lundi 30 mars 2009
LE 1ER MAI COMME SUITE DU 19 MARS ET SES 3,2 MILLIONS DE MANIFESTANTS !!
Les syndicats vont lancer un appel inédit et commun à manifester le 1er mai :

NOUVELOBS.COM | 30.03.2009 | 18:29
Cet appel des huit syndicats (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires, Unsa), suite donnée à la mobilisation du 19 mars, est une première dans l'histoire sociale française.
Les huit syndicats
français (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires, Unsa)
s'apprêtent à lancer un appel à manifester ensemble le 1er mai, ce qui
n'est jamais arrivé, a annoncé, lundi 30 mars, à l'AFP un des
participants à une réunion de ces organisations.
C'est la première fois que les huit centrales se rassemblent pour
défiler sur des revendications communes à l'occasion de la Fête du
travail.
La CFTC et FO ont chacune l'habitude de défiler de leur côté pour affirmer leur identité.
La CFTC n'avait jamais fait cortège commun un 1er mai, même lors de
l'élection présidentielle de 2002, contre la présence de Jean-Marie Le
Pen au second tour.
A cette occasion, FO avait renoncé à tenir son propre défilé, pour la
seule fois depuis sa scission de la CGT en 1948. Elle avait manifesté
avec les autres organisations, mais ne s'était pas joint à la
plateforme commune de revendications syndicales.
Pour sa part, la CFE-CGC reste habituellement à l'écart des cortèges du 1er mai.
Les syndicats étaient réunis afin de donner une suite à la mobilisation du 19 mars.
"Un rendez-vous naturel"
Le 20 mars dernier, après avoir mis dans la rue entre 1,2 et 3 millions
de manifestants, un record sous l'ère Sarkozy, les syndicats n'ont pas
été en mesure de s'entendre sur les suites à donner et ont repoussé
leur réponse à lundi. Depuis, la plupart d'entre eux ont consulté leurs
instances nationales.
Le 1er mai apparaît comme le plus petit dénominateur commun pour une mobilisation nationale.
Bernard Thibault (CGT) a affirmé dans L'Humanité Dimanche qu'il considérait la Fête du Travail comme un "rendez-vous naturel".
"Exaspération" des salariés
Les syndicats avaient tout pour être disposés à répondre à une attente
des salariés de plus en plus prégnante : 59% des Français souhaitent
que les syndicats poursuivent leur mouvement, selon un sondage BVA pour
Orange, L'Express et France-Inter publié mardi.
"Il y a une incompréhension très forte chez les salariés sur le fait
que l'intersyndicale n'a pas été en capacité de donner une nouvelle
date, et pas uniquement dans nos rangs", souligne Annick Coupé
(Solidaires).
Les directions nationales indiquent également recevoir de leurs syndicats des échos de l'"exaspération" des salariés.
"C'est très tendu. C'est plus que de l'inquiétude, c'est de l'écoeurement", selon Jacques Voisin (CFTC).
Cette attente est catalysée par la médiatisation de quelques actions
radicales (Continental, Sony, 3M), trop rares toutefois pour constituer
les "signes d'une radicalisation générale du mouvement", selon le
chercheur Jean-Marie Pernot.
Face à ce mécontentement et dans l'attente de s'entendre sur une
mobilisation nationale, les syndicats ont affiché leur soutien aux
initiatives locales, où l'unité est parfois plus facile à trouver.
"L'action ne se résume pas aux journées nationales", a ainsi rappelé Bernard Thibault.
"On essaie de contourner les blocages au niveau national par la base",
explique également un responsable syndical. D'autant que sur le
terrain, certains syndicalistes observent, parfois avec inquiétude, la
présence croissante de militants politiques, particulièrement du NPA
(Nouveau parti anticapitaliste) et de Lutte ouvrière.
dimanche 22 mars 2009
3,225 MILLIONS DE MANIFESTANTS, ET RIEN LE LENDEMAIN !!
