lundi 24 août 2009
CES MINISTRES QUI AIMENT LES GRANDES SURFACES !!
Les figurants lors des visites de ministres :

NOUVELOBS.COM | 21.08.2009 | 10:02
Les commentaires de la presse, jeudi 20 août, sur les figurants présents lors des visites des ministres.
Luc Chatel en visite à Intermarché : le ministre se défend
par rue89
LA CHARENTE LIBRE
(Jacques Guyon)
"(...)Du coup, ces mauvais esprits de journalistes n'ont pu s'empêcher d'évoquer quelques précédents: Nadine Morano dans une situation assez semblable l'an dernier, les intermittents engagés par la Ligue contre la violence routière pour écouter un discours de Sarkozy il y a trois ans, ou encore Olivier Stirn, ministre de Rocard, viré après qu'on ait découvert qu'il avait payé des figurants pour un colloque. Libération a consacré hier un article à cette affaire, regrettant que le ministère n'ait pas répondu à ses interrogations...Hier, la direction du supermarché est venue fort opportunément mettre fin à de telles vilenies. Elle explique que c'est elle seule, et donc 'ni le ministre, ni ses collaborateurs', qui est à l'origine de cette 'initiative d'inviter un certain nombre de salariés' pour faire la claque. Nous voilà soulagés. Et totalement convaincus par l'explication de ce directeur qui, la veille, expliquait pourtant: 'notre ministre n'a pas besoin de publicité'. Parole d'expert."
Nadine Morano en opération de com rondement menée
par rue89
Luc Chatel en visite chez Intermarché : une cliente séduite
envoyé par rue89. - L'info video en direct.
L'ALSACE
(Patrick Fluckiger)
"Luc Chatel, le ministre de l'Éducation, nie catégoriquement avoir demandé la mise en place d'une " claque " chargée d'illustrer sa visite, lundi, dans un supermarché de la région parisienne, où il venait s'enquérir du prix des fournitures scolaires. Il n'empêche : le comité d'accueil existait, et il avait pour but unique de mettre en valeur la visite gouvernementale face aux caméras de télévision. La direction du magasin a pris sur elle l'entière responsabilité de cette initiative " inappropriée ", et affirme que les laudateurs interviewés ce jour-là étaient des salariés de l'enseigne. Soit. Le malaise n'en demeure pas moins, car les couacs dans la communication politique tendent à se généraliser.(...) Mais le terrain ressemble de plus en plus à la scène d'un studio de télévision. C'est l'ère des clips politiques, avec des acteurs professionnels - les ministres - et des figurants même pas toujours rémunérés.(...)"
LA VOIX DU NORD
(Olivier Berger)
"(...)Rien de neuf en politique. On ressent toujours 'de l'éternel azur la sereine ironie'. L'an passé, Nadine Morano, la secrétaire d'État à la Famille, s'était fait pincer lors de la nouvelle allocation de rentrée scolaire (interpellée par un proche d'un député UMP de Marseille). Pour l'avoir constaté à Strasbourg au sommet de l'Otan et à Caen pour la commémoration du Débarquement, il fallait être carté UMP pour obtenir un laissez-passer permettant d'approcher Barack Obama et Nicolas Sarkozy. Rassurez-vous, la claque organisée n'est pas un phénomène de droite. En 1990, Olivier Stirn, ministre du gouvernement Rocard, avait dû démissionner pour avoir rémunéré des figurants lors d'un colloque.(...)"
samedi 22 août 2009
SI SARKOZY EST A GAUCHE, OU SOMMES-NOUS DONC ??
Scoop du Point: Sarkozy est de gauche! Par rapport à de Villiers?

Jessica Thomas - Marianne | Jeudi 20 Août 2009 à 12:00
Rose. Voilà d’abord ce qui interpelle, sur la couverture du Point,
cette semaine. Puis le titre, qui sonne comme une question piège :
Sarkozy est-il de gauche ? La réponse adéquate, banale, vulgaire en
somme, attend sur le bout de la langue : Non. Mais, curieux de voir
comment l’hebdomadaire réussira à remplir un dossier avec trois petites
lettres, on ouvre l’étrange objet.
