COMITÉ DE RÉSISTANCE CITOYENNE !!

Le Comité de Résistance Citoyenne lutte contre Nicolas Sarkozy, ses idées, ses propos et sa politique. Constitué par de très nombreux résistants, il milite pour la réflexion avant l'action.

mardi 8 juillet 2008

LA PROPAGANDE LIBÉRALE ARRIVE EN PRIME SUR FRANCE 5 !!

«Vive la crise» de retour à la télé !

Marianne2

25 ans après Yves Montand et son émission «Vive la crise», Nicolas Beytout, le directeur des Echos, présentera à la rentrée sur France 5 «La France en faillite». L'objectif est toujours le même : faire avaler la pilule libérale aux Français.

25 ans après «Vive la crise», la célèbre émission d'Antenne 2, présentée par Yves Montand, France 5 prépare pour septembre «Vive la crise, le retour !».
Plus pessimiste que son ancêtre des années 80, cette nouvelle émission s'intitulera «La France en faillite», sera diffusée en prime time et présentée par le directeur du journal Les Echos, Nicolas Beytout. Selon Téléstar, l'émission fera à la fois un constat de l'état de la France (en faillite, donc) et «permettra de réunir des experts qui tenteront de trouver des solutions afin d'éviter que le pire n'arrive en 2030». On redoute déjà les éternels Alain Minc, Jacques Attali ou Robert Rochefort et les sempiternels discours sur les réformes indispensables, l'alignement sur nos voisins européens etc.

Montand : «Français ! Relevez-vous les manches !»
C'est en cela que «La France en faillite» s'annonce comme une resucée de la mythique «Vive la crise», qui s'ouvrait sur un faux journal catastrophe signé Christine Ockrent et se concluait par une exhortation d'Yves Montand à se relever les manches. A l'époque, les solutions présentées étaient claires et sans alternative : diminution des salaires, retour sur certains acquis sociaux… le début du discours sur l'inévitable réforme économique.

Une émission de propagande pour le médicament libéral
Historien des idées et auteur du livre La décennie : le grand cauchemar des années 80, François Cusset explique que si «l'émission se voulait audacieuse sur la forme - une sorte de docu-fiction - sur le fond, c'était une vaste opération de propagande pour le médicament libéral. Le message était clair : la crise est une aubaine, c'est une chance historique, il faut en profiter pour faire bouger le cheval de trait français. Le tout parrainé par la gauche moderne. Libération était partenaire de l'émission et le show est venu cautionner le tournant de la rigueur de la gauche».

Une pédagogie de la soumission
«Vive la crise» fut d'ailleurs saluée par la presse, qui y voyait une pédagogie de la crise. «Pédagogie de la soumission» plutôt, selon l'expression du journaliste Pierre Rimbert.

Le service public déjà repris en main
Pas sûr que Nicolas Beytout ose aller aussi loin dans l'exercice d'intoxication médiatique… Il n'en reste pas moins que François Cusset s'étonne de la programmation d'une telle émission sur le service public : «L'opération de suppression de la publicité n'a trompé personne. Est-ce que la production de ce type de programmes annonce déjà une forme de reprise en main ?» s'interroge-t-il.
Effectivement, si le service public sans pub fait quand même le boulot de TF1, on s'y perd...


Mardi 08 Juillet 2008 - 14:02

Régis Soubrouillard


Marianne

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mercredi 2 juillet 2008

QUAND CAROLIS OUVRE UN NOUVEAU FRONT CONTRE SARKOZY !!

De Carolis dénonce la stupidité des propos de Sarkozy :

Marianne2

Le président de France Télévision, peu réputé pour son courage, a décidé de jouer son va-tout dans la crise qui l'oppose à l'Elysée, par une colère froide déversée ce matin sur RTL.

Patrick de Carolis défend son indépendance (02/07/08)
envoyé par rtl-fr


Patrick de Carolis a choisi. Perdu pour perdu, le Président a décidé de partir la tête haute. Après PPDA, ce sera donc probablement la deuxième victime de la fureur réformatrice du Président dans le champ audiovisuel. C'est justement sur ce point que de Carolis, interviewé ce matin sur RTL, a répondu très directement au comportement et aux propos de Nicolas Sarkozy. « Il est temps de dire que la télévision, c'est un métier qui obéit à des règles. (…) Depuis trois ans nous faisons, avec Patrice Duhamel et les personnels de France Télévision, une télévision respectable et nous entendons qu'elle soit respectée. Et quand on dit qu'il n'y a pas de différence entre télévision publique et télévision privée, je trouve cela faux, stupide, injuste. »

Cette dernière phrase, on l'aura compris, était directement adressée au Président de la République. Elle fait suite à une discussion orageuse entre lui et Patrice Duhamel, le numéro deux de France Télévisions, en présence de plusieurs communicants de l'Élysée, scène relatée par le Parisien et Arrêt sur Images.

