COMITÉ DE RÉSISTANCE CITOYENNE | BLOG

► Le Comité de Résistance Citoyenne lutte contre la politique de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement. Constitué par de très nombreux résistants depuis le 6 mai 2007, il milite pour la réflexion avant l'action. ◄ ▌crc.contact@gmail.com▐

lundi 12 octobre 2009

LA DROITE, HABITUÉE DES DYNASTIES !!

Jean Sarkozy, Bachelot, Aubry... les "fils et filles de" en politique :

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NOUVELOBS.COM | 12.10.2009 | 17:42

La candidature de Jean Sarkozy, fils du président de la République, à la tête de l'Etablissement public d'aménagement de La Défense (Epad) relance les accusations de népotisme. Avant lui, quantité de "fils ou de filles de" ont fait carrière en politique.

AU GOUVERNEMENT :

Roselyne Bachelot, ministre de la Santé et des Sports : Fille de Jean Narquin, ancien résistant et député RPR de la circonscription d'Angers-Nord.

Michèle Alliot-Marie, ministre de la Justice : Fille de Bernard Marie, ancien député-maire RPR de Biarritz.

Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat à la Prospective et au Développement de l'économie numérique et maire de Longjumeau : Fille du maire de Sèvres, François Kosciusko-Morizet, maire de Sèvres et vice-président du Conseil général des Hauts-de-Seine.
Elle est aussi la petite-fille de Jacques Kosciusko-Morizet, qui fut résistant gaulliste et ambassadeur de France, et l'arrière-petite-fille d'André Morizet, ancien sénateur-maire communiste puis SFIO de Boulogne-Billancourt.

Henri de Raincourt, ministre chargé des Relations avec le Parlement : Fils de Philippe de Raincourt, ancien sénateur de l'Yonne appartenant au Groupe des républicains indépendants.

Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture : Neveu de François Mitterrand, socialiste, ancien président de la République.

Marie-Luce Penchard, secrétaire d'Etat chargée de l'Outre-mer : Fille de Lucette Michaux-Chevry, sénateur UMP de la Guadeloupe.

ET LES AUTRES :
 
Martine Aubry, Première secrétaire du Parti socialiste : Fille de Jacques Delors, Jacques Delors, ancien ministre socialiste des Finances, puis président de la Commission européenne.

Jean-Louis Debré, président du Conseil constitutionnel : Fils de l'ancien Premier ministre, Michel Debré.

Alexandre Balkany, producteur de Direct Poker, une filiale de Direct 8, la chaîne de Vincent Bolloré : Fils de Patrick Balkany, député-maire UMP de Levallois-Perret.

Pierre Bachelot : conseiller parlementaire de sa mère, Roselyne Bachelot.

François Baroin, maire UMP de Troyes : Fils de Michel Baroin, maire de Nogent-sur-Seine, ami de Jacques Chirac, décédé en 1987 dans un accident d'avion.

Olivier Dassault, député UMP de l'Oise : Fils de Serge Dassault, sénateur de l'Essonne, ancien marie de Corbeil-Essonnes.

Thomas Devedjian, membre de la direction du Fonds stratégique d’investissement : Fils du ministre de la Relance, Patrick Devedjian.

Charles de Gaulle, élu sur la liste du Mouvement pour la France aux élections européennes de 1994. Candidat aux européennes de 1999 et aux municipales à Paris en 2001 sur des listes Front national : petit-fils du général de Gaulle.

Henri Giscard d'Estaing, aujourd'hui homme d'affaires, fut conseiller général du Loir-et-Cher : Fils de Valéry Giscard d'Estaing, ancien président de la République.

François Guéant, a travaillé au cabinet de Brice Hortefeux, en 2005 puis de Rachida Dati, en 2008, aujourd'hui suppléant du député UMP du Morbihan Loïc Bouvard : Fils du secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant.

Marine Le Pen, vice-présidente du Front national : Fille de Jean-Marie Le Pen, président du parti d'extrême droite. 

Olivier Marleix, conseiller technique à l'Elysée, maire d'Anet, vice-président du Conseil général d'Eure-et-Loire : Fils du secrétaire d’Etat aux collectivités, Alain Marleix.

Nouvel Obs'

lundi 14 septembre 2009

HORTEFEUX : LE SCANDALE C'EST QU'IL AIT ÉTÉ MINISTRE !!