La CGT accuse le gouvernement de "mauvaise foi" sur la mobilisation :

NOUVELOBS.COM | 22.03.2009 | 11:55
"Tous ceux qui sont allés dans les cortèges ont vu que les cortèges n'étaient pas du tout habituels", souligne Bernard Thibault (CGT). L'intersyndicale a décidé de ne pas fixer de nouvelle date de mobilisation mais a prévu de se réunir le 30 mars.
Le
gouvernement fait preuve de "mauvaise foi" sur l'ampleur de la
mobilisation de jeudi, estime le syndicat CGT. "Le gouvernement
s'appuie sur les chiffres de grévistes dans la fonction publique qui
sont un peu inférieurs" à la journée d'action du 29 janvier dernier
pour minorer la mobilisation, sans prendre en compte l'augmentation du
nombre de grévistes dans le privé, accuse le secrétaire général de la
CFT Bernard Thibault, vendredi 20 mars.
Bernard Thibault s'exprimait depuis Rennes, où il participait à un débat du forum Libération.
"Nous avons recensé une vingtaine de manifestations de plus" que le 29
janvier, et les cortèges étaient "très diversifiés", avec le soutien
parfois de "commerçants" ou même de "petits patrons", a-t-il ajouté.
"Tous ceux qui sont allés dans les cortèges ont vu que les cortèges
n'étaient pas du tout habituels."
Quand au chiffre de 1,2 millions de manifestants retenu par le
ministère de l'Intérieur, il avait été "annoncé dès le matin par les RG
(Renseignements généraux)" sur une radio, a ironisé Bernard Thibault.
"Dix jours" pour apporter des réponses
Du côté de la CFDT, le secrétaire général François Chérèque, a dénoncé
vendredi, lui aussi depuis le forum de Rennes, l'attitude du
gouvernement. "Nous sommes face à des responsables politiques qui ne
veulent pas reconnaître que les choix qu'ils ont fait avant la crise,
et qui étaient le fond de la campagne électorale du président de la
République, peuvent être remis en cause par cette crise", a-t-il
déploré, en faisant allusion notamment à la défiscalisation des heures
supplémentaires.
François Chérèque a regretté que le Premier ministre "n'ait rien dit"
jeudi soir après les manifestations massives, et a estimé que le
gouvernement avait "dix jours" pour apporter des réponses aux
manifestations, les syndicats ayant décidé de se retrouver le 30 mars
pour décider de la suite de leur action.
"On continue la méthode intersyndicale"
Celle-ci ne fait "pas consensus", a constaté Bernard Thibault. Le
leader de la CGT a mis en garde contre le risque de mobilisation "en
demi-teinte". En même temps, il a souligné l'importance de parvenir à
un 1er mai "unitaire". "C'est l'unité syndicale qui pose problème au
gouvernement", a-t-il insisté.
Pour François Chérèque, "on continue la méthode intersyndicale, mais on
ne prend pas de décision aujourd'hui". "Nous montrons que nous sommes
des organisations responsables, qui prenons le temps de la réflexion",
tout en étant "très fermes" face au gouvernement qui désormais "a dix
jours pour réagir", a-t-il estimé.
L'intersyndicale (FO, CGT, CFDT, CFE-CGC, Solidaires, FSU, CFTC et
Unsa) a décidé vendredi, après une réunion à Paris, de ne pas fixer de
nouvelle date de mobilisation mais de programmer une nouvelle rencontre
le 30 mars.
mardi 10 février 2009
PROCHAINE GRANDE MOBILISATION LE 19 MARS 2009 !!
Les syndicats ne désarment pas :

Social . Les organisations appellent à une nouvelle mobilisation le 19 mars.
FRANÇOIS WENZ-DUMAS
Le principe d’une deuxième journée d’action le vendredi 19 mars, après celle du 29 janvier, a été retenu hier soir par les organisations syndicales. But de cette nouvelle mobilisation : peser sur le «sommet social» prévu à l’Elysée le 18 février et tenter d’infléchir la politique gouvernementale sur le pouvoir d’achat et la lutte contre le chômage. Les syndicats se retrouveront le 23 février pour dresser, en commun, le bilan de cette rencontre avec le président de la République.
