lundi 7 juillet 2008
SARKOZY EST UN PRODUIT PUBLICITAIRE INFLUANT !!
Christian Blachas : «Sarkozy, ce formidable produit publicitaire»

L'utilisation de l'image du Président dans la pub ? Rien de plus naturel pour Christian Blachas, fondateur de Culture pub, qui voit dans Nicolas Sarkozy un « produit » doublé d'un communiquant qui a rénové le discours politique, en y insufflant une violence inédite.
Marianne2.fr : L'image, le style et les propos du président de la
République sont de plus en plus détournés par la publicité, comment
l'expliquez-vous ?
Christian Blachas : Le
but de la publicité, c'est de surfer sur les courants structurels de la
société et surtout d'exploiter tout ce qui peut toucher les gens. A ce
niveau là, Sarkozy est un produit formidable parce qu'il ne se passe
pas une journée sans qu'il fasse la une des médias, soit par une
provocation, soit par une décision choc... par définition, les médias
s'adressent aux mêmes gens que la pub.
Y a-t-il des exemples d'hommes politiques de haut niveau dont l'image a été utilisée par les publicitaires ?
Ça été un petit peu le cas aux Etats-Unis, où on a par exemple exploité
le côté sympathique de Bill Clinton. Et aujourd'hui, Gorbatchev fait
des publicités pour les sacs Vuitton. L'important quand on reprend une
figure célèbre, c'est qu'elle ait des points d'accroche - Coluche
disait que Gorbatchev, c'était sa tache de vin ! - , de traits de
caractère saillants qui accrochent. Et Sarkozy n'en manque pas !
Pourquoi les précédents chefs d'Etat français n'ont-ils pas connu le même traitement ?
Giscard a voulu incarner un certain modernisme après la sobriété des
années Pompidou et de Gaulle en s'inspirant soi-disant de Kennedy, en
invitant des éboueurs à sa table au petit-déjeuner... mais c'était
tellement gros que cela ne prenait pas ! Et il restait dans l'arrogance
et la prétention.
Chirac était moins prétentieux mais il était aussi très
convenu. Sarkozy a répondu «casse toi pov' con» à une provocation au
Salon de l'Agriculture, Chirac, un jour où il s'était plus ou moins
fait traiter d'enculé, a répondu « non, moi c'est Chirac » : voilà la
différence ! C'est un détail qui marque un changement d'époque :
Sarkozy n'est plus dans le discours convenu et corporate, il est dans le populaire, voire le populiste, et c'est ça qui intéresse les médias et la pub.
Le « produit Sarkozy » est-il aujourd'hui en situation de monopole sur le marché de la communication politique française ?
Il influence clairement la classe politique : les mots se font plus
violents et tout le monde se met à faire du sarkozysme. Besancenot est
un peu dans cet univers-là, Ségolène Royal également sur l'affaire
Betancourt... La violence du discours de Sarkozy déteint sur la classe
politique, parce qu'il a réussi à faire penser que ça faisait bouger
les choses. La seule marque concurrente sur le marché, c'est peut-être
Besancenot. Mais Sarkozy l'a bien compris et il a tout intérêt à ce que
le « produit Besancenot » marche pour être sûr que le « produit PS » ne
le prive pas de son monopole.
Christian Blachas est le créateur de la société CBNews, éditrice du magazine du même nom, ainsi que de l'émission Culture pub, devenue, depuis peu, un site Internet.
Lundi 07 Juillet 2008 - 08:03
Propos recueillis par Sylvain Lapoix
dimanche 6 juillet 2008
AL-ASSAD, 14 JUILLET ET DROITS DE L'HOMME : INCOMPATIBLE !!
Huit ONG mettent en garde Sarkozy sur la situation en Syrie :

NOUVELOBS.COM | 07.07.2008 | 15:38
Une lettre ouverte, signée notamment par la FIDH, Amnesty International et Human Rights Watch, appelle le président Nicolas Sarkozy à "intervenir" auprès du président Bachar al-Assad au sujet de "la situation extrêmement préoccupante des droits fondamentaux" en Syrie.
Huit organisations de défense des
droits de l'Homme ont appelé lundi 7 juillet, dans une lettre ouverte,
le président Nicolas Sarkozy à "intervenir" auprès du président syrien
Bachar al-Assad au sujet de "la situation extrêmement préoccupante des
droits fondamentaux" dans son pays.
"Monsieur le président, la présidence française de l'Union européenne
et la mise en place de l'Union pour la Méditerranée sont pour la France
une occasion unique de jouer un rôle moteur pour la promotion des
droits de l'Homme dans la région", écrivent ces organisations.
"Situation extrêmement préoccupante"
"En Syrie, la situation des droits fondamentaux est extrêmement
préoccupante", poursuit le texte, signé notamment par la Fédération
internationale des droits de l'Homme (FIDH), Amnesty International
France et Human Rights Watch.
