COMITÉ DE RÉSISTANCE CITOYENNE !!

Le Comité de Résistance Citoyenne lutte contre Nicolas Sarkozy, ses idées, ses propos et sa politique. Constitué par de très nombreux résistants, il milite pour la réflexion avant l'action.

samedi 28 juin 2008

PARENTS ET PROFS DU PRIMAIRE NE DÉSARMENT PAS !!

Une "occupation pacifique" des écoles samedi matin :

Nouvel_Obs


NOUVELOBS.COM | 28.06.2008 | 08:23

Après "la Nuit des écoles", une nouvelle manifestation, baptisée "l'Ecole est finie", vise à "informer sur les dangers des mesures Darcos". L'opération n'est pas du goût du ministre.

Une nouvelle "occupation pacifique" des écoles est organisée ce samedi matin 28 juin par le collectif à l'origine de "la Nuit des écoles". Baptisée "l'Ecole est finie", les parents et enseignants membres du collectifs invitent les parents d'élèves à venir "débattre de l'avenir de l'Ecole" et "informer sur les dangers des mesures Darcos".
L'opération n'est pas du goût du ministre de l'Education Xavier Darcos qui, après avoir critiqué "la Nuit des écoles", s'en est pris vendredi sur Canal + à "l'Ecole est finie" : "La dernière fois c'était la version camping-caravaning, cette fois-ci (...) c'est la version hommage à Sheila. Tout ça n'est pas convenable, l'école n'est pas un lieu où l'on vient pique-niquer (...), ce n'est pas une manière de respecter l'école".
Le ministre de l'Education a rappelé que l'opération concernait "quelques centaines d'écoles" primaires sur les quelque 55.000, publiques et privées, de France.

"Occuper pacifiquement"

Le 14 juin dernier, le collectif avait proposé aux parents et enseignants une "Nuit des écoles", les invitant à "occuper pacifiquement" les écoles. Le but était de manifester leur inquiétude et de s'opposer aux réformes pour le primaire proposées par le ministre de l'Education, Xavier Darcos. Près de 650 établissements français avaient suivi l'opération.
La nouvelle action du collectif est baptisée "l'Ecole est finie" a pour but de "débattre de l'avenir de l'Ecole" et "informer sur les dangers des mesures Darcos".
"Le 28 juin, 1.001 écoles un peu partout en France, ouvriront leurs portes pour ce dernier samedi de classe, afin de débattre de l'avenir de l'école", écrit le collectif sur son blog.
"Nous souhaitons continuer à développer un vrai réseau citoyen à travers toute la France (...) Aussi, nous vous proposons une nouvelle action afin de débattre des réformes en cours dans l'Education nationale, en occupant pacifiquement les écoles pour ce dernier samedi de classe", ajoute le collectif.
Il s'agira d'une matinée pour "continuer d'informer sur les dangers (et vices cachés!) des mesures Darcos", "pour débattre ensemble de l'avenir de l'école" ou encore "pour partager un moment culturel agréable (pièce de théâtre, petit concert acoustique, lecture offerte par un écrivain...)".

Pas de réponses du ministre

Les organisateurs de la nuit des écoles critiquent notamment les nouveaux programmes du primaire à la rentrée, la réorganisation de la semaine scolaire avec la suppression du samedi matin et les suppressions de postes.
Après les critiques du ministre concernant "la Nuit des écoles", le collectif avait estimé que Xavier Darcos n'avait pas répondu sur le fond aux questions posées. Celles-ci portaient entre autre sur les nouveaux programmes du primaire, la suppression du samedi matin et les suppressions de postes dans certaines académies.

Nouvel Obs'

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vendredi 20 juin 2008

LES CHERCHEURS DURCISSENT LE BRAS DE FER AVEC PÉCRESSE !!

CNRS: la fronde des chercheurs provoque le report de la réforme :


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Par Mathias Destal | Etudiant  | 19/06/2008 | 13H29

       

Les chercheurs et universitaires hostiles à la découpe du CNRS en instituts se sont regroupés devant le siège parisien de l'organisme et en ont bloqué la tenue du conseil d'administration. Catherine Bréchignac, présidente du centre national de recherche, va recevoir une délégation de chercheurs dans l'après-midi pour discuter le plan de réforme.

Depuis mercredi 11 juin circule une pétition, déjà signée par plus de deux cents médaillés du Centre national de la recherche scientifique, de l'INRA ou de l'INSERM, et rejoints par une centaine d'autres.

La fin des sciences sociales et de la biologie?

Ils entendent protester contre les réformes portées par la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, devant s'appliquer au CNRS:

"Nous, enseignants-chercheurs, chercheurs ou ingénieurs des universités ou des organismes de recherche, sommes fiers de faire de la recherche (…) Pourtant, nous sommes inquiets."

Les points qui fâchent: la réorganisation du CNRS en "instituts nationaux" et par disciplines; un nouveau système de financement, avec des budgets affectés par instituts; une relance poussée des partenariats avec le privée.

Les manifestants craignaient que les responsables du CNRS ne votent un texte "qui, à terme, signifierait le démantèlement de cet organisme en instituts indépendants où il n'y aurait plus, ni sciences sociales et humaines ni biologie)".

