vendredi 30 octobre 2009
QUELLE BELLE PRÉSIDENCE DE L'UE FUT CELLE DE LA FRANCE !!
Bataille autour des dépenses de la France à la tête de l'UE :

NOUVELOBS.COM | 30.10.2009 | 17:27
Le
coût de quelque 175 millions d'euros de la présidence française de l'UE
au second semestre 2008 a déclenché les foudres de l'opposition. Le
gouvernement défend une économie de 10 millions réalisée par rapport à
l'enveloppe envisagée.
Le
coût de quelque 175 millions d'euros de la présidence française de l'UE
au second semestre 2008 a déclenché, mercredi 28 octobre, les foudres
de l'opposition, dénonçant des dépenses "insupportables" en temps de
crise, tandis que le gouvernement l'a défendu en le comparant à celui
de la présidence allemande.
La présidence française de l'UE a fait l'objet d'un rapport de la Cour
des comptes à la demande de la commission des Finances du Sénat
présidée par le centriste Jean Arthuis.
En le présentant la semaine dernière, Jean Arthuis
avait relevé que cette présidence avait un "coût élevé" comparé au coût
moyen des autres présidences estimé "autour de 70 millions d'euros", en
soulignant toutefois qu'elle restait "dans le même ordre de prix que
celle des grands pays", comme l'Allemagne en 2007 (180 millions).
"On n'a pas à rougir"
Face aux critiques, le gouvernement a défendu une économie de 10
millions réalisée par rapport à l'enveloppe envisagée. "On n'a pas à
(en) rougir", a plaidé Eric Woerth, en préférant retenir le chiffre de
151 millions d'euros qui ne tient pas compte des dépenses
externalisées. Il l'a comparé au coût de la présidence allemande de
2007.
Au final, a-t-il dit, cela a représenté "2,40 euros par Français".
Trop cher pour Pierre Moscovici (PS) pour qui "un million d'euros par
jour, cela n'a pas grand sens". "Cette présidence s'annonçait comme un
Sarkoshow. C'est ce qui s'est passé", a-t-il dit.
Le sommet de l'UPM particulièrement visé
Mais plus que cette ardoise globale (175 MEUR dont 20 à 25 MEUR de
dépenses externalisées, selon la Cour des comptes), c'est le sommet de
Paris pour l'Union pour la Méditerranée du 13 juillet 2008 qui a fait
sortir mardi de ses gonds le député apparenté socialiste René Dosière,
qui s'est fait une spécialité d'éplucher les dépenses de l'Elysée.
Il a tonné ainsi contre "un dîner des chefs d'Etat pour un coût de 1.010.256 euros, soit 5.050 euros par personne", et "l'installation -pour 4 heures !- d'une douche à l'usage du président, pour un prix de 245.572 euros".
"Alors que tous les Français doivent se serrer la ceinture, apprendre
que le chef de l'Etat organise, avec l'argent des Français, un repas
qui coûte 5 fois le Smic par personne, c'est inimaginable et
intolérable", s'était-il indigné, tandis que la gauche lui a emboîté le
pas mercredi.
Plusieurs élus de droite se sont émus également. Jérôme Chartier (UMP)
a estimé que "l'exemple doit venir tant de l'exécutif que du
Parlement". "C'est révoltant", s'est insurgé Nicolas Dupont-Aignan
(Debout la République). "En période de crise, on doit faire attention
aux dépenses", a conseillé Maurice Leroy (Nouveau Centre).
Des frais pour "rapprocher l'UE des Français"
"A titre comparatif, la présidence française de l'UE a mobilisé des
ressources budgétaires inférieures à celles de la dernière présidence
allemande de 2007, par exemple", a-t-il ajouté.
La présidence française a voulu "rapprocher l'Union européenne des
Français", ce qui a conduit à l'organisation partout en France de réunions, et souhaitait aussi ne négliger aucun sujet, a précisé le porte-parole.
Les crises - Georgie-Russie, crise financière internationale - se sont
traduites "par un nombre accru de réunions" non initialement prévues, a
poursuivi Bernard Valero.
"Des dépenses incroyables, insupportables"
Plus tôt dans la journée, le député apparenté socialiste René Dosière s'est indigné des révélations du rapport, dénonçant des "dépenses incroyables, insupportables et inacceptables".
L'UMP est également passé à l'offensive. Le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre a fustigé la "malhonnêteté intellectuelle" et les "mensonges"
du député apparenté socialiste René Dosière qui s'était indigné du coût
de la présidence française de l'Union européenne, au second semestre
2008.
"Il faut distinguer le rapport de la Cour des comptes (invoqué par le
député, NDLR) de l'exercice de malhonnêteté intellectuelle auquel se
livre René Dosière", a déclaré Frédéric Lefebvre dans un communiqué.
Un "budget inférieur à celui de l'Allemagne"
"Rappelons ce que souligne la Cour de comptes : ce budget global est comparable à celui de la présidence allemande; il est même inférieur", a répliqué le porte-parole de l'UMP.
Le coût du sommet de Paris pour l'Union de la Méditerranée "décidé à la
dernière minute (...) souligne le manque d'un centre de conférences
international en France, qui oblige à mettre en place des structures
importantes et coûteuses", concède-t-il.
"Mais l'exploitation politicienne qu'essaie d'en faire René Dosière en
alignant des mensonges est scandaleuse", enchaîne Frédéric Lefebvre.
"Aucun repas n'a coûté plus de 5 000 euros par personne ; c'est en
globalisant le coût d'aménagement du lieu qui a servi au Sommet, que
René Dosière arrive à cette somme", affirme-t-il.
Selon lui aussi, le coût de la douche résulte d'un "amalgame grossier",
celui-ci correspondant "à l'aménagement de 8 salons avec cabinet de
toilettes pour les chefs d'Etat".
"Une fois de plus, Nicolas Sarkozy est l'objet d'attaques indignes,
avec des informations non vérifiées qui sont assénées aux Français, et
largement diffusées", a protesté le porte-parole de l'UMP qui parle
d'une "stratégie" de calomnie.
1,5 fois le budget annuel de l'Elysée dépensé en 6 mois
René Dosière avait lui-même décidé au mois de juillet de jouer la
transparence en publiant sur son blog la façon dont il dépense chaque
mois ses quelque 6.000 euros de frais parlementaires.
"Que (Nicolas Sarkozy) cesse de berner les Français avec des
(prétendues) économies à l'Elysée, quand en six mois de présidence
européenne, il a dépensé 1,5 fois le budget annuel de l'Elysée", a-t-il
conclu.
Le président de la commission des Finances du Sénat, Jean Arthuis,
avait évoqué il y a huit jours "ce manque de transparence", en
expliquant qu'il venait "du fait que beaucoup d'événements ont été
montés au dernier moment". Certains "ont entraîné des dépenses importantes", comme l'organisation du sommet de l'Union pour la Méditerranée à Paris, avait-il ajouté.