Nicolas Sarkozy doit rencontrer son homologue syrien le 12 juillet à
Paris, où il assistera au sommet de l'Union pour la Méditerranée le
lendemain. Bachar al-Assad est également invité, comme les autres chefs
d'Etat et de gouvernement participant au sommet, au défilé du 14
juillet, la fête nationale, sur les Champs-Elysées. Cette invitation
avait suscité la polémique en France et dans la majorité anti-syrienne
au Liban.
Intervenir auprès de Bachar al-Assad
"Nous vous demandons d'intervenir auprès du président Bachar al-Assad
pour (...) la protection de tous les détenus contre la torture et les
mauvais traitements, la cessation de toutes formes de harcèlements et
de persécutions à l'encontre des défenseurs des droits de l'Homme",
écrivent les organisations.
Elles exigent également la "libération immédiate et inconditionnelle
d'Anouar Bounni, Michel Kilo et Mahmoud Issa (trois opposants syriens,
NDLR), et de tous les prisonniers d'opinion", ainsi que le "respect par
la Syrie de ses engagements internationaux en matière de droits de
l'Homme".
vendredi 4 juillet 2008
LA STRATÉGIE DE LA DIVERSION : COMMENT FAIRE OUBLIER LE POUVOIR D'ACHAT !!
Des buzz au service de Sarkozy?

Par Luc Mandret. Qui se demande si les vidéos d'info-spectacle sur France 3 et Carcassonne n'ont pas pour fonction de détourner les esprits des sujets qui fâchent vraiment, comme le pouvoir d'achat.
Deux évènements monopolisent l'actualité ces derniers jours. Tout
d'abord la fusillade lors d'une journée portes ouvertes à Carcassonne,
un militaire blessant une dizaine de personnes, accident entraînant la
démission du chef d'état major de l'armée de terre.
Egalement le «off» de Nicolas Sarkozy
dans les minutes précédent son interview sur France 3. Propos du
Président de la République certes très révélateur quant à la
personnalité du chef de l'Etat, mais dont la médiatisation prend des
proportions improbables.
Le graphique nous montre le bruit
médiatique de ces deux actualités, comparées à celui du pouvoir
d'achat. Et ce bruit n'évalue que la médiatisation sur les blogs, et
pas dans les médias traditionnels.
L'Elysée connait parfaitement les
médias. Et les deux sujets «chauds» du moment avaient tout pour
exploser. Off de Sarkozy sur une chaîne du service public + réforme de
France Télévisions (suppression de la pub et désignation du président
de FT) = «buzz» assuré. Fusillade de Carcassonne + démission d'un des
plus hauts gradés de l'armée française + livre blanc de la défense =
«buzz» assuré.
L'Elysée connait parfaitement les
médias. Et sait donc qu'un sujet brûlant en chasse un autre, le brûlant
par définition devenant tiède puis froid. On pourrait à juste titre se
demander si ces deux «buzz» (mot que je déteste) ne sont quelque peu
instrumentalisés par l'Elysée. Ou du moins si ils ne servent pas le
gouvernement actuel.
En effet, et il suffit de cotoyer un
peu les «Français moyens» pour se rendre compte que leurs principales
préoccupations se focalisent sur bien d'autres thématiques : le pouvoir
d'achat, leurs retraites, la pérénité de leur emploi, le prix de
l'essence, l'éducation de leurs enfants, l'accès à la santé. Autant de
sujets que le gouvernement n'a pas intérêt à voir trop sur le devant de
la scène médiatique, son bilan étant bien maigre sur ces thématiques.
Effet mouton des blogs (le mien y
compris). Facilité des médias. Connivence de certains pour n'aborder
que le futile et l'éphémère. Attention au retour de flamme. Le jour où
l'opinion médiatique s'emparera véritablement du pouvoir d'achat et du
prix de l'essence comme premier sujet d'information, cela risque de
faire très mal.
Retrouvez le blog de Luc Mandret
Jeudi 03 Juillet 2008 - 06:41
Luc Mandret
jeudi 3 juillet 2008
BÉTANCOURT LIBRE, SARKOZY LIBÉRÉ ?!
Sarkozy, chef d'orchestre de l'émotion nationale ?

ÉMOTION L'intervention de Nicolas Sarkozy était tout sauf spontanée : le Président a décidé de la jouer familiale pour la libération d'Ingrid Betancourt.
