vendredi 9 mai 2008
LES NOUVEAUX PROGRAMMES DU PRIMAIRE NE SONT TOUJOURS PAS SATISFAISANTS !!
Un prof internaute a planché sur les programmes de Darcos :

Par Chloé Leprince | Rue89 | 06/05/2008 | 11H13
Pendant deux mois, les enseignants ont été consultés par le ministère sur un projet de refonte des programmes. Une consultation qui avait valu à Rue89 de nombreux témoignages ou commentaires, la plupart s'émouvant du "tournant réactionnaire" acté par ces nouveaux programmes.
Parmi ces internautes, l'un d'eux, Sébastien Goyer, nous a contacté plusieurs fois: d'abord avant d'avoir pris connaissance de la version finale telle que Xavier Darcos l'a présentée mardi dernier. Puis après le discours du ministre de l'Education nationale, qui en dévoilait les grandes lignes la semaine dernière.
Bachotage dès le CE1
Directeur d'une petite école en Charente et prof dans une classe de trois niveaux (grande section, CP et CE1), Sébastien Goyer reproche au ministère d'avoir "transformé le rôle des enseignants en distributeurs de savoirs et de connaissances au lieu d'en faire des médiateurs" et instauré "un bachotage dès le CE1" en faisant la part belle aux apprentissages mécanistes et au par coeur.
Craignant que les résultats de la consultation sur le terrain ne soient étouffés, Sébastien Goyer a carrément lancé un blog spécifiquement consacré aux nouveaux programmes. Intitulé "Ecoles de Charente16: programmes 2008", son but était préventif: il entendait pouvoir confronter le ministre aux retours des enseignants, "extrêmement négatifs", assure-t-il.
Copie amendée... mais l'inquiétude demeure
Ayant décrypté pour Rue89 le dernier discours de Xavier Darcos, la semaine dernière, Sébastien Goyer reconnait que certaines "fausses bonnes idées" ont été retoquées dans la version définitive dévoilée mardi dernier, prenant en compte les remontées des enseignants. Exemple: le passé antérieur, qui devait être enseigné dès le CM1, attendra finalement le collège. Ou encore: la démarche scientifique expérimentale se trouve remise au goût du jour dès le cycle 3.
Toutefois, notre internaute enseignant reste sceptique sur la faisabilité du programme, au diapason du SNUIPP qui déplorait dans la foulée:
"Le ministre, dans l’embarras, procède à un véritable tour de passe-passe. Il ne publie qu’un volume horaire annualisé pour l’histoire-géographie, l’éducation physique, les sciences et l’éducation artistique, et cherche ainsi à masquer la forte réduction du volume horaire dévolu à ces domaines disciplinaires."
En pratique, Sébastien Goyer estime que le volet "découverte du monde", soit les sciences et l'histoire-géographie, devrait notamment pâtir des changements à la rentrée.
"Une approche électoraliste"
Mais, en dépit de quelques aménagements à même de rassurer les enseignants, le directeur d'école charentais déplore "le populisme" dont use Xavier Darcos dans cette réforme. Dès le début de la consultation, il a craint de se faire "enfumer", explique-t-il à Rue89:
"Xavier Darcos a une approche électoraliste. A longueur d'interviews, il vante ses résultats auprès des parents, mais c'est manipulateur et populiste: les parents ne sont pas informés sur le contenu réel, ce ne sont pas des pédagogues. Or on va vers un classement des établissements et un contrôle accru par les parents, qui pourront vérifier ce que leurs enfants ont vraiment appris."
Or, selon notre internaute, il peut être dangereux que Xavier Darcos invoque autant le soutien des parents.
Pour Sébastien Goyer, même si les programmes ont en partie changé, l'empreinte reste la même. L'enseignant charentais s'offusque notamment du "mépris" de Xavier Darcos pour ceux qu'il appelle "les pédagogistes".
Le directeur d'école estime en fait que l'entourage du ministre a choisi le dos à "trois décénies de pédagogie":
"Pour Xavier Darcos, les experts en science de
l'éducation sont des idéologues. Lui fait des programmes politiques.
Ils sont inspirés par un courant très minoritaire qui a une approche
mécaniste et réactionnaire de l'enseignement. C'était valable dès le
début et cela n'a pas évolué du tout après la consultation."
LES SYNDICATS CRAIGNENT POUR L'INDEPENDANCE DE LA PRESSE !!
Sarkozy et la presse : deux syndicats lancent une pétition pour l'indépendance :

NOUVELOBS.COM | 09.05.2008 | 18:56
La CFTC et l'Union syndicale des journalistes CFDT manifestent "leur inquiétude" après les attaques du chef de l'Etat contre plusieurs organes de presse et appellent "à renforcer les garanties législatives assurant l'indépendance des rédactions".
Le
syndicat des journalistes CFTC et l'Union syndicale des journalistes
CFDT ont exprimé, vendredi 9 mai, "leur inquiétude" après les attaques
contre la presse auxquelles se serait livré le président Nicolas
Sarkozy lors d'une réunion avec les députés UMP mercredi à l'Elysée.
Ils invitent à signer une pétition "pour l'indépendance des rédactions".
