jeudi 31 juillet 2008
APPEL DES RÉSISTANTS DE 1944 AUX JEUNES GÉNÉRATIONS (2004) !!
Voici un texte de référence que tous les membres du Comité de Résistance Citoyenne et les citoyens en Résistance doivent connaître :

Plusieurs illustres résistants de la seconde guerre mondiale lancent un appel aux jeunes générations en 2004. Un appel à résister contre les lois qui cassent les acquis, que ces hommes et femmes de droite ou de gauche, ont obtenu grâce à l'application de leur programme. Le programme du Conseil National de la Résistance.
Appel des Résistants aux jeunes générations du 8 mars 2004 : texte complet et notice réactualisée des signataires
(Appel à la commémoration du 60e anniversaire du programme du C.N.R. de 1944)
Cet important texte “testamentaire”, passage de témoin d’une génération aux suivantes, a été proclamé à Paris, maison de l’Amérique latine, le 8 mars 2004, à l’initiative du mouvement ATTAC, sous le titre originel de : “Appel à la commémoration du 60de anniversaire du programme du CNR” et fut suivi d’un colloque à Nanterre la semaine suivante en présence de nombreux vétérans de la Résistance, historiens et responsables associatifs ou syndicaux.
Dépassant son contexte d’origine de l’année 2004, cet Appel prend désormais l’appellation courante de :
Appel des Résistants aux jeunes générations du 8 mars 2004.
(Nous en donnons ici une version complète, suivie de la liste des signataires comportant pour chacun une courte notice biographique. Liste réactualisée à la date du 8 octobre 2007).
Appel des Résistants aux jeunes générations du 8 mars 2004
(Appel à la commémoration du 60e anniversaire du programme du C.N.R. de 1944)
Au moment où nous voyons remis en cause le socle des conquêtes sociales de la Libération,
nous, vétérans des mouvements de
Résistance et des forces combattantes de la France Libre (1940-1945),
appelons les jeunes générations à faire vivre et retransmettre
l’héritage de la Résistance et ses idéaux toujours actuels de
démocratie économique, sociale et culturelle.
Soixante ans plus tard, le nazisme est vaincu, grâce au sacrifice de
nos frères et sœurs de la Résistance et des nations unies contre la
barbarie fasciste. Mais cette menace n’a pas totalement disparu et
notre colère contre l’injustice est toujours intacte.
Nous appelons, en conscience, à célébrer l’actualité de la Résistance,
non pas au profit de causes partisanes ou instrumentalisées par un
quelconque enjeu de pouvoir, mais pour proposer aux générations qui
nous succéderont d’accomplir trois gestes humanistes et profondément
politiques au sens vrai du terme, pour que la flamme de la Résistance
ne s’éteigne jamais :
- Nous appelons d’abord
les éducateurs, les mouvements sociaux, les collectivités publiques,
les créateurs, les citoyens, les exploités, les humiliés, à célébrer
ensemble l’anniversaire du programme du Conseil national de la
Résistance (C.N.R.) adopté dans la clandestinité le 15 mars 1944 :
Sécurité sociale et retraites généralisées, contrôle des ” féodalités
économiques ” , droit à la culture et à l’éducation pour tous, presse
délivrée de l’argent et de la corruption, lois sociales ouvrières et
agricoles, etc. Comment peut-il manquer aujourd’hui de l’argent pour
maintenir et prolonger ces conquêtes sociales, alors que la production
de richesses a considérablement augmenté depuis la Libération, période
où l’ Europe était ruinée ? Les responsables politiques, économiques,
intellectuels et l’ensemble de la société ne doivent pas démissionner,
ni se laisser impressionner par l’actuelle dictature internationale des
marchés financiers qui menace la paix et la démocratie.
- Nous appelons ensuite les mouvements, partis, associations, institutions et syndicats héritiers de la Résistance à dépasser les enjeux sectoriels, et à se consacrer en priorité aux causes politiques des injustices et des conflits sociaux, et non plus seulement à leurs conséquences, à définir ensemble un nouveau ” Programme de Résistance ” pour notre siècle, sachant que le fascisme se nourrit toujours du racisme, de l’intolérance et de la guerre, qui eux-mêmes se nourrissent des injustices sociales.
- Nous appelons enfin les enfants, les jeunes, les parents, les anciens et les grands-parents, les éducateurs, les autorités publiques, à une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse qui ne proposent comme horizon pour notre jeunesse que la consommation marchande, le mépris des plus faibles et de la culture, l’amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous. Nous n’acceptons pas que les principaux médias soient désormais contrôlés par des intérêts privés, contrairement au programme du Conseil national de la Résistance et aux ordonnances sur la presse de 1944.
Plus que jamais, à ceux et celles qui feront le siècle qui commence, nous voulons dire avec notre affection :
” Créer, c’est résister. Résister, c’est créer “.
Signataires : Lucie Aubrac, Raymond
Aubrac, Henri Bartoli, Daniel Cordier, Philippe Dechartre, Georges
Guingouin, Stéphane Hessel, Maurice Kriegel-Valrimont, Lise London,
Georges Séguy, Germaine Tillion, Jean-Pierre Vernant, Maurice Voutey.
Les personnalités de la Résistance signataires de cet Appel du 8 mars 2004 sont :
Lucie AUBRAC, décédée le 14 mars 2007,
enseignante, co-fondatrice du mouvement résistant « Libération », prend
la tête d’un commando armé pour libérer son mari arrêté à Lyon par la
Gestapo. A la Libération, elle est chargée de superviser l’installation
des comités départementaux de Libération (notamment à Nantes).
Raymond AUBRAC, ingénieur, co-fondateur de « Libération-Sud », membre
de l’Etat-major de l’Armée secrète, arrêté deux fois, commissaire de la
République à Marseille (préfet régional) lors de la Libération.
Henri BARTOLI, reconnu “Juste parmi les nations” (pour avoir sauvé des
Juifs), résistant alors qu’il est lycéen et étudiant, diffuse «
Témoignage chrétien » clandestin et des faux-papiers, travaille au sein
du CNR sur la politique économique d’après-guerre.