Enfin une bonne nouvelle, une très bonne nouvelle pour Nicolas Sarkozy
qui semblait pris depuis plusieurs mois dans la spirale infernale de la
scoumoune. Pas une semaine, pas un jour même, sans mauvaise surprise,
comme si un sort funeste le poursuivait. Même le ballon ne tournait pas
rond dans les pieds de l'équipe de France. Et sa présidence européenne
était gâchée par ces cabochards d'Irlandais et d'Hollandais. Les Dieux
étaient contre lui ! La libération d'Ingrid Betancourt ne pouvait mieux
survenir. C'était la lumière dans la nuit que le Président espérait, le
point d'appui pour soulever sinon le monde, au moins le désespoir qui
alourdit les épaules et les paupières. Encore fallait-il bien s'en
servir…
Nicolas Sarkozy croit à la contagion du bonheur pour faire
face aux mauvaises ondes et à la tyrannie du malheur. Le moral se
vitamine d'un rien. Les Dieux se retournent d'un souffle. A condition
de savoir prendre le vent, d'être capable de démultiplier la force et
l'impact du positif dans les têtes comme dans les cœurs. Et ça, le
«médiacteur» Sarkozy, sait faire - mieux que personne -. Il a donné,
feuilletonné, une nouvelle preuve de son talent, dans une mise en scène
faite non pas d'hystérie auto-promotionnelle cette fois, mais toute
d'émotion, d'amour, de joie, de larmes retenues. Pas de triomphalisme,
surtout pas, même si certains conseillers y poussaient. Genre, Vive
Sarko le libérateur des infirmières bulgares à Ingrid Betancourt.
Gloire à notre Zorro national. C'était risqué et pouvait passer pour
obscène. Il valait mieux jouer le familial fusionnel. C'était à la télé
hier soir…
Pas question évidemment de se souvenir que notre stratégie
de libération hyperactive ne fut pas toujours la bonne. Hors de propos,
bien sûr, de rappeler que le recours à Hugo Chavez fut maladroit, et
que nous avions critiqué le président Uribe pour son intransigeance
guerrière d'hier qui a permis la libération d'aujourd'hui. Nicolas
Sarkozy le remerciera solennellement, majestueusement. Dans cet instant
de liesse sentimentale, rien ne devait fâcher, il ne fallait pas
rappeler les désaccords. Mieux encore, il était indispensable de
rassembler, de célébrer, de féliciter et de pleurer. De l'émotion avant
toute chose !
Regardez les images, écoutez les mots, nous étions dans la
joie de circonstance, bien sûr, mais aussi dans la sentimentalité télé,
mieux qu'à la Star Academy. C'était si fort. « Plus, ça ne serait pas
possible ! », comme ils disent.
Nicolas Sarkozy était entouré de la famille qu'il prenait
dans ses bras, qu'il mettait en avant. Il était « de » la famille.
D'ailleurs, quelle « familiarité » touchante dans les mots employés
avec ce ton vibrant de soulagement, de tendresse : «je voudrais dire à Ingrid qu'on l'embrasse, qu'on est fier de son courage, qu'on est heureux pour elle…».
Le président l'appelait « Ingrid », comme si c'était sa sœur. Il se
l'est appropriée en homme qui s'est battu pour sa libération. Aux côtés
des plus proches, mais aussi comme tous les Français qui « raisonnaient
» ce soir d'abord avec leur cœur.
Le chef de l'Etat ne roulait pas des biscotos ; « Nicolas
» ne faisait pas le faraud. Il ne tentait pas une impossible
récupération de puissance. Pas de captation matamore d'une gloire
militaire fort aléatoire. Non, Sarko le scénariste hollywoodien faisait
du sentimentalisme spectaculaire à l'américaine. Il était l'officiant
d'une communion publique, le chef de chœur d'un hymne familial à la
joie, l'ordonnateur appliqué d'un spectacle édifiant et émouvant pour
toute la France et les Français qui cultivent trop le pessimisme et la
grognerie. Des râleurs, mais au grand cœur, qui lui rendraient grâce de
sa ténacité et de son activisme !
Cette libération était bien une preuve, pour lui aussi,
qu'il avait eu raison de s'accrocher à cet espoir, de s'en obséder, de
s'agiter parfois si inconsidérément, au risque de laisser croire que la
diplomatie française consacrait trop de ses forces à cet hypothétique
sauvetage, sacrifiant certains de ses intérêts essentiels pour le sort
d'une franco-colombienne qui s'était aventurée inconsidérément dans la
jungle hostile. Les critiques, qui n'ont pas manqué, étaient balayées
dans cette séquence fusionnelle et lacrymale. Avec cette acmée : les
remerciements vibrants de Mélanie et Lorenzo qui saluaient les efforts
du président « pour être parvenu à la libération de maman… ». Ils n'ont
pas dit « notre mère », mais « maman », ce qui rendait « Ingrid » plus
proche encore d'eux tous.
Sarkozy ramassait la mise, et il avait misé gros dès le
départ. Pourtant, personne ne pouvait l'accuser de récupération. On
dira simplement qu'il a fait son boulot de chef de l'Etat… chef de
l'information et chef de l'émotion nationale !
La gauche ne lui a rien reproché d'ailleurs. Pour ne pas
se faire oublier, tous les contributeurs socialistes (seuls manquaient
Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon) se sont réjouis de la libération.