"Les syndicats de journalistes expriment leur inquiétude, ayant appris
que le président de la République a invité les députés UMP à s'en
prendre à une liste de médias, qu'il soupçonne de lui être défavorable,
lors d'une réception à l'Elysée le 7 mai", déclarent les deux syndicats
dans un communiqué commun.
Selon Le Parisien/Aujourd'hui en France
de jeudi, lors de cette réunion Nicolas Sarkozy a accusé la presse de
ne pas avoir donné assez d'écho à la récente condamnation de Ségolène
Royal dans l'affaire de ses ex-collaboratrices parlementaires. Il
aurait également mis en cause L'Express, Marianne, l'AFP et le Journal du Dimanche, les accusant de "s'attribuer la fonction d'opposition".
Selon le syndicat des journalistes CFTC et l'Union syndicale des
journalistes CFDT, "les journalistes concernés ont fait preuve d'une
parfaite neutralité déontologique".
Renforcer l'indépendance
Les deux organisations appellent donc "les Français de toutes les
sensibilités, y compris les concitoyens élus, militants ou
sympathisants de l'UMP, à renforcer les garanties législatives assurant
l'indépendance des rédactions, et à condamner les dénonciations
infondées contre les médias pour redonner confiance aux citoyens dans
l'impartialité de la presse".
Ils invitent également à signer "la pétition pour l'indépendance des rédactions sur le site de l'intersyndicale des journalistes". (avec AP)
UN AN DE SARKOZY ET DE FEMMES !!
Sarkozy et les femmes: l'année Carla, Cécilia, Rachida, Angela... :

Par Zineb Dryef | Rue89 | 07/05/2008 | 13H35
Ministres, (ex-)épouses, otages ou adversaires: les femmes ont beaucoup occupé l'esprit de Sarkozy depuis son élection.
Carla, Cécilia, Rachida, Rama, Angela. Mais aussi Ségolène, Ingrid et d'autres que l'on n'appelle pas par leurs prénoms. Depuis un an, le cercle féminin de Nicolas Sarkozy occupe la scène médiatique. Jamais président n'aura autant mis en avant "ses" femmes.
Il y a celles dont il dit qu'elles sont les femmes de sa vie. Il y a celles qui l'admirent. Celles qu'il veut sauver. Celles qui le maternent. Et bien sûr celle qu'il a battu. Petit défilé, rythmé par les chansons d'un ami du Président, Johnny Halliday.
Ségolène Royal "Affronte-moi"
Sept mois de guerre politique et un débat télévisé -pendant lequel seule Ségolène Royal haussait la voix- se sont clos par une élégance...
Un mois après son accession au pouvoir, Nicolas Sarkozy a convié Ségolène Royal à l'Elysée afin de s'entretenir sur le traité constitutionnel européen. Les indiscrétions fusent: le Président, intenable, a passé son temps à proposer du chocolat à l'ex-candidate socialiste.
Rien sur le TCE. A la traiter en femme vaincue. En adversaire qu'il n'a jamais beaucoup respectée. Yasmina Reza -autre femme du sérail- rapporte dans "L’Aube le soir ou la nuit" cette petite phrase assassine à son égard: "Est-ce qu'elle m'aide? C'est pas sûr, c'est pas sûr que le fait d'être nulle soit forcément un handicap en France."
Rachida Dati, Rama Yade...
"Fais ce que je dis (pas ce que je fais)"
Il y a un an, c'était waouh. Nicolas Sarkozy avait promis la place aux femmes. Au premier gouvernement Fillon, le compte était presque bon: huit hommes, sept femmes parmi les ministres. Les postes étaient solides: justice, intérieur, économie. Après les municipales, pschiiiiiiit: sur 38 membres d'un gouvernement nettement moins resserré, seules 13 femmes sont présentes.
Dont Rachida Dati. Froufrous. Star absolue du gouvernement, elle attire flashs, polémique et rumeurs. Dans "Sarkozy et les femmes", probable succès de l'été, les auteurs attaquent son portrait par une raillerie d'un responsable de l'UMP: "Vous la mettez dans quelle catégorie, Rachida? Vie privée ou publique?"
Tout est dit. Comme à l'école, les fayots gagnent le coeur des maîtres, mais pas celui de leurs camarades.
Autre "made by Sarko", la jeune Rama Yade. Si de temps en temps elle fait entendre sa voix, la secrétaire d'Etat aux droits de l'homme finit immanquablement par s'écraser. Un peu de brouhaha et rien. Ses deux cautions femmes/minorités font des siennes... mais lui apportent tellement.
Pour Jean-Marc Lech, patron d'Ipsos, la tactique politique est bonne pour l'occupant de l'Elysée, mais pas forcément pour ses ministres:
"Elles ont une image positive auprès de l'opinion mais pas celui de leurs collègues. Leurs prises de positions et leur attitude n'installent pas un destin justement parce que l'effet est mauvais sur les élus, ministres, etc."
Cécilia Sarkozy "Que je t'aime"
Il y a un an, c'était "Cécilia, tu es belle". La "first lady", blême, n'avait daigné ni rire, ni voter pour son mari le 6 mai. Après le divorce et les rumeurs, vint le temps des épousailles. Nicolas Sarkozy l'a clamé devant les caméras du monde entier: "Je ne voulais pas qu’on prenne une photo de moi au petit matin glauque." Le message est bien passé: le couple a posé sous le soleil égyptien.