Un autre incident a, depuis, encore envenimé les relations entre l'Élysée et France Télévisions : la diffusion à grande échelle (plus de 650 000 visionnages) d'une vidéo piratée montrant un président furieux contre les techniciens de la chaîne et méprisant à l'égard d'un journaliste. Curieusement, Jean-Michel Aphatie n'a posé aucune question sur ce sujet à Patrick de Carolis alors que cette vidéo piratée est l'un des sujets de Une du bulletin d'informations de 8 heures de RTL.

Patrick de Carolis a été encore plus loin : il a déclaré que si le compte n'y était pas, autrement dit, si France Télévision n'était pas recapitalisée à hauteur des pertes de recettes provoquées par l'annonce de la fin de la publicité (450 millions d'euros), il démissionnerait de son poste.

Patrick de Carolis, dont on annonçait encore, voici quelques jours, que l'Élysée lui cherchait un «point de chute», a donc décidé de défier le Président. Ce dernier a une occasion de montrer qu'il dispose encore de l'autorité nécessaire à l'exercice de sa fonction. Ou de confirmer que, tel un enfant gâté, il est avant tout motivé par la destruction des objets d'amour de son enfance, au premier rang desquels se trouve la télévision.


Mercredi 02 Juillet 2008 - 08:26

Philippe Cohen


Marianne

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LES AVOCATS DE FRANCE3 DEMANDENT LA DESTRUCTION DE LA VIDÉO !!

Images "off" de Sarkozy: France3 menace Rue89 de procès :

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Les avocats de la chaîne nous somment de détruire le document et de citer nos sources. Une triste première entre médias.

Du jamais vu: un média qui menace un autre média de procès pour révéler ses sources! Les avocats de France3 ont adressé mercredi matin un courrier comminatoire à Rue89 pour exiger que leur soient révélées les conditions dans lesquelles notre site s'est procuré la vidéo de Nicolas Sarkozy sur le plateau de France3 lundi soir. Le courrier des avocats exige également que nous retirions cette vidéo du site et la destruction du document en question.

La démarche de France3 a de quoi surprendre. Et choquer. Tous les médias sont soumis régulièrement à des demandes de révéler leurs sources, et France3 en a eu sa part par le passé. Mais généralement, c'est l'Etat qui initie ce genre de démarches qui suscitent la plupart du temps, et à juste titre, des protestations des organisations professionnelles de journalistes. Des démarches suffisamment controversées pour que le garde des Sceaux se penche sur ce sujet épineux.

Lorsqu'un média effectue à son tour de telles démarches inquisitrices, on ne peut que s'inquiéter. "C'est une première", souligne Me Basile Ader, avocat spécialisé dans les affaires de média:

"C'est étonnant, je ne sais pas comment ils font s'ils ont des émissions d'investigation... Surtout que le sujet est en ce moment débattu au Parlement."

Le contexte de cette affaire est clair: en pleine controverse sur le financement de la télévision publique (le PDG de France Télévisions, Patrick de Carolis, a menacé mercredi matin sur RTL de démissionner si le compte n'y est pas), France3 est soumis à d'intenses pressions de l'UMP et de l'Elysée. France3 reporte clairement cette pression sur Rue89.

La vidéo en question, tournée dans les minutes qui précédaient le "direct" du Président dans le 19/20 de France3, n'est pas, comme on a pu le lire ici et là, une intrusion dans la vie privée: elle constitue un document, dont de nombreux commentateurs ont souligné la pertinence, pour comprendre un peu mieux les coulisses des rapports entre le Président et les journalistes, ainsi que l'ambiance autour du conflit de France Télévisions.

Si France3 veut faire la chasse à la vidéo, elle aura du boulot. Ce document a été jugé suffisamment significatif pour être repris sur la quasi totalité des sites d'information de France, d'innombrables blogs, des chaînes de télévision françaises, ainsi qu'à l'étranger. Et il a été vu par plus d'un million d'internautes en 24 heures!

Bien évidemment, Rue89 ne révèlera jamais la source de ces images.

Mise à jour 02/07/08, 21heures. Selon LePost.fr, Paul Nahon a "demandé au service juridique de la chaîne de retirer la demande de citation des sources dans la plainte". Paul Nahon nous a confirmé mercredi soir qu'il avait "mis en garde" ce service sur cette question: "on ne demande pas à des journalistes de dévoiler leurs sources".

Rue89

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dimanche 29 juin 2008

LES MÉDIAS SOUS SARKOZIE GÉNÉRALE !!

A quand Renée Sarkozy en une de Notre Temps?

Marianne2

Carla en une de Libé, Nicolas aux commandes de France 2 : cette semaine, les mariannautes ont fait une overdose de Sarkozy dans les médias. Ne manque plus que Renée, la maman du président, dans Notre Temps et le tableau sera complet.