Daniel CORDIER, parachuté en France occupée, principal adjoint et
secrétaire de Jean Moulin, fondateur du CNR (Conseil national de la
Résistance)
Philippe DECHARTRE, résistant, membre des cercles de gaullistes historiques, plusieurs fois ministre et député après la guerre.
Georges GUINGOUIN, décédé le 27 octobre 2005,
instituteur, résistant dès l’été 1940, prend la tête des maquis de la
région de Limoges (jusqu’à 20 000 combattants), ville qui est libérée
sans attendre les Alliés, maire de Limoges après la guerre.
Stéphane HESSEL, jeune allemand naturalisé français avant la guerre,
rejoint de Gaulle en 1941, chargé de mission en France occupée, arrêté
en juillet 1944 et déporté à Buchenwald puis Dora. Carrière
d’ambassadeur après la guerre. Militant antiraciste.
Maurice KRIEGEL-VALRIMONT, décédé le 2 août 2006,
syndicaliste avant la guerre, membre du Comité militaire du CNR,
responsable militaire de la libération de Paris avec Rol-Tanguy. Député
communiste après la guerre.
Lise LONDON, ancienne des Brigades Internationales dans l’Espagne
républicaine, capitaine dans la Résistance, ancienne déportée à
Ravensbrück, épouse d’Arthur London (ministre tchèque victime du
stalinisme en 1952).
Georges SÉGUY, ouvrier-imprimeur, résistant au sein des Francs-Tireurs
et Partisans Français, arrêté en 1944, déporté au camp de Mauthausen,
dirigeant syndicaliste après la guerre.
Germaine TILLION, ethnologue spécialiste de l’Algérie avant la guerre,
chef du réseau de Résistance du Musée de l’Homme, déportée à
Ravensbrück, militante humaniste et anticolonialiste après la guerre.
Jean-Pierre VERNANT, décédé le 9 janvier 2007,
grand historien spécialiste de la Grèce antique, étudiant antifasciste
avant la guerre, résistant dès 1940, organisateur militaire, libérateur
de Toulouse avec ses camarades.
Maurice VOUTEY, résistant, déporté à Dachau puis dans les camps du
Neckar. Actuellement secrétaire général de la Fédération nationale des
déportés et internés résistants patriotes (FNDIRP).
Le Comité de Résistance Citoyenne assume depuis sa première heure un rapprochement sous certains aspects avec la Résistance de la 2de guerre mondiale. Toutes proportions gardées et sans nous y comparer directement, nous y faisons souvent référence.
En effet, nous luttons nous aussi contre un ennemi qui remet en cause de nombreuses valeurs auxquelles nous tenons, la liberté, l'égalité, la solidarité, la séparation des pouvoirs, la paix ou la laïcité. Nous luttons contre un ennemi qui met en place une politique anti-sociale. Nous luttons sans l'étiquette d'un parti ou même d'une idéologie. Nous sommes ensemble pour une cause commune alors même que la majorité plie l'échine. Mais nous ne souhaitons pas seulement combattre dans le présent, nous souhaitons préparer l'avenir.
Notez que le CRC ne souhaite en aucun cas récupérer un mouvement qui appartient à l'histoire. Notez aussi que les circonstances ne sont pas les mêmes, que notre Résistance a pris d'autres formes, que notre Résistance est plus aisée aujourd'hui qu'hier. Notez que le terme "Résistance" à plusieurs termes et n'est pas forcément armée. Notez enfin qu'il ne faut pas attendre de retrouver ces circonstances réunies avant de résister.
mercredi 30 juillet 2008
PROGRAMME DU CONSEIL NATIONAL DE LA RÉSISTANCE (CNR) DE 1944 !!
Tous les membres
du Comité de Résistance Citoyenne et tous les citoyens qui se
qualifient aujourd'hui de résistants doivent connaître l'histoire
d'hommes et de femmes, qui combattirent dans des temps plus difficiles,
pour les mêmes valeurs que nous :

Voici leur programme :
Programme du Conseil National de la Résistance
Conseil National de la Résistance
15 mars 1944
LE CONTENU DU PROGRAMME DU CONSEIL NATIONAL DE LA RÉSISTANCE
Née
de la volonté ardente des Français de refuser la défaite, la Résistance
n’a pas d’autre raison d’être que la lutte quotidienne sans cesse
intensifiée.
Cette mission de combat ne doit pas prendre fin à
la Libération. Ce n’est, en effet, qu’en regroupant toutes ses forces
autour des aspirations quasi unanimes de la Nation, que la France
retrouvera son équilibre moral et social et redonnera au monde l’image
de sa grandeur et la preuve de son unité.
Aussi les
représentants des organisations de la Résistance, des centrales
syndicales et des partis ou tendances politiques groupés au sein du
C.N.R., délibérant en assemblée plénière le 15 mars 1944, ont-ils
décidé de s’unir sur le programme suivant, qui comporte à la fois un
plan d’action immédiate contre l’oppresseur et les mesures destinées à
instaurer, dès la Libération du territoire, un ordre social plus juste.
I - PLAN D’ACTION IMMÉDIATE
Les
représentants des organisations de résistance, des centrales syndicales
et des partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R.
Expriment
leur angoisse devant la destruction physique de la Nation que
l’oppresseur hitlérien poursuit avec l’aide des hommes de Vichy, par le
pillage, par la suppression de toute production utile aux Français, par
la famine organisée, par le maintien dans les camps d’un million de
prisonniers, par la déportation d’ouvriers au nombre de plusieurs
centaines de milliers, par l’emprisonnement de 300.000 Français et par
l’exécution des patriotes les plus valeureux, dont déjà plus de 50.000
sont tombés pour la France.
Ils proclament leur volonté de
délivrer la patrie en collaborant étroitement aux opérations militaires
que l’armée française et les armées alliées entreprendront sur le
continent, mais aussi de hâter cette libération, d’abréger les
souffrances de notre peuple, de sauver l’avenir de la France en
intensifiant sans cesse et par tous les moyens la lutte contre
l’envahisseur et ses agents, commencée dès 1940.
Ils adjurent
les gouvernements anglais et américain de ne pas décevoir plus
longtemps l’espoir et la confiance que la France, comme tous les
peuples opprimés de l’Europe, a placés dans leur volonté d’abattre
l’Allemagne nazie, par le déclenchement d’opérations militaires de
grande envergure qui assureront, aussi vite que possible, la libération
des territoires envahis et permettront ainsi aux Français qui sont sur
notre sol de se joindre aux armées alliées pour l’épreuve décisive.
