réagissant pour la première fois à l'intervention télévisée du président Nicolas Sarkozy jeudi soir, le Premier ministre François Fillon déclare, dans un entretien au Journal du Dimanche, dimanche 27 avril, assumer, lui aussi, sa "part d'erreur". Il n'est toutefois pas question de renoncer aux réformes, ajoute François Fillon, "fidèle, loyal sans être courtisan".
Le Premier ministre reconnaît des erreurs en matière de communication du gouvernement. A propos du bouclier fiscal, il explique ainsi regretter de "ne pas avoir été, à l'époque, plus offensif face à une gauche qui travestissait la vérité avec des chiffres et des arguments archi faux. Nous aurions dû combattre ce discours mensonger et irresponsable avec plus de fermeté. J'ai pensé qu'il était tellement éloigné de la réalité qu'il ne prendrait pas dans l'opinion publique. J'ai eu tort", reconnait-il.
Evoquant les "couacs" au sein du gouvernement, notamment sur la carte de famille nombreuse, François Fillon explique que "la carte SNCF a donné lieu à une mauvaise appréciation de (sa) part". "Il y a eu une erreur. Je l'assume. Elle a été corrigée. Le processus de décision a, sans doute, été trop précipité".
Poursuivre les réformes
Le Premier ministre souligne sa volonté de poursuivre les réformes engagées. La France, fait-il valoir, doit "rattraper son retard" et "ce qui se joue en ce moment dépasse largement la popularité de Nicolas Sarkozy, la mienne ou celle de la majorité". Il s'agit de savoir "si la France est capable de se redresser ou si elle va s'orienter de façon durable vers le déclin".
Que les Français, poursuit-il, "soient préoccupés, inquiets, critiques à l'égard des réformes, je l'entends. Mais tous peuvent comprendre que les réformes lancées il y a un mois, trois mois, six mois ne peuvent déjà avoir des résultats".
Des "moments de tension" avec Nicolas Sarkozy
Interrogé sur ses relations avec Nicolas Sarkozy, François Fillon admet avoir eu des "moments de tension" avec le chef de l'Etat.
"Nous avons, avec Nicolas Sarkozy, une relation confiante, ancienne, qui résiste à la gravité de sa charge et aux exigences de ma fonction. Le Président me connaît assez pour savoir que je suis fidèle, loyal, sans être courtisan. Qu'il y ait eu, entre nous, des moments de tension compte tenu de la charge de travail qui est la nôtre, c'est normal. Qu'il y ait eu des débats préalablement à l'élaboration de positions communes, là aussi, c'est normal", explique-t-il.
François Fillon confirme par ailleurs, concernant les régularisations de travailleurs sans papiers, qu'il y en aura "quelques centaines, pas plus. Nous sommes totalement opposés aux régularisations massives". (Avec AP)