 

Les Sarkozy (Carla, Nicolas, etc.) et les médias : c'est le sujet qui a mobilisé les mariannautes cette semaine. Il faut dire que tout avait commencé très fort, avec l'interview de Carla Bruni-Sarkozy dans Libération. Pour la plupart d'entre vous, le quotidien a vendu son âme au diable en ouvrant ses colonnes à la présidente-chanteuse. «Je n'ai pas l'habitude d'avoir des regrets, force est de constater que le libé qu'il m'arrivait d'acheter, au siècle dernier, n'avait rien à voir avec le "voicilibé" d'aujourd'hui…», explique Patrick, rejoint par l'écrasante majorité des mariannautes, dont Christian résume la colère : «Ce type d'allégeance aux monarques en place est pitoyable de la part de n'importe quel journal. Plus encore quand il s'agit d'un journal comme Libé dont j'étais un fidèle ».
Lorsqu'ils n'en veulent pas à Libé, les mariannautes s'en prennent à l'omniprésence dans les médias du couple présidentiel. « La colère m'est montée car on a assez de Europe1, TF1 et France Télévision pour se coltiner les deux abrutis de la République», écrit Gradguy. « Jamais album de chansonnettes ne fut promu de la sorte avec autant de flagornerie médiatique. Déférence à l'épouse d'un président qui rate tout, saigne le service public, accroît les revenus des plus riches, fait payer les pauvres pour les plus pauvres. », martèle Gilles. Seule une petite minorité d'entre vous se veulent pragmatiques. « Paris vaut bien une messe et une explosion momentanée de ventes vaut bien une Carla. Au demeurant, rien d'extraordinaire à voir Libé abandonner un certain gauchisme de salon mâtiné d'idéologie à connotation "jeuniste" libertaire pour adopter une ligne éditoriale marquée par une culture libérale sociale moins hypocrite. Il y va de sa survie », estime Maiboroda Jean tandis que Daylight s'interroge : « Sarko fait l'ouverture, pourquoi pas Libé? ».

Des médias aux ordres? C'est déjà le cas…
Trois jours plus tard, Nicolas Sarkozy provoquait un tollé en décidant que les dirigeants de France Télévision seraient désormais nommés par l'exécutif. Une fois de plus, les mariannautes sont au rendez-vous. Et le cynisme n'est jamais loin : pour vous, cette décision ne changera rien à l'affaire car les médias n'ont pas attendu cela pour être aux pieds de Sarko 1er. «i[Cela ne changera rien à France 2, déjà aux ordres ou pratiquant l'autocensure de la honte […] des débats formatés, tellement cadrés qu'ils sont un véhicule de com et pas de dialogue. Ce n'est pas sur France 2, que l'on risquait de remettre le cadre en question]i», se lamente Patrick. «Et le pire dans tout cela, c'est l'autocensure des journalistes qui ne manquera pas de s'exercer», estime Libre. «Je rejoins le commentaire fait plus tôt sur l'asservissement des journalistes, renchérit Alaingif. A quand une bonne, une vraie, une forte réaction de vous tous, Mesdames, Messieurs des rédactions (télévisuelles ou non)? Vous êtes les premiers concernés et vous relayez l'information comme s'il s'agissait d'un fait-divers de plus... Nous revenons 30-40 ans en arrière et je n'entend sur les antennes que des interviews policés, sans un mot au dessus de l'autre... un vrai bonheur pour les Albanel, Estrosi, Morin et consorts... » « La presse politique, elle fait dans le people, les journalistes commencent à longer les murs de peur d'être accusés de lèse-majesté et les moutons suivent le troupeau. L'histoire recommence, c'est dommage d'en arriver là », conclut Croquignol. Pessimiste ou cynique ? A votre avis ?

 

 

Dimanche 29 Juin 2008 - 00:55
Marianne2.fr

Marianne

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jeudi 26 juin 2008

BERLUSCONI N'AURAIT PAS OSÉ !!

L'indépendance de la télévision publique en danger ?


Nouvel_Obs


NOUVELOBS.COM | 26.06.2008 | 18:33


Des mesures annoncées mercredi par Nicolas Sarkozy sur la refonte de l'audiovisuel public sans publicité, sa proposition-surprise de faire désormais nommer le président de France Télévisions par le gouvernement est la disposition qui provoque le plus l'inquiétude.       

Médias et opposition ont dénoncé, jeudi 26 juin, une "reprise en main" de la télévision publique voire une dérive teintée de "népotisme" après la proposition de Nicolas Sarkozy de nommer le président de France Télévisions.
Au lendemain du discours présidentiel, le gouvernement s'est employé à réfuter toute prise de contrôle politique des chaînes publiques.
L'annonce a relégué au second plan la suppression totale de la publicité sur les chaînes publiques au 1er décembre 2011 annoncée par le chef de l'Etat mercredi.