François Hollande, Bertrand Delanoë, Ségolène Royal, Laurent Fabius,
Martine Aubryont consommé dans l'émotionnel national. et Pierre
Moscovici, lui, n'a pas rechigné à saluer « l'opiniâtreté » de Nicolas
Sarkozy, alors que ses camarades ont préféré s'associer à la joie
d'Ingrid Betancourt, de la famille et de tous ceux qui se sont battus
pour sa libération. Les thuriféraires de l'Elysée n'ont pas hésité,
eux, à balancer l'encensoir à l'image du porte-parole de l'UMP
Dominique Paillé qui a trompété : « l'élément déterminant, bien sûr, a
été l'opiniâtreté de Nicolas Sarkozy ». L'élément déterminant ? Allons,
allons… l'émotion leur aura brouillé les yeux et la tête.
Jeudi 03 Juillet 2008 - 12:38
Nicolas Domenach
SARKOZY RESPONSABLE DE LA CRISE DES ARMÉES !!
Le Généralissime Sarko contre le Général :

Par Nicolas Domenach. La démission du général Bruno Cuche après le drame de Carcassonne était tout, sauf nécessaire. Mais c'était sans compter la volonté présidentielle de faire un exemple populaire.
Le Chef des Armées, c'est lui, Nicolas Sarkozy. Il l'a rappelé ces
jours derniers en mettant à ce point la pression sur les plus hautes
autorités, que le général Bruno Cuche, chef d'État major de l'Armée de
Terre, a démissionné hier. Pouvait-il faire autrement après la bavure
inouïe de Carcassonne qui a fait 17 blessés dont quatre graves ? A la
vérité, oui.
Ce saint-cyrien respecté de tous
aurait pu, à quelques semaines de la retraite bien méritée, ne pas
porter le képi, ne pas être tenu pour responsable et coupable d'un tel
fait-divers aussi dramatique que circonscrit à une caserne, à un
régiment. Il fallait un général émissaire. Mais s'il n'y avait pas eu
un fort et brûlant contentieux culturel et politique entre l'Armée et
la Présidence, l'exigence d'un sacrifice public ne serait pas remontée
si haut. Encore qu'elle ait pu aller au-delà. Car Bruno Cuche, de toute
évidence, n'était pour rien dans les dysfonctionnements locaux qui ont
conduit un sous-officier prénommé Nicolas… à faire feu sur la foule.
Mais si ce chef d'État major a tiré sa révérence, c'est d'abord parce
que le Président a réclamé des têtes, et celle du commandant en
particulier. Souvenez-vous des engagements présidentiels au lendemain
de Carcassonne : «Le
bilan est beaucoup trop lourd pour se contenter de dire que c'est la
fatalité. Il y a eu des négligences et elles doivent être sanctionnées»… «C'est toute la chaîne qui devra s'expliquer, la personne qui a fait ça, et l'encadrement»…
jouant sur l'émotion générale, si l'on ose écrire, sûr et certain
d'avoir l'opinion avec lui, Nicolas Sarkozy intervenait devant
l'hôpital où étaient soignées les victimes, puis il revenait sur le
sujet dans son intervention sur France 3, insistant lourdement, très
lourdement, comme s'il fallait faire un exemple populaire !
Cuche paie-t-il l'hostilité de l'armée au Livre blanc?
D'ailleurs, Nicolas Sarkozy avait été très clair, et odieux, avec le
commandement militaire lors de son déplacement : il avait pointé le
doigt vers les plus hauts gradés les stigmatisant sans même les avoir
salués : «Vous êtes des amateurs, vous n'êtes pas des professionnels»,
leur avait-il lancé… Une insulte pour un chef de guerre qui a toujours
mis son honneur à exercer son métier, sa mission, dans un
professionnalisme scrupuleux car, selon lui, on ne joue pas avec la vie
de ses hommes qui sont exposés sur tous les champs de bataille. «Il s'est senti humilié»
: c'est le témoignage de ses proches, des compagnons d'armes mais aussi
des troufions anonymes indignés et solidaires, qu'on retrouve dans la
presse comme sur Internet, au milieu de dizaines, de centaines de
témoignages favorables et de saluts respectueux. Car sa démission a
suscité une énorme vague de solidarité et de mise en cause du pouvoir
politique. «Morin démission» lit-on, entend-on. «Nicolas Sarkozy vous devriez avoir honte»… «Respect, Honneur à Bruno Cuche … qui en a dans le pantalon (sic !) contrairement à tous ces politiciens».
Et la plupart des militaires qui témoignent pour ce grand soldat,
affirment qu'il paie d'abord pour l'opposition qui s'est manifestée
dans l'armée contre le Livre Blanc sur la Défense. Bruno Cuche,
lui-même, a affirmé, il y a plusieurs mois, qu'on «paupérisait l'armée»
en supprimant 54.000 postes dans les six à sept ans à venir. Puis il y
eut ce texte très critiqué, rédigé par les officiers, publié par Le Figaro et signé d'un pseudonyme collectif «Surcouf»
et qui avait favorisé la colère élyséenne au point qu'une enquête a été
diligentée par le président en personne qui considère qu'un militaire
doit obéir et fermer sa gueule.