Sarkozy est coupé en deux
dans le sens de la longueur. Sur la page de gauche, 11 visages. Des
« gens de gauche » qui sont devenu sarkozystes, ou qui se trouvent
mêlés aux discours sarkozyens. On remarquera la présence inattendue de
Manuel Valls, et l’absence surprise de Jean-Marie Bockel, Bernard
Kouchner, Eric Besson, Frédéric Mitterrand... Sur cette page, pas de
ministres. L’idée est-elle de montrer que Nicolas séduit par-delà les
rangs du gouvernement ? Sans doute. Même les morts se trouvent happés.
Mais alors, pourquoi Léon Blum et Mitterrand sont-ils dans le
trombinoscope, et pas Jaurès, ou Guy Môquet ? Les choix des photos
semblent donc un peu aléatoires. Mais l’article, lui, est solide : un
modèle de brosse à reluire.
Sarkozy, « homme incasable », qui « comme toujours, se dit « libre ». A tel point que « jamais (…) il n’a voulu de club politique à son nom ou de groupe de soutien. C’eût été déjà une prison ».
Et cette première phrase, bientôt culte : « On parle si peu de Nicolas Sarkozy ».
Attention,
ne soyons pas de mauvaise foi. La suite du paragraphe apporte une
précision essentielle : par Nicolas Sarkozy, l’auteur entend « celui que d’aucuns, y compris parmi ses amis, présentent comme… un homme de gauche ». Même ses amis lui font cet affront ! C’est un peu fort.
La gauche Hadopi
Secouons nos neurones et reprenons. Peut-être que Le Point n’a pas la même définition de « gauche » que le lecteur. Voyons…
« Gauche militante » :
Jean-Jacques Beineix, Claude Lelouch, Bertrand Tavernier (le seul à
figurer sur la page trombino : veinard !). Et Carla, bien sûr, Carla.
Pourquoi ont-ils été rangés là ? Pour leur soutien à « Hadopi, l’autre nom de l’ouverture ».
Si l’on comprend bien, être de gauche, c’est donc être pro-Hadopi ! Alors oui, Sarkozy est de gauche.
L’article s’emploie donc à détailler les sujets de discussion dignes d’un homme de gauche. « Il pourrait parler des heures de Charlie Chaplin ou des films de Capra ». Mais pas avec n’importe qui, « avec Marin Karmitz ». « De musique », avec une seule personne : Patrick Zelnik, qui produit Carla. Ou encore « de l’état de la presse », avec qui cette fois ? Denis Olivennes (le Nouvel Obs va se réjouir de cette distinction…).
La vie quotidienne d'un homme de gauche tendance Le Point
est palpitante. Un dîner avec Houellebecq, un week-end à New York avec
visite du musée Guggenheim (à croire que la culture est l’apanage de la
gauche ! C’est les hommes de droite qui vont être contents…), un
concert de clarinette de Woody Allen, « icône vivante de la gauche bobo ». A quand le café de Flore ? demande Le Point. On retient son souffle...
L’auteur,
méticuleux, tatillon même, se prend à lister toutes les actions
sarkozyennes qui font de Mister President un dangereux gauchiste. La
suppression de la publicité à la télévision, ou son engagement en
faveur des droits de l’homme. Avec une réserve vite balayée grâce à une
jolie technique de rhétorique de base : dire le mauvais, très vite, au
début, pour tartiner le bon à la fin, et ainsi persuader le lecteur que
le bon l’emporte sur le mauvais. Ainsi Sarkozy « invente un secrétariat d’Etat dédié aux Droits de l’homme. Ce qui ne l’empêche pas de recevoir Kadhafi en grande pompe. » Puis « dénonce la fraude électorale en Iran et réclame des sanctions contre la Birmanie.
La
brosse à reluire peut aussi se transformer en arme contre la gauche.
Pardon, non, la gauche, c’est Sarko. Contre le PS donc, qui « a du mal à se démarquer », qui « ne suit plus », dont « les poches idéologiques sont vides ». Et même un peu contre Europe-Ecologie. Avec cette habile question, « qu’est-ce que l’écologie aujourd’hui sinon une idée de gauche mise en pratique par la majorité présidentielle ? » Ouille !
Le PS aurait dû profiter de la crise, mais ce « président à la pensée mobile » lui a coupé la chique, en se posant « en étatiste, pourfendeur des banquiers (oui oui !!!) défendant, main dans la main avec Lula, la création de garde-fous internationaux ». Il a même carrément des « accents altermondialistes » !
Oubliés,
le bouclier fiscal, le service minimum, la tarification à l'activité,
le travail le dimanche, le changement de statut de la Poste... la
gauche à la Sarko, ce n'est pas de la politique : c'est de la com'.