Ils
insistent auprès du Comité Français de la Libération Nationale pour
qu’il mette tout en œuvre afin d’obtenir les armes nécessaires et de
les mettre à la disposition des patriotes. Ils constatent que les
Français qui ont su organiser la résistance ne veulent pas et
d’ailleurs ne peuvent pas se contenter d’une attitude passive dans
l’attente d’une aide extérieure, mais qu’ils veulent faire la guerre,
qu’ils veulent et qu’ils doivent développer leur résistance armée
contre l’envahisseur et contre l’oppresseur.
Ils constatent, en
outre, que la Résistance Française doit ou se battre ou disparaître ;
qu’après avoir agi de façon défensive, elle a pris maintenant un
caractère offensif et que seuls le développement et la généralisation
de l’offensive des Français contre l’ennemi lui permettront de
subsister et de vaincre.
Ils constatent enfin que la
multiplication des grèves, l’ampleur des arrêts de travail le 11
Novembre qui, dans beaucoup de cas, ont été réalisés dans l’union des
patrons et des ouvriers, l’échec infligé au plan de déportation des
jeunes français en Allemagne, le magnifique combat que mènent tous les
jours, avec l’appui des populations, dans les Alpes, dans le Massif
Central, dans les Pyrénées et dans les Cévennes, les jeunes Français
des maquis, avant garde de l’armée de la Libération, démontrent avec
éclat que notre peuple est tout entier engagé dans la lutte et qu’il
doit poursuivre et accroître cette lutte.
En conséquence, les
représentants des organisations de résistance, des centrales syndicales
et des partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R.
Déclarent
que c’est seulement par l’organisation, l’intensification de la lutte
menée par les forces armées, par les organisations constituées, par les
masses, que pourra être réalisée l’union véritable de toutes les forces
patriotiques pour la réalisation de la libération nationale
inséparable, comme l’a dit le Général De Gaulle, de l’insurrection
nationale qui, ainsi préparée, sera dirigée par le C.N.R, sous
l’autorité du C.F.L.N, dès que les circonstances politiques et
militaires permettront d’assurer, même au prix de lourds sacrifices,
son succès.
Ils ont l’espoir que les opérations de la Libération
du pays, prévues par le plan de l’état major interallié, pourront ainsi
être, le cas échéant, avancées grâce à l’aide apportée par les Français
dans la lutte engagée contre l’ennemi commun, ainsi que l’a démontré
l’exemple glorieux des patriotes corses.
Ils affirment
solennellement que la France qui, malgré l’armistice, a poursuivi sans
trêve la guerre, entend plus que jamais développer la lutte pour
participer à la libération et à la victoire.
Pour mobiliser les
ressources immenses d’énergie du peuple français, pour les diriger vers
l’action salvatrice dans l’union de toutes les volontés, le C.N.R
décide :
D’inviter les responsables des organisations déjà
existantes à former des comités de villes et de villages,
d’entreprises, par la coordination des formations qui existent
actuellement, par la formation de comités là où rien n’existe encore et
à enrôler les patriotes non organisés.
Tous ces comités seront
placés sous la direction des comités départementaux de la libération
(C.D.L). Ils seront soumis à l’autorité des C.D.L qui leur
transmettront, comme directives, la plate-forme d’action et la ligne
politique déterminée par le C.N.R.
Le but des ces comités sera,
à l’échelon communal, local et d’entreprise, de faire participer de
façon effective tous les Français à la lutte contre l’ennemi et contre
ses agents de Vichy, aussi bien par la solidarité et l’assistance
active à l’égard des patriotes sous l’impulsion et le soutien donnés
aux revendications vitales de notre peuple. Par dessus tout, leur tâche
essentielle sera de mobiliser et d’entraîner les Français qu’ils auront
su grouper à l’action armée pour la Libération.
Ces comités
devront, selon les circonstances et en se conformant aux instructions
données par les C.D.L, appuyer et guider toutes les actions menées par
les Français contre toutes les formes d’oppression et d’exploitation
imposées par l’ennemi, de l’extérieur et de l’intérieur.
Ces comités devront :
1)
Développer la lutte contre la déportation et aider les réfractaires à
se cacher, à se nourrir, à se vêtir et à se défendre, enlevant ainsi
des forces à l’ennemi et augmentant le potentiel humain de la
résistance ;
2) Traquer et punir les agents de la Gestapo et de la Milice de DARNAND ainsi que les mouchards et les traîtres ;
3) Développer l’esprit de lutte effective en vue de la répression des nazis et des fascistes français ;
4)
Développer, d’une part, la solidarité envers les emprisonnés et
déportés ; d’autre part, la solidarité envers les familles de toutes
les victimes de la terreur hitlérienne et vichyssoise ;
5) En
accord avec les organisations syndicales résistantes, combattre pour la
vie et la santé des Français pour une lutte quotidienne et incessante,
par des pétitions, des manifestations et des grèves, afin d’obtenir
l’augmentation des salaires et traitements, bloqués par Vichy et les
Allemands, et des rations alimentaires et attributions de produits de
première qualité, réduites par la réglementation de Vichy et les
réquisitions de l’ennemi, de façon à rendre à la population un minimum
de vital en matière d’alimentation, de chauffage et d’habillement ;
6)
Défendre les conditions de vie des anciens combattants, des
prisonniers, des femmes de prisonniers, en organisant la lutte pour
toutes les revendications particulières ;
7) Mener la lutte
contre les réquisitions de produits agricoles, de matières premières et
d’installations industrielles pour le compte de l’ennemi ; saboter et
paralyser la production destinée à l’ennemi et ses transports par
routes, par fer et par eau ;
8) Défendre à l’intérieur de la corporation agricole les producteurs
contre les prélèvements excessifs, contre les taxes insuffisantes, et
lutter pour le remplacement des syndicats à la solde de Vichy et de
l’Allemagne par des paysans dévoués à la cause de la paysannerie
française.