Sa vie privée, Nicolas Sarkozy en fait étalage public. Façon "j'expose mon trophée". Sa dégringolade dans les sondages serait-elle liée à la surexposition de la vie privée du Président? "Non, ça n'est pas exclusif", répond Jean-Marc Lech, qui reconnaît:
"Le fait d'avoir promis du résultat, la restauration des Trente Glorieuses et au même moment, de dire 'avec Carla, c'est du sérieux", alors que les gens sont inquiets, ça a joué."
Lorsque le Président tombe amoureux, la nation tremble. Souvenez-vous de Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, qui avait fait une surprenante sortie en février:
"Le président a dû consacrer un peu de temps à régler ces soucis et donc les Français ont eu le sentiment qu'il ne leur appartenait plus complètement."
Nicolas Sarkozy serait donc un cœur d'artichaut incapable de surmonter ses bobos affectifs. Mauvais point pour un dirigeant.
Ingrid Bétancourt "Oh! Laisse la partir"
Nicolas Sarkozy, c'est l'homme qui a sauvé les enfants d'une classe maternelle. Le preneur d'otage se surnommait "Human Bomb" (HB). Pour les moins de 20 ans qui auraient loupé un téléfilm grotesque à ce sujet: en 1993, à Neuilly, un homme prend en en otage une classe de maternelle. Au terme de négociations auxquelles participe Nicolas Sarkozy, alors maire de la ville, les enfants sont sauvés et HB descendu.
Nicolas Sarkozy en sort renforcé. L'aura des héros. Lors de son élection, il a promis de sauver Ingrid Betancourt et les infirmières bulgares, condamnées à mort en Libye. La mission accomplie en Libye par le duo de choc Cécilia-Claude Guéant a coûté sa crédibilité et la pelouse de l'hôtel Marigny (sur laquelle Khadafi installera sa tente lors de son interminable visite d'Etat) à la France.
Quant au sort de l'otage franco-colombienne, il demeure incertain. En dépit d'un travail important accompli par la France et le Venezuela (preuves de vie en décembre, courrier rédigé de la main d'Ingrid à l'adresse de ses enfants), le dossier ne semble pas avancer.
La surmédiatisation et politisation de l'affaire ne compliquent-elles pas la libération d'Ingrid? "Peut-être que j’ai mal fait, mais ce n’est pas si simple", a admis le Président, qui a également ajouté qu'il ne renoncerait pas.
Angela Merkel
"Je sais que tu ne peux pas trouver mieux ailleurs"
Plait-il toujours aux femmes? Une enseignante a été repérée pour avoir envoyé des missives enflammées à l'Elysée. Des "mon corps te réclame" glissés dans des enveloppes "nitroglycérine" l'ont envoyé au poste. Elle a été relâchée.
Toutes les femmes ne vont pas aussi loin. Il y a un an, les adolescentes de Neuilly se pâmaient rue de la Boétie, devant le siège de l'Ump. Elles applaudissaient 'Nicolaaas". Un après, c'est terminé. A croire qu'elles préfèrent son fils Jean, désormais élu au conseil général des Hauts-de-Seine.
Jean-Marc Lech souligne que son soutien dans l'électorat de l'Ump est surtout féminin: "Enfin...Ce sont surtout des femmes inactives de plus de 60 ans." Cet engouement même est tout relatif: "C'est un effet traditionnel dans l'électorat de droite. Pour Chirac ou Villepin, c'était pareil."
Séducteur, Nicolas Sarkozy l'est aussi avec ses homologues féminines. Surtout Angela Merkel. Si les relations franco-allemandes sont régulièrement tendues, les clichés ne montrent les deux dirigeants que s'embrassant ou souriant.
Le 1er mai, Nicolas Sarkozy a évoqué leur "couple" sur le ton de la plaisanterie. Nicolas Sarkozy, pourtant entouré de conseillers, a salué "monsieur Merkel". Que les choses soient claires: Angela Merkel est née Kasner. Son premier époux s'appelait Merkel. Le deuxième, Sauer.
ndrée Sarkozy et Simone Veil "Vous, Madame"
D'accord, c'est Nicolas Sarkozy, mais accordons lui sa blessure. Chez lui, elle s'appelle Pal ou papa. L'homme qui a lâché "Dadu" (Andrée, squatteuse des pages de Points de Vue et Ici Paris) pour partir vivre ailleurs, et qui n'a que peu vu ses enfants. Et peu estimé un petit Nicolas plutôt moyen à l'école.
D'où l'attachement indéfectible à cette sacrée maman. Bavarde, elle a balancé trouver Cécilia "froide". Sinon, Dadu aime bien Carla Bruni, et s'est amusée à jouer la première dame "pendant quinze jours".