"Nomination par l'exécutif"


Dans son discours à l'occasion de la remise du rapport Copé sur le financement de la télévision publique, Nicolas Sarkozy a indiqué qu'il souhaitait pour le président de France Télévisions une "nomination par l'exécutif après avis conforme du CSA (Conseil supérieur de l'audiovisuel) et sous réserve qu'une majorité qualifiée de parlementaires n'y fasse pas obstacle".
Le président de France Télévisions est actuellement nommé par le CSA. Le rapport Copé préconisait de confier la nomination au conseil d'administration de France Télévisions.
François Fillon a estimé que confier à l'exécutif la nomination du président de France Télévisions mettrait fin à un système "hypocrite (...) qui n'a jamais été un système indépendant ou autonome".
Le nouveau dispositif "a l'avantage à la fois d'être plus clair et mieux contrôlé", a déclaré le Premier ministre lors d'une conférence de presse à l'issue d'une réunion avec la conférence des présidents du Parlement européen.
"Il y a suffisamment de verrous et de contrôle pour qu'on ne puisse pas parler de prise de contrôle du pouvoir", a déclaré Christine Albanel sur France Info. "Il est logique que l'actionnaire nomme les dirigeants de France Télévisions", a ajouté la ministre de la Culture.
Ministre "d'ouverture" au sein du gouvernement Fillon, Jean-Pierre Jouyet a fait entendre sa différence.
Ce procédé de nomination "a un parfum Ve république du début qu'il vaudrait peut être mieux éviter", a déclaré le secrétaire d'Etat chargé des Affaires européennes sur Canal+.
"On montre que c'est l'Etat qui sera le vrai décideur", a déploré sur France 3 Hervé Bourges. "C'est un vrai retour en arrière", a estimé l'ancien président de France télévisions, de TF1 et du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA).

"La situation italienne"


A ses yeux, la France se rapproche ainsi de "la situation italienne et c'est pas de bon augure".
"Un procédé digne de Berlusconi", l'analyse est partagée par la porte-parole des Verts. Avec cette nomination, France Télévisions oscille entre "dérive berlusconienne et népotisme à la Poutine", ajoute Anne Souyris dans un communiqué.
"On rétablit la ligne de téléphone directe qui existait entre le ministre de l'Information" et la télévision du temps de l'ORTF, la radio-télévision d'Etat jusqu'en 1974, a déploré le député socialiste Claude Bartolone sur BFM TV.
Pour Julien Dray, porte-parole du PS invité sur LCI, l'annonce de Nicolas Sarkozy est une illustration de "l'hyperprésidentialisme" actuel contre lequel la gauche bataille.
"C'est quand même très symbolique (...) Il faut qu'on reprenne les mots d'ordre de 68 (tels que) 'libérez la télé' et il faut surtout une très grande mobilisation pour sauver notre télévision publique", a déclaré Marie-George Buffet, la secrétaire nationale du Parti communiste sur France Inter.
Avant elle, un présentateur de la matinale de la radio publique avait pris l'antenne en lançant "Bienvenue dans les studios de l'ORTF".
"France Sarkovision", titre jeudi le quotidien Libération. "Dangereusement influent dans l'audiovisuel privé, l'hyperprésident place le secteur public sous son contrôle politique direct", estime le directeur de la rédaction, Laurent Joffrin, dans son éditorial intitulé "ORTF".
"Contrairement à Silvio Berlusconi, Nicolas Sarkozy n'a pas les moyens d'acheter les chaînes de télévision dont il rêve", ironise de son côté Le Monde. "A défaut, il a décidé d'en prendre le contrôle avec un mélange saisissant de cynisme et de brutalité", peut-on lire dans l'édito du jour. (Reuters)

Nouvel Obs'

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jeudi 19 juin 2008

CES MÉDIAS QUI LÊCHENT SARKOZY A PLEINE LANGUE !!

Le Figaro et Europe 1 repartent en campagne :

Marianne2

Pourquoi s'entourer de gourous de la com quand les éditorialistes sarkolâtres lui servent la soupe sur le mode : «avec Sarko, c'est mieux qu'avant et tout roule». Attention, ça pourrait finir par se voir…

Contraint de reconnaître « la déroute des bleus durant l'euro 2008 » et sans doute frustré de ne pouvoir exploiter politiquement un éventuel parcours brillant de l'équipe de France, Le Figaro fait preuve d'un esprit créatif étourdissant pour associer Sarkozy à la notion de victoire. Ainsi, la faible mobilisation sur la question des 35 heures est présentée comme un succès pour le président, le signe d'un retour en force, un bras de fer remporté par Sarkozy.