Hortefeux, champion du rattrapage :

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NOUVELOBS.COM | 12.09.2009 | 12:01

               

Le ministre de l'Intérieur n'en est pas à son coup d'essai. Il a la plaisanterie lourde, voire limite. A chaque dérapage, il a pour le moment toujours su retrouver l'équilibre.

En août 2008, Brice Hortefeux et Fadela Amara affichaient leur bonne entente. Brice Hortefeux vantait alors "une volonté de travailler ensemble, nous sommes solidaires", soulignant les origines auvergnates de Fadela Amara. Cette complicité régionale a évolué : en janvier 2009, lors de la passation de pouvoir avec son prédécesseur, Xavier Bertrand, Brice Hortefeux a présenté sa nouvelle secrétaire d'Etat, Fadela Amara, en spécifiant qu'elle était "une compatriote". "Comme ce n'est pas forcément évident, je le précise", a-t-il ajouté. Il s'est plus tard empressé d'ajouter qu'il parlait "évidement" de leur origine auvergnate partagée.

Lorsqu'elle était encore au gouvernement, c'est avec Brice Hortefeux que Rachida Dati a eu les rapports les plus compliqués. La garde des Sceaux dissimulait rarement ses inimitiés. Selon Libération, elle aurait qualifié à plusieurs reprises l'ancien ministre de l'Immigration de "gros raciste."

Azouz Begag a lui aussi eu des comptes à régler avec Brice Hortefeux. Dans "Un mouton dans la baignoire", l'ancien ministre délégué à la promotion de l'égalité des chances revient sur la manière dont Hortefeux s'adressait à lui : "Allez, fissa, sort de la là! Dégage d'ici, je te dis, dégage!", reprenant selon lui la manière dont les soldats français s'adressaient à la population en Algérie.

En novembre 2007, Brice Hortefeux était l'invité du Magazine Capital sur M6. Lorsque le présentateur lui demande s'il y aura "toujours des sans-papiers sur le territoire français", Hortefeux répond : "Ben si vous rêvez d'une société idéale dans laquelle il n'y aurait que des citoyens honnêtes, propres (…), la vérité c'est que c'est un combat permanent." Relativement passée inaperçue, la "maladresse" avait pourtant provoqué l'indignation de Réseau éducation sans frontières.

A Seignosse, encore, Audrey Cerdan, photographe de Rue89, a surpris un échange entre Brice Hortefeux et quatre jeunes Noirs qui voulaient se prendre en photo avec le ministre. Les "jeunes pop" auraient demandé au ministre : "Monsieur Hortefeux, une petite photo pour la diversité ?" Ce dernier aurait répondu : "D'accord, d'accord, mais vite alors. Parce que la diversité, j'ai déjà donné il y a quelques années."

Tout récemment, en mars 2009, Brice Hortefeux voyageait avec Rama Yade. La secrétaire d'Etat aux Sports venait de refuser de conduire la liste UMP aux européennes en Ile-de-France, contrariant fortement Nicolas Sarkozy. Lors de la tournée africaine de ce dernier, selon Libération.fr, en montant dans l'avion, Brice Hortefeux, qui était du voyage, aurait décoché à sa collègue d'origine sénégalaise: "Tu pars avec nous et c'est bien, mais tu pourrais aussi ne pas revenir."


Nouvel Obs'

dimanche 13 septembre 2009

PUBLIC SÉNAT AVAIT CENSURE LA VIDÉO DE HORTEFEUX !!

Vidéo d'Hortefeux non diffusée : "incompréhension" des journalistes de Public Sénat :

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NOUVELOBS.COM | 12.09.2009 | 12:02 

 Pour justifier leur choix de ne pas diffuser les images dans lesquelles on voit le ministre de l'Intérieur plaisanter des origines arabes d'un militant, les chaînes évoquent notamment les "conditions" d'enregistrement et "l’absence de journaux (...) sur nos antennes ce dimanche 6 septembre".

Les journalistes de Public Sénat ont fait part vendredi 11 septembre de leur "incompréhension" après la décision de son PDG, Gilles Leclerc, de ne pas diffuser à l'antenne la vidéo controversée de Brice Hortefeux qui avait été filmée par un journaliste de la chaîne, le 5 septembre.
Dans cette vidéo, le ministre de l'Intérieur tient des propos racistes sur les Arabes.
La Société des journalistes (SDJ) de Public Sénat écrit dans un communiqué qu'une "large majorité de la rédaction était pour" la diffusion des images.

