lundi 7 juillet 2008
LES QUOTAS REMIS EN CAUSE PAR LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL !!
Une commission fustige les quotas de Brice Hortefeux :

NOUVELOBS.COM | 07.07.2008 | 16:33
Présidée par l'ancien président du Conseil constitutionnel, la commission Mazeaud note que les quotas d'immigration sont "inefficaces", "irréalisables ou sans intérêt".
La
commission Mazeaud sur les quotas d'immigration, qui doit remettre son
rapport vendredi au ministre de l'Immigration Brice Hortefeux, juge ces
quotas "inefficaces", "irréalisables ou sans intérêt", rapportent lundi
7 juillet Libération et Le Figaro.
"Des quotas migratoires contraignants seraient irréalisables ou sans intérêt", affirme la commission dans son rapport, dont Libération s'est procuré une copie.
Le Figaro cite un autre extrait du rapport allant dans le même
sens: "Une politique de contingents migratoires limitatifs serait sans
utilité réelle en matière d'immigration de travail, inefficace contre
l'immigration irrégulière".
"Maîtrise du flux"
Présidée par Pierre Mazeaud, ancien président du Conseil
constitutionnel, la commission note par ailleurs, en opposition aux
déclarations de Nicolas Sarkozy sur le sujet, qu'"une politique de
quota migratoire ou par grand type d'immigration n'est pratiquée nulle
part en Europe".
Sévère, la commission juge le quota synonyme de "fixation unilatérale
et opportuniste de contingents d'entrée", dans les colonnes de Libération.
Concernant l'immigration de travail, "des quotas (par branche ou par
métier) sont envisageables au niveau national ou européen, mais ne sont
pas indispensables à la maîtrise du flux", note encore la commission.
"Un effet incitatif"
En outre, "l'affichage d'un contingent pourrait avoir, paradoxalement, un effet incitatif".
La commission formule également "un certain nombre de recommandations".
"Une meilleure maîtrise de l'immigration doit être recherchée par des
voies empiriques et multiformes, en étroite concertation avec nos
partenaires européens" et avec les pays d'origine "plutôt que dans des
recettes radicales purement nationales" ou des "remèdes spectaculaires
mais illusoires", affirme-t-elle notamment.
dimanche 29 juin 2008
LES GESTICULATIONS DE DATI NE TROMPENT PERSONNE !!
Ministère de l'Intérieur : Dati s'y croit déjà !

En proposant la mise en place d'un fichier des bandes organisées, Rachida Dati s'affiche comme une ministre de l'Intérieur énergique... oubliant un peu vite qu'elle n'occupe pas encore ce poste !
En page 10 du Journal du Dimanche, Rachida Dati nargue Michèle Alliot-Marie d'un sourire narquois. Il faut dire que la première est en une du journal pour avoir proposé un «fichier des bandes organisées» en réponse aux incidents des 19 et 20 juin sur le Champs-de-Mars : «personne n'avait osé prendre le problème à bras-le-corps jusqu'ici», insiste Rachida Dati. Une bien belle mesure pour la ministre, gardant les Sceaux en attendant d'entrer à l'Intérieur.
Des ordres au Préfet de Police totalement en dehors de ses attributions
Car de la place Beauvau à l'Elysée, l'arrivée de la chouchoute du
Président au ministère de l'Intérieur est un secret de polichinelle.
L'excuse est ici toute trouvée pour camoufler la supercherie : maire
fraîchement élue du VIIè arrondissement et candidate (encore
officieuse) à la présidence de la fédération UMP de Paris (la plus
importante de France), Rachida Dati se drape dans son écharpe d'élue
municipale et offre son pouvoir en rempart pour protéger ses
administrés.
Pas convaincant néanmoins : le Préfet de Police de Paris est en théorie
placé sous l'autorité directe du ministère de l'Intérieur et les
décisions que lui a imposées Rachida Dati (interdiction de consommation
d'alcool, mobilisation de force de police à proximité du Champs-de-Mars
et création d'un fichier des bandes organisées) ne tombent clairement
pas sous ses attributions croisées de maire et de ministre de la
Justice. Mais il permet de souligner, sans classe, l'incompétence
présumée de MAM sur le sujet de la délinquance organisée.