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La France n'est plus irréformable
Certes, la mobilisation ne fut pas celle attendue. Mais c'est peu dire que Le Figaro n'a pas le triomphe modeste : l'éditorialiste Paul-Henri du Limbert parle d'une « victoire psychologique majeure : montrer que la France n'est plus le pays irréformable qu'on nous décrit puis trente ans ». Grâce à qui ? « la force de conviction et la capacité de persuasion de Nicolas Sarkozy ». Ils venaient donc de là les cris de joie, entendus depuis des mois, de cette France en souffrance remerciant son sauveur…

Les Français ne sont pas mécontents
Et c'est un tir groupé…Les porte-voix de la Sarkozie enfoncent le clou. Sur son blog, Yves Thréard évoque un « fiasco total », faisant preuve d'une amnésie inquiétante : « A aucun moment, on a senti la tension monter, le pays être au bord de la paralysie ». « Et si les Français n'étaient pas si mécontents ?» s'interroge l'éditorialiste. C'est vrai : tous les sondages le montrent, les Français sont ravis.
Tel un Casimir disant adieu aux méchants nuages, Thréard ne veut voir que du ciel bleu autour de notre gentil président : « Force est de constater que les oiseaux de mauvais augures, qui prévoyaient une année catastrophique pour Nicolas Sarkozy et son gouvernement, ont tout faux. Les réformes - elles sont légion et tous azimuts -passent, défilent, se succèdent. Sans heurts majeurs ». Beau comme du Francis Lalanne hurlant son amour des Bleus et ses certitudes de victoire.

Xavier Bertrand, gentil et content
Interrogé par le Parisien, volontaire comme jamais (mais toujours gentil), Xavier Bertrand, se montre redoutable dans l'art de l'auto-satisfaction. Sur tous les fronts et tous les sujets, il multiplie les annonces, commentant les prestations télés de François Fillon, tout en promettant de se garder de deux dérives « l'auto-flagellation et l'auto-célébration ». Pour l'auto-flagellation, aucun risque...

La légitimté est du côté du politique
Preuve que, parfois, deux médias peuvent n'en faire qu'un, au point de croire qu'ils puisent leur inspiration aux mêmes sources, sur les ondes, Catherine Nay nous rechantait le même refrain : « qu'il est fort mon Sarko »… Inspirée comme jamais l'éditorialiste croit d'abord voir dans la lombalgie de Bernard Thibaut le symbole que les « travailleurs en ont plein le dos »… Sur sa lancée, elle enfonce les portes ouvertes plus vite que son ombre : « la légitimité est du côté du politique surtout dans un pays où le président est élu sur un projet avec 53% des voix ». Le même score que le non irlandais... au Traité simplifié de Sarkozy.

 

Quand Tata Catherine raconte les vacances à Royan du petit Nicolas
Une analyse à ce point rudimentaire, qu'en ces temps d'examens, elle ne vaudrait pas la moyenne à un étudiant en sciences politiques. Surtout quand l'exercice du pouvoir sarkozyste est la démonstration parfaite de l'invalidité d'un tel argument. A savoir que la politique perd toute légitimité dans une société de marché réduite à la gestion des conflits, la simple représentation de la pluralité des opinions ou la tentation opportuniste d'opposition des intérêts corporatistes.
En guise de bouquet final, tentant de démontrer par de multiples exemples que la France allait enfin s'ouvrir aux réformes, Catherine Nay ne pût s'empêcher de lâcher : « Vous le voyez. Finalement, tout bouge… ». Lapsus inconscient ou éclair de lucidité ? Qui sait…

La division syndicale: un jeu dangereux
Car même au Figaro, tout le monde ne croît pas à la sympathique bluette servie par les éditorialistes sarkolâtres de service…Dans ses pages saumon, le journal s'autorise quelques « dérives » en contradiction avec cette vision trop parfaitement binaire pour être un tant soi peu honnête. Ainsi, le journal se voit admet qu'en jouant la division syndicale, le gouvernement joue avec le feu. Un jeu dangereux...

 

 

Jeudi 19 Juin 2008 - 06:35
Régis Soubrouillard

 


Marianne

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mardi 10 juin 2008

PPDA VIRÉ DU JT DE TF1 A CAUSE DE SARKOZY !!

PPDA se plaint de la censure sarkozyste :

Marianne2

Par Nicolas Domenach. Au pays de Nicolas Sarkozy, tout doit bouger, évoluer. Même l'icône incontestable du 20 heures.

C'est bien d'une « éviction politique » dont il s'agit. Patrick Poivre d'Arvor l'a confirmé hier pour ceux qui en doutaient, lors de sa conférence de rédaction de l'après-midi. Sa liberté, son expérience chenue, auraient déplu au Prince, l'ami de l'actionnaire principal, Francis Bouygues, lui-même confronté à une baisse d'audience de la chaîne numéro 1 et soucieux donc de rajeunir les cadres fussent-ils emblématiques. La montée de la juvénile concurrence obligerait à faire tomber les idoles trop adulées, même le talent ne vaut rien contre le cheminement assassin des rides dans la société du jeunisme sarkozyen. Et qu'importe les services rendus…
Une icône ménagère sous ce nouvel empire doit avoir tous ses cheveux à lui, blond comme le soleil ou le blé. Les implants, ça le fait pas, ça fait vieux. Sarkozy déteste ce qui vieillit, ce qui fait mourir. C'est pour cela déjà que le monarque républicain avait demandé du sang neuf lors de sa dernière interview. L'astre dominant ne veut plus s'encombrer de ceux qui ont accompagné son ascension et qui le tireraient, demain, en arrière. Tout doit bouger, évoluer !