La gauche de Villiers
A force de vouloir trop en faire, l’article tombe dans l’excès. Et se
permet de flotter sur une information de taille, et d’actualité : il
bégaie une seule petite phrase sur le ralliement cette semaine de
Philippe de Villiers et de Frédéric Nihous à la majorité. Bah oui, ça
faisait tache, sans doute, dans le portrait d’un quasi-communiste.
Alors il se contente d’une information rajoutée à la va-vite, comme en
urgence, entre deux phrases. Et commet des erreurs. « D’où le ralliement controversé du souverainiste Philippe de Villiers à l’UMP ».
Or, De Villiers n’est pas seul : il y a Nihous. Et ils n’ont pas rallié
l’UMP, mais le comité de la majorité. Ce n’est pas un secret. C’est
même l’argument langue de bois numéro 1 pour faire taire la
controverse. Controverse d’ailleurs plutôt faiblarde : seuls Bockel et
Boutin se sont, un peu, énervés. Et Bockel est rentré sagement dans le
rang, concédant au Figaro ce matin que « la Gauche moderne ne doit pas être sectaire ».
Pour le savoir, il suffit de lire, deux pages plus loin dans le Point, l’article traitant de ce ralliement « à problème ». Et là, de références à Sarko l’homme de gauche, point…
De toute façon, on a compris l’astuce : la gauche dont parle l’article
n’est pas celle de l’hémicycle ou des militants. C’est celle de New
York, de Hadopi et du café de Flore. Cette gauche peut bien aller se
ruiner dans le sixième, si ça lui fait plaisir. Mais elle ne peut
toujours pas mettre les pieds à Argenteuil.
mercredi 19 août 2009
CHATEL RATE SA MISE EN SCÈNE DE RENTRÉE !!
Supercherie au supermarché :
Histoire
Par MARWAN CHAHINE, LÉO RUIZ
Le ministre de l’Education, venu dans un supermarché du Val-de-Marne
vanter le blocage des prix des fournitures scolaires, y a croisé des
«clientes» étonnamment complaisantes.
Qui a dit qu’on ne trouvait pas de clients dans un supermarché un lundi 17 août à 11 heures ? Pas Luc Chatel en tout cas. Lundi, le ministre de l’Education nationale, s’est rendu à l’Intermarché de Villeneuve-le-Roi (Val-de-Marne) afin de constater le maintien des prix sur les fournitures scolaires pour la rentrée. Interrogeant plusieurs clientes présentes sur place, il a eu l’heureuse surprise de rencontrer des personnes toutes au fait de l’opération des «essentiels de la rentrée» (1), et pour certaines ravies de la baisse des prix. Une coïncidence qui a surpris les journalistes présents, vite convaincus qu’il s’agit d’une mise en scène avec des militants ou sympathisants UMP. Une affaire révélée par France Inter hier matin.
Mère de famille. Une demi-heure avant l’arrivée de Luc Chatel, l’Intermarché est presque vide. A 10 h 45, selon plusieurs témoins, une petite dizaine de femmes, type mère de famille idéale, débarquent ensemble dans le supermarché. Elles prennent des chariots mais se comportent de façon très étrange, selon une journaliste reporter d’images de France 3 : «Elles se saisissent de quelques affaires au rayon des fournitures scolaires, mais au lieu de continuer à faire leurs courses, elles restent là, à attendre en rang d’oignons.» La présence de ces clientes modèles est d’autant plus heureuse que quelques heures plus tôt, lorsqu’il contacte l’Intermarché de Villeneuve-le-Roi pour obtenir une autorisation de filmer, un journaliste télé se voit répondre «qu’il risque de ne pas y avoir grand monde».
Vers 11 h 30, Luc Chatel arrive en compagnie d’Hervé Novelli, secrétaire d’Etat au Commerce. Célia Quilleret, journaliste à France Info, décrit l’attitude de ses femmes, «plantées au rayon fournitures scolaires derrière le ministre». Le doute s’installe chez les journalistes, dont beaucoup refusent d’interviewer ces «étonnantes clientes» et font part de leur suspicion à l’attachée de presse de Luc Chatel. D’après les journalistes, la conseillère, «gênée et écarlate», dément catégoriquement que ces consommatrices aient été dépêchées, mais s’inquiète d’éventuelles retombées de l’affaire (2).