D'après le collectif Sauvons la recherche, "ce texte confirme que la direction du CNRS accepte la demande ministérielle de découper le centre en instituts nationaux, en laissant volontairement de côté certains secteurs".

Depuis sa création en 1939, le CNRS accusé d'immobilisme et de gaspillage

Des spécialistes évoquent la question sur leurs blogs. Des positions sans équivoque. D'abord, petite piqûre de rappel dispensée par Damien Besson, étudiant en biologie à l'université d'Angers, sur la situation du centre de recherche:

"Le CNRS, c'est l'incarnation de la science française, l'interdisciplinarité, près d'un quart du budget de la recherche publique, 30 000 salariés, 1250 laboratoires, et l'organisme européen qui publie le plus. Depuis sa création (1939), les mêmes critiques se font entendre: immobilisme, gaspillage, incapacité à collaborer avec l'industrie."

L'annonce de la division du CNRS en huit instituts fait craindre aux chercheurs la perte de leur indépendance face au politique. Valérie Pecresse, pour qui la modernisation est inévitable, cherche à rassurer:

"Le CNRS reste entier, il a le même périmètre, les personnels gardent le même statut, mais il doit être plus ouvert."

La communauté des chercheurs demeure méfiante. Dans son blog, Stéphane Mazouffre, réagit en toute bonne foi:

"Au départ, l'idée est relativement bien accueillie par l'ensemble de la communauté scientifique française qui sent bien que le modèle sur lequel elle repose est mal adapté aux réalités du XXI siècle. [Mais] comme à son habitude, le gouvernement ne va prendre en compte aucune des recommandations et propositions faites par les experts mandatés et va piloter, sans donner d'explications, une réforme certes silencieuse, mais capitale pour l'avenir."

Le blog L'Université, la recherche évoque l'existence d'un sigle curieux: NMP. Il s'agit du "nouveau management public", un "courant de réforme venu des pays anglo-saxons qui vise à gérer les services publics comme des entreprises sans que l'on se pose vraiment la question de la pertinence de la transposition de ces techniques du monde de l'entreprise à celui des laboratoires et des universités".

En clair, toujours d'après ce site, "une pression est mise sur les chercheurs pour 'rendre des comptes' (…). Aujourd'hui l'Etat veut un droit de regard sur la recherche parce qu'il la finance et parce qu'elle joue un rôle majeur dans l'économie."

Le pilotage par les pouvoirs publics aura l'effet inverse de celui qu'il prétend obtenir

Sur Sauvons l'Université, on lit ainsi:

"Le pilotage de la recherche voulu par les pouvoirs publics et imposé aux scientifiques aura l'effet inverse de celui qu'il prétend obtenir. Ses contraintes et ses modalités de fonctionnement vont conduire la recherche scientifique à respecter des normes et des usages qui créent structurellement du conformisme scientifique et à terme la stérilisation de la créativité."

Sur le blog qui héberge la pétition, Patrick Heuret, botaniste à l'INRA, apporte un témoignage lié à sa propre expérience:

"J'adhère particulièrement au fait que la recherche avance avant tout par coopération et non par compétition. Il est important de défendre ces valeurs et de ne pas céder à la peur d'être jugé négativement parce qu'on sort du moule; c'est la diversité des caractères et des compétences qui est la richesse de notre métier (et des relation humaines en général)."

Pour autant, la contestation ne fait pas bloc. Hervé Le Crosnier, maître de conférences en informatique en est la preuve:

"Le regroupement en instituts verticaux et thématiques, proposé par le gouvernement, est peut-être une solution à ce qu'il faut bien admettre comme étant une situation dramatique pour la recherche. Situation qui ne date pas du gouvernement actuel, ni même du précédent, mais renvoie à la faiblesse constitutive de l'investissement de la France dans la recherche, en terme de budget comme en terme d'image publique et cela par delà les partis et tendances qui on pu gouverner depuis trente ans."

Selon la direction du CNRS, un nouveau conseil d'administration devrait se tenir dans les vingt jours pour avaliser la réforme.

Rue89

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mercredi 18 juin 2008

GREVE ET INQUIETUDE DANS L'AUDIOVISUEL PUBLIC !!

L'audiovisuel public se mobilise contre la Commission Copé :


Nouvel_Obs


NOUVELOBS.COM | 18.06.2008 | 17:53

Alors que la Commission Copé prend ses conclusions aujourd'hui, la grève dans les télévisions et radios publiques est plutôt bien suivie. A Paris, environ 1.500 salariés ont défilé pour manifester leur inquiétude quant au financement des chaînes avec à la disparition programmée de la publicité.