Le 29 janvier, les huit confédérations (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Unsa et Solidaires) avaient fait descendre dans la rue plus d’1,5 million de personnes. «Malgré un changement de ton, le président de la République maintient, pour l’essentiel, ses orientations en matière de politique économique et sociale», déplorent les syndicats qui attendent de la réunion du 18 février «des réponses concrètes».
Lors de son intervention télévisée jeudi, Nicolas Sarkozy avait alors écarté un relèvement du Smic et des charges salariales des entreprises, tout en lançant quelques «pistes» - selon son expression - pour un soutien au pouvoir d’achat financé par l’Etat (suppression de la première tranche de l’impôt sur le revenu ou hausse des allocations familiales, notamment).
Les syndicats soulignent que «les salariés sont les premières victimes de la crise» et réclament que le plan de relance gouvernemental, axé sur des aides publiques à l’investissement, soit complété par des mesures de soutien à la consommation.
Certaines organisations, notamment Solidaires, auraient souhaité mobiliser dans un délai beaucoup plus rapproché. Mais la majorité des syndicats ont préféré laisser passer quelques semaines, pour, selon l’expression de François Chérèque (CFDT) dans Libération d’hier,«prendre le temps de faire de la pédagogie». «Il faut que nous soyons capables d’organiser un rapport de forces durable», estimait vendredi son collègue Bernard Thibault (CGT). Les syndicats, qui s’attendent à une crise longue, ne veulent pas prendre le risque de voir le mouvement s’essouffler, après le succès de la journée du 29 janvier.
samedi 1 novembre 2008
LA MOBILISATION CONTRE LA PRIVATISATION DE LA POSTE SE POURSUIT !!
300.000 signatures déposées à l'Élysée contre le changement de statut :

NOUVELOBS.COM | 31.10.2008 | 15:13
La fédération CGT déposera mardi à l'Élysée sa pétition contre l'ouverture du capital de l'entreprise, alors que les syndicats appellent à une nouvelle journée d'action le 22 novembre.
La
fédération CGT a recueilli 300.000 signatures de postiers et d'usagers
de la Poste pour sa pétition "Touche pas à ma Poste" contre l'ouverture
du capital de l'entreprise, a annoncé le syndicat vendredi 31 octobre.
La CGT déposera mardi en début d'après-midi à l'Élysée ces signatures contre le changement de statut de l'entreprise publique.
"Contre la privatisation"
Un rassemblement est prévu mardi prochain à 13h00 devant l'Élysée, et
un point-presse se tiendra au moment de la remise des pétitions et des
procès-verbaux des pétitions déjà remises aux préfectures.
Dans un communiqué diffusé ce vendredi, le syndicat précise que "cette
initiative se tient dans le cadre du processus d'action contre la
privatisation de La Poste et pour la modernisation et la rénovation du
service public postal dans laquelle la CGT, notre fédération et ses
syndicats sont engagés partout en France".
Journée d'action le 22 novembre
L'organisation syndicale souligne que "la poursuite est déjà engagée
avec la journée nationale d'action unitaire initiée par les fédérations
postales CGT, CFDT, CFTC, FO et Sud pour le [samedi 22 novembre] avec
des appels à manifester dans les départements". Les cinq syndicats
postiers entendent "manifester leur opposition à la privatisation".
Le président de La Poste, Jean-Paul Bailly, a détaillé fin août son
projet de changement de statut de La Poste qui deviendrait une société
anonyme dès 2010 avant une ouverture de capital en 2011. Les syndicats
y voient une première étape vers la "privatisation".
samedi 6 septembre 2008
LES SYNDICATS D'ACCORD POUR UNE SEULE JOURNÉE D'ACTION LE 7 OCTOBRE !!
Appel à la mobilisation de six syndicats le 7 octobre :

NOUVELOBS.COM | 04.09.2008 | 12:32
Réunis jeudi matin en intersyndicale au siège de la CGT, la CFDT, la CFE-CGC, la FSU, Solidaires et l'Unsa ont "décidé de mettre en œuvre tous les moyens de parvenir à des mobilisations d'ampleur" à l'occasion de la journée syndicale mondiale pour le travail décent.