Bouton était resté, alors il fallait que Cuche saute
Il faut le reconnaître, Sarkozy n'aime pas le kaki. Il préfère le bleu.
La police plutôt que l'armée, contrairement à Chirac le «fana mili» qui
adorait échanger, plaisanter, manger, vivre avec les militaires, parler
aussi bien de stratégie que de la disposition d'un mortier. L'ancien
président avait fait la guerre d'Algérie. Il l'avait aimée ou, plutôt,
il avait aimé cette fraternité du combat. Nicolas Sarkozy, lui, était «un planqué»
affirment ces pro-Cuche, qui extraient des biographies consacrées au
président son service militaire aux petits oignons réservé aux jeunes
élus, avec un compagnon, le maire UMP du Raincy, Eric Raoult. Ils
rentraient chez eux la nuit sans partager les exigences, les servitudes
du casernement. C'est vrai qu'ensuite Sarkozy n'a guère fréquenté les
gradés ni même les pousse-cailloux. Oh, certes, ils ont voté pour lui
très majoritairement, alors que Ségolène Royal était fille de
militaire. Mais ils le regrettent «furieusement»,
disent-ils. Son côté show-biz, bling-bling, culte de l'argent et de la
réussite individuelle, déplaît à cet encadrement souvent catholique,
ces «chevaliers du feu», ces «hommes de devoir» qui prônent le culte,
eux, du collectif, du sacrifice, de la dignité et de la responsabilité.
C'est d'ailleurs l'un des points les plus passionnants qu'ils
soulèvent. «Y aurait-il pour nous une
éthique élastique de la responsabilité alors que l'irresponsabilité
règne partout ailleurs. En particulier au sommet de l'État et dans les
domaines économiques ou … sportifs ?». Les exemples
d'irresponsables foisonnent, il est vrai, depuis Raymond Domenech
jusqu'à Daniel Bouton mis en retraite mais pas à la retraite de la
Société Générale, jusqu'aux ministres qui échouent mais ne sont pas
sanctionnés, et jusqu'au président qui s'est fait une spécialité,
soulignent-ils, de couvrir «ses petits camarades quand ils ont gravement fauté».
Il est vrai que Nicolas Sarkozy est toujours resté fidèle à ses
proches, à Alain Carignon ou Patrick Balkany, eussent-ils été condamnés
par la justice. En politique on considère que cette pratique féodale,
ce soutien sans faille à ses camarades en difficulté est une force,
mais il faut bien que d'autres paient. Nicolas Sarkozy avait appuyé sur
le Bouton en vain. Il fallait que Cuche saute.
Mercredi 02 Juillet 2008 - 12:32
Nicolas Domenach
mardi 1 juillet 2008
LA VIDÉO SCANDALE DE SARKOZY SUR FRANCE 3 !!
Les images de Sarkozy en "off" avant son interview sur France 3 :

Par Rue89 Marmite | 30/06/2008 | 21H29
Installé dans le studio du 19/20 à quelques minutes du début de son intervention, Nicolas Sarkozy est entre les mains des techniciens et maquilleuse de France 3. Face à lui, le directeur de l'information de la chaîne, Paul Nahon, et les trois journalistes Audrey Pulvar, Véronique Auger et Gérard Leclerc. L'ambiance est glaciale.
Sur cette vidéo que s'est procurée Rue89 en exclusivité, on voit un technicien régler les micros du Président, qui le salue. Le technicien ne répond pas, ce qui choque Nicolas Sarkozy. Après s'être plaint de ce manque de politesse -"on n'est pas dans le service public, on est chez les manifestants"-, il finira par dire: "Ça va changer, là."
Ensuite, il plaisante sur la "placardisation" de Gérard Leclerc, qui est -avec Audrey Pulvar et d'autres présentateurs et rédacteurs en chef de France 3- l'un des signataires d'une tribune très critique sur la réforme en cours, publiée la semaine dernière dans Le Monde: "T'es resté combien de temps au placard?"
Juste avant que le son ne soit coupé depuis le studio, Nicolas Sarkozy s'assure que France 3 évoquera bien son déplacement du jour à Carcassonne. Paul Nahon lui répond que c'est prévu. Avant, pour plus de certitude, de donner un ordre dans son micro: "Donc on parlera de Carcassonne avec le Président après, hein? Yes! Parfait!
Sarkozy en off sur France 3
envoyé par rue89
Augustin Scalbert
► Addendum le 01/07/2008 à 12h20: France 3 a lancé mardi matin une enquête interne pour déterminer "pourquoi et comment des images tournées avant le direct ont pu quitter France Télévisions".