Environ 1.500 salariés de l'audiovisuel public défilaient mercredi 18 juin à Paris, à l'appel de l'intersyndicale, pour marquer leur inquiétude sur les conséquences de la fin prochaine de la publicité pour le groupe France Télévisions.
"On ne veut pas écoper", pouvait-on lire sur une banderole en référence aux travaux de la commission Copé pour une nouvelle télévision publique, dont la plupart des manifestants contestent les conclusions.
Ces manifestants représentaient les différentes chaînes de France Télévisions ainsi que RFI (Radio France international). De nombreux salariés de France 3 sont venus en bus depuis différentes régions.
"La rédaction s'inquiète de voir ses budgets de plus en plus touchés par la baisse des recettes publicitaires", a déclaré à l'AFP un manifestant, Bernard Lebrun, journaliste à France 2.
"Je veux manifester mon inquiétude de voir le service public réduit à un rôle croupion par manque de moyen", a déclaré un autre journaliste de France 2, Philippe Rochot.
Une documentaliste et militante du SNRT-CGT de RFI, Françoise Telignon, a estimé que la réforme en cours de l'audiovisuel public extérieur pouvait être analysée comme un "processus de privatisation" de cette radio.
Elle a par ailleurs souligné que la proposition de la Commission Copé visant à transférer les recettes de la redevance dévolues à RFI vers France Télévisions allait "priver" cette radio de 40% de ses revenus.

Programmes perturbés

Les programmes des télévisions et des radios de l'audiovisuel public étaient par ailleurs perturbés dans la matinée par une grève des personnels. Aucune tranche d'information matinale n'était assurée sur France Info, France Culture et Radio France Internationale, les programmes étant remplacés par de la musique. Sur France 2, l'émission Télématin a été maintenue mais aucun journal télévisé n'a été assuré.
Les syndicats notent que la suppression de la publicité "entraînera un manque à gagner de 810 millions d'euros de recettes publicitaires, auxquels il faut ajouter le coût de remplacement des programmes (400 millions d'euros), soit 1,2 milliard d'euros, représentant environ 40% du budget de France Télévisions, et 45 millions d'euros pour Radio France".

Contre une "logique de casse"

"Cette simple annonce a d'ores et déjà provoqué une déstabilisation économique et financière du groupe France Télévisions qui, pour la première fois depuis sa création, affichera un résultat déficitaire en 2008", ajoute l'intersyndicale dans un communiqué, en déplorant que "cinq mois après l'annonce, aucun modèle économique alternatif n'a été élaboré".
L'intersyndicale souligne que "les risques de démantèlement de l'audiovisuel public sont plus que jamais évidents", "refuse cette logique de casse" et "réaffirme son attachement à la redevance".
"Il y a bien sûr beaucoup d'interrogations, d'inquiétudes" mais "il y a déjà beaucoup de réponses qui ont été apportées, notamment sur les financements", a déclaré mercredi la ministre de la Culture et de la Communication Christine Albanel à l'issue du conseil des ministres. "Les engagements pris pour 2009, c'est-à-dire la compensation de 800 millions d'euros de publicité, seront assurés", a-t-elle réaffirmé.

Soutiens de cinéastes et écrivains

Dans une tribune publiée mardi dans Libération, 19 cinéastes, scénaristes, écrivains et historiens soutiennent ce mouvement, soulignant que "l'avenir du service public, dont les pistes de financements apparaissent aléatoires sinon insuffisantes, ne semble ni serein, ni radieux, ni même assuré".
Parmi les signataires de ce texte figurent notamment les cinéastes Alain Corneau, Cédric Klapisch et Bertrand Tavernier, ainsi que les écrivains Tahar Ben Jelloun et Jean-Claude Guillebaud.
Dans un communiqué, la FSU apporte aussi son soutien à cette journée de grève, dénonçant "le sous-financement des chaînes publiques de télévision et de radio organisé par les annonces du président de la République".
"Oui au moratoire sur la suppression de la publicité", affirment pour leur part les syndicats SNRT-CGT et SNJ-CGT de la rédaction nationale de France-3. Dans un communiqué, ils demandent le retrait du projet Copé-Sarkozy, et disent "non au démantèlement de la rédaction nationale de France-3" et "non à la casse de France Télévisions". (avec AP)

Nouvel Obs'

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mardi 17 juin 2008

PAS TOUCHE AUX 35H NI AUX RETRAITES !!

Les causes de la mobilisation


Nouvel_Obs


NOUVELOBS.COM | 17.06.2008 | 16:28

               

Des manifestations sont prévues partout en France, mardi 17 juin, à l'appel de la CGT, de la CFDT, de Solidaires et de Sud. Les syndicats mobilisent leurs troupes pour deux raisons :

Le projet du gouvernement sur les 35 heures :

Le gouvernement organise la remise en cause des 35 heures en simplifiant la renégociation, entreprise par entreprise, de nombreuses modalités du temps de travail. Il faudra un accord signé par des syndicats représentant au moins 30% du personnel et qu'il n'y ait pas d'opposition déclarée de syndicats représentant 50% des salariés.
La CFDT et la CGT se considèrent "trompés" par le gouvernement qui, selon eux, profite d'un texte qu'ils ont signé pour leur imposer des réformes dont ils ne veulent pas.