Sur les 500 manifestations organisées lors de la présidence française
de l'UE, "toutes n'étaient pas indispensables" et "leur nombre n'a pas
contribué au succès de la France, qui se juge sur deux ou trois
événements, comme la gestion de la crise ou de la guerre en Géorgie",
avait estimé le sénateur centriste.
Il avait mis au crédit du gouvernement une "organisation globale mieux
coordonnée que dans le passé", avec notamment la création du
secrétariat général de la présidence française de l'UE.
samedi 17 octobre 2009
AFFAIRE SARKOZY JR : ÉBRANLEMENT DE LA RÉPUBLIQUE HEURE APRÈS HEURE !!
Les événements se succèdent dans l'affaire "Sarkozy Junior", moment clé de la présidence :

Quand Sarkozy voulait une "démocratie irréprochable"
NOUVELOBS.COM | 13.10.2009 | 18:01C'était le 14 janvier 2007. Nicolas Sarkozy, alors secrétaire général de l'UMP, est investi officiellement comme le candidat UMP à l'élection présidentielle, lors du Congrès de son parti au Parc des Expositions à Paris. Que reste-t-il aujourd'hui de ces voeux pieux alors qu'il défend la candidature de son fils Jean à la tête de l'Etablissement public de la Défense (Epad) ?
Lycée : Sarkozy vante "la fin des privilèges"
NOUVELOBS.COM | 13.10.2009 | 17:04 En pleine polémique sur la candidature de son fils Jean Sarkozy à la tête de l'Etablissement public de la Défense, le chef de l'Etat s'est risqué, en présentant sa réforme du lycée, à cette remarque historique qui ne pouvait pas passer inaperçue.
La presse mondiale relaie l'affaire du "Petit prince" Jean Sarkozy
NOUVELOBS.COM | 13.10.2009 | 20:04 "Désormais, tout le monde en France parle réellement de l'emploi des jeunes", ironisent les journalistes du monde entier qui s'étonnent de la carrière "météorique" du "jeune blondinet présentant bien".
Jean Sarkozy à La Défense: "L'Elysée à la manoeuvre dès le 15 juillet"
NOUVELOBS.COM | 13.10.2009 | 20:04 L'opposition s'interroge sur les conditions dans lesquelles le maire de Meudon, Hervé Marseille, a cédé son siège au conseil d'administration de l'Etablissement public de La Défense. Depuis, il a été nommé au Conseil économique et social. Hervé Marseille se défend d'avoir été "acheté".
Jean Sarkozy pas assez diplômé pour devenir assistant à l'Epad
NOUVELOBS.COM | 14.10.2009 | 16:15 Dans une offre d'emploi, l'Etablissement public d'aménagement de La Défense exige un bac+4 pour toute candidature au poste d'"assistant du responsable des Marchés Publics". Jean Sarkozy, lui, est en deuxième année de droit.
Pétition contre la nomination de Jean Sarkozy à l'EPAD
samedi 12 septembre 2009
LE MENSONGE COMME ULTIME ARME POUR HORTEFEUX !!
Pourquoi la défense d'Hortefeux ne tient pas :

NOUVELOBS.COM | 12.09.2009 | 12:02
Accusé
de dérapage, le ministre de l'Intérieur a pris à plusieurs reprises la
parole pour expliquer en quoi ses propos n'avaient rien de raciste.
Problème: ce qui figure sur la vidéo lui donne tort.
Accusé
de dérapage, le ministre de l'Intérieur a pris à plusieurs reprises la
parole pour expliquer en quoi ses propos n'avaient rien de raciste.
Problème: ce qui est visible sur la vidéo lui donne tort.
- L'entourage du ministre affirme que celui-ci "fait référence au
nombre de clichés déjà pris avec des Auvergnats", après qu'il eut été
"assailli" de demandes de la part de ces derniers pour poser avec eux.
Faux. Sur la vidéo, on peut entendre que la
conversation ne porte plus sur les Auvergnats mais bien sur l'origine
du militant. Ainsi, un participant parle de l'intégration, un autre
affirme qu'il (le militant) parle arabe. Enfin, juste avant que Brice
Hortefeux ne prononce sa fameuse phrase ("Il en faut toujours un. Quand
il y en a un ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des
problèmes. Allez, bon courage…"), on entend une femme dire "c'est notre
petit arabe".
Il n'est donc plus du tout question des Auvergnats ici.
- La majorité dénonce une "campagne de dénigrement " qui prouverait,
selon Xavier Bertrand, "que la gauche est prête à tout pour nous nuire".
Faux. Lemonde.fr a publié la vidéo, a interrogé le
jeune militant, a appelé le ministère de l'Intérieur. En bref,
Lemonde.fr a fait un travail journalistique. La gauche n'a
instrumentalisé personne, elle n'a fait que réagir aux propos du
ministre.
- Mise à jour vendredi 18h16 : Public Sénat a
diffusé ses propres images. Il s'agit bien des mêmes que celles
diffusées par lemonde.fr. Il n'y a eu aucun montage, contrairement à ce
que laissait entendre le jeune militant Amine Benalia-Brouch, qui a
déclaré au quotidien Sud-Ouest: "Il y a une légère coupure dans la
vidéo qui a été très bien faite".
Christophe Gueugneau
jeudi 10 septembre 2009
QUAND L'UMP S'ARRANGE AVEC LA RÉALITÉ SUR LE FORFAIT HOSPITALIER !!
Le gouvernement biaise sur le forfait hospitalier :
DESINTOX
Face aux critiques concernant le projet d'une hausse du forfait, la majorité tente de se défendre... non sans une certaine mauvaise foi.
CEDRIC MATHIOT
Intox
Dimanche dernier, le Journal du dimanche a lancé le débat en révélant un projet d’augmentation de 16 à 20 euros du forfait hospitalier, qui correspond à une prise en charge partielle des frais d’hébergement et de restauration des malades. Depuis, le gouvernement essaye de déminer les critiques. Dimanche sur Europe 1, Eric Woerth, ministre du Budget, a renvoyé les socialistes dans leur camp, affirmant : «C’est le PS qui a créé le forfait hospitalier en 1983. Et c’est le PS qui a le plus augmenté le forfait hospitalier. Il l’a augmenté sept fois, dont une fois de 38 %. Donc, qu’ils ne nous donnent pas de leçon.» Argument repris par Jean François Copé sur France Inter mercredi, avec une variante : «c'est le PS qui a crée le forfait hospitalier, et qui l'a augmenté, je crois, 38 fois».
Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, a tenté elle une autre stratégie de défense, rejetant la responsabilité de la piste d'une hausse du forfait aux partenaires sociaux. Dimanche, sur France 5, elle affirmait : «Le JDD a repris un certain nombre de préconisations de l’assurance maladie qui étaient sans doute passées inaperçues dans la torpeur de l’été parce qu’elles datent du mois de juillet».