Rush. Une des clientes se met alors «sur le chemin du ministre, de sorte qu’il ne puisse pas la louper», raconte Célia Quilleret qui, après s’être interrogée sur l’attitude à adopter, lui tend son micro. Son nom, Virginie Meyniel. Elle se présente comme une mère de famille qui ignore tout de la visite du ministre et profite de ses vacances pour anticiper le rush de la rentrée. A Luc Chatel qui lui demande : «Connaissez-vous "les essentiels de la rentrée" ?», elle répond par l’affirmative et s’enthousiasme «des prix intéressants et assez bas». En fait, Virginie Meyniel est conseillère municipale, chargée entre autres des affaires scolaires, à Vulaines-sur-Seine (Seine-et-Marne), dont le maire est proche de l’UMP. La ville où elle exerce son mandat est située à près de 50 km du supermarché de Villeneuve-le-Roi ! Des éléments qui font douter de son témoignage et renforcent l’hypothèse d’une scénographie. Le responsable marketing du magasin, joint par Libération, s’étonne de la polémique, et affirme que ces clientes sont des habituées. Puis lâche un étonnant : «Notre ministre n’a pas besoin de publicité !» Faut-il voir dans cette éventuelle supercherie une action zélée de militants UMP ou une initiative malheureuse du magasin ? Plusieurs journalistes ont vu les clientes modèles repartir sans achats, certaines, dans le même véhicule. Plus tard, des vendeuses rangeaient sans trop savoir pourquoi des fournitures scolaires laissées dans les paniers et chariots…
Luc Chatel n’est pas le premier responsable politique à être mêlé à ce genre de manœuvres. Il y a un an, à Marseille, Nadine Morano, alors secrétaire d’Etat à la Famille, était tombée sur le client idéal dans un supermarché, en réalité un proche du député UMP du coin, Richard Maillé. En 2003, lors d’une opération prévention organisée par la Ligue contre la violence routière, des intermittents avaient été embauchés pour assister au discours de Nicolas Sarkozy. L’événement avait été présenté comme une manifestation volontaire de jeunes préoccupés par la sécurité routière. Et surtout, en 1990, Olivier Stirn, ministre du Tourisme du gouvernement Rocard, n’avait rien trouvé de mieux que de payer des figurants pour remplir la salle d’un colloque sur l’avenir de la gauche. Une duperie qui avait contraint le ministre à la démission.
(1) Une opération gouvernementale visant à bloquer les prix de certaines fournitures scolaires (2) Joint par Libération, le cabinet de Luc Chatel n’a pas répondu.
dimanche 26 juillet 2009
SARKOZY N'EST JAMAIS ALLÉ AUSSI BIEN !!
Sarkozy est sorti de l'hôpital du Val-de-Grâce :

Le Président avait été victime d'un malaise alors qu'il faisait un footing à Versailles dimanche. Selon les médecins, il n’y a «aucune cause» ni «conséquence cardiologique» à ce malaise.
Nicolas Sarkozy, victime dimanche d’un malaise, est sorti lundi du Val-de-Grâce pour se rendre à la Lanterne, à Versailles, «un repos relatif de quelques jours» lui ayant été conseillé par les médecins qui, en revanche, ne lui ont prescrit aucun traitement médical.
C’est marchant, main dans la main avec son épouse Carla Bruni-Sarkozy, que le chef de l’Etat, souriant, saluant les badauds et remerciant ses médecins, est sorti peu après 11h dans la cour de l’hôpital militaire du Ve arrondissement. «Aucun traitement médical n’a été prescrit» au chef de l’Etat, «un repos relatif de quelques jours lui a été conseillé», a affirmé l’Elysée dans un communiqué.
Le président de la République a commencé à suivre ces conseils: en sortant de l’hôpital, il ne s’est pas rendu à l’Elysée, mais à la Lanterne, propriété versaillaise de la République, où, selon des journalistes qui ont suivi son cortège, le couple présidentiel est arrivé en milieu de journée.
Le Premier ministre, en déplacement lundi en Bourgogne, s’est réjoui de retrouver le président «en pleine forme», dès «cet après-midi». «Il est en très bonne santé. Tous les examens qui ont été pratiqués montrent qu’il n’y a rien d’anormal. Il a simplement fait un malaise qui est sans doute lié à un effort physique important sous un soleil intense», a assuré François Fillon.