La réforme des retraites :

Elle risque, selon les organisations syndicales, d'accentuer la baisse des pensions entamée en 1993 et d'accroître le chômage des jeunes et les inégalités sociales. Les syndicats soulignent que les salariés, contrairement aux entreprises, sont mis à contribution dès 2009, notamment par le biais du nouvel allongement de la durée de cotisation à 41 ans progressivement d'ici 2012, qui, en plus, ne règle pas la question du financement.
Même la CFDT, pourtant favorable à la réforme Fillon de 2003 qui étendait au secteur public l'augmentation de la durée de cotisation décidée en 1993 et qui ouvrait la voie à de nouveaux allongements, estime que les conditions nécessaires au passage à 41 ans ne sont pas réunies.
Les syndicats soulignent que cet allongement, alors que seulement un peu plus d'une personne sur trois a un travail au moment de partir à la retraite, risque de déboucher sur une nouvelle baisse du niveau des pensions.

Quatre organisations syndicales - FO, CFE-CGC, CFTC et Unsa (syndicats autonomes) - refusent de participer à la journée d'action, reprochant à la CGT et à la CFDT d'être en partie responsables des coups de butoir du gouvernement contre les 35 heures.
Ces deux syndicats ont en effet élaboré en avril avec le patronat une "position commune", réformant profondément les critères permettant aux syndicats d'être reconnus comme représentatifs et permettant par ailleurs d'augmenter, "à titre expérimental" et sous de strictes conditions, les contingents d'heures supplémentaires.

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dimanche 15 juin 2008

LA "NUIT DES ÉCOLES", NOUVEAU CONCEPT DE CONTESTATION !!

Contre Darcos, parents et profs passent la nuit à l'école :


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Par Mathias Destal | Etudiant en histoire | 15/06/2008 | 15H19        

Vendredi 13 juin, la "nuit des écoles" mobilisait dans toute la France, parents, professeurs, responsables administratifs, dans quelques 650 établissements du premier degré, tous décidés à occuper les lieux jusqu'au lendemain. Objectif: faire pression sur le ministre de l'éducation, Xavier Darcos.

Il y a un mois, directeurs et professeurs des écoles se mobilisaient déjà contre plusieurs mesures annoncées pour la rentrée prochaine. Mais depuis quelques temps, le mouvement s'est renforcé du soutien des parents d'élèves au personnel éducatif de cette école des tout-petits.

Un mouvement "apolitique et loin des syndicats"

Griefs principaux, toujours les mêmes: la suppression de postes d'instituteurs, la diminution du nombre d'heures d'enseignement (de 26 à 24 heures), le retrait des classes de soutien à la lecture bénéficiant aux élèves les plus en difficulté, ainsi que la suppression du fichier base-élève.

Ce mouvement se veut "apolitique et loin des syndicats" explique un jeune père de famille concerné, "très peu ici sont militants", souligne-t-il pour confirmer que c'est le devoir des parents se battre pour ce qui doit être "clairement défendu". Les élus locaux de ces quartiers -à gauche- ont soutenu précocement la contestation.

Mais depuis peu, la ville de Paris à également pris une position claire et offensive. Les 11 et 12 juin, un rapport de force s'est officiellement engagé entre la Mairie et les services de l'inspecteur d'Académie, Edmond Rosselet, qui souhaitait interdire l'ouverture des classes le samedi matin en raison de possibles "risques sanitaires". Il est finalement revenu sur sa décision pour annoncer que les écoles seraient fermées dans le cas où des responsables d'établissement en manifesteraient la volonté.

Vendredi à 16h, Bertrand Delanoë a rajouté de l'huile sur le feu en se rendant dans une école maternelle polyvalente du XXe, l'école Davout. Rue89 y était. On pouvait voir le Maire de Paris, accompagné d'élus, rencontrer la directrice de l'école. Et expliquer face caméra la raison de sa venue. Anne-Charlotte Keller, adjointe de Frédérique Calandra à la maire du XXe et chargée des affaires de la vie scolaire et péri-scolaire, explique les raisons de son investissement dans cette affaire qualifiée d'"hyper légitime". (Voir la vidéo)

Nuit des Ecoles 1/2
envoyé par rue89


A regarder une carte de Paris, on s'aperçoit que les écoles déterminées à occuper les locaux pour la nuit son principalement concentrées, à l'exception du XIIIe, dans les quartiers de l'est parisien. Des quartiers en difficulté pour qui les suppressions de postes alourdiraient considérablement la tâche de tout ceux chargés de l'éveil et l'apprentissage des enfants.

Dans le XXe, pas moins d'une vingtaine de maternelles étaient listées sur le blog Nuit des écoles en milieu de journée. A 18 heures, leurs représentants étaient devant la Mairie du XXe pour manifester, discuter, s'organiser, gardant à l'esprit les heures passées à s'encourager mutuellement pour lutter et faire réagir le ministère qui, selon la maman d'un petit garçon inscrit à la maternelle de Ménilmontant, "fait la sourde oreille et reste rigide".

Entre 20 et 21 heures, les parents sont dans les écoles. A l'école maternelle Couronnes, en face du parc de Belleville, en plein XXe, tous sont réunis à l'extérieur, autour d'un buffet. Dans la cour se mêlent les "petits loups" qui gambadent dans tout les sens et parents qui dégustent le couscous et autres spécialités cuisinés soigneusement à la maison ou dans les locaux même. L'ambiance est à la convivialité. Chacun y va de ses opinions, ses angoisses. On espère que le mouvement sera relayé dans les médias.