► Mercredi à 09h15, France Info évoquera les vidéos "off" publiées sur Internet. Les auditeurs de la station sont invités à réagir et à poser leurs questions sur cette page.
lundi 30 juin 2008
SARKOZY ET L'EUROPE : DÉBUT DU ROMAN FEUILLETON !!
Sarkozy veut une Europe qui protège… le programme de Sarkozy :

Invité ce soir sur France 3, Nicolas Sarkozy, qui prend demain la présidence du Conseil de l'Europe, a défini ses priorités pour les six prochains mois : protection, protection, protection.
Une Europe sociale ? Ah non, quelle horreur. Pour Nicolas Sarkozy, qui était ce soir l'invité du 19/20 de France 3, « le social doit rester national ».
La présidence française de l'Union européenne aussi, d'ailleurs. En
effet, le président a une conception un peu particulière des six mois
qu'il va passer à la tête du conseil de l'Europe. Pour lui, c'est un
simple moyen de faire adopter les mesures (surtout fiscales)
nécessaires à la réalisation de son programme… franco-français.
Il se fait fort, ainsi, de pousser les
partenaires européens à accepter une baisse de la TVA sur les produits
pétroliers, ainsi qu'une TVA à 5,5% pour les restaurateurs, mais aussi
les disques et les vidéos - « qui sont des produits culturels au même titre que les livres
» (dont la TVA est actuellement à 5,5%). Bref, l'Europe doit permettre
à Nicolas Sarkozy de tenir ses promesses fiscales. Pour lui, et il l'a
bien martelé toute la soirée : « c'est ça une Europe qui protège»
Enfin, qui protège surtout Nicolas Sarkozy de la colère des Français :
marins-pêcheurs, camionneurs, patrons de restaurants, etc.
Une chose en tout cas est acquise : pour Sarkozy, une Europe protectrice, ce n'est pas une Europe sociale « l'Europe ne doit pas s'occuper de tout !»,
a-t-il affirmé - en oubliant qu'une directive sur le temps de travail
plafonné a été votée il y a quelques jours seulement. Une Europe
protectrice, pour le président, c'est une Europe compétitive - il a
égratigné au passage la BCE qui « devrait se poser la question de la croissance économique et non seulement de l'inflation»
- et une Europe qui exige la «réciprocité» et impose aux pays
importateurs les même règles qu'aux pays membres. Une Europe
protectionniste, en somme. Mais alors, où est passée la TVA sociale ?
Lundi 30 Juin 2008 - 21:09
Bénédicte Charles et Sylvain Lapoix
LA TRAHISON DE SARKOZY SUR L'AUDIOVISUEL PUBLIC !!
Les deux revirements du chef de l'Etat sur France Télévisions

Par Julien Martin | Rue89 | 30/06/2008 | 18H04
Nicolas Sarkozy veut aujourd'hui supprimer la publicité et nommer le président de la télévision publique. Il n'a pas toujours dit ça.
Deux rétropédalages en moins d'une demi-heure. En présentant mercredi le rapport de la commission Copé sur la nouvelle télévision publique, Nicolas Sarkozy a contredit sur deux points ses anciennes déclarations.
Le chef de l'Etat a tout d'abord acté une piste lancée au mois de janvier, la suppression de la publicité à France Télévisions:
"En supprimant la publicité, nous voulons donner à notre télévision publique les moyens d'une plus grande liberté. La publicité, c'est pas mal, mais la publicité a une logique. C'est pas pour vous faire plaisir, à vous les dirigeants du service public, que des investisseurs achètent des écrans publicitaires. C'est pour rencontrer certains téléspectateurs qu'on voit comme des consommateurs. Et la publicité amène à la tyrannie de l'audience quart d'heure par quart d'heure et à la ménagère de moins de 50 ans."
"Une augmentation des ressources publicitaires est possible"
Néfaste pour la télévision publique, la publicité? Quelques jours avant le premier tour de l'élection présidentielle, le candidat Sarkozy confiait pourtant exactement l'inverse. Dans une interview publiée dans Le Point du 18 avril 2007, Nicolas Sarkozy proposait justement d'augmenter les recettes publicitaires pour tirer vers le haut les finances de France Télévisions:
"Je pense qu’une augmentation des ressources publicitaires et des ressources tirées des produits dérivés est possible, et qu’elle ne dénature pas le service public audiovisuel."
On pourrait croire à une simple erreur de langage ou alors à une mauvaise transcription journalistique de ses propos, comme l'avance souvent l'exécutif. Mais dans un courrier daté du 20 avril 2007 et envoyé au Syndicat national des journalistes (SNJ) dans le cadre de leur consultation des candidats sur la question des médias, le futur chef de l'Etat prônait précisément la même augmentation des recettes publicitaires, et dans les mêmes termes:
"Pour donner aux chaînes publiques les moyens de financer des programmes de qualité, je pense que l’augmentation des ressources publicitaires est possible et qu’elle ne dénature pas le service public de l’audiovisuel."