Desintox
Commençons par Eric Woerth. C’est bien le PS qui a créé, en 1983, le forfait hospitalier, qui s’élevait alors à 20 francs, soit trois euros. En revanche, Woerth a la mémoire un peu sélective lorsqu’il assure que c’est le PS qui a le plus augmenté le forfait depuis. Car droite et gauche ont mené, sur le sujet, une politique similaire, faite de hausses régulières, entrecoupées de quelques pauses et flambées ponctuelles. Entre 1983 et 1986, la gauche renchérit le forfait d’un franc par an. A partir de 1987, la droite, puis la gauche (à partir de 1989) le font croître de 2 francs par an. En 1991, avec la gauche, le forfait connaît sa première forte hausse, passant de 33 à 50 francs. La droite le fait ensuite progresser en moyenne de 5 francs par an entre 1993 et 1996. C’est sous le gouvernement Jospin qu’il connaît sa plus longue stabilité demeurant à 10,67 euros pendant cinq ans. En 2004, la droite l’augmente à 13 euros. Depuis, il a grimpé d’un euro par an entre 2005 et 2007, jusqu’à 16 euros. Montant inchangé depuis. Au total, la droite a fait croître le forfait hospitalier à huit reprises, le PS à sept reprises. La présentation de Woerth est au moins partiale… Copé, quant à lui, est totalement à côté de la plaque. L'affirmation selon laquelle le PS a augmenté 38 fois le forfait hospitalier est certes spectaculaire, mais tout à fait fantaisiste. Le chef des députés UMP (mauvaise lecture des fiches?) a probablement confondu le montant de la plus forte hausse du forfait sous les socialistes (quelque 38% en 1991) avec le nombre de hausses du forfait sous les socialistes.
Enfin, l'affirmation de Roselyne Bachelot est, elle, carrément mensongère. La hausse du forfait à 20 euros n’est pas une préconisation des partenaires sociaux de l’assurance maladie qui serait, selon la ministre de la santé, «passée inaperçue dans la torpeur de l’été». «L’augmentation du forfait ne figure absolument pas parmi les propositions remises au gouvernement en juillet par les conseils des caisses d’assurance maladie», a rectifié Michel Régereau, président (CFDT) du conseil d’administration de la CNAM. De fait, l’assurance maladie a bien rendu publiques, en juillet, 24 propositions pour 2010. Le forfait hospitalier n’y est nulle part mentionné.
dimanche 6 septembre 2009
L'AFFAIRE DU BIDONNAGE DE LA VISITE DE SARKOZY A FAURECIA !!
Reportage diffusé samedi 5 septembre sur la RTBF (télévision belge), mettant en cause les pratiques du président français, lors de sa visite à l'usine Faurecia dans l'Orne, réalisée jeudi 3 septembre :
Nous vous conseillons de copier cette vidéo au plus vite, grâce aux logiciels gratuits disponibles sur Internet, avant que celle-ci ne soit censurée sur les sites de partages.
dimanche 30 août 2009
NOTRE SURSIS N'AURA DURE QUE QUELQUES SEMAINES !!
Sarkozy n'a pas changé !

Juan - blogueur associé | Dimanche 30 Août 2009 à 07:01
121ème semaine de Sarkofrance. Petite semaine de travail pour le Président, rentré dès jeudi au Cap Nègre. Le temps de "régler" en quelques coups de menton le problème des bonus, du grand emprunt et de parler politique étrangère.
Le président était de retour, cette semaine, pour deux petits jours de travail et de discours. Jeudi, il était déjà reparti au Cap Nègre pour 4 jours de week-end supplémentaire. Lors du premier conseil des ministres de cette rentrée, mardi matin, Nicolas Sarkozy a demandé à ses ministres d'afficher leur détermination. Lutte contre la crise et poursuite des "réformes" sont les deux mots d'ordre du moment. Face à la crise, Sarkozy ne lutte pas, il communique. Quant aux réformes, elles sont motivées par l'intérêt particulier du Monarque: sa réélection de 2012. Sarkozy est à mi-mandat. L'échéance s'approche. Et le spectacle, imprévu, d'une opposition partiellement requinquée au sortir de l'été, démontre que rien n'est gagné d'avance.
L'imposture bancaire
Premier acte, tacler les banques. On en viendrait à plaindre les dirigeants de BNP-Paribas. Héros involontaires de l'actualité estivale, ils ont repris leurs habits de bouc-émissaires pour une séance de sermons à l'Elysée mardi. Depuis un an, la Sarkofrance a choisi cette diversion. Depuis un an, les progrès ont été maigres, et toujours obtenus sous la contrainte d'une polémique passagère. Cette fois-ci, Sarkozy crie victoire, négligeant de préciser qu'il a pompé ses idées sur les recommandations de l'autorité boursière britannique publiées voici 15 jours : étalement du versement des bonus sur 3 ans, annulation des bonus en cas de pertes ultérieures dans la période, contrôle des 100 plus fortes rémunérations par un mandataire (en l'occurrence, Michel Camdessus, ancien patron du FMI). Au G20, Sarkozy promet même de parler taxation internationale et plafonnement. Un vrai toilettage qui peut même s'avérer dangereux: : les traders resteront motivés à prendre des risques de plus en plus grands pour assurer le versement complet du solde de bonus de l'année précédente. Les banques s'en tirent bien.
L'imposture médiatico-bancaire continue. Sarkozy, comme les dirigeants du G20, est pris en tenaille entre deux impératifs contradictoires: faire patienter son opinion publique, outrée par les excès de quelques-uns, et préserver la "compétitivité" de notre place boursière. Le Monarque est contraint de sur-jouer sa détermination et les progrès accomplis plutôt que d'avouer son impuissance évidente. Il aurait pu saisir son docile gouvernement, faire voter une loi par le Parlement contre cette insécurité boursière persistante... Que nenni !
Grand Emprunt, fausse démocratie
Mercredi,
Nicolas Sarkozy installait la fameuse commission chargée de définir, en
deux mois, aux priorités du futur "Grand Emprunt". Cette affaire est un
déni de démocratie. Une commission d'experts, sans aucun élu à
l'exception des deux coprésidents Rocard et Juppé, va réfléchir et
proposer d'engager l'argent des contribuables sur des sommes qu'on
imagine faramineuses, puis le Monarque disposera. Quelle est la
perméabilité aux lobbies de ces 20 experts ? Les finances publiques
vont mal. Curieusement, Nicolas Sarkozy ne fixe aucune limite au
montant de l'emprunt national: il "dépendra des besoins que vous allez
identifier et de la capacité d'endettement que nous aurons". La
commission Juppé-Rocard a deux mois pour livrer ses conclusions, deux
mois pour établir la plus belle liste de Noël que la France ait connu
depuis la Libération ! Cette démarche fusille deux ans de communication
gouvernementale sur la réduction des dépenses publiques, déjà mise à
mal par le "plan de relance" de novembre 2008.