Tout en luttant de cette façon et grâce à l’appui de
solidarité et de combativité que développe cette lutte, les comités de
villes, de villages et d’entreprises devront en outre :
a)
Renforcer les organisations armées des Forces Françaises de l’Intérieur
par l’accroissement des groupes de patriotes : groupes francs,
francs-tireurs et partisans, recrutés en particulier parmi les
réfractaires ;
b) En accord avec les états majors nationaux,
régionaux et départementaux des F.F.I, organisées milices patriotiques
dans les villes, les campagnes et les entreprises, dont l’encadrement
sera facilité par des ingénieurs, techniciens, instituteurs,
fonctionnaires et cadres de réserve, et qui sont destinés à défendre
l’ordre public, la vie et les biens des Français contre la terreur et
la provocation, assurer et maintenir l’établissement effectif de
l’autorité des Comités départementaux de la Libération sur tout ce qui
aura été ou sera créé dans ce domaine pour le strict rattachement aux
F.F.I dont l’autorité et la discipline doivent être respectées par tous.
Pour
assurer la pleine efficacité des mesures énoncées ci-dessus, le C.N.R
prescrit de l’état major national des Forces Françaises de l’Intérieur,
tout en préparant minutieusement la coopération avec les Alliés en cas
de débarquement, doit :
1) Donner ordre à toutes les formations
des F.F.I de combattre dès maintenant l’ennemi en harcelant ses
troupes, en paralysant ses transports, ses communications et ses
productions de guerre, en capturant ses dépôts d’armes et de munitions
afin d’en pourvoir les patriotes encore désarmés ;
2) Faire
distribuer les dépôts d’armes encore inutilisés aux formations jugées
par lui les plus aptes à se battre utilement dès à présent et dans
l’avenir immédiat ;
3) Organiser de façon rationnelle la lutte
suivant un plan établi avec les autorités compétentes à l’échelon
régional, départemental ou local, pour obtenir le maximum d’efficacité ;
4)
Coordonner l’action militaire avec l’action de résistance de la masse
de la nation en proposant pour but aux organisations régionales
paramilitaires d’appuyer et de protéger les manifestations
patriotiques, les mouvements revendicatifs des femmes de prisonniers,
des paysans et des ouvriers contre la police hitlérienne, d’empêcher
les réquisitions de vivres et d’installations industrielles, les rafles
organisées contre les réfractaires et les ouvriers en grève et défendre
la vie et la liberté de tous les Français contre la barbare oppression
de l’occupant provisoire.
Ainsi, par l’application des décisions
du présent programme d’action commune, se fera, dans l’action, l’union
étroite de tous les patriotes, sans distinction d’opinions politiques,
philosophiques ou religieuses. Ainsi se constituera dans la lutte une
armée expérimentée, rompue au combat, dirigée par des cadres éprouvés
devant le danger, une armée capable de jouer son rôle lorsque les
conditions de l’insurrection nationale seront réalisées, armée qui
élargira progressivement ses objectifs et son armement.
Ainsi,
par l’effort et les sacrifices de tous, sera avancée l’heure de la
libération du territoire national ; ainsi la vie de milliers de
Français pourra être sauvée et d’immenses richesses pourront être
préservées.
Ainsi dans le combat se forgera une France plus pure
et plus forte capable d’entreprendre au lendemain de la libération la
plus grande œuvre de reconstruction et de rénovation de la patrie.
II - MESURES À APPLIQUER DÈS LA LIBÉRATION DU TERRITOIRE
Unis
quant au but à atteindre, unis quant aux moyens à mettre en œuvre pour
atteindre ce but qui est la libération rapide du territoire, les
représentants des mouvements, groupements, partis ou tendances
politiques groupés au sein du C.N.R proclament qu’ils sont décidés à
rester unis après la libération :
1) Afin d’établir le
gouvernement provisoire de la République formé par le Général de Gaulle
pour défendre l’indépendance politique et économique de la nation,
rétablir la France dans sa puissance, dans sa grandeur et dans sa
mission universelle ;
2) Afin de veiller au châtiment des
traîtres et à l’éviction dans le domaine de l’administration et de la
vie professionnelle de tous ceux qui auront pactisé avec l’ennemi ou
qui se seront associés activement à la politique des gouvernements de
collaboration ;
3) Afin d’exiger la confiscation des biens des
traîtres et des trafiquants de marché noir, l’établissement d’un impôt
progressif sur les bénéfices de guerre et plus généralement sur les
gains réalisés au détriment du peuple et de la nation pendant la
période d’occupation ainsi que la confiscation de tous les biens
ennemis y compris les participations acquises depuis l’armistice par
les gouvernements de l’axe et par leurs ressortissants, dans les
entreprises françaises et coloniales de tout ordre, avec constitution
de ces participations en patrimoine national inaliénable ;
4) Afin d’assurer :
l’établissement de la démocratie la plus large en rendant la parole au
peuple français par le rétablissement du suffrage universel ;
la pleine liberté de pensée, de conscience et d’expression ;
la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de
l’Etat, des puissances d’argent et des influences étrangères ;
la liberté d’association, de réunion et de manifestation ;
l’inviolabilité du domicile et le secret de la correspondance ;
le respect de la personne humaine ;
l’égalité absolue de tous les citoyens devant la loi ;
5) Afin de promouvoir les réformes indispensables :
a) Sur le plan économique :
l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale,
impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières
de la direction de l’économie ;
une organisation rationnelle de
l’économie assurant la subordination des intérêts particuliers à
l’intérêt général et affranchie de la dictature professionnelle
instaurée à l’image des Etats fascistes ;
l’intensification de
la production nationale selon les lignes d’un plan arrêté par l’Etat
après consultation des représentants de tous les éléments de cette
production ;
le retour à la nation des grands moyens de
production monopolisée, fruits du travail commun, des sources
d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurances et
des grandes banques ;
le développement et le soutien des coopératives de production, d’achats et de ventes, agricoles et artisanales ;
le droit d’accès, dans le cadre de l’entreprise, aux fonctions de
direction et d’administration, pour les ouvriers possédant les
qualifications nécessaires, et la participation des travailleurs à la
direction de l’économie.