Les organisations syndicales CFDT,
CFE-CGC, CGT, FSU, Solidaires et Unsa ont décidé, jeudi 4 septembre,
d'organiser des "mobilisations d'ampleur dans tout le pays" le 7
octobre, date de la journée mondiale pour le travail décent, ont-elles
indiqué dans un communiqué commun.
Réunies jeudi matin en intersyndicale au siège de la CGT, les six
syndicats présents ont "décidé de mettre en œuvre tous les moyens de
parvenir à des mobilisations d'ampleur, dans tout le pays, le 7 octobre
prochain à l'occasion de la journée syndicale mondiale pour le travail
décent, organisée par la Confédération syndicale internationale (CSI)".
Appel unitaire
Les syndicats disent travailler "à la formalisation d'un appel unitaire
en vue de favoriser l'implication dans cette journée du plus grand
nombre de salariés", sans toutefois préciser quelle forme pourraient
prendre ces mobilisations, ni évoquer une éventuelle grève.
"Nous sommes d'accord pour organiser une mobilisation d'ampleur et un
projet de texte unitaire devrait être finalisé en début de semaine
prochaine", a précisé à l'AFP Gérard Aschieri (FSU), alors que les
fédérations de fonctionnaires doivent également se réunir le mercredi
10 septembre pour prendre une décision sur une éventuelle mobilisation
le 7 octobre.
Avant la réunion de ce jeudi, le secrétaire général de l'Unsa Alain
Olive avait de son côté indiqué à l'AFP qu'"il n'est pas question
d'appeler à la grève" le 7 octobre. "On discutera des modalités
d'action, mais pour la grève c'est niet", avait-il ajouté.
Alain Olive n'était pas présent au siège de la CGT, mais des représentants de l'Unsa participaient à la réunion.
"fourre-tout"
La CGT avait annoncé fin août travailler à "la construction d'une
journée interprofessionnelle d'action unitaire le 7 octobre", une
proposition à laquelle la FSU s'était déclarée favorable.
De son côté, Force ouvrière avait déclaré lundi "nécessaire" une
"mobilisation interprofessionnelle" à la rentrée sur le pouvoir
d'achat, tout en jugeant "inopportun" de choisir la date du 7 octobre,
pour ne pas "mélanger les genres".
La CFTC estime également que "le moment n'est pas venu pour organiser
un grand mouvement fourre-tout", a déclaré à l'AFP son secrétaire
général Jacky Dintinger.
"Nous avons avec Force ouvrière une pétition en cours sur pouvoir
d'achat, et nous allons faire vivre cette opération, nous verrons pour
la suite", a-t-il ajouté (avec AFP)
mardi 26 août 2008
PREMIÈRE JOURNÉE D'ACTION DANS L'ÉDUCATION LE 11 SEPTEMBRE !!
Une intersyndicale de l'éducation appelle à une "journée nationale d'action" le 11 septembre :

AP | 26.08.2008 | 22:34
Une intersyndicale de l'Education nationale a lancé mardi soir un appel à une "journée nationale d'action" pour le 11 septembre, sans "appel national à la grève" mais avec des possibilités d'actions diverses pour protester notamment contre les suppressions de postes.
"Il y aura des problèmes à la rentrée, on le sait tous. On pense que les collègues vont vouloir, dans beaucoup d'endroits, réagir. Et donc, on s'est donnés un cadre national pour fédérer toutes ces initiatives", a expliqué à l'Associated Press le secrétaire général de la Fédération syndicale unitaire (FSU), Gérard Aschieri. Il s'exprimait à l'issue d'une réunion des fédérations de l'éducation FSU, Unsa-Education, Sgen-CFDT, FAEN, Ferc-CGT, FO, Sud-Education.
Cette journée d'action, un peu plus d'une semaine après la rentrée scolaire du 2 septembre, prendra des "formes diverses en fonction des situations locales: ça peut aller du rassemblement à la manifestation, voire à la grève".
Il s'agit "essentiellement" de protester contre les suppressions de postes mais aussi "contre la politique éducative" du gouvernement. L'idée est de "construire un mouvement d'ampleur qui rassemble pas seulement les personnels, mais aussi les parents, les jeunes et notamment pour peser sur les futurs choix budgétaires de 2009", a ajouté M. Aschieri.