Après une assemblée générale qui s'est tenue mardi, la SDJ a adressé une lettre à Gilles Leclerc "dans laquelle, écrit-elle, nous lui faisons part de notre incompréhension et lui demandons de répondre à un certain nombre de questions concernant sa vision de la ligne éditoriale de Public Sénat vis-à-vis des politiques et du pouvoir".
La vidéo tournée par Public Sénat a finalement été diffusée vendredi à 18h.

"Balancer des propos comme ça, c'est une responsabilité"

Les patrons de Public Sénat et de LCP-Assemblée Nationale, Gilles Leclerc et Gérard Leclerc, avaient justifié leur décision initiale de ne pas diffuser la séquence vidéo, "en raison notamment des conditions dans lesquelles elle a été enregistrée et de l'absence de journaux d'information" sur leurs antennes dimanche.
Gilles Leclerc a précisé : "J'ai décidé de ne pas la diffuser car les conditions de tournage étaient compliquées, la qualité sonore pas évidente... Et puis balancer des propos comme ça, c'est une responsabilité. Certains journalistes n'étaient pas d'accord".
Gilles Leclerc a alors ajouté que les images qui avaient été diffusées sur internet "ressemblent" à celles filmées par Public Sénat, mais que la direction de la chaîne "ne peut affirmer que" ce sont les siennes. Les images diffusées sur internet "ressemblent" à celles filmées par Public Sénat, "mais je ne peux pas affirmer à 100% que ça vient de nous car je ne peux pas exclure qu'un cinéaste amateur ai pu filmer la même chose au même moment, cadré de la même manière, etc.", a ainsi expliqué Gilles Leclerc à l'AFP. Les images diffusées par la chaine vendredi soir sont pourtant bien celles qui circulent sur internet.
"Si les images sont sorties de Public Sénat, elles ne sont pas sorties officiellement", a ajouté Gilles Leclerc.

Concertation

Plus tôt, Gérard Leclerc déclarait au site Ozap.com : "Nous ne pouvions pas diffuser la séquence comme telle, sans recontextualiser et sans incruster des sous-titres. On prend donc la décision de ne pas la diffuser " a expliqué Gérard Leclerc, ajoutant : "Nous aurions pu diffuser la vidéo dans le cadre de nos JT mais ils ne redémarrent que lundi (...) Il n'y a eu aucune censure de notre part".

Nouvel Obs'

samedi 12 septembre 2009

LE MENSONGE COMME ULTIME ARME POUR HORTEFEUX !!

Pourquoi la défense d'Hortefeux ne tient pas :

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NOUVELOBS.COM | 12.09.2009 | 12:02

Accusé de dérapage, le ministre de l'Intérieur a pris à plusieurs reprises la parole pour expliquer en quoi ses propos n'avaient rien de raciste. Problème: ce qui figure sur la vidéo lui donne tort.

Accusé de dérapage, le ministre de l'Intérieur a pris à plusieurs reprises la parole pour expliquer en quoi ses propos n'avaient rien de raciste. Problème: ce qui est visible sur la vidéo lui donne tort.

- L'entourage du ministre affirme que celui-ci "fait référence au nombre de clichés déjà pris avec des Auvergnats", après qu'il eut été "assailli" de demandes de la part de ces derniers pour poser avec eux.
Faux. Sur la vidéo, on peut entendre que la conversation ne porte plus sur les Auvergnats mais bien sur l'origine du militant. Ainsi, un participant parle de l'intégration, un autre affirme qu'il (le militant) parle arabe. Enfin, juste avant que Brice Hortefeux ne prononce sa fameuse phrase ("Il en faut toujours un. Quand il y en a un ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes. Allez, bon courage…"), on entend une femme dire "c'est notre petit arabe".
Il n'est donc plus du tout question des Auvergnats ici.

- La majorité dénonce une "campagne de dénigrement " qui prouverait, selon Xavier Bertrand, "que la gauche est prête à tout pour nous nuire".
Faux. Lemonde.fr a publié la vidéo, a interrogé le jeune militant, a appelé le ministère de l'Intérieur. En bref, Lemonde.fr a fait un travail journalistique. La gauche n'a instrumentalisé personne, elle n'a fait que réagir aux propos du ministre.

- Mise à jour vendredi 18h16 : Public Sénat a diffusé ses propres images. Il s'agit bien des mêmes que celles diffusées par lemonde.fr. Il n'y a eu aucun montage, contrairement à ce que laissait entendre le jeune militant Amine Benalia-Brouch, qui a déclaré au quotidien Sud-Ouest: "Il y a une légère coupure dans la vidéo qui a été très bien faite".