Une précocité toute sarkozyste
A ce titre, la main du maître ne semble pas loin : c'est en compagnie
du chef de l'État que la ministre s'est entretenu avec le préfet Michel
Gaudin. Mais plus que la main, on retrouve l'esprit même de Sarkozy :
cette façon de marquer son territoire de la façon la plus tapageuse
possible pour bien faire entendre que la fonction suivante (ministre de
l'Intérieur, président de la République, président de l'Europe) est à
soi et à personne d'autre ! En politique, chacun son style : certains
choisissent d'être vulgaire dans Paris Match et élégants dans le JDD, Rachida Dati semble préférer l'inverse.
Lundi 30 Juin 2008 - 00:07
Sylvain Lapoix
vendredi 27 juin 2008
LA RÉFORME INSTITUTIONNELLE NE RESSEMBLE A RIEN !!
Institutions : le gouvernement refuse de dramatiser :

NOUVELOBS.COM | 25.06.2008 | 15:13
"Cela fait partie du débat parlementaire" estime le porte-parole du gouvernement Luc Chatel. Jean-François Copé, s'est, lui, dit choqué par le vote des sénateurs notamment contre la limitation du recours au 49-3 qui sera "probablement" rétablie par les députés.
Il
ne faut pas dramatiser la situation", a réagi, mercredi 25 juin, le
porte-parole du gouvernement Luc Chatel après les importantes
modifications apportées par les sénateurs au texte de la réforme
institutionnelle voulue par le chef de l'Etat.
"Le Sénat a fait son travail en apportant un certain nombre
d'amendements" dont plusieurs "ne faisaient pas partie des projets
initiaux du gouvernement", a reconnu Luc Chatel à l'issue du conseil
des ministres. "Ceci dit, il ne faut pas dramatiser la situation, cela
fait partie du débat parlementaire".
Concertation
Le Premier ministre François Fillon "a prévu d'organiser cet après-midi
une réunion avec les députés et les sénateurs de manière à avoir une
concertation en amont de la réunion du Congrès qui se tiendra a la fin
du mois de juillet", a-t-il ensuite ajouté. Cette réunion a pour but de
"trouver un compromis pour dégager la majorité nécessaire des trois
cinquièmes" lors du Congrès, prévu le 21 juillet.
Pour cela, le gouvernement a besoin du soutien ou au moins de
l'abstention de quelques socialistes pour réunir la majorité requise
des trois cinquièmes au Congrès.
Copé choqué
Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, a
désapprouvé, mercredi sur LCI, le détricotage du projet de réforme des
institutions par le Sénat, précisant notamment que les députés
rétabliraient "probablement" la limitation du recours au 49-3.
Le chef de file des députés UMP s'est dit "un petit peu choqué" par le
vote des sénateurs, supprimant notamment le droit pour les anciens
présidents de la République de siéger automatiquement au Conseil
constitutionnel. Il a souligné que cette prérogative était une manière
pour la République de "marquer sa considération à l'égard de ceux qui
ont présidé aux destinées de notre pays".
Il a aussi critiqué le vote des sénateurs contre la limitation du
recours au 49-3, permettant l'adoption d'un texte sans vote. Alors
qu'on lui demandait si les députés rétabliraient cette limitation, il a
répondu : "Oui, probablement".
"Il faut travailler"
Concernant la suppression par les membres de la Haute Assemblée d'un
amendement rendant obligatoire un référendum pour une adhésion
éventuelle de la Turquie à l'Union Européenne, il a indiqué que ce
serait "le seul point sur lequel nous aurons une discussion importante
avec le Sénat".
"C'est un point difficile, c'est la preuve qu'à ce stade aucune
rédaction n'est vraiment satisfaisante, il faut travailler", a-t-il dit.
D'une manière générale, le député de Seine-et-Marne s'est dit "très
confiant, très pugnace, très déterminé" sur l'adoption de la réforme
des institutions, soulignant "qu'une chance comme celle d'avoir ainsi
des compétences renforcées pour le Parlement ça ne se représentera
jamais".