L'obstination
sarkozyenne à maintenir en l'état ses cadeaux fiscaux de l'été 2007,
comme la défiscalisation des heures supplémentaires, l'abaissement du
bouclier fiscal, ou les larges exonérations de droits de succession, et
la crise ont eu raison des ambitions de rigueur budgétaire. En 2009, la
dette publique française devrait dépasser les 1 400 milliards, et le
déficit budgétaire les 130 milliards, un triplement en l'espace de 12
mois.
Mais ne changeons rien ! Jeudi, le quotidien La Tribune révélait que la droite avait renoncé à toiletter les niches fiscales cette année.
Cet été, deux députés UMP, Pierre Méhaignerie et Gilles Carrez avaient
avancé l'idée de remettre à plat les niches fiscales. L'annonce était
opportunément tombée en pleine polémique sur les bonus provisionnés de
BNP Paribas et l'annonce du triplement du déficit budgétaire. L'habile
contre-feu a donc rapidement fait long feu. "Avec le débat sur la taxe
carbone, il fallait éviter de prêter le flanc à la critique d'une
droite alourdissant la fiscalité" a justifié Pierre Méhaignerie... La
fiscalité risque effectivement de s'alourdir pour les ménages français.
Christine Lagarde a recommandé de fixer à 15 euros la tonne le montant
de la taxe carbone, soit une petite augmentation de 4 centimes par
litre d'essence. Une décision qui ne sert à rien la cause environnementale et pèsera quand même sur le budget des ménages...
Plus
tristement, le chômage est reparti à la hausse en juillet. Le nombre
total de demandeurs d'emplois s'élève à 3.668.100, en progression de
25% sur un an, et de 33 000 sur le seul mois de juillet. Christine
Lagarde promet la publication de treize fiches pratiques
pour aider les chômeurs dans leurs démarches. Et Laurent Wauquiez, son
secrétaire d'Etat à l'Emploi, sort 1,6 milliards d'euros de budget
supplémentaire pour financer de nouvelles exonérations de charges
sociales (pour les TPE), et d'autres autres mesures d'aide. Il a promis
également de relever à 1000 heures par an le plafond autorisé de chômage partiel dès septembre.
Laisser l'inactivité dans les entreprises est la nouvelle recette du
gouvernement. Les agents du pôle emploi redoutent l'engorgement. Moins
de 2000 renforts arrivent dans leurs agences, quand les nouveaux
recalés de l'emploi se chiffrent en centaines de milliers. La fusion
ANPE-ASSEDIC, très certainement une bonne mesure en soi, a été réalisée
dans la précipitation en janvier dernier.
Le discours aux ambassadeurs
Mercredi
après midi, avant de repartir en week-end, Nicolas Sarkozy recevait les
ambassadeurs français, pour son traditionnel discours de politique
étrangère : Iran, crise mondiale, réchauffement climatique, les
grands sujets du moments ont tous été évoqués. Sarkozy a surtout donné
des leçons de moralité et de responsabilité tous azimuts. A ses
homologues du G20, il pose un ultimatum: reprenant à nouveau à son
compte, sans le dire, les propositions anglaises d'étalement des bonus
sur trois ans, il toilette un système vicié et crie à l'exemplarité
française. Plus tard, il traite les dirigeants iraniens de menteurs,
quelques jours après avoir évité une catastrophe humanitaire avec la
détention de Clotilde Reiss. La violence de certains mots frise
l'irresponsabilité diplomatique. Barack Obama a choisit de prendre à
revers le régime iranien, en lui tendant la main. Sarkozy n'a rien
compris, et joue au taurillon. Qui a oublié ses embrassades à
répétition avec tous les dictateurs "utiles" de la planète ? La
"real-politik" est un fait. Il n'est pas question de se fâcher avec
tout le monde, juste de tenir un peu son rang et la crédibilité
française sur la scène internationale. Quelle légitimité Sarkozy a-t-il
encore à fustiger l'Iran, à crier à la guerre contre "la barbarie" en
Afghanistan quand il embrasse aussi facilement la Chine ou la Syrie ?
Comble
du narcissisme, il réécrit aussi complètement l'histoire et s'érige en
sauveur du monde: la crise aurait démarré à cause des excès de la
finance mondiale ? C'est faux; en France, comme ailleurs, la situation
de l'emploi a commencé à se dégrader dès avril 2008, avec la chute du
marché de l'intérim et l'envolée des prix de l'énergie depuis 2001
devait bloquer tout ou tard la croissance mondiale. Grâce à Sarkozy,
les dirigeants du monde se seraient concertés, les paradis fiscaux
auraient disparu, la catastrophe aurait été évité: "dès le 23 septembre
2008, à la tribune des Nations Unies, au nom de l’Europe, j’ai proposé
la tenue d’un sommet des principaux dirigeants mondiaux. Cinq semaines
plus tard, c’était le sommet de Washington ; cinq mois plus tard,
c’était le sommet de Londres ; et fin septembre, ce sera Pittsburgh."
Pourtant, qui a oublié l'attentisme français des premières semaines ?
Le 15 septembre, Sarkozy est resté tétanisé, paralysé tel un lapin les
yeux pris dans les phares d'une voiture en pleine nuit. Qui a oublié
son visage crispé au lendemain de la faillite de Lehman Brothers,
quand, pressé par des journalistes de réagir à l'effondrement en
cascade des bourses du monde, il prétextait "une petite nuit",
tout occupé qu'il était à "faire libérer" deux otages français pour
pouvoir répondre ? Dix longs jours plus tard, la première réaction
sarkozyenne ne fut pas un appel à la concertation. A Toulon, Sarkozy
imita simplement ses collègues étrangers en promettant la garantie de
l'Etat aux banques et épargnants français.
Mercredi devant les
ambassadeurs, Sarkozy a donc fait son one-man-show où il a pu réécrire
l'histoire, exagérer son importance, mettre en scène sa détermination.
La veille, Ted Kennedy est mort. L'Elysée n'a publié aucun communiqué. En revanche, Kadhafi aura l'honneur d'une représentation française pour le 40ème anniversaire de sa dictature en Libye. Les symboles ont la vie dure en Sarkofrance.
Rien n'a changé, tout continue.
Ami Sarkozyste, où es-tu ?
jeudi 27 août 2009
PLUS ON EST DE FOUS ET PLUS ON RIT !!
Le gouvernement Fillon victime d’inflation :

L’exécutif va passer la barre des quarante membres avec de nouvelles nominations.
Par ALAIN AUFFRAY
Nicolas Sarkozy l’avait promis pendant sa campagne présidentielle : avec lui, plus question de distribuer généreusement les maroquins pour récompenser des services rendus ou pour amadouer de futurs partenaires électoraux. La «rupture», c’était aussi ça.
De cette promesse, il ne reste rien. Avec la nomination attendue de nouveaux secrétaires d’Etat - notamment celle du fidèle Frédéric Lefebvre -, le gouvernement passe la barre des 40 membres, ce qui en fait l’un des plus peuplé de la Ve République. Dans son rapport sur la modernisation des institutions, le comité Balladur avait noté qu’avec trente-cinq ministres en moyenne, la France consommait nettement plus de ministres que la plupart des démocraties occidentales.