b) Sur le plan social :
le
droit au travail et le droit au repos, notamment par le rétablissement
et l’amélioration du régime contractuel du travail ;
un
rajustement important des salaires et la garantie d’un niveau de
salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa
famille la sécurité, la dignité et la possibilité d’une vie pleinement
humaine ;
la garantie du pouvoir d’achat national pour une politique tendant à une stabilité de la monnaie ;
la reconstitution, dans ses libertés traditionnelles, d’un syndicalisme
indépendant, doté de larges pouvoirs dans l’organisation de la vie
économique et sociale ;
un plan complet de sécurité sociale,
visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous
les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec
gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’État ;
la sécurité de l’emploi, la réglementation des conditions d’embauchage
et de licenciement, le rétablissement des délégués d’atelier ;
l’élévation et la sécurité du niveau de vie des travailleurs de la
terre par une politique de prix agricoles rémunérateurs, améliorant et
généralisant l’expérience de l’Office du blé, par une législation
sociale accordant aux salariés agricoles les mêmes droits qu’aux
salariés de l’industrie, par un système d’assurance conte les calamités
agricoles, par l’établissement d’un juste statut du fermage et du
métayage, par des facilités d’accession à la propriété pour les jeunes
familles paysannes et par la réalisation d’un plan d’équipement rural ;
une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours ;
le dédommagement des sinistrés et des allocations et pensions pour les victimes de la terreur fasciste.
c) Une extension des droits politiques, sociaux et économiques des populations indigènes et coloniales.
d)
La possibilité effective pour tous les enfants français de bénéficier
de l’instruction et d’accéder à la culture la plus développée, quelle
que soit la situation de fortune de leurs parents, afin que les
fonctions les plus hautes soient réellement accessibles à tous ceux qui
auront les capacités requises pour les exercer et que soit ainsi promue
une élite véritable, non de naissance mais de mérite, et constamment
renouvelée par les apports populaires.
Ainsi sera fondée une
République nouvelle qui balaiera le régime de basse réaction instauré
par Vichy et qui rendra aux institutions démocratiques et populaires
l’efficacité que leur avaient fait perdre les entreprises de corruption
et de trahison qui ont précédé la capitulation.
Ainsi sera
rendue possible une démocratie qui unisse au contrôle effectif exercé
par les élus du peuple la continuité de l’action gouvernementale.
L’union
des représentants de la Résistance pour l’action dans le présent et
dans l’avenir, dans l’intérêt supérieur de la patrie, doit être pour
tous les Français un gage de confiance et un stimulant. Elle doit les
inciter à éliminer tout esprit de particularisme, tout ferment de
division qui pourrait freiner leur action et ne servir que l’ennemi.
En avant donc, dans l’union de tous les Français rassemblés autour du C.F.L.N et de son président le général De Gaulle !
En avant pour le combat, en avant pour la victoire afin que VIVE LA FRANCE !
LE CONSEIL NATIONAL DE LA RÉSISTANCE
![]()
Le Comité de Résistance Citoyenne ne peut évidemment pas se comparer au Conseil National de la Résistance, dont l'existence était apparue dans des circonstances éminemment plus difficiles. La liberté d'expression nous permet encore de ne pas entrer dans la clandestinité. Les hommes et les femmes qui résistaient à l'occupation nazi mettaient leur vie en danger. Nous n'avons donc pas la malhonnêteté morale de nous inscrire comme étant une réplique moderne du CNR ou des organisations qui luttèrent pendant la deuxième guerre mondiale, comptant dans leurs rangs des hommes et femmes connus ou anonymes, entrés dans l'Histoire par leur courage et leur détermination. Le plan d'action immédiat ne peut pas convenir à notre Résistance qui se veut pacifique, car les circonstances sont différentes. Notre Résistance n'est pas la même mais l'esprit reste le même.
Toutefois, nous considérons le "Programme du Conseil National de la Résistance" comme un texte de référence. En effet, sous plusieurs angles notre démarche se rapproche de celle des membres du CNR. Les avancées sociales présentées dans ce programme, et appliquées par la suite, traduisent des idéaux, partagés par les différents courants politiques rassemblés dans la Résistance. Les valeurs défendues sont les mêmes, la liberté, l'égalité, la solidarité, la justice, la laïcité ou encore la paix. Encore aujourd'hui ce texte est d'actualité et nous devons le défendre face aux remises en cause des avancées sociales par certains de nos gouvernants.
N'attendons pas de connaître les terribles épreuves que subit, il n'y a pas si longtemps, l'humanité toute entière, pour entrer en Résistance. La vigilance doit être constante. La défense de la démocratie et la conquête de nouveaux droits est à ce prix.
lundi 7 juillet 2008
GUIDE DE LA "NUIT DES RÉSISTANCES" LE 13 JUILLET !!
Guide de la Nuit des Résistances Guide réalisé Par le collectif de la Nuit des Résistances
ou comment s'organiser pour le 13 juillet
Par le collectif de la Nuit des Résistances
Qu'est-ce que la « Nuit des Résistances » ?
Tout
d'abord, il faut savoir ce que signifie le nom de l'événement lui-même.
Les apparences sont parfois trompeuses, la ressemblance avec la « Nuit
des Ecoles », organisée par les enseignants et parents d'élèves du
primaire, qui avait connu un grand succès pour protester contre les
mesures Darcos, n'est que fortuite. Mais nous nous réjouissons de ce
hasard, qui permet au concept de s'installer et de démontrer son
efficacité. Le nom de cet événement, tout aussi militant, avait été
choisi il y a déjà plusieurs mois. Beaucoup de festivités estivales
sont appelées « nuit de... », ce qui explique la première partie du
terme. N'est-ce pas un moment propice aux rencontres ? Ne dit-on pas
que la nuit porte conseil ? Pour montrer la multitude des luttes et des
revendications qui nous rassemblent, le terme « résistances » est au
pluriel. Nous parlons bien de Résistances contre des phénomènes, qui
sont ici les politiques de nos dirigeants. Mais chacun interprétera à
sa guise ce mot qui a l'avantage de ne pas être partisan. Aucune
idéologie précise n'est d'ailleurs revendiquée, ni l'appartenance à un
courant politique. Il faudra en effet oublier les clivages pour
réaliser l'union, sans pour autant perdre nos valeurs. Résister ce
n'est pas que se défendre, c'est aussi aller de l'avant car « résister
c'est créer ! ».