Christophe Gueugneau

Nouvel Obs'

vendredi 11 septembre 2009

COMMENT UN GRAND AMI DE SARKOZY RÉVÈLE SA VRAIE NATURE !!

La vidéo intégrale de la séquence qui menace de faire tomber l'un des ministres les plus influents du Sarkozysme, Brice Hortefeux :

18h00 : Hortefeux, la vidéo de Public Sénat
par publicsenat

Public Sénat avait dans un premier temps choisi de ne pas diffuser cette vidéo, datant du "Campus de l'UMP". L'affaire avait été révélée par LeMonde.fr.

mercredi 2 septembre 2009

NOUS VIDEO-SURVEILLER, UNIQUE PISTE DU GOUVERNEMENT FACE A L'INSÉCURITÉ !!

Les caméras de surveillance vivement dénoncées :

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NOUVELOBS.COM | 02.09.2009 | 14:21

A l'occasion de la publication des chiffres de l'Observatoire de la délinquance, Brice Hortefeux a annoncé que le nombre des caméras de surveillance sur la voie publique passerait de "20.000 à 60.000 d'ici 2011". Une initiative contestée par le PS et la Cnil.

Réagissant au bilan de l'Observatoire national de la délinquance (OND) publié lundi, qui pointe notamment une augmentation significative des violences à la personne (+4,13%) et une hausse inquiétante de 12 % des cambriolages, le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a annoncé dans une interview donnée au Figaro, mercredi 19 août, vouloir "tripler" le nombre des caméras de surveillance de l'hexagone.
Pour le "premier flic de France", ces dernières bénéficient d'un "fort pouvoir de dissuasion", mais pas seulement. Le ministre leur trouve également un sérieux intérêt pour identifier les auteurs de méfaits. Leur nombre sur la voie publique "passera donc de 20.000 à 60.000 d'ici à 2011", peut-on lire dans l'article du Figaro, justement intitulé : "La riposte de Brice Hortefeux".

"Déplacer la délinquance"

Pour le secrétaire national du PS chargé de la sécurité, Jean-Jacques Urvoas, "il s'agit d'une mauvaise réponse". "Aucune étude scientifique ne démontre l'efficacité de la vidéo surveillance pour lutter contre la délinquance", explique-t-il, avant d'ajouter, citant le criminologue Alain Bauer, qu'"elle ne fait que déplacer le problème". Il s'amuse que cette question refasse surface après la publication du bilan 2009 de l'OND et avance une explication : "Brice Hortefeux ne fait que gesticuler pour cacher les chiffres. La vérité c'est que depuis que Nicolas Sarkozy est au pouvoir, la délinquance n'a jamais baissé, pas plus que quand il était ministre de l'Intérieur", dénonce-t-il.
L'idée de Brice Hortefeux, ne date en effet pas d'hier, et n'est d'ailleurs pas de lui. Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur jusqu'au dernier remaniement ministériel, avait annoncé en novembre 2007, vouloir 60.000 caméras en France avant... 2009. Une enveloppe d'1 million d'euros devait à l'époque être versée à une vingtaine de communes ayant des installations ou des projets de vidéosurveillance bien avancés.
Mais "le chantier à pris du retard", nous indique le ministère de l'Intérieur, expliquant que "ce sont les communes qui financent ce projet, avec le fond d'investissement interministériel de prévention de la délinquance. [35 millions d'euros de budget en 2009, ndlr]. Voilà pourquoi il ne pourra être terminé que fin 2011, portant le chiffre à 60.000".

Contrôle inexistant

"Le chiffre !? Quel chiffre ?", s'insurge Jean-Jacques Urvoas. Selon lui, "il est impossible de connaître le coût de ces installations", ni d'ailleurs le nombre exact de caméras de vidéosurveillance sur l'hexagone. "Le gouvernement nous sert des chiffres invérifiables", argumente-t-il, avant d'ironiser : "C'est bien beau de vouloir tripler un nombre qui n'existe pas !" Pour lui, "il faut qu'il y ait un contrôle plus important".
Pour l'instant, le contrôle n'existe pas. Le président de la Commission nationale informatique et liberté (Cnil), Alex Türk, est catégorique. "Personne, y compris au ministère de l'Intérieur, n'est capable de déterminer le nombre exact de caméras de surveillance sur la voie publique [...] certaines sont illégales". Il préconise un contrôle global et professionnel sur la question, dont "la Cnil doit être investie", explique-t-il, avant d'ajouter qu'il "attend depuis juillet une réponse du gouvernement". Pour lui, "on ne peut pas continuer en l'état, il faut une garantie pour le citoyen, et cette garantie passe par un contrôle et l'écriture d'une charte".
Jean-Jacques Urvoas a, quant à lui, une autre solution : "Pourquoi ne pas maintenir le nombre des fonctionnaires des forces de l'ordre, au lieu d'en supprimer 8.000?" propose-t-il.