LE BALLON D'ESSAI DU GOUVERNEMENT SUR LA SUPPRESSION DES DÉPARTEMENTS !!
Nouveau couac du gouvernement sur les départements :

Il n’est «aucunement question d’une suppression du département», assure le secrétaire d’Etat aux Collectivités Territoriales, qui contredit ainsi Xavier Bertrand, lequel déclarait ce matin que le débat sur la suppression des départements était «toujours d’actualité».
AFP
LIBERATION.FR : vendredi 27 juin 2008
Couac, le retour. A la suite de propos de Nicolas Sarkozy, mais surtout de Xavier Bertrand aujourd’hui, le secrétaire d’Etat à l’Intérieur et aux Collectivités Territoriales Alain Marleix a affirmé qu’«il n’est aucunement question d’une suppression du département».
«A la suite des interprétations données aux propos tenus par le président de la République le 26 juin à Limoges», Alain Marleix «tient à souligner qu’il n’est aucunement question d’une suppression du département», indique un communiqué. Le chef de l’Etat «a parlé, comme il l’a déjà fait à plusieurs reprises et notamment pendant la campagne électorale des élections présidentielles, de la nécessité de réformer l’organisation de l’Administration territoriale, entre les communes, les communautés de communes, les agglomérations, les pays, les départements, les régions», souligne Alain Marleix.
«La France subit un empilement administratif qui constitue une fâcheuse exception en Europe», poursuit toutefois le secrétaire d’Etat, qui ajoute que «la nécessité d’une réflexion conduisant à une réforme en profondeur est d’ailleurs engagée avec les grandes associations représentatives des collectivités locales et le Parlement.»
Ce matin, le ministre du Travail Xavier Bertrand a déclaré que le débat lancé par la commission Attali sur la suppression des départements était «toujours d’actualité» et qu’il devait avoir lieu «le plus tôt possible» et «sans tabou». Hier à Limoges, le chef de l’Etat a lui évoqué la nécessité d’aborder la question des structures territoriales. «Il va falloir qu’un jour - je me demande si ce ne sera pas un chantier pour 2009 -, on parle des structures territoriales en France. Parce que nous sommes arrivés à un degré de complexité sans précédent», a-t-il dit.
jeudi 26 juin 2008
LA PROPAGANDE SUR LE POUVOIR D'ACHAT A-T-ELLE UNE LIMITE ??
Pub gouvernementale: le discours et la méthode :

Par Jean-Philippe Roy | Politologue | 26/06/2008 | 17H19
La récente campagne de publicité sur le pouvoir d’achat, lancée par l’Exécutif, via le Service d’information du gouvernement (SIG), et orchestrée par le célèbre publicitaire Thierry Saussez, inspire un sentiment contrasté, où l’étonnement se mêle à l’absence d’imprévu.
Sur la thématique, tout d’abord. La cible choisie correspond bien à l’attente que les enquêtes signalent systématiquement, le fameux pouvoir d’achat. Puisque cet enjeu semble à ce point sensible et insatisfait dans l’opinion, il s’agit de montrer en quoi les mesures gouvernementales sont bien des réponses à cette attente.
Si l’on entre techniquement dans le mécanisme souhaité par les concepteurs de ces publicités, on peut résumer ainsi leur pari: l’opinion publique ne perçoit pas les mesures engagées par le Gouvernement comme des réponses à ses préoccupations immédiates, les questions qu’elles traitent sont ce que la science politique anglo-saxonne nomme des "hard issues", c’est-à-dire des enjeux éloignés du quotidien, qui n’entrent pas dans les préoccupations prioritaires des gens.
Il s’agit alors de transformer, via le message publicitaire, ces "hard issues" en "easy issues" (enjeu proche, qui me concerne directement et répond exactement à mes préoccupations). D’où ces spots qui affrontent directement le pouvoir d’achat, scénarisé comme "le problème", à l’aide d’images qui mettent en scène l’attente de la population et une musique de fond, nerveuse, voire dramatique.
Regardez les mesures dans leur globalité… et patientez!