Elle est organisée en été pour marquer une
continuité dans les actions du reste de l'année. La vie ne s'arrête pas
quand nous sommes en vacances, les luttes non plus. Il est important de
ne pas faire une pause trop importante afin que les réseaux continuent
à fonctionner. La connotation est bien sûr plus festive pour permettre
des rencontres et des échanges dans la bonne humeur. Outre le fait que
le 13 juillet soit le jour de la révolution de 1789 (veille de la prise
de la Bastille), c'est aussi un dimanche qui précède un jour férié. Le
clin d'oeil historique et le côté pratique prévalent donc dans le choix
de la date. Maintenant, il faut relever ce défi que nos dirigeants
disent impossible, nous rassembler en plein été.
Mais alors,
qu'est vraiment la « Nuit des Résistances » ? C'est une action de
citoyens, vers les citoyens, pour les citoyens. Nous voulons dépasser
les querelles partisanes et rassembler tous ceux, qui pour une raison
ou pour une autre, sont opposés à la politique de nos dirigeants. Une
date pendant laquelle des réunions seront organisées dans de nombreuses
villes et villages de France pour informer la population et se réunir,
car nous avons tous à apprendre sur les luttes voisines. Tous les
secteurs sont concernés, de la défense de nos services publics à celle
de nos libertés en passant par le soutien aux sans-papiers ou le refus
de la précarité... C'est un premier pas vers une lutte à mener ensemble
contre une politique globale, une étape obligée si nous voulons viser
plus haut. La « Nuit des Résistances » c'est un concept qui laisse sa
liberté d'action à tous les acteurs qui organiseront l'événement. Que
ce soient des citoyens seuls, des associations, des collectifs, des
syndicats, des partis... chacun doit trouver sa place et relever ses
manches. Nous restons le principal danger pour nos gouvernements, car
le peuple est souverain. C'est une première expérience, ambitieuse car
à l'échelle nationale, qui en appellera d'autres. C'est aussi la
volonté de sortir des actions déprimantes et démobilisatrices, de
prouver que nous pouvons agir dans une ambiance enthousiaste. C'est la
mise en pratique de la devise : « l'union fait la force ».
Qui en sont à l'origine ?
L'idée
naît en Charente, où les lycéens du Comité d'Action Local d'Angoulême,
engagés dans le mouvement contre la casse du service public
d'éducation, veulent réunir tous ceux qui luttent, jusque là
séparément, pour aller plus loin ensemble. La Coordination de Soutien
Citoyenne de Poitiers et le Réseau Citoyen pour l'Ecole en Charente
participent à l'élaboration du projet et l'appuient localement. Le
Comité de Résistance Citoyenne apporte son aide pour relayer l'appel à
l'échelle nationale, organiser ou proposer l'organisation de cette
action à d'autres associations, formelles ou informelles, dans un
maximum de villes .
Ce sont les premiers signataires de l' « Appel à
la Nuit des Résistance ». Il s'agit d'organisations citoyennes
indépendantes, pacifistes, défendant les valeurs humanistes, créatrices
de réseaux militants et très actives lors des mouvements sociaux. Elle
savent que la réflexion est nécessaire avant de passer à l'action. Leur
but n'est en aucun cas de tirer profit des manifestations mises en
place le 13 juillet.
Toute organisation le désirant peut devenir
signataire et organisatrice d'actions ce jour-là. Il suffit de
contacter le collectif de la « Nuit des Résistances » à l'adresse de
messagerie créée pour l'occasion (voir plus bas). La communication
entre les différents organisateurs
est primordiale pour référencer les mairies concernées et tisser ce réseau militant.
Quels sont les objectifs ?
D'abord,
il faut se rassembler. De toutes les sensibilités politiques, de tous
les milieux sociaux, de tous les âges, de toutes les luttes... nous
devons nous retrouver et échanger. Cet échange doit permettre la
création de réseaux militants locaux, facilement mobilisables et
comprenant des individus très différents, mais dès lors en contact.
Malgré nos désaccords, nous devons être unis pour rejeter la politique
gouvernementale actuelle. Chacun vient avec ses revendications et
s'intéresse à celles des autres. Les réseaux locaux seront connectés
entre eux pour tisser un réseau national indépendant et non
hiérarchisé, où chacun pourra proposer des initiatives. Le maître-mot
est « communication » entre nous si nous espérons que nos actions
futures aient une portée sur la politique que nous critiquons.
On
en profite pour informer. Si nous devons nous réunir en plein air et
non dans une salle c'est bien pour être au contact de la population,
qui selon la forme des manifestations pourra venir participer
activement et dans tous les cas s'y intéresser. Nous avons des messages
à faire passer, c'est l'occasion ! Informer la population sans
nécessairement passer par des médias c'est possible et la proximité ça
paie. Si chacun, nous apportons notre pierre à l'édifice et même si le
résultat n'est pas toujours instantané, la population y sera sensible.
Certains changeront d'avis sur nos gouvernants, d'autres sur ceux qui
luttent (grâce à l'emploi de formes novatrices et pas forcément
perturbatrices) et tous réfléchiront. Mieux, ils inviteront leur
entourage à réfléchir. Nous cherchons une prise de conscience du
peuple, sans quoi tout changement démocratique est vain.
Comment ça fonctionne ?
Chacun
fait ce qu'il veut. Ou presque, car il faut respecter certaines règles,
sans quoi ce ne serait pas la « Nuit des Résistances » ! D'abord, une
date unique pour toute la France : le 13 juillet. Ensuite, un lieu
commun : la mairie (autour, dedans, dessus, dessous...). La volonté de
faire changer les choses, de rassembler des gens différents, d'être
visibles. Tout ça dans un esprit convivial voire festif. Enfin, un
signe qui permette de savoir que l'action s'appelle « Nuit des
Résistances ». Il est important de comprendre que quel que soit le
nombre de participants, le fait d'avoir agit est une réussite.
Ensuite,
libre cour à l'imagination. Des organisateurs pensent à faire un repas,
d'autres à camper, inviter des groupes de musique, des troupes
théâtrales ou de spectacles de rue, un meeting, une manifestation, un
sit-in... Permettez-nous d'apporter quelques conseils. Il serait bien
inspiré d'apporter des tables pour délimiter un périmètre et disposer
du matériel, une banderole avec simplement marqué « Nuit des
Résistances », prévoir des animations et de quoi se restaurer. Même une
personne seule peut agir et avoir un impact non négligeable.