Le chef de l'Etat avait été hospitalisé dimanche, à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce. Il faisait un footing à Versailles, où il passait son week-end à la résidence de la Lanterne, quand il été victime d'un malaise.
L’Elysée assure, par ailleurs, qu’«une coronarographie a été effectuée tôt ce matin». «Il ressort de cette surveillance et de ces examens complémentaires que le malaise n’a aucune cause cardiologique non plus qu’aucune conséquence cardiologique.»
«C'est pas son tempérament de s'économiser. Il a une formule: "parfois les gens (me) reprochent que j'en fasse trop, moi je trouve que je n'en fais pas assez", a commenté le ministre de la Relance, Patrick Devedjian, ce lundi sur RTL. Il s'engage beaucoup. Il est hyperactif, tout le monde le voit.»
Même «aucun traitement médical» ne lui a été prescrit, le Président devra se reposer «quelques jours». Son déplacement au Mont-Saint-Michel, sur le thème de la protection et de la valorisation du patrimoine, initialement prévu mardi a donc été reporté.
Pas de danger ni de traitement
Le malaise vagal (ou syncope vagale) est une brève perte de connaissance due à la suractivité du nerf vague, nerf dont le rôle est de ralentir le rythme cardiaque, selon des sources médicales.
Les syncopes vagales sont particulièrement spectaculaires mais ne présentent pas de danger pour le patient et ne nécessitent pas de traitement spécifique, selon ces sources.
Dans un premier temps, l'Elysée avait publié un communiqué de quatre lignes indiquant : «Alors qu'il faisait du sport, le président de la République a eu aujourd'hui un malaise. Il a été immédiatement pris en charge par son médecin. Il subit actuellement des examens complémentaires. D'autres informations seront communiquées ultérieurement», ajoute le texte.
Examiné début juillet
Le 3 juillet, l'Elysée avait publié un bulletin de santé de Nicolas Sarkozy, indiquant qu'il avait subi des examens cardio-vasculaires et sanguins qui «se sont révélés normaux».
«Comme il s'y était engagé, le Président de la République diffuse le compte-rendu de ses derniers examens médicaux disponibles», avait indiqué l'Elysée sur son site Internet.
Suivait un communiqué laconique de trois lignes: «A la demande de monsieur le Président de la République, plusieurs examens médicaux (cardio-vasculaires et sanguins) lui ont été prescrits. Les résultats de ces différents examens se sont révélés normaux».
Lors de la campagne présidentielle en 2007, Nicolas Sarkozy avait promis de publier régulièrement des bulletins de santé s'il était élu.
lundi 20 juillet 2009
RÉSULTATS 3E TOUR : "ALERTE", NOUVEAU NOM DE NOTRE JOURNAL !!
La procédure de choix du nom de notre journal a été longue et fastidieuse, mais elle s'arrête enfin aujourd'hui. Plébiscitée par une assez nette majorité des adhérents qui ont participé au scrutin, "ALERTE - Arrêtons-les en résistant tous ensemble" devient le nom du futur journal du CRC, que nous comptons lancer dès septembre.
Pas une minute ne manque pour s'atteler à la tâche ! Que vous soyez membre du CRC ou non, vous pouvez dès maintenant rejoindre l'équipe rédactionnelle en adressant une courriel de motivation à crc.contact@gmail.com.
Nous avons également besoin de distributeurs, c'est à dire des individus ou des associations prêtes à imprimer et distribuer notre journal de manière à toucher un maximum de personnes. Ici encore, contactez-nous !
Innovation : le journal bénéficiera de sa propre page sur le site du comité, actuellement en construction, dont nous vous reparlerons prochainement.
lundi 13 juillet 2009
RÉSULTATS 2ND TOUR : NOM DU JOURNAL DU CRC !!
Au vue des résultats, un 3e tour commence dès maintenant entre les deux propositions "ALERTE" et "NDLR" arrivant en tête ex aequo, ouvert aux seuls membres et sympathisants du CRC. Le vote prendra fin le dimanche 19 à 23h59, les résultats seront communiqués immédiatement après.
mercredi 1 juillet 2009
RÉSULTATS 1ER TOUR : NOM DU JOURNAL DU CRC !!
Quel(s) nom(s) préférez-vous pour le nouveau journal du CRC ?
Fin du second tour, réservé aux adhérents, le 12 juillet.
lundi 6 avril 2009
LE PRÉSIDENT SANS PEUPLE !!