Nouvel Obs'

jeudi 27 août 2009

PLUS ON EST DE FOUS ET PLUS ON RIT !!

Le gouvernement Fillon victime d’inflation :

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L’exécutif va passer la barre des quarante membres avec de nouvelles nominations.

Par ALAIN AUFFRAY

 

Nicolas Sarkozy l’avait promis pendant sa campagne présidentielle : avec lui, plus question de distribuer généreusement les maroquins pour récompenser des services rendus ou pour amadouer de futurs partenaires électoraux. La «rupture», c’était aussi ça.

 

De cette promesse, il ne reste rien. Avec la nomination attendue de nouveaux secrétaires d’Etat - notamment celle du fidèle Frédéric Lefebvre -, le gouvernement passe la barre des 40 membres, ce qui en fait l’un des plus peuplé de la Ve République. Dans son rapport sur la modernisation des institutions, le comité Balladur avait noté qu’avec trente-cinq ministres en moyenne, la France consommait nettement plus de ministres que la plupart des démocraties occidentales.

 

«Contradiction». Régulièrement renforcé par de nouveaux arrivants, le gouvernement «resserré» de François Fillon, qui se réunit aujourd’hui pour le Conseil des ministres de rentrée, est d’ores et déjà plus peuplé que ceux qu’avaient conduits Alain Juppé en 1995 ou Dominique de Villepin en 2005 sous les présidences de Jacques Chirac. Le premier comptait 33 membres, le second s’était contenté de 31.

 

Le porte-parole adjoint de l’UMP, Dominique Paillé, s’est efforcé hier de démontrer qu’en dépit des apparences, le gouvernement Fillon était bel et bien «resserré» : «L’engagement de Nicolas Sarkozy portait sur le nombre de ministres pleins. Il ne devait pas y en avoir plus de 20. Nous sommes à 18…» Il a souligné que les secrétaires d’Etat sont tous «délégués» auprès d’un ministre plein ou du Premier ministre et qu’ils n’ont donc pas d’administration propre. Il n’empêche : au moment où l’exécutif s’apprête à défendre une réforme de l’organisation territoriale qui supprime plusieurs milliers d’élus, l’inflation ministérielle fait mauvais effet. «Il y a là, c’est vrai, comme une contradiction», reconnaît un dirigeant UMP.

 

Dans l’entourage de Nicolas Sarkozy, on ne se donne même plus la peine de raconter que l’objectif serait de donner au pays un exécutif plus efficace. Il s’agit avant tout de «trouver quelque chose» à Frédéric Lefebvre, éjecté de son siège de député suppléant des Hauts-de-Seine après le retour de son titulaire André Santini, lui-même sorti du gouvernement en juin. Puisqu’on a promis de «ne pas le laisser tomber», Frédéric Lefebvre peut espérer un secrétariat d’Etat. Lequel ? La question n’est pas tranchée. Mais l’intéressé fait savoir, à toutes fins utiles que ses «centres d’intérêt» sont «la culture et la communication, ainsi que l’économie». L’hypothèse d’un rattachement à Bercy tient la corde. Lefebvre pourrait se voir confier la Consommation.

 

Maroquin. Par la même occasion, le chef de l’Etat pourrait aussi offrir un maroquin - celui de la Fonction publique, par exemple - au radical de gauche Paul Giacobbi, député et président du conseil général de Haute-Corse. Cela permettrait de donner un minimum de consistance à l’engagement pris de «poursuivre l’ouverture» tout en offrant à l’UMP un allié de poids pour les élections territoriales prévues dans l’île en mars 2010.

Libération

lundi 24 août 2009

CES MINISTRES QUI AIMENT LES GRANDES SURFACES !!

Les figurants lors des visites de ministres :

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NOUVELOBS.COM | 21.08.2009 | 10:02

Les commentaires de la presse, jeudi 20 août, sur les figurants présents lors des visites des ministres. 