Contre le "déni des réalités" du gouvernement

Beaucoup expliquent leur difficulté à trouver le temps et l'énergie pour tenir, quand ils observent par ailleurs, avec amertume, que "les journalistes ne viennent pas". Ici, les inquiétudes se cristallisent autour deux suppressions de poste d'institutrice, mais de façon plus générale, de ce qui passe pour un total "déni des réalités".

La nuit s'épaissit, le groupe diminue. Certains récupèrent leurs enfants et se retirent en prenant soin de saluer ceux qui restent. Ceux-là se chargent d'envoyer des communiqués "officiels" signés des "parents d'élèves et enseignants en occupation nocturne" et stipulant que "le ministère et le rectorat de Paris n'ont pas apporté de réponses et n'ont pas engagé de dialogue, se contentant de faire pression sur les chefs d'établissement pour tenter d'enrayer un mouvement de colère et de protestation.

Aux alentours de minuit, les dernières tasses de café se vident, on évoque les préparatifs pour la fête de l'école du lendemain, on rigole encore quelques instants, relâchant la pression qui s'interrompt pour un temps.


Nuit des Ecoles 2/2
envoyé par rue89


Rue89

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samedi 14 juin 2008

SUCCÈS DE LA "NUIT DES ÉCOLES", PREMIÈRE DU NOM !!

Contre Darcos, la «Nuit des écoles» mobilise :

Lib_ration


Parents et enseignants ont occupé des centaines d'établissements scolaires la nuit dernière. Objectif: dénoncer les mesures du ministre de l'Education.

AFP

LIBERATION.FR : samedi 14 juin 2008

Les parents d'élèves et enseignants d'au moins 650 écoles publiques et privées ont organisé vendredi soir une "Nuit des écoles", destinée à alerter sur les "dangers" des réformes du gouvernement en primaire.

Le collectif à l'origine de l'événement, "citoyen" et "indépendant des syndicats", dénombrait vendredi l'inscription de "650 écoles publiques et privées de 56 départements" de métropole et d'outre-mer, a indiqué un de ses membres à l'AFP. Il tablait à l'origine sur 1.000 écoles.

La France compte 55.667 écoles primaires publiques et privées.

Le plus grand nombre d'écoles mobilisées se trouve en Loire-Atlantique (194 en tout), d'où est partie l'initiative, et dans le nord-est de Paris (10e, 18e, 19e et 20e arrondissements).

Selon un enseignant du collectif, la mobilisation en Loire-Atlantique s'explique par le fait que "de nombreuses réunions d'informations instituteurs/parents se sont tenues au long de l'année".

Le principe de cette nuit particulière : "amener sa bonne humeur, duvets, oreillers, pyjamas et doudous", "débattre" d'autres façons de réformer l'école, et "informer" sur les "dangers des mesures Darcos", afin d'"éviter un réveil douloureux à la rentrée prochaine", affirme le collectif sur son blog (http//nuit.des.ecoles.over-blog.com).

A Paris dans le 10e arrondissement, en début de soirée, un pique-nique se déroulait à l'école maternelle Aqueduc, où une banderole disait "Ecole en danger. Instits et parents solidaires".

"Il y a une trentaine d'adultes dont quatre instits, une vingtaine d'enfants qui jouent dans la cour. Quelques uns d'entre nous vont peut-être rester dormir, mais la plupart vont passer la soirée", témoignait une parent d'élève, Marine Zilber, surtout inquiète des "nouveaux programmes" du primaire.

Outre ces programmes, les mesures les plus critiquées sont la "réorganisation de la semaine scolaire" avec la suppression du samedi matin et les "suppressions de postes".

Dans des communiqués, certains parents dénoncent aussi "la stigmatisation des élèves en difficulté" ou encore le "fichage" des enfants par le logiciel appelé "base élèves", une base de données informatiques sur les élèves de primaire, en cours d'expérimentation et qui doit être généralisée en 2009.

A ce sujet, le ministre de l'Education Xavier Darcos a décidé jeudi d'expurger la base de certaines données à caractère social, familial et scolaire, une annonce vue comme un premier "recul" par certains parents.

"Apéro dînatoire", "débat dansant", "visionnage festif du match France-Pays-Bas", répétition de spectacle de fin d'année: la soirée s'annonçait festive dans de nombreux cas.

L'opération est soutenue par la fédération de parents FCPE et le SNUipp-FSU, premier syndicat des professeurs des écoles.

Dans la capitale, des écoles sont déjà "occupées" en journée depuis plusieurs jours, pour certaines depuis le 15 mai, par des parents qui dénoncent de possibles suppressions de postes, de soutien en lecture et d'initiation pour les non-francophones.

Deux de ces postes risquent d'être supprimés à l'école Davout du 20ème arrondissement, classée en ZEP, où le maire PS de Paris Bertrand Delanoë s'est rendu vendredi après-midi. "Il y a quelque chose qui réussit et qu'on est en train de fiche par terre", a-t-il estimé.

Libération

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lundi 9 juin 2008

LA SNCF RENTRE EN GREVE RECONDUCTIBLE !!