Autre mère, Simone Veil. Soutien de poids lors de la présidentielle, l'ex ministre de la Santé n'hésite pas à mettre les choses à plat. Contre le ministère de l'Identité nationale, son coup de gueule n'a pas eu d'effet. Mais quand Nicolas Sarkozy a souhaité que "tous les enfants de CM2 se voient confier la mémoire d'un des 11 000 enfants français victimes de la Shoah", l'opposition de Simone Veil à ce projet a mis le Président dans l'embarras.
Quelques jours après, elle était reçue à l'Elysée. La vidéo la montrant snobant Carla serait, en réalité, une preuve de sa distraction.
jeudi 8 mai 2008
SARKOZY OUBLIE QUE LE GOUVERNEMENT ETAIT A VICHY !!
8 mai : pour Sarkozy, "la vraie France n'était pas à Vichy" mais dans la résistance :

NOUVELOBS.COM | 08.05.2008 | 18:06
"La vraie France, elle n'était pas dans la milice, la vraie France, la France éternelle, elle avait la voix du général de Gaulle", a affirmé le chef de l'Etat à l'occasion de la célébration du 8 mai 1945.
Nicolas
Sarkozy a assuré, jeudi 8 mai, lors des célébrations de la victoire
alliée de 1945 à Ouistreham, dans le Calvados, que "la vraie France
n'était pas à Vichy", mais "avait la voix du général de Gaulle" et "le
visage" des résistants.
"Nous ne célébrons pas seulement une victoire militaire, nous célébrons
avant tout une victoire morale", a lancé le chef de l'Etat dans un
discours prononcé devant la plage où débarquèrent, le 6 juin 1944, les
jeunes Français résistants du commando Kieffer.
"Aucun crime ne doit être oublié"
"Aucune faute, aucun crime ne doit être oublié, mais la France, qui
tant de fois dans son histoire s'est battue pour la liberté et la
dignité des hommes, la France dont nous pouvons apprendre à nos enfants
à être fiers, la vraie France, elle n'était pas à Vichy, elle n'était
pas dans la collaboration", a-t-il martelé.
"La vraie France, elle n'était pas dans la milice, la vraie France, la
France éternelle, elle avait la voix du général de Gaulle", a poursuivi
Nicolas Sarkozy.
"La vraie France, la France éternelle, elle avait le courage de Jean
Moulin", "le visage lumineux de Germaine Tillion, de Lucie Aubrac,
d'Honoré d'Estienne d'Orves, de Tom Morel, du commandant Kieffer",
a-t-il ajouté, citant de grands résistants.
Revue des troupes
Sur la plage même où avait débarqué le 6 juin 1944 le commando Kieffer,
le chef de l'Etat avait passé les troupes en revue, suivi du Premier
ministre François Fillon et des ministre et secrétaire d'Etat à la
Défense Hervé Morin et Jean-Marie Bockel.
Sous un soleil radieux, devant une mer étincelante et calme, le
président est ensuite allé saluer les survivants du commando Kieffer.
Il a d'ailleurs annoncé la création d'un sixième commando marine, une unité des forces spéciales baptisée commando Kieffer.
Paris
Nicolas Sarkozy avait déposé en milieu de matinée, une gerbe au pied de
la statue du général de Gaulle sur les Champs Elysées à Paris, en
ouverture des cérémonies.
Le chef de l'Etat était entouré du Premier ministre, François Fillon,
du maire de Paris, Bertrand Delanoë, des ministre et secrétaire d'Etat
à la Défense Hervé Morin et Jean-Marie Bockel, et des présidents du
Sénat et de l'Assemblée nationale, Christian Poncelet et Bernard
Accoyer.
NOUVEAU COUAC AU GOUVERNEMENT, MERCI KOUCHNER !!
Libertés en Tunisie: Kouchner "maladroit" comme Sarkozy :

Par Julien Martin | Rue89 | 08/05/2008 | 15H40
"L'espace des libertés progresse" en Tunisie. La phrase prononcée la semaine dernière par Nicolas Sarkozy à Tunis avait créé la polémique. Pour en atténuer les conséquences, son ministre des Affaires étrangères a rectifié le tir ce mercredi en la qualifiant de "maladroite", mais avec une grossière erreur à la clé.
Invité de France Inter, Bernard Kouchner souhaite montrer qu'il ne faut pas non plus être trop critique sur l'état des droits de l'homme en Tunisie. Démonstration à l'appui: "Il y a un gros livre de Human Rights Watch qui paraît tous les ans pour faire l’état des droits de l’homme dans le monde " et, selon lui, "la Tunisie n'y figure même plus".
Malheureusement pour l'ancien "French doctor", et surtout pour les Tunisiens, Eric Goldstein, directeur de recherche sur l'Afrique du Nord de l’ONG de défense des droits de l’homme, a infirmé les propos du ministre dès le lendemain, au micro de France Info:
"Il suffit de jeter un coup d'oeil sur notre site ou dans le livre pour voir que la Tunisie reste prioritaire pour Human Rights Watch à cause des droits de l'homme."
De fait, dans le Rapport mondial 2008 de l'organisation, pas moins de six pages sont consacrées à la Tunisie. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que Human Rights Watch n'est pas tendre dans la dénonciation des exactions du président Zine el-Abidine Ben Ali et du gouvernement qui utilisent "la menace du terrorisme et de l’extrémisme religieux comme prétexte pour réprimer la contestation pacifique":
Sur les défenseurs des droits humains: "Les autorités ont refusé d’accorder l’agrément à toute organisation des droits humains réellement indépendante qui en a fait la demande au cours des dix dernières années."