«Contradiction». Régulièrement renforcé par de nouveaux arrivants, le gouvernement «resserré» de François Fillon, qui se réunit aujourd’hui pour le Conseil des ministres de rentrée, est d’ores et déjà plus peuplé que ceux qu’avaient conduits Alain Juppé en 1995 ou Dominique de Villepin en 2005 sous les présidences de Jacques Chirac. Le premier comptait 33 membres, le second s’était contenté de 31.
Le porte-parole adjoint de l’UMP, Dominique Paillé, s’est efforcé hier de démontrer qu’en dépit des apparences, le gouvernement Fillon était bel et bien «resserré» : «L’engagement de Nicolas Sarkozy portait sur le nombre de ministres pleins. Il ne devait pas y en avoir plus de 20. Nous sommes à 18…» Il a souligné que les secrétaires d’Etat sont tous «délégués» auprès d’un ministre plein ou du Premier ministre et qu’ils n’ont donc pas d’administration propre. Il n’empêche : au moment où l’exécutif s’apprête à défendre une réforme de l’organisation territoriale qui supprime plusieurs milliers d’élus, l’inflation ministérielle fait mauvais effet. «Il y a là, c’est vrai, comme une contradiction», reconnaît un dirigeant UMP.
Dans l’entourage de Nicolas Sarkozy, on ne se donne même plus la peine de raconter que l’objectif serait de donner au pays un exécutif plus efficace. Il s’agit avant tout de «trouver quelque chose» à Frédéric Lefebvre, éjecté de son siège de député suppléant des Hauts-de-Seine après le retour de son titulaire André Santini, lui-même sorti du gouvernement en juin. Puisqu’on a promis de «ne pas le laisser tomber», Frédéric Lefebvre peut espérer un secrétariat d’Etat. Lequel ? La question n’est pas tranchée. Mais l’intéressé fait savoir, à toutes fins utiles que ses «centres d’intérêt» sont «la culture et la communication, ainsi que l’économie». L’hypothèse d’un rattachement à Bercy tient la corde. Lefebvre pourrait se voir confier la Consommation.
Maroquin. Par la même occasion, le chef de l’Etat pourrait aussi offrir un maroquin - celui de la Fonction publique, par exemple - au radical de gauche Paul Giacobbi, député et président du conseil général de Haute-Corse. Cela permettrait de donner un minimum de consistance à l’engagement pris de «poursuivre l’ouverture» tout en offrant à l’UMP un allié de poids pour les élections territoriales prévues dans l’île en mars 2010.
dimanche 26 juillet 2009
SARKOZY N'EST JAMAIS ALLÉ AUSSI BIEN !!
Sarkozy est sorti de l'hôpital du Val-de-Grâce :

Le Président avait été victime d'un malaise alors qu'il faisait un footing à Versailles dimanche. Selon les médecins, il n’y a «aucune cause» ni «conséquence cardiologique» à ce malaise.
Nicolas Sarkozy, victime dimanche d’un malaise, est sorti lundi du Val-de-Grâce pour se rendre à la Lanterne, à Versailles, «un repos relatif de quelques jours» lui ayant été conseillé par les médecins qui, en revanche, ne lui ont prescrit aucun traitement médical.
C’est marchant, main dans la main avec son épouse Carla Bruni-Sarkozy, que le chef de l’Etat, souriant, saluant les badauds et remerciant ses médecins, est sorti peu après 11h dans la cour de l’hôpital militaire du Ve arrondissement. «Aucun traitement médical n’a été prescrit» au chef de l’Etat, «un repos relatif de quelques jours lui a été conseillé», a affirmé l’Elysée dans un communiqué.
Le président de la République a commencé à suivre ces conseils: en sortant de l’hôpital, il ne s’est pas rendu à l’Elysée, mais à la Lanterne, propriété versaillaise de la République, où, selon des journalistes qui ont suivi son cortège, le couple présidentiel est arrivé en milieu de journée.
Le Premier ministre, en déplacement lundi en Bourgogne, s’est réjoui de retrouver le président «en pleine forme», dès «cet après-midi». «Il est en très bonne santé. Tous les examens qui ont été pratiqués montrent qu’il n’y a rien d’anormal. Il a simplement fait un malaise qui est sans doute lié à un effort physique important sous un soleil intense», a assuré François Fillon.
Le chef de l'Etat avait été hospitalisé dimanche, à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce. Il faisait un footing à Versailles, où il passait son week-end à la résidence de la Lanterne, quand il été victime d'un malaise.
L’Elysée assure, par ailleurs, qu’«une coronarographie a été effectuée tôt ce matin». «Il ressort de cette surveillance et de ces examens complémentaires que le malaise n’a aucune cause cardiologique non plus qu’aucune conséquence cardiologique.»
«C'est pas son tempérament de s'économiser. Il a une formule: "parfois les gens (me) reprochent que j'en fasse trop, moi je trouve que je n'en fais pas assez", a commenté le ministre de la Relance, Patrick Devedjian, ce lundi sur RTL. Il s'engage beaucoup. Il est hyperactif, tout le monde le voit.»
Même «aucun traitement médical» ne lui a été prescrit, le Président devra se reposer «quelques jours». Son déplacement au Mont-Saint-Michel, sur le thème de la protection et de la valorisation du patrimoine, initialement prévu mardi a donc été reporté.
Pas de danger ni de traitement
Le malaise vagal (ou syncope vagale) est une brève perte de connaissance due à la suractivité du nerf vague, nerf dont le rôle est de ralentir le rythme cardiaque, selon des sources médicales.
Les syncopes vagales sont particulièrement spectaculaires mais ne présentent pas de danger pour le patient et ne nécessitent pas de traitement spécifique, selon ces sources.
Dans un premier temps, l'Elysée avait publié un communiqué de quatre lignes indiquant : «Alors qu'il faisait du sport, le président de la République a eu aujourd'hui un malaise. Il a été immédiatement pris en charge par son médecin. Il subit actuellement des examens complémentaires. D'autres informations seront communiquées ultérieurement», ajoute le texte.
Examiné début juillet
Le 3 juillet, l'Elysée avait publié un bulletin de santé de Nicolas Sarkozy, indiquant qu'il avait subi des examens cardio-vasculaires et sanguins qui «se sont révélés normaux».
«Comme il s'y était engagé, le Président de la République diffuse le compte-rendu de ses derniers examens médicaux disponibles», avait indiqué l'Elysée sur son site Internet.
Suivait un communiqué laconique de trois lignes: «A la demande de monsieur le Président de la République, plusieurs examens médicaux (cardio-vasculaires et sanguins) lui ont été prescrits. Les résultats de ces différents examens se sont révélés normaux».