Sarkozy enfermé dans sa bulle :

Publié par Le Vrai débat. Les déplacements du président transforment les villes visitées, comme Chatellerault ou Saint Quentin récemment, en villes-Potemkine dans lesquelles on évite au monarque tout contact avec le peuple.
On le sait, le pouvoir isole. Même les plus grands n'ont pu échapper à cette réalité consubstantielle à l'exercice de la fonction suprême.
Mais chez Nicolas Sarkozy, les événements des derniers jours nous montrent que nous sommes désormais un cran plus loin. Le président n'est pas simplement isolé. Il est sans peuple.
Au point qu'on peut remarquer qu'il est le premier "président virtuel", président qui agit en circuit fermé, sans le peuple, sans le voir, sans lui demander son avis, sans écouter ce qu'il dit, sans se soucier des conséquences sur lui de ses décisions.
Le récent déplacement du chef de l'Etat à Châtellerault a permis de se rendre compte physiquement de cette présidence virtuelle. Nicolas Sarkozy circulait dans une ville littéralement déserte, vidée de ses habitants, dont le peuple avait été remplacé par des militants UMP amenés en car dans une salle de réunion.
Châtellerault ressemblait ce jour-là aux villes de banlieue américaines désaffectées dans lesquelles l'armée testait en vue d'Hiroshima les effets grandeur nature de l'arme atomique, les figurants de l'UMP prenant la place des mannequins de cire...
Même chose quelques jours plus tôt à Saint-Quentin. Dès 6 heures du matin, la ville était bouclée, et comme à Châtellerault, Nicolas Sarkozy a fait une visite présidentielle virtuelle, se déplaçant dans des rues désertes, alors que la population était contenue de façon assez musclée au-delà d'un cordon de sécurité suffisamment éloigné pour permettre au président d'avoir le champ de vision totalement dégagé.
Pour l'avenir, pour lui épargner des transports inutiles, nous conseillons au président de se faire construire une ville-type de province en carton pâte dans les jardins de l'Elysée, qui pourra lui servir de lieu de "sortie sur le terrain".
Ou mieux, s'il parvient à se payer les services d'un studio suffisamment qualifié, Nicolas Sarkozy pourrait évoluer dans une ville totalement virtuelle, ce qui lui permettrait de le faire depuis son bureau, en l'agrémentant d'un fond bleu comparable à celui qu'utilise tous les soirs Evelyne Dhéliat pour présenter la météo sur TF1. Ville de province virtuelle pour président virtuel, voilà qui collerait bien.
Mais le président sans peuple, ce ne sont pas simplement ces déplacements dans des villes vidées de leurs habitants. C'est d'abord un mode de fonctionnement, que ces visites illustrent à merveille.
Ce qui caractérise le président sans peuple, c'est qu'on ne sait plus très bien finalement ce qu'il préside.
Le président sans peuple, c'est celui qui a annoncé qu'il ne ferait aucun référendum pendant les cinq ans de son mandat et qui refuse la proportionnelle aux élections législatives.
Le président sans peuple, c'est celui qui, en février 2008, fit passer en force, et en catimini, la Constitution européenne rebaptisée Traité de Lisbonne, alors qu'elle avait été massivement rejetée par les suffrages populaires le 29 mai 2005.
Le président sans peuple, c'est celui qui décide unilatéralement de pousser la France dans le commandement intégré de l'OTAN, soumettant un peu plus notre politique étrangère aux desiderata de Washington.
Le président sans peuple, c'est celui qui prétend qu'on ne se rend plus compte qu'il y a des grèves en France.
Le président sans peuple, c'est celui qui a géré avec une légèreté indigne et un mépris incroyable les mouvements sociaux massifs qui ont agité la France d'outre-mer pendant plus d'un mois.
Le président sans peuple, c'est celui qui continue le bling bling et les vacances chez des milliardaires sulfureux alors que son pays traverse une crise économique et sociale d'une brutalité inouïe.
C'est tout cela le président sans peuple.
C'est un président qui ne gouverne plus un pays et son peuple, mais qui gère des tableaux statistiques, qui sans cesse se cherche des maîtres ailleurs, à Bruxelles, à Berlin ou Washington, sans s'intéresser aux attentes de la population dont il est censé défendre les intérêts.
Le cadre d'exercice de ses prérogatives est un circuit fermé constitué de quelques privilégiés souvent fortunés, et déconnecté comme jamais des réalités populaires.