Sur le système judiciaire: "Le pouvoir judiciaire n’est pas indépendant. Les procureurs et les juges ferment souvent les yeux sur les allégations de torture, même lorsqu’elles font l’objet de plaintes officielles déposées par des avocats."
Sur la libertés des médias: "Ni la presse écrite ni les médias audiovisuels du pays ne couvrent d’un oeil critique les politiques gouvernementales, hormis quelques revues à faible tirage qui font occasionnellement l’objet d’une confiscation."
Il y a donc en tout six pages. Six pages que Bernard Kouchner ignore, peut-être parce que le ministre des Affaires étrangères considère que "ce sont vraiment des pêchés véniels comparé à l'état du monde".
SARKOZY S'ATTAQUE A L'AGENCE FRANCE PRESSE !!
L'AFP dans le collimateur de Sarkozy et de l'UMP :

NOUVELOBS.COM | 09.05.2008 | 07:24
L'UMP
a de nouveau accusé l'Agence France Presse de censure mercredi soir.
Nicolas Sarkozy s'en était déjà pris à l'agence et à d'autres médias
comme L'Express ou Le Parisien un peu plus tôt.
L'opposition, les syndicats de journalistes et les médias mis en cause
dénoncent les pressions exercées sur la presse.
L'UMP
a de nouveau accusé mercredi soir 7 mai l'Agence France-Presse de
"censure" pour n'avoir pas diffusé un de ses communiqués, quelques
heures après une mise en cause de plusieurs médias par Nicolas Sarkozy,
qui s'était notamment attiré des critiques du PS et des médias mis en
cause.
Sous le titre "Deux poids, deux mesures", l'UMP renouvelle ses attaques
contre l'AFP, lui reprochant de ne pas avoir repris un nouveau
communiqué concernant la condamnation le 10 avril dernier de Ségolène
Royal dans un litige avec d'anciennes collaboratrices.
Le parti affirme que ce nouvel épisode "pose la question de la
situation de quasi-monopole de l'AFP, de sa soi-disant ligne éditoriale
et de l'objectivité qui lui est demandée dans ses statuts".
Le Parisien, L'Express…
Quelques heures auparavant, lors d'une réception à huis clos des
députés UMP à l'Elysée, Nicolas Sarkozy s'en était pris à plusieurs
médias, avaient rapporté plusieurs participants. Selon eux, le
président a accusé le Parisien, l'Express et l'AFP de ne pas avoir suffisamment relayé la condamnation Ségolène Royal, son adversaire en 2007.
Il a aussi, selon plusieurs témoignages, reproché au Journal du Dimanche
de ne pas avoir publié dans son édition papier un sondage plus positif
que les autres sur sa récente intervention à la télévision. Il a encore
visé Marianne, dont la dernière "Une" titrait, sur une photo du président, "Putain 4 ans!".
Vives réactions
Le directeur des rédactions du Parisien, Vincent
Régnier, a estimé jeudi "parfaitement infondés" les reproches de
Nicolas Sarkozy au quotidien. Dans une "mise au point" publiée dans
l'édition de jeudi du Parisien/Aujourd'hui en France, le
directeur des rédactions du quotidien écrit que ses "propos sont
parfaitement infondés", estime Vincent Régnier, soulignant que Le Parisien a "fait état de cette affaire, à plusieurs reprises, et en donnant la parole aux différents protagonistes".
"Notre exigence, au Parisien et Aujourd'hui en France, est d'informer au quotidien sans parti pris, avec rigueur et en toute indépendance", conclut Vincent Régnier.
Attitude indigne
"Cette attitude n'est pas digne, ni de la fonction que (M. Sarkozy)
occupe ni du respect que l'on doit au pluralisme de la presse", a jugé
François Hollande, numéro un PS.
Le député PS Patrick Bloche a prôné un "renforcement" de la loi pour "garantir" la "liberté éditoriale" des médias.
Jean-Louis Bianco, autre député PS, a vu dans ces propos "le signe de
l'extrême fébrilité qui règne à la tête de l'Etat". Aux yeux de
l'ex-co-directeur de campagne de Ségolène Royal, les réactions de l'UMP
à la condamnation de la présidente de Poitou-Charentes ont fait l'objet
d'un large traitement de l'AFP, alors que "plusieurs communiqués de
responsables socialistes dénonçant la tentative de récupération
politique faite par l'UMP n'ont pas été repris par l'Agence.
L'accusation de favoritisme est donc infondée".
Nuances
Certains membres de l'UMP se sont démarqués du dernier communiqué de
leur parti contre l'AFP. Pour l'élu parisien Bernard Debré, "c'est une
méthode inefficace, inamicale et inutile": "si on n'arrive pas à faire
passer un communiqué, c'est qu'il n'est pas intéressant".
"Il y a une forme de déchaînement médiatique vis-à-vis de Sarkozy
depuis plusieurs mois qui explique la nervosité à l'UMP", juge Alain
Gest, député UMP de la Somme.