Le message est clair: le Gouvernement a bien compris l’intensité de votre attente sur ce point. Face à la mise en drame de l’attente, de son intensité, la mise en épisodes des réponses ponctuelles, qui se déclinent, ouvre une temporalité qui suscite deux conseils: regardez les mesures dans leur globalité… et patientez!
Au fond, comme aurait dit un précédent président de la République: laissez du temps au temps, et regardez la globalité des politiques mises en œuvre avec un peu de recul. Le pari est audacieux, il suppose que l’opinion publique, tout de même assez critique envers l’Exécutif, est en mesure de supporter une communication un peu paternaliste, sur le mode "soyez raisonnable, vous voyez bien qu’on fait quelque chose, il faut être patient", sous-entendu "comportez-vous comme des adultes!"
Sur la forme, l’aspect très tendu des miniscénarios, repris pour chaque réponse gouvernementale apportée, a certes le mérite de cadrer la stratégie de communication sur le pouvoir d’achat, mais laisse le sentiment de transformer en drames de nombreux aspects de la vie qui, pour coûteux qu’ils soient, possèdent par ailleurs parfois des aspects d’espérance personnelle.
Par exemple, le spot qui évoque la réforme de la caution à la signature d’un bail, fait verser irrémédiablement du côté du drame ordinaire permanent, un acte qui peut marquer un début ou un tournant de vie. En bref, l’ensemble des produits paraissent plus anxiogènes qu’antalgiques.
Et "l'encéphalogramme plat" de l'opinion en juin?
Enfin, un aspect me paraît tout à fait étonnant: le moment du lancement de cette campagne. Fin juin, les Français pensent légitimement à une autre réalité. En effet, même si leur condition de vie ne leur offre pas forcément le loisir de prendre des vacances, la période est plus propice à un allègement normal des soucis. C’est ce qui fait que les spécialistes de l’opinion parlent entre eux de "l'encéphalogramme plat" de l'opinion à partir de cette date jusque vers l’approche de septembre.
Pourquoi donc avoir choisi ce moment, particulièrement peu propice à un travail collectif de prise de conscience? A moins que, mais c’est évidemment une galéjade du soussigné, le Gouvernement ait souhaité gâcher le début de l’été des Français, plutôt que de profiter de la pause estivale pour souffler et reprendre des forces.
Tout centrer, en réalité, sur la valeur travail est, on l’a bien compris, le véritable message gouvernemental, mais au point de dédaigner ces moments de la vie où l'on peut refaire un plein d’énergie. Est-ce bien raisonnable quand la course de fond engagée doit encore durer quatre ans? Nicolas Sarkozy, on l’a constaté, aime tendre les cordes, vivre sous tension, mais attention, la mise en tension nécessite une connaissance: savoir jusqu’où l’opinion peut tenir!
mercredi 25 juin 2008
LE LIBÉRALISME NOUS ENTERRERA TOUS !!
Eric Woerth croit encore aux mutuelles Père Noël :

Ce matin sur RTL, le ministre du Budget a tenté de rassurer les patients sur le déremboursement des médicaments pour les affections de longue durée : les gentilles mutuelles s'occuperont de tout !
Dérembourser de 65% certains médicaments pour les patients atteints d'affections de longue durée (ALD),
actuellement pris en charge à 100% par la sécurité sociale : l'idée,
lancée hier comme si de rien n'était par le directeur de la Cnam
(Caisse nationale d'assurance maladie) Frédéric van Roekeghem, a bien
évidemment déclenché ce que les journaux appellent une « vive polémique
». Un vrai bordel, en fait. D'autant qu'hier soir sur France 2,
Roselyne Bachelot en rajoutait en estimant que cette proposition « méritait d'être étudiée ». Du coup, ce matin, sur RTL,
Eric Woerth, ministre du Budget, se voulait rassurant. Mais même s'il a
fait mine de faire machine arrière, il a en fait bel et bien enfoncé le
clou.