Lors de la campagne présidentielle en 2007, Nicolas Sarkozy avait promis de publier régulièrement des bulletins de santé s'il était élu.
dimanche 12 juillet 2009
PRÉSIDENT INAUDIBLE DANS DES SOMMETS INUTILES !!
Sarkozy: communiqué, c'est emballé!

Juan - Blogueur associé | Dimanche 12 Juillet 2009 à 07:01
Quand Nicolas Sarkozy parle du G8, il se veut pédagogue. Un exercice difficile puisque le sommet du G8 fut, concrètement, un échec complet, un exercice de communication qui tourna à la farce. Cette semaine, la 114ème depuis l'élection présidentielle de 2007, Nicolas parle, parle et parle. On l'entend, mais qui l'écoute?
Rocard à la soupe
Lundi, Nicolas Sarkozy a jeté sa
dernière petite bombe dans la marre médiatique: un communiqué de la
Présidence informe que le Monarque nomme Rocard et Juppé pour animer le
spectacle du moment - réfléchir aux priorités du futur emprunt
national. Michel Rocard est tout sourire. Il s'est même permis de
publier une tribune surprenante dans Le Monde
pour dénoncer le silence général de la classe politique sur la
précarisation du travail, accélérée par la crise. Et il la conclue
d'une phrase lapidaire: "En votant
partout conservateur, pour les forces qui nous ont amenés à la crise,
les électeurs ont montré leur attachement au modèle du capitalisme
financiarisé." Voulait-il se faire pardonner sa collusion
temporaire avec l'hôte de l'Elysée ? Tout le monde sait que l'emprunt
populaire n'est qu'une opération de communication. Nicolas Sarkozy ne
s'en cache pas. Michel Rocard participe à cet habillage de
l'endettement. Jeudi, la commission des Finances du Sénat s'inquiétait
de la progression de la dette publique : de 40% du PIB il y a 20 ans,
elle dépasse les 80% cette année, et atteindra les 100% du PIB en 2012.
A quoi sert Michel Rocard ? A communiquer.
Non content de troubler
le jeu politique et d'occuper les médias avec cette double nomination,
Nicolas Sarkozy nous gratifia d'une avalanche de communiqués lénifiants
sur le compte-rendu de sa rencontre de quelques heures avec Gordon
Brown: « le réchauffement de la planète », c'est mal, mais l'énergie nucléaire, c'est « important »; l« es retours forcés d'immigrés clandestins », c'est bien; il faudrait une ambition industrielle européenne; il faudrait aussi « coopérer étroitement pour faire face aux problèmes politiques, économiques et de sécurité du XXIème siècle ».
Les deux dirigeants ont ils partagé une seule décision concrète à
l'issue de leur rencontre ? Non, pas une. Juste des déclarations
d'intention « y-qu'à-faut-qu'on ».
A quoi servait ce micro-sommet franco-britannique à Evian ? A communiquer.
Martin Hirsch défend sa soupe
Lundi toujours, Martin Hirsch livrait son « livre Vert », fruit de de « 190 heures »
de débats au sein d'une commission de 80 membres. Le haut commissaire à
la jeunesse a listé ses 57 propositions. En l'absence de calendrier
concret et de pistes de financement, le projet a déçu. Parmi les mesures phares mises en exergue par le gouvernement,
il en est une qui devrait faire jaser: plutôt que d'abaisser l'âge
minimal d'accès au RSA, la commission recommande de créer un « système
équivalent au RSA complément de revenu, le cas échéant à partir d'une
durée minimale de travail et de cotisations sociales », sans préciser s'il doit s'adresser à tous les jeunes ou seulement aux étudiants. Un RSA spécial Jeunes
en quelque sorte. En France, on est majeur à 18 ans, mais il faut
attendre 25 ans pour accéder à la plupart des aides sociales. Avant cet
âge, on a droit à des réductions, pour la plupart réservée aux étudiants. La précarisation de la jeunesse n'est pas traitée, une fois de plus.
Le débauché de l'ouverture de 2007 ne s'est pas posé la seule question qui vaille le concernant: quelle distance politique existe-t-il entre sa démarche et la trajectoire principale du programme sarkozyen ?
Elle est immense. Pour son propre projet, le Revenu de Solidarité
Active en vigueur depuis quelques semaines, le Haut Commissaire a dû
avaler quelques couleuvres, comme le dispositif de flicage du niveau de vie des bénéficiaires du RSA. Plus globalement, il a accepté de collaborer
au gouvernement de la pire contre-réforme que la France ait connue
depuis la guerre, un projet de société qui vise à détruire et remplacer
le compromis social de notre pays.
Lundi enfin, les premiers
bénéficiaires du RSA, inscrits début juin, touchaient leur chèque. Les
autres, enregistrés après le 15 juin, devront attendre deux mois
supplémentaire, soit la fin août. Le gouvernement est débordé par le
volume d'inscriptions. Les anciens RMIstes, un million sur les 3
millions de foyers prochainement inscrits, percevront un montant
identique au RMI d'antan, soit 454 euros pour un célibataire. Pour les
actifs, le montant variera selon les ressources, la situation familiale
et l'âge des enfants. Les statistiques parlent d'elles mêmes : 3,1
millions de foyers prochainement inscrits, et Hirsch espère en sortir
700.000 de la pauvreté, quand la France compte déjà près de 8 millions
de personnes au-dessous du seuil de pauvreté. L'OCDE estime déjà que la mise en place du RSA « n'aura qu'un impact limité sur l'emploi des travailleurs peu qualifiés ». Durablement subventionnés par l'Etat, ces RSAistes sont des salariés à même d'accepter durablement n'importe quel boulot, les nouveaux précaires de Sarkofrance.
A quoi sert Martin Hirsch ? A communiquer.
Travailler plus pour consommer moins
Nicolas
Sarkozy est agacé par la fermeture des magasins le dimanche. A titre
personnel d'abord, à en croire l'exemple (faux) multi-répété des Champs
Elysées. A titre politique ensuite, car l'extension du repos dominical
est sans doute la seule manifestation tangible qui restera de son
slogan fumeux et funeste « travailler plus pour gagner plus ».
La défiscalisation des heures supplémentaires, votée dès l'été 2007 et
entrée en vigueur au 1er octobre de la même année, a échoué. cette
mesure a été une aubaine formidable pour détruire l'intérim (dès avril
2008), limiter les embauches et plafonner les augmentations de
salaires. A l'automne, ce dispositif a été définitivement ringardisé
par la récession. Des centaines de milliers de chômeurs, précarisés par
l'obligation d'accepter une « offre raisonnable d'emploi » définie par des technocrates de l'UMP n'en bénéficient évidemment pas.
Reste donc le travail le dimanche.
Le député socialiste Jean-Louis Bianco a eu cette remarque de bon sens
: les Français auront-ils plus d'argent sous prétexte que les magasins
seront ouverts le dimanche ? L'Elysée a demandé à un député-godillot de
présenter son texte cette semaine. Le timing est parfait. Les vacances
scolaires démobilisent la contestation, et le nouveau règlement de
l'Assemblée Nationale empêche l'opposition de faire traîner l'examen
pour faire monter le débat hors les murs du Palais Bourbon. Dix-neuf
heures et cinquante minutes, rien de plus, ont été dévolues aux députés
de l'opposition pour critiquer le texte.