Évincer les gêneurs pour mieux régner
Prenez du champ. Regardez. Ce n'est pas que PPDA qui est écarté de l'écran mais encore Jean-Pierre Elkabbach qui est mis de côté. Toute une génération de journalistes qui ont été marqués par le giscardisme, en particulier PPDA, qui avaient la passion de ce travail et sont devenus des stars, le sont restés, se sont affirmés sous la gauche puis sous le chiraquisme, avant d'escorter l'irrésistible marche du sarkozysme. Le présidentiable a illuminé sa légende conquérante avec eux. Mais que voilà des compagnons gênants maintenant.
Le petit Nicolas, ils l'ont connu en culotte courte, ils l'ont fait, ils l'ont regardé grandir. Ils le contemplaient avec admiration mais aussi condescendance. Des Présidents, ils en ont vu d'autres, et des plus impressionnants. La vraie puissance c'étaient eux, les médiacteurs. Et Poivre en particulier, l'homme qui s'introduisait dans les intimités tous les jours, quand le Président, lui, n'y était qu'exceptionnellement autorisé. Avec quel métier, en outre, ce présentateur assurait son autorité, veloutant les émotions, s'excusant quasiment des mauvaises nouvelles, apprivoisant l'insupportable. Ce jeu, cette intelligence des yeux, des mots, le massif de la carrure, la mécanique rassurante des enchaînements, l'appétit toujours aiguisé pour l'info, et, en politique, l'info c'était Sarkozy. Mais il n'en paraissait pas complètement dupe, de cet agencement frénétique. Il imposait une – légère – distance. Avec des effets d'acteur économe et sûr de son art. PPDA était le numéro 1 de l'info depuis tant de temps qu'on ne se voyait plus vieillir sans lui. Danger…
Les présidents passent, Poivre reste. Et se permet même de se montrer parfois piquant. Quand la tradition journalistique française est faite de révérences, même si les médias ont pris de la puissance et, de-ci, de là, s'essaient à la critique, voire à l'insolence. Pas aux dépens du monarque républicain ! Alors, sans doute a-t-il dépassé les bornes – son actionnaire l'a ainsi ressenti – le jour où il a comparé le nouveau président à « un petit garçon rentrant dans la cour des grands ». Son sort était réglé. Le journaliste était sorti de son rôle. C'était plus qu'une insolence, un crime de lèse-majesté.
PPDA montrait que c'était lui le pouvoir et que son interlocuteur n'était qu'un simulacre… Alors même que le Président, rappelons-le, est tombé dans la marmite médiatique quand il était tout petit. Et qu'il n'en est jamais sorti !

Vaincu par un Président, chef d'orchestre médiatique
Nicolas Sarkozy voulait devenir journaliste. Il a décidé de faire mieux : chef d'État. Ce n'est pas pour se laisser donner des leçons par « un saltimbanque ». Surtout qu'il connaît la musique médiatique sur le bout des doigts. Il a fait ses classes du plus petit au plus haut plateau. Il connaît tous les journalistes qui comptent et leurs chefs, et les chefs de leurs chefs, et leurs patrons qui sont ses amis.
Le président de la République a même ses idées. Des idées très « modernes » et très arrêtées sur la façon dont les groupes médiatiques doivent grandir, évoluer, se moderniser. Il y a placé ses hommes, comme Laurent Solly à TF1, croit savoir mieux que quiconque les changements qu'il faut effectuer, et n'hésite pas à le faire savoir à ses proches, propriétaires de médias, quitte même à les mettre en concurrence. Les désirs du monarque républicain, bien sûr, sont des ordres. Il ne voit pas le mal…
La gauche avait fait pire, croit-il. Lui, il ne nomme pas, il suggère. Que c'est reculer que d'être stationnaire, qu'il ne saurait y avoir de rente de situation, qu'il faut faire la place aux jeunes et être moins systématiquement critique … face au pouvoir, bien sûr. C'est vrai que le président enrage contre ces journalistes systématiquement démolisseurs et qui se refusent « à pédagogiser », selon ses termes, l'action du gouvernement. Eh bien, il faudra qu'ils s'y mettent, croit-il. En attendant, il versera même une larme pour PPDA. Sûr qu'il serait prêt à lui donner des conseils pour la suite. Peut-être lui déconseillerait-il le retour à la case « public », même s'il pourrait y connaître une nouvelle vie, sauf que la service public c'est encore lui le président tout puissant.
Mais le véritable défi de Poivre n'est-il pas ailleurs : devenir un écrivain, un vrai, pas seulement un romancier doué, à succès. Un écrivain maudit, évidemment. Un solitaire qui n'écrit plus sur les ondes ni sur le vent, mais avec le sang d'encre qu'il se fait. Maintenant qu'il est réprouvé, qu'il a l'honneur d'avoir été disgracié, il lui reste le plus beau, le plus dur des défis à relever : l'écriture. Une œuvre, pas seulement quelques livres qui passent comme des vols de nuit. Et à la télé, sur ce miroir aux alouettes qui finit toujours par plumer, demeurera toujours PPD qui parlera pour lui. Son double pour nous distraire. Celui-là non plus ne mourra jamais.