Nouveau concept : les mutuelles au grand coeur
Ainsi, le ministre a-t-il expliqué, en préambule, que seuls les médicaments qui « ne sont pas liés directement » à l'affection dont souffre le patient, les médicaments « de confort, d'accompagnement
», étaient concernés. Sans préciser où commence le confort - là où
s'arrête la douleur, peut-être ? Puis, Eric Woerth a promis que cette
mesure « ne change rien pour le patient » : « les mutuelles prendraient le complément, donc le malade serait bien remboursé à 100% ». Il s'agit d'un simple « transfert entre l'assurance maladie et la mutuelle », « l'assuré social ne verrait pas la différence » a martelé le ministre du Budget. Oubliant au passage que 8% de ces patients n'ont pas de mutuelle !
Quant aux mutuelles, Eric Woerth assure, juré craché, qu'elles n'en
augmenteraient pas pour autant leurs cotisations. D'où tient-il une
telle certitude ? Pas des mutuelles, puisqu'il précise qu'« il faut en discuter avec elles ». De sa foi dans le grand cœur des complémentaires santé, sans doute !
Mercredi 25 Juin 2008 - 13:07
Bénédicte Charles
mardi 24 juin 2008
LA FIN PROGRAMMÉE DE L'ASSURANCE MALADIE !!
Affections longue durée : le gouvernement n'exclut rien :

NOUVELOBS.COM | 25.06.2008 | 12:51
Le ministre du Budget Eric Woerth se dit "prêt à étudier toutes les propositions de l'assurance-maladie", dont une baisse du remboursement de certains médicaments pour les affections longue durée. Il soutient que "pour le patient ça ne change rien".
Le
ministre du Budget et des Comptes publics Eric Woerth n'a pas exclu,
mercredi 25 juin sur RTL, une baisse du remboursement de certains
médicaments pour les affections longue durée, déclarant que le
gouvernement est "prêt à étudier toutes les propositions de
l'assurance-maladie.
"Aujourd'hui quand quelqu'un est en affection longue durée, c'est
quelqu'un qui doit être pris en charge par la solidarité nationale, ça
peut arriver à tous, c'est évidemment naturel, et à ce moment-là il est
remboursé à 100% pour tous ses médicaments", a expliqué le ministre.
L'idée, présentée mardi par le directeur de l'Assurance maladie,
Frédéric van Roekeghem, "c'est que tous les médicaments qui ne sont pas
directement liés au traitement d'une affection longue durée, tous ceux
qui sont annexes, connexes, de confort ou d'accompagnement comme on
dit, les vignettes bleues, seraient pris en charge à 35% par
l'assurance maladie", a ajouté le ministre.
Hausse des mutuelles ?
"Mais pour le patient ça ne change rien. L'Assurance maladie qui prend
à 100% ces médicaments (...) les prendrait à 35% et les
complémentaires, les mutuelles, les prendraient à 65%", a-t-il précisé.
Le taux de remboursement des médicaments est pourtant variable selon
les mutuelles.
Le ministre assure aussi que cela n'augmentera pas les cotisations des
mutuelles. "Il faut en discuter avec les mutuelles. Compte tenu du fait
que le coût des médicaments est moins important, il y a un certain
nombre d'éléments qui font qu'aujourd'hui les mutuelles peuvent
intégrer dans leurs comptes une augmentation de cette nature de leur
remboursement, sans augmentation de leur cotisation", a-t-il affirmé.
"Contraire au principe de solidarité"
De nombreuses voix se sont élevées mardi pour dénoncer le projet de Frédéric van Roekeghem.
Pour le Parti socialiste, "les mesures de déremboursement annoncées par
le directeur de l'Uncam dans la perspective du projet de financement de
la Sécurité sociale 2009, s'attaquent directement au principe de
solidarité". Le PS dénonce "une logique de déremboursements massifs qui
déstabilise délibérément notre système d'assurance maladie solidaire".
Pour Force ouvrière, c'est "le coeur même de la Sécu est visé. (…) Les
malades en ALD seraient coupables d'avoir des maladies longues et
coûteuses".
La Fédération française des sociétés d'assurance (FFSA) regrette
l'absence de "véritable réflexion sur ce qui relève de la solidarité
nationale par nature et ce qui doit être renvoyé sur la responsabilité
individuelle", et souligne que le directeur de la Cnam ne s'est pas
"préoccupée de savoir si les complémentaires vont avoir les moyens de
gérer cette rallonge de charge dans des conditions d'efficacité".