Le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos a annoncé en juillet le non-remplacement de 13.500 départs à la retraite pour la rentrée 2009, un nombre plus important que les 11.200 suppressions de poste dans l'Education nationale d'ores et déjà prévues pour 2008. AP
vendredi 11 juillet 2008
DES ACQUIS SOCIAUX REMIS EN CAUSE : LA CGT ENVISAGE LA GRÈVE !!
Avantages en nature : la CGT se dit prête à la grève :

NOUVELOBS.COM | 10.07.2008 | 19:03
Les Urssaf souhaitent que les avantages en nature --comme les billets moins chers-- accordés aux salariés de certaines entreprises (SNCF, Air France, EDF, GDF) soient taxés. Une "contrepartie" qui fait partie "du contrat social", selon le syndicat.
La
confédération nationale CGT a indiqué, jeudi 10 juillet, être prête à
appeler à la grève si les avantages en nature dont bénéficient les
salariés de la SNCF, d'Air France, d'EDF et GDF étaient "remis en
cause".
"Ces 'avantages en nature' font partie du contrat social, entre les
entreprises et les salariés, en contrepartie des contraintes liées à
l'exercice des métiers dans le cadre de la continuité et la qualité du
service public", écrit le syndicat dans un communiqué.
"Si cette remise en cause se confirmait, la CGT appellerait les
salariés à se mobiliser dans l'unité, y compris par la grève",
prévient-il. GRÈVE
"Secret professionnel"
Les Urssaf, chargées du recouvrement des cotisations de sécurité
sociale, souhaitent que les avantages en nature --comme les billets
moins chers-- accordés aux salariés de certaines entreprises (SNCF, Air
France, EDF, GDF) soient taxés, comme le veut la réglementation en
vigueur, ce qui n'est pas le cas en raison d'une "tolérance" de
l'administration, selon différentes sources.
L'Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss), qui
regroupe l'ensemble des Urssaf, se refuse à tout commentaire invoquant
le "secret professionnel".
Contre une "stigmatisation"
Plusieurs syndicats ont réagi ces derniers jours à cette perspective
dénonçant une "stigmatisation" des salariés concernés et une attaque au
pouvoir d'achat.
Fin juin, les organisations syndicales d'Air France s'étaient alarmées
dans une déclaration commune d'un "projet de la direction" de la
compagnie aérienne de remettre en cause les avantages en nature à la
"suite" d'une "lettre d'observation de l'Urssaf".
La direction d'Air France s'est refusée jeudi à tout commentaire sur le sujet.
dimanche 6 juillet 2008
LES SYNDICATS RÉAGISSENT A LA PROVOCATION DE SARKOZY !!
Tollé des syndicats après les propos de Nicolas Sarkozy sur les grèves :

La FSU, FO, la CFTC et la CGT répondent aux déclarations du chef de l'Etat samedi au conseil national de l'UMP. Devant ses invités européens, le président français se félicitait du fait que "désormais, quand il y a une grève en France, personne ne s'en aperçoit".
Plusieurs syndicats ont critiqué, dimanche 6 juillet, les propos de Nicolas Sarkozy estimant ironiquement que depuis qu'il était au pouvoir, personne ne s'apercevait plus des grèves dans le pays.
"On a pas fini de lutter"
"Je trouve que ça relève de la fanfaronnade de tribune mais moi, je n'attends pas du président de la République qu'il joue les matamores", a déclaré sur France-Info le dirigeant de la FSU, principal syndicat d'enseignants, Gérard Aschieri.
"Quand je vois les sondages d'opinion, je crois qu'il devrait regarder de plus près la réalité (...) Il y a peut-être une volonté de fuite en avant et de jouer la provocation. Je ne suis pas sûr que ce soit nécessairement un signe de force", a-t-il ajouté.
"Je vais pas répondre à une fanfaronnade par une autre fanfaronnade, en disant 'on va voir ce qu'on va voir'. Je pense qu'on a pas fini de lutter", a-t-il ajouté.