A lire les débats parlementaires, on mesure l'hypocrisie gouvernementale:
il a fallu la vigilance de Martine Billard pour éviter une catastrophe;
elle a fait passer un amendement prévoyant qu'un chômeur refusant une
offre d'emploi le dimanche ne serait pas sanctionné par le pôle emploi.
Les promoteurs UMPistes de la loi n'y avaient pas pensé... Ben voyons !
Vendredi, la funeste loi a été adoptée par les députés UMP et du
Nouveau Centre, juste à temps pour qu'ils puissent partir en week-end
de 4 jours. L'Assemblée Nationale ne reprend ses travaux que mercredi à
15 heures. Dimanche, Nicolas Sarkozy ne travaillera pas non plus. Il
faut dire qu'il a fait des heures supplémentaires cette semaine en
dînant avec les grand de ce monde au sommet du G8 en Italie...
A L'Aquila, Sarkozy parle encore
Mercredi
8 juillet, notre Monarque était encore agacé en arrivant à l'Aquila,
cette petite ville italienne dévastée par un tremblement de terre il y
a quelques mois. Son avion présidentiel a dû faire des ronds en l'air
avant de se poser dans le minuscule aéroport, le temps que Barack Obama
pose le sien. Le lendemain,
le président français est plus souriant. Il s'est réjoui devant la
presse des progrès accomplis, à quelques heures de la fin du G8, dans
les discussions avec ses collègues. Premier sujet, la « gouvernance
mondiale » a fait l'objet de conversations extrêmement libres
lors du déjeuner de jeudi (bravo !), qui se sont poursuivies le soir.
Nicolas Sarkozy a tenté de masqué la tartufferie, l'absence de
décision. Il a eu quelques peines à prouver que la gouvernance mondiale
allait enfin changer. Il a d'abord répété que la représentativité du G8
est en cause. « Avec le président Lula », il a proposé de
fusionner le G8 et le G5, et d'y ajouter l'Egypte pour créer un G14.
Vous suivez ? Et le G20 alors ? Sarkozy promet qu'en 2011, quand la
France présidera le G8, tout changera. Jeudi, il a aussi énuméré toutes
ses demandes, insatisfaites à ce jour, comme toujours: la création
d'une organisation mondiale de l'environnement qui devra notamment « gérer les résultats du sommet de Copenhague »,
la présence systématique de l'Organisation Internationale du Travail
aux sommets du G8, l'élargissement du G8 aux pays émergents. Sarko le
gaucho de circonstance s'en fiche. En 2017, il ne sera plus là. Il a
également demandé que les crédits accordés aux Etats par le FMI et la
Banque Mondiale soient désormais conditionnés au respect des normes
sociales de l'OIT. Sarkozy répète plusieurs fois que « ça progresse, ça progresse beaucoup. » « Il y a véritablement une prise de conscience ». Les résultats ? Ils sont quasi-nuls.
Sur le second sujet, le climat, même constat. Nicolas Sarkozy se félicite d'un « progrès considérable », la publication d'une « déclaration du G14 » qui rappelle qu'il faut limiter le réchauffement climatique à ... 2 degrés parce que les « experts du monde entier » l'ont dit. La planète meurt, et le G8 déclare.
Quel accomplissement ! Nicolas Sarkozy rappelle que les dirigeants du
G8 ne sont pas parvenus à rallier les pays émergents une réduction de
50% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde, mais que le G8
s'est engagé la veille à un taux supérieur (80%) d'ici ... 2050. En
2050, Nicolas Sarkozy aura 95 ans. Et il oublie une chose: à peine
publié dans l'après midi de mercredi, le communiqué du G8 était dénoncé par un conseiller du président russe,
qui a fustigé le caractère « inacceptable et probablement hors
d'atteinte » de ces objectifs. La veille, une autre réunion
internationale avait déjà échoué à se mettre d'accord sur le même sujet
: le Forum des Principales économies (MEF), qui réunissait des
représentants du G8 et des pays émergents, avait ... refusé toute
annonce datée et quantifiée de réduction des émissions mondiales.
Dernier
sujet, que le président français a failli oublier : le refus du
protectionnisme. C'est déjà ça. Quand le temps des questions à la
presse est venu, une journaliste française interroge le chef de l'Etat
sur ... Carla Bruni-Sarkozy et son manquement au protocole.
Carla a éclipsé Nicolas
Effectivement,
Carla Bruni avait refusé de suivre le programme officiel prévu pour les
épouses des dirigeants du G8 à l'Aquila en Italie. Arrivant sur place
avec 24 heures de retard, la chanteuse aphone a, paraît-il, déchainé les passions transalpines. La veille, elle s'était offert une tribune dans un quotidien britannique The Guardian (« le sida en Afrique, c'est mal »), pour appeler le G8 à maintenir ses efforts financiers de santé en Afrique. Son refus de suivre le protocole prévu par Silvio Berlusconi agacent la presse de droite. Carla la rebelle, mais Carla la généreuse: le quotidien de Sarkofrance nous apprend qu'elle « fera également une donation, par l'intermédiaire de sa fondation, pour la reconstruction de l'hôpital » de la ville dévastée.
Ce n'est pas la première fois que le président français se cache
derrière son épouse. Depuis plusieurs semaines, la presse se délecte de
cette stratégie présidentielle. Nicolas a changé. Pour preuve, son
épouse lui a ouvert les portes de ses salons mondains, ceux qui
accueille un certain gratin soit-disant à gauche. Carla est partout,
derrière la nomination de Jean-Luc Hees et Philippe Val à Radio France,
ou de Frédéric Mitterrand au ministère de la Culture; Elle est aussi à
l'origine de la passion soudaine de Nicolas Sarkozy pour les beaux-arts
et la littérature classique; ça fait plus sérieux, plus présidentiel
que Didier Barbelivien, Christian Clavier et Johnny Halliday...
A quoi sert Carla Bruni-Sarkozy ? A communiquer.
Les ministres communiquent mal
On
murmure que le ministre Frédéric (Mitterrand) serait prochainement
secondé d'un autre Frédéric, Lefebvre celui-là. Cette probable
nomination vers le 23 juillet n'a qu'un objectif: trouver un strapotin médiatico-politique à au porte-parole de l'UMP.
ce dernier doit laisser sa place de député à André Santini. S'il
l'avait fait dès le remaniement du gouvernement le 23 juin dernier, on
aurait dû organiser une élection législative partielle dans la
circonscription des Hauts de Seine. Sarkozy a préféré attendre le délai
de trente jours, afin de permettre à Santini de récupérer sans heurt
son fauteuil à l'Assemblée Nationale. Frédéric Mitterrand n'a pas l'air
d'apprécier. Il a expliqué cette semaine qu'il n'avait pas besoin d'un
secrétaire d'Etat auprès de lui.