A l'UMP aussi, on se montre hostile. "Si on fait des économies de ce
type-là, cela devient relativement angoissant et j'y serais opposé", a
déclaré le député de Paris Bernard Debré.
lundi 23 juin 2008
LE GOUVERNEMENT BALANCE SA PROPAGANDE A NOS FRAIS !!
Coup de propagande sur le pouvoir d'achat :

Le gouvernement lance une campagne publicitaire pour vanter ses mesures sur le pouvoir d’achat. Un total de 1.630 spots sera diffusé. Coût de l’opération pour le contribuable: 4,3 millions d’euros.
Liberation.fr (avec source AFP)
LIBERATION.FR : lundi 23 juin 2008
A défaut de résultats probants, il reste la communication. François Fillon a lancé ce matin une campagne de publicité sur les mesures en faveur du pouvoir d'achat. «Pouvoir d’achat. Vous êtes impatients? Nous aussi», lance le slogan de la publicité.
Déclinée pendant trois semaines à la télévision, sur Internet et dans
la presse – soit un total de 1.630 diffusions - cette campagne de
propagande gouvernementale, conçue par l'agence Young & Rubicam,
coûte aux contribuables 4,3 millions d’euros.
Son maître d’oeuvre?
Thierry Saussez, ex-publicitaire que Sarkozy a voulu comme délégué
interministériel à la communication et à la tête du service
d'information du gouvernement (SIG). Les spots sont à voir sur le site Internet du gouvernement.
«Nous avons pris depuis un an beaucoup de mesures, certaines assez
techniques et complexes, et toutes nécessitent d'être expliquées pour
être comprises et intégrées par nos concitoyens», a justifié le Premier ministre en présentant l'opération au Service d'information du gouvernement (SIG).
La campagne démarre lundi soir sur les cinq grandes chaînes nationales
et vingt chaînes de la TNT, du câble et du satellite. Elle comprend
quatre spots thématiques de 20 secondes et un spot «générique»
reprenant toutes les annonces en 45 secondes.
Les radios au régime sec
Le gouvernement a ciblé quatre sujets: la défiscalisation des
heures supplémentaires, les possibilités d'exonération d'impôt pour les
jobs étudiants, la diminution de moitié de la caution locative et
l'exonération des intérêts d'emprunt à l'achat d'une résidence
principale.
«Nous avons voulu être très concrets et précis», a expliqué François Fillon. Si chacun des spots télévisés débute par «Vous êtes impatients. Nous aussi», il s'achève par la phrase : «C'est mois après mois que nous gagnerons la bataille du pouvoir d'achat». Sous entendu: ne vous inquiétez pas, ça vient.
La campagne se décline aussi en bandeaux sur neuf sites Internet
commerciaux et à travers trois annonces thématiques diffusées dans dix
titres de la presse quotidienne nationale, 59 titres de la presse
quotidienne régionale et quatre titres de la presse quotidienne
gratuite, soit 147 insertions. Seule la radio a été écartée, «pour des raisons budgétaires» selon Thierry Saussez.
L’initiative gouvernementale a fait réagir le premier secrétaire du PS,
François Hollande. «Quand on n'a rien à dire en politique, on fait sa
pub», a-t-il affirmé. «Le gouvernement aurait pu économiser plus de 4
millions d'euros parce que, malgré tous les efforts des publicitaires,
il n'arrivera pas à convaincre que ce qui ne marche pas est de la faute
de la communication, que les Français n'ont pas bien compris et qu'il
leur faut de la pub en plus», a déclaré François Hollande.
Autre réaction, celle de Jean-Marie Le Pen, président du FN. Il accuse
le gouvernement de chercher «à vendre sa politique comme une lessive.
Mais ce sont les Français qui sont lessivés, et aucune publicité ne
peut les convaincre que leur porte-monnaie s'en porte mieux», écrit
Jean-Marie Le Pen dans un communiqué.
YADE BIENTÔT EXPULSÉE DU GOUVERNEMENT ??
Rama Yade bientôt virée ?