Mardi 10 Juin 2008 - 17:21

Nicolas Domenach

Marianne

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mercredi 4 juin 2008

EUROPE 1 RESTE LA RADIO OFFICIELLE DE L'ELYSEE !!

Bompard à Europe 1 : Sarkozy place toujours ses pions...

Marianne2

Au revoir Jean-Pierre Elkabbach… Bonjour Alexandre Bompard. Le journaliste ne s'était jamais révélé un foudre de guerre envers le chef de l'Etat, son remplaçant « manager » est un proche du chef de l'Etat. A Europe 1, quand tout change, rien ne change.

Présenté comme le grand espoir du monde des médias, Alexandre Bompard, 35 ans, jusqu'ici directeur du service des sports de Canal Plus s'est permis à 35 ans, de pousser vers la sortie l'indéboulonnable Jean-Pierre Elkabbach.
Bompard a également devancé des postulants autrement prestigieux. On parle ainsi de Franz-Olivier Giesbert, Robert Namias, Jean-Claude Dassier, autant de noms qui, à l'aune du jeunisme médiatique, fleurent bon la naphtaline… Elkabbach aurait plutôt bien réagi à l'annonce de son éviction quand il a appris que son successeur ne serait pas un journaliste. C'est bien le moins pour un journaliste qui a toujours porté haut les couleurs de la profession.

Bompard: Un proche de Sarkozy
Mais outre son âge, Alexandre Bompard possède des compétences indéniables pour relancer la station de la rue François Ier. Son CV en atteste : énarque, responsable du pôle sport de Canal Plus, il débute sa carrière comme inspecteur des finances, entre comme conseiller technique en 2003 au cabinet de François Fillon en 2003, alors ministre des Affaires sociales et du Travail. Il travaille alors sur les réformes de la sécurité sociale et de la formation professionnelle.
Autre signe de bon augure, Le Figaro l'adore déjà. Enfin, il possède une qualité à nulle autre pareille, essentielle à l'accomplissement d'une carrière à Europe 1 et qui a sans doute pesé lourd dans la décision finale de Lagardère et ses proches : Alexandre Bompard est un familier de Nicolas Sarkozy… Catherine Nay peut respirer ! La ligne d'Europe 1 ne devrait pas connaître de bouleversements fondamentaux.
Déjà, Arnaud Lagardère se considérait comme un « frère » du chef de l'Etat, avec un familier de Nicolas à la tête d'Europe 1, la filiation paraît toujours plus évidente…


Mercredi 04 Juin 2008 - 12:29

Régis Soubrouillard

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Marianne

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vendredi 9 mai 2008

LES SYNDICATS CRAIGNENT POUR L'INDEPENDANCE DE LA PRESSE !!

Sarkozy et la presse : deux syndicats lancent une pétition pour l'indépendance :


Nouvel_Obs


NOUVELOBS.COM | 09.05.2008 | 18:56

La CFTC et l'Union syndicale des journalistes CFDT manifestent "leur inquiétude" après les attaques du chef de l'Etat contre plusieurs organes de presse et appellent "à renforcer les garanties législatives assurant l'indépendance des rédactions".

      

Le syndicat des journalistes CFTC et l'Union syndicale des journalistes CFDT ont exprimé, vendredi 9 mai, "leur inquiétude" après les attaques contre la presse auxquelles se serait livré le président Nicolas Sarkozy lors d'une réunion avec les députés UMP mercredi à l'Elysée. Ils invitent à signer une pétition "pour l'indépendance des rédactions".
"Les syndicats de journalistes expriment leur inquiétude, ayant appris que le président de la République a invité les députés UMP à s'en prendre à une liste de médias, qu'il soupçonne de lui être défavorable, lors d'une réception à l'Elysée le 7 mai", déclarent les deux syndicats dans un communiqué commun.
Selon Le Parisien/Aujourd'hui en France de jeudi, lors de cette réunion Nicolas Sarkozy a accusé la presse de ne pas avoir donné assez d'écho à la récente condamnation de Ségolène Royal dans l'affaire de ses ex-collaboratrices parlementaires. Il aurait également mis en cause L'Express, Marianne, l'AFP et le Journal du Dimanche, les accusant de "s'attribuer la fonction d'opposition".
Selon le syndicat des journalistes CFTC et l'Union syndicale des journalistes CFDT, "les journalistes concernés ont fait preuve d'une parfaite neutralité déontologique".