Finalement, le Châtelleraudais prié de quitter un centre-ville bunkerisé le jour du déplacement du président et l'électeur floué par un Système qui décide sans lui, voire contre lui, ne sont qu'une seule et même personne. Cette personne appartient à un peuple dont le président a décidé qu'il ferait sans, et auquel il ne réserve que les artifices de sa propagande.
mardi 24 février 2009
CARTE UMP EXIGÉE POUR APPROCHER SARKOZY AU SALON DE L'AGRICULTURE !!
Interdiction de manifester devant Sarkozy au Salon de l'agriculture :

Par Julien Martin | Rue89 | 21/02/2009 | 16H28
Un an après son "casse-toi pov' con", le chef de l'Etat a pris toutes les précautions pour être bien accueilli par le public, lors de sa venue ce samedi au Salon de l'agriculture. Pari réussi, mais pari forcé. Si sa visite s'est déroulée dans un climat chaleureux, tout avait été prévu pour.
La sécurité, d'abord. En plus des agents de sécurité élyséens qui guettaient dans les allées alentours, deux cordons de gardes du corps encadraient Nicolas Sarkozy et le long cortège présidentiel. Le premier autour de lui, et l'autre pour retenir les visiteurs et exposants qui n'étaient pas autorisés à s'approcher.
Les médias, ensuite. Entre les deux cordons, quelques journalistes dûment sélectionnés en possession d'un badge "Présidence de la République - Pool". Les seuls qui avaient droit de cité autour du chef de l'Etat. Les autres accréditations de presse ne permettaient à peine plus de s'approcher qu'un simple ticket d'entrée.
Pour beaucoup de journalistes, impossible d'entendre un seul mot de Nicolas Sarkozy. Surtout, un bon moyen d'éviter que ressurgisse une vidéo à la "Casse-toi pov' con", qui avait été filmée l'année dernière par une agence de pigistes, YouPress.
Le public, enfin. A côté des jeunes UMP venus acclamer Nicolas Sarkozy, la sécurité du Président veille. "Attention à l'homme en anorak rouge avec des cheveux blancs et des tracts verts à droite du cortège", "éloignez le gros barbu qui s'approche devant en jean et pull bleus"... Et lorsque certains osent dégainer une pancarte, ils sont écartés. Temporairement. On ne perturbe pas la visite du chef de l'Etat.
Des militants contre les agrocarburants "encagés" dehors
C'est ce qui est notamment arrivé au collectif "Les agrocarburants, ça nourrit pas son monde". En amont du passage du Président et du ministre de l'Agriculture, moins d'une dizaine de représentants de trois associations reconnues, Les Amis de la Terre, CCFD - Terre solidaire et Oxfam France, ont été "encagés" (c'est le terme utilisé par le service de sécurité présidentiel) à l'extérieur du Parc des expositions de Paris.
Leur crime: être déguisé en épi de maïs ou affublé d'un masque de Nicolas Sarkozy ou de Michel Barnier, voire même de brandir une affiche "Agrocarburants = danger"... Le tout, dans la bonne humeur. La sanction ne s'est pas fait attendre: contrôle d'identité puis expulsion, jusqu'à la fin de la visite du chef de l'Etat au salon.
"On espère qu'au moins une personne à l'Elysée lit Rue89, peut-être fera-t-elle passer nos revendications à Nicolas Sarkozy ou à Michel Barnier", s'amusait l'un des militants, après avoir été relâché. Voici donc ce que disait leur dangereux tract:
"Loin d'être la solution miracle pour compenser l'épuisement des réserves de pétrole et lutter contre le réchauffement climatique, les agrocarburants, produits à grande échelle dans les pays du Sud, aggravent la crise alimentaire en empiétant sur les cultures vivrières destinées à nourrir les populations locales.
Malgré ces dangers, les dirigeants français et européens ont décidé d'incorporer 10% d'agrocarburants dans nos réservoirs d'ici à 2015 en France et d'ici à 2020 dans toute l'Union européenne. Nous contestons cette mesure injuste qui a des conséquences dramatiques pour les populations les plus pauvres."
Des militants qui garderont un meilleur souvenir du Salon de l'automobile: "Au moins, là-bas, notre épi de maïs géant n'avait pas été enfermé dehors!"
lundi 17 novembre 2008
LES LYCÉENS DÉJOUENT LE PIÈGE MANIPULATEUR DE DARCOS !!