Grève des trains mardi contre la réorganisation du fret :

Nouvel_Obs


NOUVELOBS.COM | 09.06.2008 | 17:50

La circulation des trains sera perturbée dès lundi 20h, notamment pour le TGV Sud-Est, les TGV en province et les Corail. La CGT, Sud-Rail et FO appellent à une mobilisation reconductible.La circulation des trains sera perturbée mardi sur certaines lignes, notamment pour le TGV Sud-Est, les TGV en province et les Corail, en raison de l'appel à la grève lancé par trois des huit organisations syndicales de cheminots, a annoncé dimanche 8 juin la SNCF.
Les deux premiers syndicats de la SNCF, CGT et Sud-Rail, ainsi que FO, ont lancé des préavis de grève reconductibles à partir de lundi 20h00 contre la réorganisation du fret, sur fond de division entre deux fronts syndicaux et d'incertitude sur les intentions de la direction.
Didier Le Reste, secrétaire général de la CGT-cheminots, le premier syndicat, a déjà regretté que "les conditions ne soient pas réunies pour une mobilisation d'ampleur". Son prolongement jusqu'au 17 juin, journée d'action interprofessionnelle sur les retraites et le temps de travail à l'appel des confédérations CGT et CFDT, est incertain.

"Limiter les déplacements"

La SNCF recommande dans un communiqué "à toutes les personnes qui le peuvent de limiter leurs déplacements". Les prévisions de l'opérateur pour les heures de pointe sont disponibles sur Internet et par téléphone. Selon la direction, le trafic devrait être normal pour les liaisons Eurostar, Thalys, Alleo et Lyria entre Paris et le Royaume-Uni, la Belgique, les Pays-Bas, l'Allemagne et la Suisse. Tous les TGV Est Européen et Nord devraient rouler, tandis qu'il ne devrait y avoir que trois trains sur quatre pour les TGV Atlantique et Sud-Est, et seulement un sur deux pour les TGV de province à province. Aucun TGV ne devrait circuler entre Strasbourg et Rennes ainsi qu'entre Strasbourg et Bordeaux.
Les trains de nuit Corail Lunea seront également perturbés entre lundi et mardi, puis mardi et mercredi. Pour ce qui est du Corail, la SNCF pense n'assurer qu'un train sur trois pour Teoz, et un sur deux pour les Corail Intercités.
En ce qui concerne les trains de banlieue, seuls les RER A et E fonctionneront normalement. La SNCF prévoit en moyenne d'un train tous les quarts d'heure à un train toutes les demi-heures pour la plupart des autres liaisons.

Enjeux du Grenelle

Les préavis de la CGT et de FO (6e syndicat) couvrent les seuls cheminots de la traction (conduite) et de l'exploitation (circulation et gestion des trafics), ceux susceptibles de perturber le plus le trafic.
Le préavis de Sud-Rail concerne lui "tous les personnels de la SNCF", qui doivent se sentir concernés, selon le syndicat, par les menaces de "démantèlement de l'entreprise".
CGT-cheminots, Sud-Rail et FO, qui représentent 62% du personnel SNCF, ont concentré la grève sur la question du fret (transport de marchandises), en arrière-plan ces derniers mois de plusieurs mobilisations.
Ils contestent les choix industriels de la direction, qui, selon eux, "abandonne sciemment" des trafics et ne répond pas aux enjeux du Grenelle de l'environnement. La SNCF a lancé en 2007 un énième plan de redressement du transport de marchandises, axé sur les flux importants.
Surtout, les syndicats s'insurgent contre ses conséquences sociales, notamment sur la réglementation du travail (heures de travail, conduite de nuit, repos...) que la direction veut assouplir pour faire face aux concurrents privés.
Ils alertent sur les dangers pour la sécurité et les 6.000 suppressions d'emplois redoutées d'ici fin 2010 sur les quelque 20.000 actuellement dans la branche fret.

"Eclatement" de la SNCF

La création d'une "famille fret" aux conditions sociales spécifiques est considérée comme le "cheval de Troie", selon le mot de la CGT, avant un "éclatement" de la SNCF, en dépit des assurances de la direction.
Le président de la SNCF Guillaume Pepy avait surpris les syndicats en leur annonçant le 23 mai qu'il ne voulait pas aller "à l'épreuve de force", puis en annulant une ultime table ronde de négociations.
Dimanche, le secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau a estimé sur France Inter que cette grève "tombe mal à une période où le carburant est cher et où on a besoin d'utiliser d'autres moyens de transport alternatifs".
"Cela tombe mal parce qu'on a, dans l'esprit du Grenelle de l'environnement, la volonté de développer beaucoup le transport de fret et que chaque fois que la SNCF ne circule pas, ce sont les entreprises privées (...) qui prennent des parts de marché", a-t-il fait valoir. (avec AP)

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dimanche 8 juin 2008

LES FONCTIONNAIRES SE MOBILISENT DE NOUVEAU !!

Grève mardi dans la Fonction publique :

Nouvel_Obs


NOUVELOBS.COM | 09.06.2008 | 16:03

Le mouvement va toucher mardi la Fonction publique, au même moment que la SNCF, contre les réductions d'effectifs et le projet de loi sur la mobilité, qui doit être examiné par les députés d'ici le 30 juin.