Le lendemain, Luc Chatel défend mal la suppression des postes de RASED,
une décision qu'il a hérité de son prédécesseur à l'Education National
Xavier Darcos : tout opposant antisarkozyste pavlovien que nous sommes,
nous n'aurions pas compris: les 1500 postes ne sont pas supprimés mais
« sédentarisés ».
Luc Chatel ne sait visiblement pas que les académies confirment un peu
partout en France la suppression de postes RASED, au grand dam des
associations de parents d'élèves et des enseignants.
Christine
Lagarde, elle, évite une sombre gaffe. Le patron d'EDF annonce qu'il a
besoin les tarifs de l'électricité d'au moins 20% dans les trois ans.
La ministre de l'Economie réagit violemment, mais concède qu'il faudra
sans doute cette augmentation... avant d'expliquer, plus tard, qu'aucune décision n'a été prise.
Les vrais sujets sont donc occultés: la lutte contre la précarité,
l'insécurité, la dégradation des comptes publics, l'injustice fiscale.
Sarkozy communique pour masquer. Une vieille tactique.
Ami Sarkozyste, où es-tu ?
lundi 22 juin 2009
ET LE SOUVERAIN PARLA DEVANT SES SUJETS !!
Versailles: Sarkozy venu «par la petite porte» :
REVUE DE PRESSE
La prestation présidentielle de lundi devant les parlementaires réunis en Congrès laisse globalement la presse «sur sa faim». Celle-ci s'interroge ainsi sur le choix de cette «pesante formule pour avoir aussi peu de choses à annoncer».
Un discours «classique», «attendu», guère à la hauteur du décor et du caractère inédit de cette première institutionnelle. Souvent déçus au lendemain de l’intervention présidentielle devant les deux assemblées réunies en congrès à Versailles, les éditorialistes s’accordent à pointer le «décalage» entre les mots et la photo du président de la République, hier dans l’hémicycle de l’Aile du Midi.
«Le contraste frappe, relève Laurent Joffrin (Libération). D’un côté, la pourpre et les ors, très monarchiques, la double haie de gardes, très républicains, et l’entrée sous les applaudissements du Congrès, très américains.» Mais au regard de l'«ensemble fort solennel», le propos reste «certes honorable, mais aussi classique que la cérémonie qui l’entoure était nouvelle». Bref, «un discours inattendu par son caractère...attendu», conclut-il.
«Tout ça pour ça?»
S’il prédit que «l’image du président de la République, face au Congrès sous les ors de Versailles, entrera dans les livres d’histoire», Xavier Panon (La Montagne) estime que «pour le discours, c’est moins sûr». «Absent du Congrès depuis un siècle et demi, le chef de l’Etat y est revenu par la petite porte», renchérit Jean-Francis Pécresse dans Les Echos. «Tout ça pour ça?», conclut Michel Lépinay (Paris-Normandie), resté lui aussi «un peu sur sa faim».
«Alors, pourquoi la solennité, la pompe et les ors de Versailles? Pourquoi avoir choisi la pesante formule de l’adresse présidentielle au Congrès pour avoir aussi peu de choses à dire et à annoncer?», relance Le Républicain Lorrain, selon lequel «la mise en scène» permet de capitaliser sur le score de son camp aux européennes mais surtout de «donner plus d’écho à la parole présidentielle en ces temps où, au fond, le chef de l’Etat n’a pas grand-chose à dire». Au point, pour Patrick Fluckiger (L’Alsace), de «reprocher un coût superflu en pleine crise économique» à ce «grand show politique».
«Plus solennel que substantiel»
Au classement des annonces relevées par la presse, celle d’un grand emprunt national sort en tête. Un moyen pour «trouver de nouvelles marges de manoeuvre» mais aussi une «idée empruntée au PS - l’une des rares propositions originales de son contre-plan de relance -», rappelle Erik Izraelewicz (La Tribune), qui juge le discours «plus solennel que substantiel» et augurant d’«un changement plus solennel que substantiel». Pour Hervé Cannet, de La Nouvelle République du Centre-ouest, «l’emprunt d’État qui sera lancé à l’automne est, de fait, la seule annonce spectaculaire».
Si Laurent Joffrin fait valoir que «la droite elle-même ne cachait pas sa déception», Etienne Mougeotte est sans doute le seul à tresser des lauriers à Sarkozy pour son «audace visionnaire et mobilisatrice» et son «indéniable hauteur de vue». Dans Le Figaro, il loue une prestation qui «avait incontestablement du soufle».
«Le costume d’homme d’Etat d’envergure»
Sans avoir été subjugués par sa stature, plusieurs éditorialistes relèvent tout de même chez Sarkozy, une volonté de troquer son personnage d’hyperprésident pour celle d’un homme «plus rassembleur, plus consensuel», selon Rémi Godeau, dans l’Est Républicain. En prenant la «défense du "modèle français"», Sarkozy «l’Américain, un temps accusé de vouloir casser le pacte social, s’est présenté en gardien de cet "héritage commun"».
Celui qui compte «se débarrasser de son image d’"hyperactif tendance égocentrique en campagne permanente"», décrit Philippe Palat (Midi Libre), veut «enfiler le costume de l’homme d’Etat d’envergure».
Plus que sur un glissement d’image, c’est sur le «changement de République» que s’attarde la presse. «Celle-ci s’apparente à un régime présidentiel à l’américaine, avec toutes les nuances monarchiques issues de notre histoire», considère Patrick Pépin (Nord Eclair).
Fillon en «gentilhomme de cour»
«En définitive, la France change avec le régime», confirme Jean-Marc Raffaelli, qui y voit «un pas de plus vers une présidentialisation parfaitement assumée».... et la relégation du Premier ministre «au rang de gentilhomme de cour». D’autant que, selon la presse, le discours s’apparentait à une déclaration de politique générale, prérogative du chef du gouvernement. Alors que Xavier Panon (La Montagne) ironise sur «le surintendant Fillon», Jean-Marcel Bouguereau (La République des Pyrénées). Patrick Apel-Muller (L’Humanité), le dépeint «sagement assis à son banc» écoutant, «un peu absent, les consignes qui tombaient de la bouche présidentielle».
Toutefois, la gauche ne sort pas non plus grandie de la séquence versaillaise, conlut la presse, moquant «le Tiers État de l’opposition, réuni au jeu de... paumés» (La Montagne, Xavier Panon). Dans l’Union, Hervé Chabaud fustige «une opposition plus pressée à boycotter Versailles ou à faire le pitre devant la salle du Jeu de paume sans crainte de manipuler l’histoire». Alors que «Verts et rouges ont jeté l’éponge», les socialistes «ont refusé le débat, déplore Jean-Marc Raffaelli (Nice-Matin). Comme si la politique de la chaise vide pouvait renforcer une assise.»