"Les propos ont dépassé sa pensée"
Le président de la CFTC Jacques Voisin a jugé quant à lui que "les
propos très politiques" de Nicolas Sarkozy sur les grèves risquaient
d'"attiser les conflits", au moment où les syndicats font, selon lui,
preuve d'une "attitude très responsable" pour les éviter.
Pour lui, "le risque est de balayer tout ce qui a été fait en
matière d'alarme sociale et d'inciter aux conflits purs et durs, ce qui
n'est pas souhaitable" sachant que "les relations dans le public, comme
dans le privé, restent très tendues concernant notamment les salaires
et le temps de travail".
"Les conflits ont peut-être moins de conséquences sur les usagers,
notamment des transports, et sur l'activité générale du pays, mais dire
les choses ainsi, c'est exagéré et cela ne peut qu'appeler des
réactions vives", a-t-il ajouté.
Pour le leader de la CFTC, "il n'y a pas de gagnant et pas de perdant".
"On ne peut pas laisser dire ça", a-t-il lancé. "J'ose penser que les
propos du président de la République ont dépassé sa pensée".
"Un mot de trop"
Par ailleurs, le secrétaire général de Force Ouvrière (FO)
Jean-Claude Mailly a estimé également que Nicolas Sarkozy avait eu "un
mot de trop" concernant les grèves et devrait être "plus prudent",
soulignant l'existence d'"un réel mécontentement des salariés" sur
plusieurs sujets au micro de RMC.
Estimant que "les pouvoirs publics accélèrent les réformes, veulent
mettre 30 ou 40 dossiers sur la table pour essayer d'en faire passer
quelques-uns", Jean-Claude Mailly a fait part d'"un réel mécontentement
des salariés sur toute une série de dossiers, des retraites au pouvoir
d'achat en passant par l'avenir du service public".
"Ne pas tenir compte de ce mécontentement du côté des pouvoirs publics, c'est ne pas faire preuve de réalisme", a-t-il conclu.
"Une opération diversion"
Pour sa part, la CGT a estimé que les propos du président étaient "une opération diversion" face à l'insuccès de sa politique et prévient que Nicolas Sarkozy "joue avec le feu". L'organisation syndicale le chef de l'Etat ne connaissait pas la réalité sociale car "le nombre de grèves est très important, notamment pour les salaires". Et la CGT de rappeler au président la récente grève dans les transports, sur le RER A de la région parisienne, qui a eu des conséquences importantes pour les usagers.
Le syndicat estime que les propos du président méprisent les
salariés des services publics, qui veulent faire entendre leurs
revendications en essayant de ne pas perturber les usagers, et aussi
pour les usagers eux-mêmes, lorsqu'ils sont confrontés aux problèmes de
transport. "On risque d'netrer dans une spirale dangereuse", averti la
CGT, par la voix de Maryse Dumas.
Le chef de l'Etat s'exprimait samedi devant les militants de son parti. "Désormais, quand il y a une grève en France personne ne s'en aperçoit", s'était-il exclamé, souriant et déclenchant les rires dans une intervention sur l'Europe au Conseil national de l'UMP.
Mouvements sociaux
Il y voyait une preuve que sa politique fonctionnait: "la France est en train de changer. Elle change beaucoup plus vite et beaucoup plus profondément qu'on ne le croit".
La France a connu ces derniers mois une série de mouvements sociaux dans le secteur public, notamment dans l'enseignement pour protester contre la suppression de 11.200 postes en 2008, mais aussi dans les transports et d'autres secteurs, sur les thèmes de la défense du pouvoir d'achat, des retraites et des 35h.
Mesures compensatoires
Si le gouvernement n'a pas toujours reculé face à des mouvements d'ampleur variable, il a été amené l'an dernier à faire adopter d'importantes mesures compensatoires à la suppression des régimes spéciaux de retraites.
L'Elysée a même abandonné certains projets plus spécifiques sous la pression de grèves ou de manifestations, comme celui de la réforme des taxis.