Quitte à revenir sur ses déclarations, autant le faire jusqu'au bout, a dû se dire mercredi Nicolas Sarkozy. Autre annonce forte lors de la remise du rapport de la commission Copé, la nomination du président de France Télévisions par l'exécutif:
"Je vais prendre mes responsabilités. De toute manière, quand je dis des choses que je ne pense pas ça se voit, donc je vais dire des choses que je pense. Je suis partisan d'un système simple et démocratique, (...) à savoir une nomination par l'exécutif, après avis conforme du CSA, sous réserve qu'une majorité qualifiée de parlementaires n'y fasse pas obstacle."
"La politique l'a emporté sur les choix professionnels"
Nicolas Sarkozy pensait pourtant bien différemment il y a près de vingt ans, le 15 septembre 1989, à en croire des images d'archives exhumées jeudi par le "19/20" de France 3. Alors secrétaire national du RPR, et dans l'opposition, Nicolas Sarkozy fustigeait les nominations politiques à la tête des chaînes de la télévision publique: "Les deux directeurs généraux des chaînes Antenne 2 et FR3 qui viennent d'être nommés sont deux anciens proches collaborateurs du président de la République socialiste et du Premier ministre, Monsieur Pierre Mauroy. Force est de reconnaître aujourd'hui que la politique l'a emporté sur les choix professionnels."
On pourra toujours arguer qu'il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis... ou au contraire rappeler la ritournelle qui revenait à chaque fin de meeting du candidat Sarkozy:
"Tout ce que j'ai dit, je le ferai. Je ne vous mentirai pas, je ne vous trahirai pas."
samedi 28 juin 2008
LA DYNASTIE SARKOZY NOUS ENVAHIE !!
Vendredi c'est encore Sarkozy. Jean !

Ce matin dans le Figaro et dans le Parisien, Jean Sarkozy, conseiller général des Hauts-de-Seine et fils de, livre à quelques journalistes complaisants ses considérations sur la vie politique française.
Encore une semaine riche en Sarkozy(s) ! Après la polémique déclenchée par Nicolas le président sur la désignation des dirigeants de France Télévisions, après le buzz organisé - en passant par Libé - autour de la prochaine sortie du disque de Carla, l'épouse présidente-chanteuse, après la sortie, ce mercredi, du film Seuls Two dont la bande originale est signée Pierre, le fils musicien, c'est au tour de Jean, le fils apprenti homme politique, d'occuper les médias aujourd'hui. Le Figaro n'y va pas de main morte, qui lui consacre un portrait en dernière page, tandis que Le Parisien publie, en pages politiques, une interview du fils de son père. Le Parisien
non plus n'a pas lésiné : pas moins de trois journalistes ont été
dépêchés pour recueillir la parole d'or du prince Jean. Un traitement
habituellement réservé aux ministres importants, et jamais aux simples
conseillers généraux (ce qu'est Jean sarkozy) - mais bon, depuis qu'à Libé ils
s'y sont mis à cinq pour interviewer Carla, plus rien n'étonne. Trois
journalistes, donc, qui ont eu droit à des réponses
plus-langue-de-bois-tu-meurs. Ainsi, interrogé sur ses relations avec
Patrick Devedjian, Jean répond : « Ma
philosophie, quand on est en désaccord, c'est de le dire , dans un
cadre qui s'appelle le groupe. Mes collègues souhaitent savoir quelle
est la vision, savoir où l'on va. Parfois, il faut des clarifications.
Nous avons des élus aux compétences diverses. Appuyons-nous sur eux,
c'est toujours plus fort d'avancer en équipe que d'avoir une parole
monolithique ». C'est beau comme du Jean-François Copé coaché
par Jean-Claude Van Damme. A la lecture de l'article, qui est à
l'avenant, on ne peut s'empêcher d'imaginer la tête des trois
journalistes du Parisien,
obligés de faire mine de prendre au sérieux un gamin de 21 ans qui joue
à l'homme politique… Un peu comme la Cour s'extasiait sur les pas de
danse du petit Louis XIV.
Bientôt le récit de la première surboum de Louis
De son côté, le Figaro
n'a envoyé qu'un journaliste, mais quel journaliste ! Bertrand de Saint
Vincent en personne trace de l'héritier un portrait sans concession.
Sans concession au journalisme, s'entend. Sous le titre « Nom, Sarkozy, prénom, Jean sans peur
» (sic !), l'article est en effet un monument de flagornerie.
Reconnaissons que c'est un tour de force, car il était difficile de se
montrer plus flatteur avec Jean Sarkozy que Jean Sarkozy lui-même.