Mercredi soir, l'UMP réagissait à une condamnation par les syndicats de
l'AFP de "pressions exercées par le porte-parole Frédéric Lefebvre".
Celui-ci avait lancé la charge le 1er mai en déplorant, par lettre
ouverte au PDG de l'Agence, Pierre Louette, le non-traitement d'un de
ses communiqués contre Ségolène Royal.
Le 2 mai, la Société des Journalistes de l'Agence avait vu dans la
diffusion de cette lettre ouverte des "tentatives de pressions
politiques".
mardi 6 mai 2008
COMMUNIQUÉ DU CRC SUR LE PREMIER ANNIVERSAIRE DU COMITÉ !!
Voici le communiqué du Comité de Résistance Citoyenne concernant son premier anniversaire :
Voici ce qu'on peut y lire :
Communiqué du Comité de Résistance Citoyenne concernant le 1er anniversaire de l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence
Le 6 mai 2008
Il y a tout juste un an, le Comité de Résistance Citoyenne était fondé lors d'une journée funeste pour tous les défenseurs des valeurs humanistes. Le 6 mai 2007 à 20 heures, le nom de N. Sarkozy apparaissait sur nos écrans, signalant le début d'une nouvelle lutte, d'une Résistance de tous les instants, pour combattre un État qui désire s'attaquer aux libertés et aux acquis sociaux des citoyens. Un an plus tard, alors qu'une majorité de Français a compris le danger que représente le nouveau gouvernement, la Résistance doit s'intensifier pour que nous ne perdions pas quatre années supplémentaires.
Parti d'un simple appel fédérateur il y a un an, le Comité de Résistance Citoyenne compte aujourd'hui plusieurs centaines de membres et sympathisants à travers la France. Un réseau s'est formé qui s'active sur tous les fronts pour contrer le gouvernement et défendre les valeurs de la liberté, de l'égalité et de la fraternité. Des contacts se sont tissés avec d'autres collectifs, formels ou informels, qui chacun dans leur domaine travaillent à éviter ou effacer les fautes des gouvernants. Les résistants se sont regroupés pour agir plus efficacement, tout en réfléchissant à des alternatives aux politiques menées actuellement. Le C.R.C. continuera à progresser tant que la situation le nécessitera.
L'œuvre des résistants a déjà porté ses fruits. La dénonciation du système qui a permis aux gouvernants d'accéder au pouvoir fait ouvrir des yeux. Nombreux sont ceux qui regrettent leur choix et gagnent le camp, qui n'a jamais été aussi grand, des adversaires de N. Sarkozy. Les élections législatives, municipales et cantonales auront été un avertissement important pour la majorité présidentielle. Des citoyens se réveillent et comprennent la supercherie. Jamais un président n'aura été aussi impopulaire aussi peu de temps après son élection. Ils doivent savoir qu'aucun chèque en blanc n'a été signé et que le peuple reste souverain. Il n'est jamais trop tard pour agir et il s'agit presque d'un devoir avant que nos acquis et nos libertés ne disparaissent.
En recevant des dictateurs, en soutenant clairement G.W. Bush et V. Poutine, en refusant de parler des droits des l'Homme dans des pays non-démocratiques, N. Sarkozy a sali l'image de la France à l'étranger. Nous n'oublierons pas les rafles de sans-papiers et de leurs enfants, rendues banales grâce au ministère de l'Immigration et de l'Identité Nationale. Nous n'oublierons ni la proposition de tests ADN sur les étrangers, ni la volonté de faire parrainer des enfants morts de la Shoah par d'autres enfants de CM2. Nous n'oublierons pas l'utilisation outrancière de la mémoire de Guy Moquet. Mais le principal problème résulte du nombre grandissant de Français qui souffrent d'un pouvoir d'achat en berne. Le mépris de N. Sarkozy pour les classes les plus désavantagées se manifeste dans sa volonté de casser les services publics et de réduire les aides. La croissance n'augmente pas, le chômage ne chute plus, l'éducation est bradée. Ils nous attirent vers la crise avec le sourire. Mais gardons espoir, nous pouvons reprendre le pouvoir.
Le C.R.C. désire toujours et plus que jamais la convergence des luttes, qui seule pourra aboutir à la satisfaction de nos revendications, par un rapport de force intense et réfléchi. Il invite tous ceux qui se considèrent comme des opposants ou des résistants à N. Sarkozy et son gouvernement à le rejoindre. L'information doit circuler, pour permettre à tous de se renseigner sur ceux qui exercent le pouvoir. Il appelle tous les Français, qui ont déjà pris et prendront conscience de la situation actuelle, à se demander quelle est la meilleure façon pour sortir de ce piège qui ne peut pas durer quatre ans de plus.
Un an après, malheureusement, nous ne nous sommes pas trompés. Le moment d'arrêter les dégâts est venu. Parce que l'union fait la force, rassemblons-nous et agissons !
COMMUNIQUÉ DU CRC SUR LE PREMIER ANNIVERSAIRE DU COMITÉ !!