Dans tous les cas, les grèves dans les secteurs publics et les transports, malgré le développement de procédures d'alerte et de pré-négociation, ont affecté le fonctionnement des écoles et la circulation. (Avec AFP et AP).
vendredi 4 juillet 2008
SARKOZY DÉRAPE ET C'EST LA CRISE A L'ÉLYSÉE !!
M. Sarkozy : avantages et risques de l'autoritarisme :

LE MONDE | 03.07.08 | 14h20 • Mis à jour le 03.07.08 | 19h35
Finis le "casse-toi, pauvre con" à un visiteur du Salon de l'agriculture ou les agressions contre le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet. Il devait se modérer, pour reconquérir une aura présidentielle auprès des Français et incarner dignement la présidence de l'Union européenne (UE), à compter du 1er juillet. Mais ce fut la rechute. En quelques jours, Nicolas Sarkozy a multiplié les attaques, mettant en cause personnellement plusieurs personnalités : le chef d'état major de l'armée de terre, Bruno Cuche, auquel il lance un "vous êtes tous des amateurs", et qui a présenté sa démission après la fusillade de Carcassonne ; le commissaire européen Peter Mandelson, accusé d'avoir "sapé" la position de l'Union dans la négociation à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), et qui a boudé le dîner offert à l'Elysée ; le président de France Télévisions, Patrick de Carolis, auquel il dicte depuis des mois la manière de diriger le service public de la télévision et qui a fini par qualifier de "stupide" le discours de M. Sarkozy.
"Nicolas Sarkozy touche à des institutions, à ce qui était des sanctuaires", s'inquiète François Hollande, premier secrétaire du Parti socialiste, qui voit dans l'attitude du président "un comportement personnel et une méthode politique : en cherchant la responsabilité des autres, il cherche à exonérer la sienne". Pour l'ancien eurodéputé Jean-Louis Bourlanges, "Sarkozy a moins le goût du pouvoir que de l'arbitraire. Il veut, en face de n'importe quelle situation, affirmer sa supériorité". Cet observateur voit là l'explication de sa contestation des experts ou de sa propension à humilier ses interlocuteurs.
"LES GENS ONT PEUR"
Ses collaborateurs sont habitués à ses sautes d'humeur. "Si on prend ses critiques au premier degré, mieux vaut ne pas travailler avec lui", s'amuse un proche conseiller. Mais cela est mal vécu dans les cercles plus distants : "A l'UMP, les gens ont peur, peur de se faire engueuler", assure un ancien ministre. Certains conseillers ne réfutent pas une dose d'arbitraire, voire d'injustice délibérée du président : selon eux, il doit imposer sa "rupture" et il continue de jouer la carte d'une opinion à reconquérir contre les corps intermédiaires. Mais au-delà du premier cercle, le caractère présidentiel passe mal.
Sur l'Europe pourtant, les attaques se veulent maîtrisées. Nicolas Sarkozy entend briser la "chape de plomb de la pensée unique". Les critiques contre la BCE sont traditionnelles et, pour une fois, n'émanent pas uniquement de Paris. L'attaque contre Peter Mandelson s'explique par un conflit classique entre la France et la Commission et une brouille plus personnelle : "Mandelson ne s'est pas comporté de manière loyale ; nous n'avons pas les chiffres sur lesquels il est en train de négocier à l'OMC. Ce n'est pas correct", accuse-t-on à l'Elysée. Le débat sera clos fin août.
Mais s'ils sont assumés, les changements de stratégie politique ne se font pas sans risques. Ils peuvent passer pour une trahison. La décision de passer en force contre Bernard Thibault, leader de la CGT, et François Chérèque, numéro un de la CFDT, sur l'assouplissement des 35 heures, a été "soigneusement pesée", assure un conseiller. Tant pis pour les dégâts causés sur la confiance qui s'était instaurée avec les syndicats, notamment la CFDT, "un peu blessée", selon la litote employée à l'Elysée. Jugeant le rapport de force favorable, le président a préféré miser sur l'électorat de droite, qui regarde avec méfiance un excès de dialogue social.