Renforcer l'indépendance


Les deux organisations appellent donc "les Français de toutes les sensibilités, y compris les concitoyens élus, militants ou sympathisants de l'UMP, à renforcer les garanties législatives assurant l'indépendance des rédactions, et à condamner les dénonciations infondées contre les médias pour redonner confiance aux citoyens dans l'impartialité de la presse".
Ils invitent également à signer "la pétition pour l'indépendance des rédactions sur le site de l'intersyndicale des journalistes". (avec AP)

Nouvel Obs'

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dimanche 4 mai 2008

L'UMP NE SAIT PLUS QUOI INVENTER !!

L'UMP accuse l'AFP de rouler pour Ségolène Royal :


rue89_logo

Par Julien Martin | Rue89 | 02/05/2008 | 19H54

"Je ne vois pas pourquoi le mot Ségolène Royal tout d'un coup génère tant de blocages chez les journalistes." Le député et porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre fustige, dans un entretien à Rue89, l'attitude de l'AFP qui n'a pas donné suite à deux communiqués du parti de la majorité commentant la condamnation de l'ex-candidate socialiste à la présidentielle.

Selon ce proche de Nicolas Sarkozy, il y aurait même deux poids deux mesures du côté de l'Agence France Presse. "Ça ne se serait pas tout à fait passé comme ça", accuse-t-il, si c'était le chef de l'Etat ou "tout autre homme politique de premier plan" qui avait été condamné de la sorte

Pour "marquer le coup", Frédéric Lefebvre s'est fendu d'une lettre salée adressée au PDG de l'AFP en personne, Pierre Louette, lui reprochant de trouver "toujours une excellente raison de ne pas sortir les communiqués rendus publics lorsqu'ils concernent Ségolène Royal".

Objet desdits communiqués: la réaction de l'UMP à la condamnation, le 10 avril, de l'ex-candidate socialiste à rémunérer deux de ses anciennes collaboratrices à l'Assemblée, qui ont continué à travailler avec Ségolène Royal sans être payées plusieurs mois après la dissolution de l'Assemblée en 1997.

L'UMP: c'est "parce que ça concernait Ségolène Royal"

Flairant le bon moyen de faire vaciller une personnalité socialiste, Frédéric Lefebvre adresse dès le lendemain matin un communiqué à l'AFP titré "travailler plus pour gagner... rien du tout". Mais l'AFP n'y donne pas suite. L'UMP convoque alors dans l'après-midi une conférence de presse pour dire directement aux journalistes tout le mal que le parti pense de Ségolène Royal.

Rebelote le 1er mai. A l'occasion de la Fête du travail, Frédéric Lefebvre remet le couvert et envoie un autre communiqué à l'AFP pour demander officiellement au PS quelles mesures il compte prendre contre la dirigeante qui ne paye pas de "salaires à ses collaborateurs". Une seconde fois, l'AFP ne reprend pas les propos de l'UMP.

C'en est trop pour Frédéric Lefevbre, qui décide alors de prendre sa plume. "Nous, on est la première formation politique de France et on considère que quand on veut exprimer une position, il n'est pas anormal qu'elle soit reprise par une agence", justifie-t-il à Rue89. Et si elle n'a pas été reprise, la raison est simple selon lui, c'est "parce que ça concernait Madame Royal, parce que ça concernait sa condamnation".

L'AFP: ça "n'apportait pas d'éléments nouveaux"

On attendait alors une réaction de l'AFP, elle n'a pas tardé. Dans une dépêche publiée ce vendredi, l'agence reprend la lettre du porte-parole de l'UMP, et s'explique:

"L'affaire de la condamnation de Mme Royal a été largement traitée sur les fils de l'AFP, qui ne saurait par ailleurs répercuter systématiquement les très nombreux communiqués qu'elle reçoit. Le choix de traiter ou pas un communiqué dépend de sa valeur informative."

L'AFP avait en outre déjà publié, avant le premier communiqué de Frédéric Lefebvre, la déclaration de Jean-Pierre Raffarin, vice-président du Conseil national de l'UMP, réclamant la démission de la présidente de la région Poitou-Charente.

La même AFP qui a aussi écrit une dépêche à la suite de la conférence de presse organisée par l'UMP. D'où l'absence de reprise du second communiqué qui "plus de quinze jours après les faits, n'apportait pas d'éléments nouveaux".

Des explications qui ne convainquent pas Frédéric Lefebvre. Le porte-parole de l'UMP persiste et signe: "Quand l'UMP choisit de s'exprimer à des moments bien précis [...] et que le premier parti de France ne soit pas en mesure [de le faire], il y a un vrai problème." On ne perturbe pas la com' de l'UMP.

Rue89

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