Informez
de cette action. Il est capital de prévenir de la tenue de cet
événement. Pour cela, vous disposez de nombreuses possibilités. Tout
d'abord sur internet, postez sur les sites participatifs, utilisez
votre messagerie et votre liste de contacts, contactez les associations
susceptibles de vous aider. Ensuite sur le terrain, vous pouvez
facilement imprimer des affiches comprenant le terme « Nuit des
Résistances le 13 juillet », le lieu, l'horaire, éventuellement
l'action envisagée et les causes défendues. Les organisations qui
mettent en oeuvre la Nuit des Résistances localement peuvent apporter
leur signature, signe de crédibilité. Vous pouvez aussi distribuer des
tracts, et, selon les moyens à votre disposition, imaginez d'autres
modes d'information. N'hésitez pas à prévenir la presse !
N'oubliez
pas d'apporter du « matériel militant ». C'est à dire des affiches
voire des banderoles estampillées « Nuit des Résistances » pour décorer
votre espace et ne pas laisser les passants indifférents. Sur place,
disposez des tracts, des guides, des livres... tout type de documents
pour faciliter les échanges et aller au contact de la population.
Faites en sorte d'être vu !
Pensez à prévenir votre mairie,
selon les cas ça peut se révéler utile. Il est facile d'appeler les
forces de l'ordre pour « trouble à l'ordre public ». Le caractère bon
enfant de l'action doit être précisé. Envisagez un lieu de repli au cas
ou.
Vous pouvez contacter les médias pour les informer de cette
action, la presse locale pourra l'annoncer avant qu'elle ait lieu. Vous
pouvez aussi convier les journalistes pendant l'action, même si la
médiatisation n'est pas un objectif en soi.
Et qui peut l'organiser ?
Tous
ceux qui trouvent cette idée intéressante. Ça peut donc être n'importe
qui. Des citoyens anonymes ou déjà membres de collectifs, des
associations qui invitent la population, plusieurs organisations qui
oublient leurs divisions pour un appel commun au rassemblement... Dans
certaines villes, un syndicat organisera une manifestation festive et
unitaire, dans d'autres un père de famille campera devant sa mairie en
espérant être rejoint massivement, une coordination lycéenne proposera
un concert militant, une association diffusera des films... Cependant,
personne ne pourra tirer profit de l'action à son propre compte.
Quelques heures suffisent pour la mettre en place si vous trouvez les
bons contacts !
Il n'y a rien à perdre et tout à gagner ! L'idée
est maintenant lancée, à vous de la saisir au vol. Sans vision à long
terme, nos luttes ne seront jamais assez structurées. Le temps presse
pour utiliser les libertés qui n'ont pas encore été ôtées. Rassembler
les résistants est une préoccupation de tous les instants, des suites
sont donc à donner localement pour que ces réseaux prennent réellement
forme. Débattons, expliquons, ne cédons jamais si nous croyons à nos
revendications ! Vous l'avez compris, cette action est osée mais, sans
culot ni un profond désir d'avancer, nous perdrons nos combats. Qui ne
tente rien n'a rien. Soyons optimistes et actifs, persévérons. «
Lorsqu'un seul homme rêve, ce n'est qu'un rêve. Mais si beaucoup
d'hommes rêvent ensemble, c'est un début de réalité ». Bonne chance et
bon courage à vous !
Complément d'informations :
· Lisez et téléchargez l'appel initial : http://storage.canalblog.com/86/87/291654/27524997.pdf
· Accédez au blog de l'événement : http://nuitdesresistances.wordpress.com
· Accédez au forum de l'événement : http://lecrc.forumactif.fr/index.htm
· Adressez un mail au collectif : nuitdesresistances@gmail.com
· Utilisez ce logo ou d'autres : http://storage.canalblog.com/80/79/291654/27564042.jpg
· L'appel circule : www.humanite.fr/Nuit-des-Resistances ; http://www.lepost.fr/article/2008/07/04/1218675_appel-a-la-nuit-des-resistances-le-13-juillet-2008.html ; http://bellaciao.org/fr/spip.php?article68534 ...
N'oubliez
pas de parler de cette action par tous les moyens à votre disposition.
Nous sommes tous des médias ! Communiquez à travers vos blogs, forums,
sites communautaires... pour informer de l'événement. Prévenez vos
proches, vos contacts, votre réseau ! Et même si vous ne pouvez pas
vous rendre devant une mairie le 13 juillet, faites suivre ce guide et
restez attentifs à la suite des événements !
La libre circulation de ce guide est fortement recommandée.
lundi 16 juin 2008
APPEL A LA "NUIT DES RÉSISTANCES" LE 13 JUILLET !!
Le Comité de Résistance Citoyenne est partenaire de l'opération "Nuit des Résistances". Ce blog relayera les informations sur cet événement citoyen contre la politique du gouvernement :
Cette initiative doit être reprise et organisée par tous les citoyens et les organisations locales qui partagent les mêmes craintes quant à la politique actuelle du gouvernement. Rejoignez le collectif "Nuit des Résistances" et montez votre projet. Faites tourner cet appel.
Appel à la « Nuit des Résistances »
Le 13 juillet 2008
« Peuple révolté, révolte-toi ! »
Il existe un peuple en Résistance, ceci n’est pas un appel désespéré.
Devant la multiplicité des causes légitimes à défendre, le peuple, les forces vives, les bonnes volontés, les citoyens, les partis de l'opposition et les syndicats semblent éparpillés. Ils paraissent divisés et impuissants face à cette volonté déterminée, implacable d'imposer un système de société inhumaine ou l'espoir et les rêves disparaissent. Mais ils combattent pour une cause commune : la défense de nos droits, le respect de la condition humaine et le bonheur du peuple. La catégorisation, la sectorisation de la lutte et la barrière entre les générations sont autant d'obstacles à un front commun de contestation unitaire et déterminé.
Dépassons les luttes fraternelles. Nous avons des rêves communs, des utopies communes, le temps de l'union est arrivé.