La méthode sarkozienne occasionne, aussi, des cafouillages. M. Sarkozy avait décidé de priver les généraux militaires de promotion de la Légion d'honneur, dans la foulée de la fusillade de Carcassonne et d'une tribune d'officiers anonymes s'opposant au Livre blanc sur la défense. Avant de faire machine arrière, sur pression de certains conseillers : cela aurait été trop brutaliser l'institution.
"Nicolas Sarkozy ouvre beaucoup de fronts, et il y a un moment où la guerre devient générale", estime M. Hollande, qui prédit un effet "boomerang". Stéphane Rozès, de l'institut d'études CSA, est plus circonspect. "Même si le lien entre Nicolas Sarkozy et l'opinion s'est délité, il pense que, faute d'alternative, il a de grandes marges de manoeuvre." A l'Elysée, on est convaincu qu'"il n'y aura pas de retour de bâton". Et l'on cite René Char : "Va vers ton risque, à te regarder, ils s'habitueront."
lundi 28 janvier 2008
MITTAL A L'ELYSEE : QUELLES AVANCEES ??
ArcelorMittal : les syndicats et les élus restent sceptiques :
NOUVELOBS.COM | 28.01.2008 | 18:48
Face aux promesses de reclassement de Lakshmi Mittal suite à son entretien à l'Elysée, les syndicats se disent "pas optimistes du tout".
Syndicats et élus lorrains ont accueilli fraîchement les engagements pris lundi 28 janvier par le patron d'ArcelorMittal, Lakshmi Mittal, au sujet de suppressions d'emplois envisagées à Gandrange (Moselle), considérant que "tout cela avait déjà été dit".
"M. Mittal n'a fait que répéter ce qui nous avait été dit [la semaine dernière] au siège du groupe à Luxembourg", a commenté Pierre-Claude Sutter, délégué CFE-CGC. "Ses déclarations au sortir de l'Elysée sont celles auxquelles nous nous attendions", a-t-il souligné.
"Notre 'contre-projet industriel et social' devrait être prêt à la fin mars", a-t-il ajouté. "Il comprendra un gros volet sur la formation et prévoira des investissements de l'ordre de 25 millions d'euros à effectuer en urgence en 2008-2009", a précisé le syndicaliste.
"Nous ne sommes pas optimistes du tout"
"M. Mittal n'a pas dit qu'il gelait les suppressions d'emplois" envisagées à Gandrange, a pour sa part noté Marc Barthel, délégué CGT d'ArcelorMittal France. "La procédure [de fermeture du site] est en route et nous ne sommes pas optimistes du tout", a-t-il ajouté.
"C'est comme s'il anticipait sur la contre-expertise que s'apprêtent à déposer les syndicats", a estimé Aurélie Filipetti, députée de Moselle et porte-parole du groupe PS à l'Assemblée nationale. "On reste sur sa faim. C'est un peu décevant d'autant que le président avait fait de la politique industrielle un cheval de bataille de sa campagne électorale", a-t-elle ajouté.
Michel Liebgott, député (PS) de Moselle, s'attendait pour sa part à "beaucoup plus" de cet entretien. "Il n'en est sorti rien de bien différent de ce qui avait été promis par le groupe lors de la manifestation des 'Gandrange' à Luxembourg, jeudi dernier", a-t-il dit.
Propositions alternatives viables étudiées avec les syndicats
A l'issue d'un long entretien à l'Elysée avec Nicolas Sarkozy, Lakshmi Mittal a confirmé que les salariés de l'aciérie de Gondrange (Moselle) seront reclassés. Il promet également de discuter jusqu'en avril avec les syndicats à des "solutions alternatives" au plan annoncé. "Chaque employé pourra bénéficier d'un autre emploi dans les usines [du groupe] de la région"."Après avoir rencontré le président et, comme il l'a proposé, j'ai accepté d'étudier des propositions alternatives viables avec les syndicats [...] jusqu'au début du mois d'avril", a-t-il ajouté devant la presse.
La direction d'ArcelorMittal a annoncé le 16 janvier la suppression, d'ici à 2009, de 595 des 1.108 emplois de Gandrange, qu'elle s'est engagée à reclasser dans une unité du premier aciériste mondial à Florange (Moselle) et au Luxembourg voisin.