Darcos victime d'un gros chahut :
REPORTAGE - VÉRONIQUE SOULÉ
Le ministre de l'Education nationale voulait consulter les élèves sur la réforme du lycée. Il a été hué à la fin de la journée. La preuve, selon le ministère, que ce n'était pas de la com.
«Vous allez tout de même me laisser parler. J'ai enseigné vingt ans dans un lycée. Alors je sais de quoi je parle»... Assis à un bout de rang dans l'amphithéâtre, le ministre de l'Education Xavier Darcos s'est levé pour répondre à un lycéen qui l'interpelait. Mais dans la salle les huées reprennent - «mascarade!», entend-on - et il doit élever le ton.
A la tribune, Simon, un lycéen de Marseille, ne se laisse pas démonter: «je voulais dire qu'on aura dans la nouvelle seconde cinq heures de moins dans le tronc commun (les enseignements obligatoires, ndlr). Cela fera que l'on aura un moins bon niveau et un bac moins fort. Du coup, on sera moins bien préparé si on veut faire une classe péparatoire. Et les gens qui ont de l'argent seront favorisés car ils pourront avoir des petits cours privés».
«Je ne peux pas laisser dire ça, répond Xavier Darcos, c'est justement l'inverse que nous faisons, en introduisant trois heures d'accompagnement individualisé par semaine. On ne va tout de même pas m'accuser d'accroitre les injustices sociales.»
Plus tard un lycéen à la tribune, repris par des voix venues de la salle, réclame que l'on arrête de supprimer des postes d'enseignants: «nous voulons un meilleur encadrement, donc plus d'enseignants et moins d'effectifs dans les classes. C'est mieux notamment pour étudier les langues».
Le ministre répète qu'il a pris l'engagement «de ne supprimer aucun poste au titre de la réforme du lycée». Et passe à autre chose. Sans évoquer les 13 500 suppressions de postes inscrites au projet de budget 2009. Qui viennent s'ajouter aux 11 200 de cette rentrée. Xavier Darcos préfère revenir sur des propositions plus «constructives» faites lors des ateliers qui se sont succédés dans la journée: «mettre les cours les plus lourds du tronc commun le matin et les modules semestriels (optionnels, ndlr) l'après-midi», «organiser un tutorat par des élèves de terminale», «avoir accès gratuitement aux lieux de culture», etc.
Samedi, le ministre organisait ainsi «Les ateliers du nouveau lycée» afin de consulter les lycéens sur la réforme en cours. Une vaste opération de communication destinée à légitimer une réforme de plus en plus contestée. Le ministre est en effet persuadé qu'une bonne partie des lycéens la souhaitent. Mais comme toujours, estime-t-il, les syndicats, qui le combattent idéologiquement, lui mettent des batons dans les roues. Il faut donc les contourner.
Du coup il a mis les moyens. Quelque 600 délégués des Conseils de la Vie Lycéenne (CVL), élus au sein des établissements, ont passé la journée à l'Ecole Polytechnique, à Palaiseau, dans la banlieue parisienne. Ils ont planché dans des ateliers sur des thèmes retenus à l'avance. Les rectorats ont payé le voyage en car, en TGV et même en avion pour les lycéens venus des Dom-Tom. Le déjeuner de samedi était bien sûr offert. Une agence de pub était chargée de l'organisation avec vestiaire et hotesses, souvent des étudiantes, payées 10 euros de l'heure. En plus, 60 étudiants du Celsa, eux bénévoles, étaient chargés d'animer les ateliers.
Tout cela pour un résultat plutôt mitigé. Dans les couloirs, de nombreux lycéens se plaignaient en fin d'après midi d'avoir été «manipulés» par le ministre. «Il nous a fait venir pour pouvoir dire ensuite, en cas de mobilisation, qu'il écoute les lycéens», dit l'un d'eux. «Dans les ateliers, on avait cinq minutes pour rédiger nos propositions sur chaque thème, puis dix minutes pour en parler, regrette un autre, on n'a pas pu se faire entendre».
Dans l'entourage du ministre, on se disait au contraire très satisfait: «s'il n'y avait pas eu de huées, on aurait dit que c'était de la com et on nous aurait accusés de n'avoir fait venir que des lycéens pro-Darcos. C'était donc mieux comme ça».