Deux grèves vont toucher simultanément la Fonction publique et la SNCF mardi, entretenant l'agitation sociale, même si les motifs de grogne sont bien distincts et l'unité syndicale plutôt limitée.
Ces deux mouvements précèdent d'une semaine une journée d'action de la CGT et la CFDT, le 17 juin, sur le temps de travail et les retraites, dans tous les secteurs, public et privé, mais qui ne donnera pas nécessairement lieu à des arrêts de travail.

Syndicats opposés à la réduction des effectifs annoncés

Pour ce mardi, la FSU, la CGT et Solidaires, représentant un peu plus de 40% des 5,2 millions de fonctionnaires, appellent à faire grève et à manifester contre les réductions d'effectifs et le projet de loi sur la mobilité dans la Fonction publique qui doit être examiné par les députés d'ici le 30 juin.
L'objectif affiché du projet de loi est d'encourager les fonctionnaires à changer de métier, en facilitant leur passage d'une administration à l'autre, d'une des trois Fonctions publiques (Etat, territoriale, hospitalière) à l'autre, voire vers le privé.
Les syndicats y voient un moyen de réduire les effectifs dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP), vaste chantier gouvernemental visant à limiter les dépenses publiques et le nombre de fonctionnaires, et qui sera au centre d'une réunion interministérielle mercredi.
Pour la CGT, "on assiste à une précarisation générale de la Fonction publique".
Près de 23.000 suppressions de postes sont inscrites dans le budget 2008 et le gouvernement a réitéré sa volonté de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite dès 2009.
Côté fonctionnaires, la mobilisation devrait varier selon les secteurs.

Désunion syndicale

L'entente syndicale qui prévalait lors des précédentes journées d'action semble fragilisée: même si tous rejettent les mesures sur la mobilité, les syndicats n'ont pas réussi à élaborer une riposte commune.
Pour la CFDT qui réclame "au moins un dialogue préalable" sur le texte et dénonce "le non-respect voire l'absence de dialogue social", "il y a d'autres façons d'obtenir la révision" du projet qu'une "journée de grèves et manifestations".
La CFTC n'appelle pas à la grève mais organise des "actions de terrain" (tracts, pétitions).
Aux Douanes ou aux Finances, des intersyndicales plus larges (avec la CFDT, FO et l'Unsa) appellent à cesser le travail.
Les douaniers, qui protestent contre la réforme du dédouanement (produits de pays hors Union européenne), poursuivent leurs actions locales depuis le 15 mai, comme ceux des Finances qui n'ont pas digéré la fusion impôts-trésoreries.
Autre secteur touché, l'Education où des préavis de grève ont été déposés dans le primaire, les collèges et les lycées malgré la période des examens.
Enfin, des perturbations sont possibles dans le trafic aérien mardi, notamment en début de journée, a prévenu la Direction générale de l'aviation civile (DGAC).

Nouvel Obs'

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jeudi 5 juin 2008

LA MOBILISATION LYCÉENNE LA PLUS FORTE EST EN GUYANE !!

Guyane: dans le rectorat occupé depuis le 20 mai :


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Par Stephane Trouille | Saint-Laurent du Maronie | 02/06/2008 | 19H42        

Depuis deux mois, dans l'indifférence de la Métropole, les lycées de l’Ouest de la Guyane se battent pour tenter d’obtenir une écoute et des réponses à un certain nombre de revendications en rapport aux mesures drastiques dans ce domaine prise par le gouvernement. Depuis deux mois, nous avons rencontré trois fois le recteur, organisé des manifestations qui ont rassemblé par deux fois plus de 1000 personnes sur Saint-Laurent et, depuis deux mois, aucune réponse, aucun geste du recteur qui traite publiquement les enseignants de menteur!

Devant ce manque total de communication, nous avons donc décidé, mardi 20 mai, d’investir le rectorat et d’y établir un campement. Par deux fois, les forces de l’ordre sont intervenues mais ne nous ont pas délogés sous la pression des caméras, des badeaux et des employés du rectorat, qui se sont mêmes mis en grève avec nous.


le dialogue vu par le rectorat...(20 mai 2008)

Depuis notre arrivée à Cayenne, la mobilisation prend de l’ampleur, que ce soit chez les enseignants, chez les parents, chez les élèves mais aussi chez les élus, qui ont tenté sans succès d’avoir un rendez-vous avec le ministre Darcos.

Avec ce mépris envers les élus guyanais, relayé massivement par la presse locale, c’est toute la population qui se réveille et se rend compte de l’indifférence du gouvernement envers la Guyane, exception faite de la fusée Ariane.

Ce mardi 3 juin, nous organisons une journée de mobilisation générale dans toute la Guyane. Dans de nombreuses communes, les écoles seront fermées par les maires eux-mêmes. Des bus prendront la direction de Cayenne afin de faire de cette journée un énorme cri vers le ministre.