Saint Vincent y parvient, en concluant, au sujet du prétentieux jeune
homme : « Il dit qu'il a encore beaucoup à apprendre. Pas tant que ça. »
Mais au fait, quelle actu brûlante justifiait ces deux articles ? Eh
bien ce matin, Jean participait à sa première séance en tant que
président du groupe UMP du conseil général des Hauts-de-Seine. On
attend avec impatience les articles relatifs à la première surboum - et
aux premiers pas de danse - du petit Louis (Sarkozy)…
Vendredi 27 Juin 2008 - 14:39
Bénédicte Charles
mercredi 25 juin 2008
C'EST OFFICIEL : L'ORTF REVIENT (EN MOINS BIEN) !!
La publicité à la télévision publique sera supprimée progressivement dès janvier 2009 :

NOUVELOBS.COM | 25.06.2008 | 18:47
Nicolas Sarkozy a reçu le rapport de la commission Copé sur l'audiovisuel public et a annoncé la suppression de la publicité dès 20h00 en janvier, puis totalement en 2011. Pour financer cela, il veut taxer les opérateurs de téléphonie et d'internet à hauteur de 0,9% de leur chiffre d'affaires et prélever 3% sur les recettes publicitaires des chaînes privées.
Nicolas
Sarkozy a proposé mercredi 25 juin de supprimer la publicité à la
télévision publique à partir de 20h00 dès janvier prochain.
La publicité disparaitra totalement des écrans de la télévision publique à partir du 1er décembre 2011, a-t-il ajouté.
La commission Copé, chargée de réfléchir à l'avenir de la télévision
publique sans publicité, avait préconisé dans son rapport l'arrêt de la
publicité après 20h00 à partir du 1er septembre 2009, avant qu'elle ne
soit totalement supprimée en 2012.
"Je me dis 'attention', si on attend septembre 2009, c'est encore un an
où le téléspectateur aura entendu dire qu'il allait se passer des
choses et que ça allait changer et où il ne se passera rien", a déclaré
le président de la République, après avoir reçu le rapport de la
commission Copé.
Pour compenser la perte du chiffre d'affaires publicitaire, Nicolas
Sarkozy a proposé par ailleurs de taxer les opérateurs de téléphonie et
d'internet à hauteur de 0,9% de leur chiffre d'affaires pour financer
l'audiovisuel public et de prélever de 3% les recettes publicitaires
des chaînes privées.
Les opérateurs de téléphonie et les chaînes privées taxés
"Les opérateurs de téléphone fixe et mobile et les fournisseurs d'accès
internet seront mis à contribution pour une part de leur chiffre
d'affaires de l'ordre de 0,9%, et les recettes publicitaires de toutes
les chaînes feront également l'objet d'un prélèvement nouveau de
l'ordre de 3% pour un rendement global de l'ordre de 80 millions
d'euros", a expliqué le chef de l'Etat. La commission présidée par le
patron du groupe UMP à l'Assemblée proposait elle de ne taxer qu'à
hauteur de 0,5% les opérateurs de téléphone fixe et mobile et les
fournisseurs d'accès internet.
Le produit de ces deux taxes sera affecté au compte de concours
financier à l'audiovisuel public, a ajouté Nicolas Sarkozy, en
précisant qu'il s'agissait d'"une affectation décidée par une décision
politique" et non "pas une affectation juridique".
En revanche, le président de la République n'a as évoqué explicitement
une possible indexation de la redevance (actuellement de 116 euros par
foyer et par an) sur l'inflation, recommandée par la commission Copé.
Le président de France Télévisions nommé par l'exécutif
Enfin, le président de la République a souhaité que le président de
France Télévisions soit à l'avenir "nommé par l'exécutif après avis
conforme du Conseil supérieur de l'audiovisuel, et sous réserve qu'une
majorité qualifiée de parlementaires n'y fasse pas obstacle".
Le président de la holding publique est actuellement nommé par le CSA,
et la commission Copé proposait de transférer cette responsabilité au
conseil d'administration de France Télévisions.
"Je vais prendre mes responsabilités (...). Je suis partisan d'un
système simple et démocratique, (...) à savoir une nomination par
l'exécutif, après avis conforme du CSA, sous réserve qu'une majorité
qualifiée de parlementaires n'y fasse pas obstacle", a déclaré Nicolas
Sarkozy.
"Voilà un système démocratique où on comprend qui fait quoi et comment.
Franchement, le système a besoin d'être changé, j'assume pleinement. Je
vois déjà les critiques", a-t-il ajouté.
Nicolas Sarkozy a également décerné plusieurs satisfecit au président
actuel de France Télévisions Patrick de Carolis et à son directeur
général Patrice Duhamel, qui "sauront conduire cette réforme" de
l'audiovisuel public.
Après quatre mois de travail, le président de la commission pour la
nouvelle télévision publique, Jean-François Copé, a remis ses
conclusions au chef de l'Etat.