Luc Chatel en visite à Intermarché : le ministre se défend
par rue89

LA CHARENTE LIBRE
(Jacques Guyon)

"(...)Du coup, ces mauvais esprits de journalistes n'ont pu s'empêcher d'évoquer quelques précédents: Nadine Morano dans une situation assez semblable l'an dernier, les intermittents engagés par la Ligue contre la violence routière pour écouter un discours de Sarkozy il y a trois ans, ou encore Olivier Stirn, ministre de Rocard, viré après qu'on ait découvert qu'il avait payé des figurants pour un colloque. Libération a consacré hier un article à cette affaire, regrettant que le ministère n'ait pas répondu à ses interrogations...Hier, la direction du supermarché est venue fort opportunément mettre fin à de telles vilenies. Elle explique que c'est elle seule, et donc 'ni le ministre, ni ses collaborateurs', qui est à l'origine de cette 'initiative d'inviter un certain nombre de salariés' pour faire la claque. Nous voilà soulagés. Et totalement convaincus par l'explication de ce directeur qui, la veille, expliquait pourtant: 'notre ministre n'a pas besoin de publicité'. Parole d'expert."


Nadine Morano en opération de com rondement menée
par rue89


Luc Chatel en visite chez Intermarché : une cliente séduite
envoyé par rue89. - L'info video en direct.

L'ALSACE
(Patrick Fluckiger)

"Luc Chatel, le ministre de l'Éducation, nie catégoriquement avoir demandé la mise en place d'une " claque " chargée d'illustrer sa visite, lundi, dans un supermarché de la région parisienne, où il venait s'enquérir du prix des fournitures scolaires. Il n'empêche : le comité d'accueil existait, et il avait pour but unique de mettre en valeur la visite gouvernementale face aux caméras de télévision. La direction du magasin a pris sur elle l'entière responsabilité de cette initiative " inappropriée ", et affirme que les laudateurs interviewés ce jour-là étaient des salariés de l'enseigne. Soit. Le malaise n'en demeure pas moins, car les couacs dans la communication politique tendent à se généraliser.(...) Mais le terrain ressemble de plus en plus à la scène d'un studio de télévision. C'est l'ère des clips politiques, avec des acteurs professionnels - les ministres - et des figurants même pas toujours rémunérés.(...)"

LA VOIX DU NORD
(Olivier Berger)

"(...)Rien de neuf en politique. On ressent toujours 'de l'éternel azur la sereine ironie'. L'an passé, Nadine Morano, la secrétaire d'État à la Famille, s'était fait pincer lors de la nouvelle allocation de rentrée scolaire (interpellée par un proche d'un député UMP de Marseille). Pour l'avoir constaté à Strasbourg au sommet de l'Otan et à Caen pour la commémoration du Débarquement, il fallait être carté UMP pour obtenir un laissez-passer permettant d'approcher Barack Obama et Nicolas Sarkozy. Rassurez-vous, la claque organisée n'est pas un phénomène de droite. En 1990, Olivier Stirn, ministre du gouvernement Rocard, avait dû démissionner pour avoir rémunéré des figurants lors d'un colloque.(...)"

Nouvel Obs'

jeudi 13 août 2009

QUAND LA PARITÉ AU GOUVERNEMENT COULAIT DE SOURCE POUR SARKOZY !!

Gouvernement : parité et effectifs restreints, promesses non tenues :

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« Je constituerai un gouvernement de quinze ministres et pas un de plus… Bien sûr, avec la parité hommes-femmes.» Nicolas Sarkozy le 25 avril 2007, dans l’émission Face à la Une, présentée par Patrick Poivre d’Arvor et François Bachy (TF1).

Intox.

A quelques jours du micro-ajustement gouvernemental qui devrait consacrer l’arrivée de «deux ou trois secrétaires d’Etat», selon les termes du secrétaire général de l’Elysée Claude Guéant, il est bon de rappeler Nicolas Sarkozy à ses promesses de campagne. Il y a un peu plus de deux ans, le chef de l’Etat n’était alors que candidat et s’engageait à constituer «un gouvernement de 15 ministres et pas un de plus», qui plus est «paritaire». Cet engagement solennel était formulé à maintes reprises, et notamment face à Patrick Poivre d’Arvor, alors journaliste vedette de TF1, et François Bachy, chef du service politique de la même maison. Pour l’émission Face à la Une et à travers le tube cathodique, Nicolas Sarkozy s’adressait en même temps à 9,9 millions de téléspectateurs (40,8 % de part d’audience selon Médiamétrie) ce 25 avril 2007. Autant de votants potentiels qui ne resteraient sûrement pas insensibles à cette promesse, inscrite jusque dans le projet «Ensemble tout devient possible», au chapitre 1 intitulé «Mettre fin à l’impuissance publique» et qui stipulait : «Si je suis élu, mon gouvernement sera limité à 15 ministres pour être plus efficace.»