Nous pouvons continuer à nous entre-déchirer. Nous pouvons jouer le jeu de ceux qui nous regardent nous entre-déchirer. Nous pouvons les laisser nous exploiter sans rien dire en pensant que toute réaction est inutile. Nous pouvons observer passivement le monde se détruire. Nous pouvons les écouter nous expliquer que leur ordre est l'ordre juste. Que le système libéral est le seul viable qui n'a jamais failli. Nous pouvons accepter que pour vivre dans le meilleur des mondes "possible”, nous devons laisser une partie de la population mondiale à l'écart de ce monde. Oui, nous pouvons fermer les yeux. Mais il y a urgence.
Liberté, Fraternité, Egalité, Education, Santé, Justice, Culture, Travail, Dignité humaine, Défense de notre écosystème en danger...
Combien de combats avons nous en commun ? Nous avons trop perdu de temps dans des discussions stériles, nous nous sommes laissés diviser. Malgré la propagande de notre gouvernement, le silence de certains médias sur les contestations à travers le pays (et l'Europe), qui entretiennent l'illusion sur la résignation de la population, la Résistance existe et ne demande qu'à s'épanouir, à nous d'en être les acteurs.
Sommes-nous divisés au point de ne pas pouvoir nous entendre, résister ensemble ? Nous devons prouver le contraire.
Alors le dimanche 13 Juillet, réapproprions nous l'espace public en campant, mangeant et vivant ensemble devant nos mairies. N'oublions pas que nous fêtons un événement qui a fédéré autour de l'idée qu'il était temps de prendre les choses en main, n'oublions pas que nous fêtons une Révolution ! Nous devons impérativement créer des réseaux entre résistants contre la politique de régression sociale actuelle. Nous devons nous rencontrer pour prévoir des suites. C’est dans ce sens que cette première action de Résistance citoyenne non partisane est proposée.
Exprimons-nous ! Rassemblons-nous ! Révoltons-nous !
Ensemble célébrons la révolution le dimanche 13 juillet devant nos mairies.
Appel à l’initiative du Comité d’Action Local d’Angoulême, avec la collaboration de la Coordination de Soutien Citoyenne de Poitiers, du Comité de Résistance Citoyenne, et du Réseau Citoyen pour l’Ecole de Charente.
D’autres organisations peuvent apporter leur signature et (co-)organiser cette action après l’avoir signalé.
Pour des questions, des informations ou pour vous inscrire à cette initiative, n’hésitez pas à vous rendre sur le blog (http://nuitdesresistances.wordpress.com) ou à nous envoyer un mail (nuitdesresistances@gmail.com).
Nous vous invitons aussi à relayer cet appel.
De plus amples informations vous seront apportées dans de prochains communiqués.
Blog de la Nuit des Résistances
mardi 22 mai 2007
HYMNE OFFICIEL DU CRC !!
Sur l'air du Chant des Partisans :

"Ami, les vois-tu, ces flics matraquant pour mettre en cage ?
"Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu'on saccage ?
"Ohé,étudiants, travailleurs et sans papiers, c'est l'alarme.
"Ce soir Sarkozy connaîtra le prix du sang et des larmes.
"Sortez des cités, des usines, des boutiques, des villages.
"Marchez dans les rues, sur les routes en scandant votre rage!
"Hurlez votre NON à la casse de tous les codes, la misère.
"Montrez à la face du mond’ que les Français sont frères!
"Frères des petits, des tout seuls et des laissés pour compte,
"Frères de tous ceux qui ont fui la misère et la honte.
"Marchons, crions NON à la discrimination, à tout rejet.
"Ensemble, formons une chaîn’ de fraternité et d’amitié!
"Montons au créneau, faisons entrend’ la voix de la France!
"Montrons qui nous sommes dans nos différenc’ qui sont une chance!
"Sachons apprécier les talents les plus divers, les gratifier.
"Soyons solidair’s des anciens et des personn’s handicapées.
"Libérons la Franc’ et l’Europ’ et le Mond’ de la Bourse.
"Redonnons son prix à la valeur humaine dans la course.
"Ohé, frères d’armes, c’est de nos mains quelle sort, leur richesse.
"Ohé, camarades, récupérons notre bien, allégresse!
"Sortez des cités, des usines, des boutiques, des villages.
"Marchez dans les rues, sur les routes en scandant votre rage!
"Ohé,étudiants, travailleurs et sans papiers, c'est l'alarme.
"Ce soir Sarkozy connaîtra le prix du sang et des larmes"
Fabeleh.
dimanche 6 mai 2007
APPEL A LA RÉSISTANCE DU 6 MAI 2007 !!
APPEL DE SYLVAIN BAIL A LA RÉSISTANCE
le 6 mai 2007 sur le blog du CRC
Le dirigeant qui depuis de nombreuses années est à la tête de la France est confirmé et élu Président de la République.
Ce chef a décidé de mener notre pays à la perte dans les cinq prochaines années.
Certes, le résultat est impressionnant ainsi que la mobilisation, Nicolas Sarkozy arrivant largement en tête.
Infiniment plus que le nombre d'électeurs, la manipulation et la propagande ont fait reculer Ségolène Royal dans les sondages puis dans le résultat final.
Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !
Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.
Car je ne suis pas seul ! Vous n'êtes pas seuls ! Nous ne sommes pas seuls ! Ségolène Royal a un vaste peuple derrière elle. Tous ensemble nous pouvons faire bloc et renverser la vapeur dans un mouvement de résistance citoyen important.
Cette lutte n'est pas terminée à cette élection à la présidence. Cette bataille se fera partout et tout le temps. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n'empêchent pas qu'il y a, dans l'univers, tous les moyens nécessaires pour battre nos ennemis. Foudroyés aujourd'hui par le nombre, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force logistique supérieure. Le destin de la France est là.
Moi, Sylvain Bail, actuellement en France, j'invite les citoyens Français déçus par ce résultat à me rejoindre. J'invite les plus jeunes et les plus âgés, les plus riches et les moins aisés, les hommes et les femmes qui souhaitent changer ce résultat à se mettre en rapport avec moi. Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. Demain comme aujourd'hui, je vous parlerai sur ce blog. Le blog du Comité de Résistance Citoyenne.
Sylvain Bail.