Communiqué du Comité de Résistance Citoyenne
concernant le 1er anniversaire de l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence

Le 6 mai 2008
Il y a tout juste un an, le Comité de Résistance Citoyenne était fondé lors d'une journée funeste pour tous les défenseurs des valeurs humanistes. Le 6 mai 2007 à 20 heures, le nom de N. Sarkozy apparaissait sur nos écrans, signalant le début d'une nouvelle lutte, d'une Résistance de tous les instants, pour combattre un État qui désire s'attaquer aux libertés et aux acquis sociaux des citoyens. Un an plus tard, alors qu'une majorité de Français a compris le danger que représente le nouveau gouvernement, la Résistance doit s'intensifier pour que nous ne perdions pas quatre années supplémentaires.
Parti d'un simple appel fédérateur il y a un an, le Comité de Résistance Citoyenne compte aujourd'hui plusieurs centaines de membres et sympathisants à travers la France. Un réseau s'est formé qui s'active sur tous les fronts pour contrer le gouvernement et défendre les valeurs de la liberté, de l'égalité et de la fraternité. Des contacts se sont tissés avec d'autres collectifs, formels ou informels, qui chacun dans leur domaine travaillent à éviter ou effacer les fautes des gouvernants. Les résistants se sont regroupés pour agir plus efficacement, tout en réfléchissant à des alternatives aux politiques menées actuellement. Le C.R.C. continuera à progresser tant que la situation le nécessitera.
L'œuvre des résistants a déjà porté ses fruits. La dénonciation du système qui a permis aux gouvernants d'accéder au pouvoir fait ouvrir des yeux. Nombreux sont ceux qui regrettent leur choix et gagnent le camp, qui n'a jamais été aussi grand, des adversaires de N. Sarkozy. Les élections législatives, municipales et cantonales auront été un avertissement important pour la majorité présidentielle. Des citoyens se réveillent et comprennent la supercherie. Jamais un président n'aura été aussi impopulaire aussi peu de temps après son élection. Ils doivent savoir qu'aucun chèque en blanc n'a été signé et que le peuple reste souverain. Il n'est jamais trop tard pour agir et il s'agit presque d'un devoir avant que nos acquis et nos libertés ne disparaissent.
En recevant des dictateurs, en soutenant clairement G.W. Bush et V. Poutine, en refusant de parler des droits des l'Homme dans des pays non-démocratiques, N. Sarkozy a sali l'image de la France à l'étranger. Nous n'oublierons pas les rafles de sans-papiers et de leurs enfants, rendues banales grâce au ministère de l'Immigration et de l'Identité Nationale. Nous n'oublierons ni la proposition de tests ADN sur les étrangers, ni la volonté de faire parrainer des enfants morts de la Shoah par d'autres enfants de CM2. Nous n'oublierons pas l'utilisation outrancière de la mémoire de Guy Moquet. Mais le principal problème résulte du nombre grandissant de Français qui souffrent d'un pouvoir d'achat en berne. Le mépris de N. Sarkozy pour les classes les plus désavantagées se manifeste dans sa volonté de casser les services publics et de réduire les aides. La croissance n'augmente pas, le chômage ne chute plus, l'éducation est bradée. Ils nous attirent vers la crise avec le sourire. Mais gardons espoir, nous pouvons reprendre le pouvoir.
Le C.R.C. désire toujours et plus que jamais la convergence des luttes, qui seule pourra aboutir à la satisfaction de nos revendications, par un rapport de force intense et réfléchi. Il invite tous ceux qui se considèrent comme des opposants ou des résistants à N. Sarkozy et son gouvernement à le rejoindre. L'information doit circuler, pour permettre à tous de se renseigner sur ceux qui exercent le pouvoir. Il appelle tous les Français, qui ont déjà pris et prendront conscience de la situation actuelle, à se demander quelle est la meilleure façon pour sortir de ce piège qui ne peut pas durer quatre ans de plus.
Un an après, malheureusement, nous ne nous sommes pas trompés.
Le moment d'arrêter les dégâts est venu. Parce que l'union fait la force, rassemblons-nous et agissons !
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CRC Communiqué 1 an
lundi 5 mai 2008
DES SANS-PAPIERS SORTENT DE L'OMBRE POUR LEURS DROITS !!
Manifestation contre les centres de rétention administrative :

NOUVELOBS.COM | 05.05.2008 | 17:02
Des centaines de personnes ont défilé dimanche à Paris pour réclamer leur fermeture. Une centaine de retenus ont entamé une grève de la faim le 1er mai au centre de Vincennes.
Plusieurs
centaines de personnes ont manifesté, dimanche 4 mai, à Paris entre la
Porte Dorée et le centre de rétention de Paris-Vincennes, où des
retenus observent une grève de la faim depuis le 1er mai, pour réclamer
la fermeture des centres de rétention administrative (CRA).
Les manifestants ont réclamé "des papiers pour tous", "la fermeture des centres de rétention" et "l'arrêt des expulsions".
La rappeuse Keny Arkana et le groupe Kalash ont chanté avant le début
de la manifestation, puis devant le CRA. "Il faut qu'on se batte, les
prisons administratives ne sont pas tolérables", a déclaré à Keny
Arkana. "Nous vivons une époque où la déportation est légale et les
abus policiers légitimés", a-t-elle ajouté.