Désintox.

Que reste-t-il des mois d’avril ? Pas grand-chose hélas. Au début, le candidat promu Président se montre bon élève. A Fillon I, mis en place le 18 mai 2007, le «resserrement» : pas plus de quatre secrétaires d’Etat et un haut-commissaire se joignent à 15 maroquins. Niveau parité ministérielle, le compte y est presque : huit hommes, sept femmes. Si l’on y ajoute les quatre secrétaires et le haut-commissaire, tous des hommes, on tombe sur un dosage à 37 % féminin. Sans compter François Fillon à la tête du groupe. Peut mieux faire, donc.

Le 19 juin, au lendemain des législatives, les choses ne s’arrangent pas. Il y a toujours 15 ministres mais déjà 15 secrétaires d’Etat et toujours un haut-commissaire. On passe donc d’un gouvernement à 20 à une équipe de 31 portefeuilles. Niveau parité, le fossé se creuse : 11 femmes font face à 20 hommes. On passe presque du simple au double.

Mais la grande marche arrière de Nicolas Sarkozy ne s’arrête pas là. Bernard Laporte viendra notamment gonfler les effectifs masculins fin 2007, avant Patrick Devedjian comme ministre de la Relance en décembre 2008. Le 18 mars 2008, un nouveau remaniement fait suite à l’échec de la majorité aux élections municipales et consacre l’arrivée de six nouveaux secrétaires d’Etat.

Finalement, le 23 juin, au lendemain des élections européennes, l’énième gouvernement Fillon mis en place affiche 38 membres dont 13 femmes et 25 hommes. Oubliée, la parité dans les effectifs : il y a quatre femmes parmi les 18 ministres, et neuf parmi les 20 secrétaires d’Etat et le haut-commissaire, soit une proportion féminine globale qui tombe à 34 %. Envolée, aussi, la rigueur au nom de l’efficacité. L’équipe n’est pas de 15, ni de 20 mais de 38. Elle passera sûrement la barre des 40 avec l’attendu «microajustement».

Libération

vendredi 31 juillet 2009

REDÉCOUPAGE ÉLECTORAL : POURQUOI SE GÊNER ??

Redécoupage électoral : le PS va saisir les sages :

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NOUVELOBS.COM | 31.07.2009 | 10:03

Le Parti socialiste annonce qu'il va utiliser "toutes les voies de recours possible" pour contester le redécoupage électoral, qu'il estime "partial" et "partisan" et qui devrait rendre "l'alternance plus difficile dans notre pays".

Le Parti socialiste a annoncé, mercredi 29 juillet, qu'il allait utiliser "toutes les voies de recours" pour contester le redécoupage de la carte des circonscriptions législatives présenté mercredi en Conseil des ministres, à commencer par un recours contentieux devant le Conseil d'Etat.
Le Parti socialiste "va utiliser toutes les voies de recours pour contester" ce redécoupage "partial" et "partisan", et "va dans un premier temps déposer un recours contentieux devant le Conseil d'Etat", annonce dans un communiqué Christophe Borgel, secrétaire national du PS en charge des élections. Selon lui, la nouvelle carte électorale rendra "l'alternance plus difficile dans notre pays". Un avis partagé par la socialiste Aurélie Filippetti, dont la circonscription de Moselle fait partie des 33 supprimées.
Le porte-parole du gouvernement Luc Chatel rétorque que le découpage de 1986 avait déjà suscité les foudres de la gauche. Ce qui n'a "pas empêché quatre alternances depuis".