Son nom a été évoqué par le Président de la République pour représenter l'UMP dans la région Île-de-France aux élections européennes de 2009. Rama Yade serait-elle (discrètement) poussée vers la sortie ?
On se souvient de son sourire, de sa sortie sur Kadhafi, de son échec aux municipales à Colombes (92) sur la liste de Nicole Goueta. Mais de la passion de Rama Yade
pour les questions européennes, nul n'a jamais entendu parler. D'où le
caractère étrange de l'information, révélée par l'AFP, selon laquelle
Nicolas Sarkozy envisagerait de confier lors des prochaines élections
européennes la tête de la liste UMP en Île-de-France… à la secrétaire
d'État aux Droits de l'Homme !
Réunions de «cadrage politique»
à l'Elysée
De fait, le nom de Rama Yade a été évoqué à l'occasion d'une réunion
informelle des maires et parlementaires d'Île-de-France à l'Elysée. Ces
rendez-vous, nous apprend-on dans l'opposition parisienne, ont été
initiés par le Président de la République il y a quelques semaines pour
assurer le «cadrage politique» de son groupe.
Egalement mentionnés comme candidats potentiels aux européennes, Michel
Barnier (pour le Sud-Est) et Alain Juppé (pour le Sud-Ouest) ne
brillent pas par leur popularité auprès de Nicolas Sarkozy, ce qui
laisse imaginer que ces «nominations»
sentent fort la placardisation. Le Président ne saurait encourager le
cumul d'une fonction parlementaire européenne avec un poste au
gouvernement, n'est-ce pas ? «Nous en saurons plus en septembre»,
assure-t-on au groupe UMP à la mairie de Paris. En trois mois, Sarkozy
aura en effet tout le temps de trouver un remplaçant à Rama Yade…
Lundi 23 Juin 2008 - 16:00
Sylvain Lapoix
mercredi 18 juin 2008
BONNE NOUVELLE : PAS DE PARRAINAGE D'ENFANT MORT POUR LES CM2 !!
Le parrainage par un enfant de CM2 abandonné :

NOUVELOBS.COM | 18.06.2008 | 15:26
Selon un projet de circulaire sur l'enseignement de la Shoah rendu public par le ministère de l'Education, Xavier Darcos ne reprend pas l'idée initiale du président Sarkozy de "confier la mémoire d'un des 11.000 enfants français victimes de la Shoah" à "tous les enfants de CM2".
Un projet de circulaire du ministre
de l'Education Xavier Darcos sur l'enseignement de la Shoah en CM2
suggère de privilégier "la thématique des enfants victimes", mais ne
reprend pas l'idée initiale du président Sarkozy de "confier la mémoire
d'un des 11.000 enfants français victimes de la Shoah" à "tous les
enfants de CM2".
"Pour aborder cet enseignement, les maîtres sont libres de leurs choix
pédagogiques et plusieurs approches, souvent complémentaires, sont
possibles", selon le projet de circulaire, transmis à la presse
mercredi 18 juin.
"La thématique des enfants victimes est cependant une entrée à
privilégier au CM2: partir d'un nom, d'un visage, d'un itinéraire, de
l'exemple singulier d'une familles dont l'histoire est liée aux lieux
proches - l'école, la commune, le département - constitue une approche
respectueuse de la sensibilité des enfants", ajoute le texte.
De l'exemple au général
Ce projet de texte fait suite à la remise du rapport d'Hélène
Waysbord-Loing, présidente de l'association de la Maison d'Izieu au
ministre de l'Education, qui recommande que cet enseignement parte "de
l'exemple singulier (d'un enfant ou d'un groupe d'enfants) pour aller
au plus général", selon son rapport, en évitant "le compassionnel".
Le 13 février, lors du dîner annuel du Crif (Conseil représentatif des
institutions juives de France), Nicolas Sarkozy avait annoncé avoir
"demandé au gouvernement (...) de faire en sorte que, chaque année, à
partir de la rentrée scolaire 2008, tous les enfants de CM2 se voient
confier la mémoire d'un des 11.000 enfants français victimes de la
Shoah".