"Socialos collabos"
Parmi les manifestants, rassemblés notamment à l'appel du 9e collectif
de sans-papiers, se trouvaient de nombreux membres d'organisations
anarchistes et d'extrême-gauche, comme la CNT ou la Fédération
anarchiste.
Des manifestants ont violemment pris à partie la députée socialiste de
Paris George Pau-Langevin, qui a tenté de prendre la parole. Elle a dû
être évacuée par la police.
COMMUNIQUÉ DU CRC SUR LE MOUVEMENT LYCÉEN DE PRINTEMPS 2008 !!
Téléchargez ici le communiqué du Comité de Résistance Citoyenne concernant le mouvement lycéen contre la casse de l'éducation :

N'hésitez pas à les télécharger et les diffuser à tous vos contacts.
Communiqué du Comité de Résistance Citoyenne concernant le mouvement lycéen du printemps 2008 :
Le 29 avril 2008
Le Comité de Résistance Citoyenne soutient et participe au mouvement lycéen. Alors que la jeunesse se mobilise, depuis novembre dernier, pour défendre des valeurs telles que l'égalité des chances et la liberté de choisir son éducation, le gouvernement reste sourd et méprise les manifestants. Le C.R.C. réaffirme son engagement dans la lutte, appelle à son intensification et demande à tous les défenseurs d'une éducation publique, gratuite et laïque à se joindre au mouvement en passant outre les considérations partisanes. Il désire la convergence des luttes et la tenue d'Assemblées Générales partout où la colère se transforme en révolte.
Nous, résistants à la politique de N. Sarkozy, refusons les restrictions budgétaires qui entraînent des dizaines de milliers de suppressions de postes partout en France depuis des années. Suppressions dont les conséquences sont connues sur le terrain : classes surchargées, options et langues qui disparaissent, conditions d'apprentissage qui se dégradent pour les élèves, surcharge de travail pour les enseignants. Le gouvernement prétend que le nombre d'élèves continue de diminuer, que les moyens alloués sont excessifs, qu'il s'agit d'un « rééquilibrage ». C'est faux ! Comment expliquer que la plupart des élèves se trouvent dans des classes à 35, notamment dans les lycées de banlieue qui devraient être favorisés ? Comment expliquer les courbes démographiques qui montrent une augmentation prochaine du nombre d'élèves dans le secondaire ? Comment peut-on faire mieux avec moins ? Nous refusons les autres mesures gouvernementales comme la suppression de la carte scolaire, le passage du bac professionnel en 3 ans, la réforme de l'école primaire, la LRU et la casse de l'éducation en général.
Le seul moyen d'obtenir la satisfaction complète de nos revendications est d'instaurer un rapport de force intense et permanent face au gouvernement de Nicolas Sarkozy, François Fillon et au ministre de l'Education Nationale Xavier Darcos. Tous les moyens d'actions dont on connaît l'utilité doivent être intelligemment utilisés. Si les lycéens considèrent que l'avenir de l'éducation est plus important que leurs préoccupations individuelles, les blocages d'établissements peuvent être mis en place en parallèle d'autres actions. Une organisation démocratique et des actions qui ne mettent pas en danger les manifestants sont la garantie de la victoire finale. Ne perdons pas des acquis si difficiles à obtenir. Le C.R.C. reconnaît la Coordination Nationale Lycéenne comme pouvant prendre des décisions à l'échelle de la France. Il invite les lycéens à former des collectifs locaux indépendants où chacun pourra s'exprimer et organiser la mobilisation.
Nous ne pouvons croire que cette volonté de casse de l'éducation soit isolée dans la politique globale du gouvernement. Au contraire, elle s'inscrit dans un ensemble de décisions toujours plus inégalitaires qui visent à détruire le service public. N'oublions ni la chasse aux sans-papiers, ni l'intensification de la répression policière que le C.R.C. dénonce depuis maintenant un an. Il faut donc une convergence des luttes pour réunir tous ceux qui souffrent dans le silence. C'est ensemble que nous réussirons ! Le mois de mai doit être propice à l'expression d'une colère collective légitime face à ceux qui se croient tout permis. Les lycéens ont ouvert la voie de la contestation, elle s'intensifie chaque jour pour bientôt cristalliser toutes les insatisfactions.
La jeunesse ne doit pas être seule à se mobiliser contre la politique gouvernementale. Nous sommes tous concernés, tous touchés. Le C.R.C. appelle chacun à prendre conscience et à informer des conséquences de cette politique globale dont l'injustice est criante. Il demande aux organisations qui défendent les valeurs de l'humanisme à former un front commun qui empêchera la stratégie du « diviser pour mieux régner ». Il invite les lycéens, étudiants, salariés et autres citoyens à user de leurs droits dans leur intégralité pour obtenir la satisfaction complète de nos revendications dans tous les domaines. Le temps presse, ne fermons pas les yeux et frappons fort ! Rassemblons-nous puis agissons.
Parce que l'union fait la force et que l'esprit de la Résistance continuera à se répandre tant que l'intérêt du peuple ne sera pas celui des gouvernants, continuons le combat !