30 sièges en plus pour l'UMP

Le secrétaire d'Etat à l'Intérieur, Alain Marleix a présenté ce mercredi, le projet de redécoupage des 577 circonscriptions électorales, le premier depuis 1986. La nouvelle carte électorale est destinée à entrer en vigueur aux prochaines élections législatives. Le découpage sera présenté sous forme d'ordonnances, qui feront l'objet d'un débat de ratification express début octobre au Parlement.
Le porte-parole du PS, Benoît Hamon a affirmé que ce projet permettrait à l'UMP d'"empocher 30 sièges de plus à l'Assemblée nationale, "sur la base des résultats de 2007". Sur les 33 circonscriptions supprimées, 18 sont détenues par un député de gauche et 15 par un député de droite. Mais, Alain Marleix tempère. Selon lui, l'opposition tirerait profit de la création de nouveaux sièges.

Un député pour 125.000 habitants

Le dernier découpage électoral opéré par Charles Pasqua et remontant à il y a plus de 20 ans, avait suscité de nombreuses critiques. Pour cette nouvelle carte, le nombre de global de députés est maintenu à 577. La population française étant passée de 55 à 64 millions d'habitants, il n'y aura plus qu'un député pour 125.000 électeurs, contre un pour 108.000 actuellement. Trente-trois circonscriptions seront supprimées. Elles seront compensées par la création de 22 dans seize départements et trois collectivités d'outre-mer (Polynésie, Saint-Martin/Saint-Barthélémy, Mayotte), et 11 pour représenter les Français de l'étranger, qui, jusqu'à présent, n'en avaient pas.
"Notre but est de réduire les disparités et les écarts entre les différentes circonscriptions", a expliqué Alain Marleix à l'AFP. "Actuellement il y a un rapport allant jusqu'à 1 à 7: 35.000 habitants dans la 2ème de Lozère et 220.000 dans la 6ème du Var".

"Opacité"

Benoît Hamon estime que "pour que nous puissions envisager demain avoir une majorité de sièges à l'Assemblée nationale, il faudrait que nous réunissions 51,3% des suffrages exprimés dans une élection législative". Benoît Hamon a en outre, souligné que son parti avait été "prêt à travailler" sur le sujet mais que "commission indépendante a refusé de recevoir le PS", jugeant que "ce travail-là s'est fait dans la plus totale opacité".
"Aujourd'hui nous sommes confrontés à un choix, une tentative du gouvernement de faire passer une réforme de la carte électorale qui lui assure une majorité durable sauf à ce que la gauche réussisse à réunir 51,3% minimum des suffrages exprimés", a-t-il ajouté. "Le PS raconte de gros mensonges", rétorque Alain Marleix. "Les autres partis ne sont d'ailleurs pas sur la même ligne". Pour le géographe Frédéric Salmon, auteur d'atlas électoraux, ces chiffres sont "extrêmement difficiles à vérifier pour le moment".
A part le Tarn, il n'y a pas de cas ouvertement défavorable à la gauche, estime-t-il. A contrario, dans l'Hérault, une circonscription en étoile a été créée à Montpellier, "visiblement réservée à la gauche".
Il pointe quelques curiosités, comme des circonscriptions éclatées en plusieurs morceaux (6ème du Finistère, 8ème du Pas-de-Calais).

Tentative de mainmise sur Paris

Le PS s'est particulièrement indigné du projet à Paris, où trois des 21 sièges vont être supprimés. Le maire Bertrand Delanoë a accusé le gouvernement de tentative de mainmise sur Paris, à travers un "charcutage" électoral". "Ca ne trompe personne", avait-il dit, promettant de se battre "bec et ongles".
Par ailleurs, deux départements de moins de 125.000 habitants et qui étaient représentés jusqu'à présent par deux députés vont perdre chacun un élu: la Lozère (70.000 habitants) et la Creuse (122.000 habitants). Le Conseil constitutionnel a en effet censuré la règle d'un minimum de deux députés par département, que le gouvernement voulait initialement maintenir.

"Pas très bons en calcul"

Réagissant aux propos de Benoît Hamon, le ministre de la Relance Patrick Devedjian, a affirmé sur Europe 1 que les socialistes n'étaient "pas très bons en calcul" et "pas très bons non plus dans les élections".
Le ministre a réfuté l'argument du PS selon lequel ce redécoupage obligerait la gauche à faire plus de 51,3% pour avoir une majorité à l'assemblée nationale.
Le redécoupage était une "obligation constitutionnelle" et "on était plutôt en retard de ce point de vue là. Donc ça a été fait", a-t-il souligné.
"Et ensuite, les règles qui ont été posées pour procéder à ce redécoupage ont été validées par le Conseil d'Etat qui a donc considéré que c'était équitable", a jugé le président du Conseil général des Hauts-de-Seine.

Nouvel Obs'




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