C'est un formidable mouvement qui mûrit et qui rassemble toute la Guyane, Bushis, Hmongs, Chinois, créoles, métros, adultes, enfants, élus, citoyens, syndicats et même l’évêque! Plus encore, c’est la mise en place d’un vrai rapprochement entre tous ces acteurs et l’émergence de belles rencontres, avec par exemple, l’organisation, mercredi sur Cayenne et ce jeudi après-midi sur Saint-Laurent, d’activités pour tous les enfants, menées par les enseignants, en grève ou pas et les parents. Au menu, conte, jonglage, jeux traditionnels, maquillage, capoeira...

Nous espérons que le ministre réagira avant que notre patience ne soit à bout et qu’il saura éviter à la Guyane de revivre les événements de 1996, où la ville de Cayenne a été le théâtre de graves troubles, comme par exemple l’incendie du Conseil général.

► A lire: le blog du mouvement.

Rue89

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mercredi 4 juin 2008

LES PARENTS DANS LA LUTTE CONTRE DARCOS ET SARKOZY !!

Contre Darcos, les parents prennent le relais des profs :


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Par Marie Peterson | étudiante | 04/06/2008 | 17H45

Après la mobilisation du corps enseignant contre les réformes du ministre de l'Education Xavier Darcos, c'est au tour des parents d'élèves de prendre le relais. L'école élémentaire Charles-Hermite dans le XVIIIe arrondissement de Paris est ainsi occupée depuis vendredi. Mardi après-midi, ce sont cinq femmes qui occupent le bureau de la directrice. Deux d'entre elles refusent de se prononcer ou de donner leur nom.

Sabine Baroux, représentante des parents d'élèves au conseil de l'école, explique que le mouvement est venu des parents et des enseignants: "Nous sommes indépendantes", ajoute-t-elle avec une pointe de fierté. Dans d'autres établissements, comme l'école Saint-Merri, dans le IVe arrondissement, ce sont les associations de parents d'élèves qui ont pris l'initiative.

A Charles-Hermite, la mobilisation vient de commencer: "Pour l'instant c'est soft, mais ça pourrait devenir plus virulent." Elle reste symbolique pour l'instant: une banderole "Pour l'école de la République" déployée à l'entrée, des distributions de tracts et des échanges avec les autres parents, dont une bonne partie parle mal français. Mais les élèves sont accueillis normalement, et les cours ont lieu. Les parents espèrent motiver de nouveaux participants pour occuper d'autres lieux clés de l'établissement.

Eviter aux profs de perdre trop d'argent en multipliant les journée de grève

Dans cette école située en zone d'éducation prioritaire, les récents mouvements de grève des enseignants a été bien suivi, entraînant le fermeture de l'établissement à plusieurs reprises. Parfois, une seule classe fonctionnait. Pourtant, ce mardi, seuls deux enseignants étaient en grève, dont un qui devrait être de retour dès jeudi. Les parents entendent donc "prendre le relais". Pour éviter aux profs de trop lourdes retenues sur leur fiche de paye.

La directrice de l'école, quant à elle, considère que l'action des parents est un "encouragement et un témoignage" à l'égard des enseignants.

Les parents d'élèves affirment être en contact avec d'autres établissements, comme l'école élémentaire Belliard, dans le XVIIIe arrondissement, sans qu'une vraie coordination se soit mise en place pour l'instant, à l'échelle de l'arrondissement ou de la ville.

Boulot oblige, beaucoup d'entre eux ne peuvent rester sur les lieux en permanence. Mardi à 14h30, l'occupation de l'école Ménilmontant n'était assurée que par une seule maman. La directrice de l'école, qui par "prudence" vis-à-vis du rectorat, a refusé de se prononcer au sein de l'établissement, est solidaire du mouvement.

Contre la réforme de la carte scolaire et les nouveaux programmes

Les revendications des parents rejoignent celles des professeurs: ils récusent la mise en concurrence des établissements scolaires avec la suppression de la carte scolaire, et les nouveaux programmes qui, selon eux, ne placent pas la réflexion mais le "par cœur" au centre de l'apprentissage.

Surtout, c'est la question des fichiers base élèves qui scandalisent. Sur son site, la FCPE des Pyrénées Atlantiques dénonce ce fichage en donnant l'exemple d'une expérimentation à l'école primaire de Monein: une classe de CM2 a eu à remplir un questionnaire d'évaluation dont la dernière partie portait sur des questions personnelles comme la nationalité et les conditions de vie de enfants chez eux. Cette évaluation était ensuite immédiatement renvoyée au ministère sans passer par les enseignants.

A l'approche des vacances, un risque de démobilisation

La mobilisation de la FCPE est particulièrement forte en Loire-Atlantique, où le secrétaire générale de FCPE 44 affirmait mardi qu'une centaine d'écoles étaient mobilisées de manière plus ou moins intense, les cours étant assurés ou non, selon les établissements.

L'association, proche des enseignants dans leur combat, appelle à une plus grande mobilisation et assure un prochain durcissement, avec des "actions coup de poing" .

Mais comment poursuivre le mouvement, alors que les vacances scolaires se profilent? "C'est une bonne question", répond une représentante des parents d'élèves de Charles-Hermite. Elle espère que l'affaire sera réglée avant les vacances, sans quoi il faudra attendre une éventuelle reprise du mouvement à la rentrée.

Rue89

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