lundi 12 octobre 2009
LA DROITE, HABITUÉE DES DYNASTIES !!
Jean Sarkozy, Bachelot, Aubry... les "fils et filles de" en politique :

NOUVELOBS.COM | 12.10.2009 | 17:42
La
candidature de Jean Sarkozy, fils du président de la République, à la
tête de l'Etablissement public d'aménagement de La Défense (Epad)
relance les accusations de népotisme. Avant lui, quantité de "fils ou
de filles de" ont fait carrière en politique.
AU GOUVERNEMENT :
Roselyne Bachelot, ministre de la Santé et des
Sports : Fille de Jean Narquin, ancien résistant et député RPR de la
circonscription d'Angers-Nord.
Michèle Alliot-Marie, ministre de la Justice : Fille de Bernard Marie, ancien député-maire RPR de Biarritz.
Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat à la
Prospective et au Développement de l'économie numérique et maire de
Longjumeau : Fille du maire de Sèvres, François Kosciusko-Morizet,
maire de Sèvres et vice-président du Conseil général des Hauts-de-Seine.
Elle est aussi la petite-fille de Jacques Kosciusko-Morizet, qui fut
résistant gaulliste et ambassadeur de France, et l'arrière-petite-fille
d'André Morizet, ancien sénateur-maire communiste puis SFIO de
Boulogne-Billancourt.
Henri de Raincourt, ministre chargé des
Relations avec le Parlement : Fils de Philippe de Raincourt, ancien
sénateur de l'Yonne appartenant au Groupe des républicains
indépendants.
Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture : Neveu de François Mitterrand, socialiste, ancien président de la République.
Marie-Luce Penchard, secrétaire d'Etat chargée de l'Outre-mer : Fille de Lucette Michaux-Chevry, sénateur UMP de la Guadeloupe.
ET LES AUTRES :
Martine Aubry, Première secrétaire du
Parti socialiste : Fille de Jacques Delors, Jacques Delors, ancien
ministre socialiste des Finances, puis président de la Commission
européenne.
Jean-Louis Debré, président du Conseil constitutionnel : Fils de l'ancien Premier ministre, Michel Debré.
Alexandre Balkany, producteur de Direct Poker, une
filiale de Direct 8, la chaîne de Vincent Bolloré : Fils de Patrick
Balkany, député-maire UMP de Levallois-Perret.
Pierre Bachelot : conseiller parlementaire de sa mère, Roselyne Bachelot.
François Baroin, maire UMP de Troyes : Fils de Michel
Baroin, maire de Nogent-sur-Seine, ami de Jacques Chirac, décédé en
1987 dans un accident d'avion.
Olivier Dassault, député UMP de l'Oise : Fils de Serge Dassault, sénateur de l'Essonne, ancien marie de Corbeil-Essonnes.
Thomas Devedjian, membre de la direction du Fonds stratégique d’investissement : Fils du ministre de la Relance, Patrick Devedjian.
Charles de Gaulle, élu sur la liste du Mouvement
pour la France aux élections européennes de 1994. Candidat aux
européennes de 1999 et aux municipales à Paris en 2001 sur des listes
Front national : petit-fils du général de Gaulle.
Henri Giscard d'Estaing, aujourd'hui homme
d'affaires, fut conseiller général du Loir-et-Cher : Fils de Valéry
Giscard d'Estaing, ancien président de la République.
François Guéant, a travaillé au cabinet de Brice
Hortefeux, en 2005 puis de Rachida Dati, en 2008, aujourd'hui suppléant
du député UMP du Morbihan Loïc Bouvard : Fils du secrétaire général de
l’Elysée, Claude Guéant.
Marine Le Pen, vice-présidente du Front national : Fille de Jean-Marie Le Pen, président du parti d'extrême droite.
Olivier Marleix, conseiller technique à l'Elysée,
maire d'Anet, vice-président du Conseil général d'Eure-et-Loire : Fils
du secrétaire d’Etat aux collectivités, Alain Marleix.
mardi 8 septembre 2009
AFFAIRE FAURECIA : L'INJONCTION VENAIT DE LA PRÉSIDENCE !!
Petits salariés à Faurecia : « une requête de l'Elysée »

Par Blandine Grosjean | Journaliste | 07/09/2009 | 13H41
Un syndicaliste de Faurecia répond à Franck Louvrier qui jugeait « grotesque » de croire que l'Eysée avait exigé un public petit.
José De Sa Moreira est le délégué syndical central CFDT Siège automobile de Faurecia. Il répond à Franck Louvrier, conseiller presse de l'Eysée qui qualifiait ce matin sur France Inter de « ridicules et grotesques » les affirmations du journaliste de la RTBF (radio television belge) selon lesquelles les salariés présents lors des prises de vue dans l'usine Faurecia de Coligny (Orne) avaient été été choisis en fonction de leur taille.
Rue89 : Vous confirmez les dires de la télévision belge ?
José De Sa Moreira : Oui. Il y a eu des négociations avec les Renseignements généraux, la préfecture et le cabinet de l'Elysée sur différents points de la visite du président. Le premier point était l'organisation d'une manifestation la veille. Le deuxième point l'autorisation pour le président, son cabinet et les gardes du corps de pénétrer dans l'usine sans la tenue de protection obligatoire. Et le troisième point, le critère de taille pour figurer sur les prises de vue.
La requête, ou l'ordre, comme vous voulez, a été donné à la direction générale de Faurecia. Nous, syndicalistes, nous nous sommes juste assurés que les personnes sollicitées n'avaient pas été forcées et qu'ils n'avaient pas été choisis en fonction de critère de couleur, d'âge ou autre. Toutes les personnes sollicitées par la DRH étaient d'accord. Nous nous sommes assurés qu'il n'y aurait pas d'incident stupide, du type un salarié qui refuse de serrer la main au président. Ce n'est pas notre intérêt, il y a eu 1215 suppressions d'emploi seulement sur l'activité siège.
Vous n'avez pas trouvé cette requête incongrue ?
Ça nous a fait sourire, un égo si fort, franchement… Ce qui est triste c'est que du coup on ne retienne que ça de sa visite, alors qu'il a fait des promesses, sur l'emploi, l'industrie la nécessité de garder le savoir en France. Et l'on voit qu'en réalité, il ne vient pas à Faurecia rencontrer les salariés, il vient faire sa publicité, montrer comme il est décontracté, bien reçu.
Peut-on envisager que la direction de Faurecia ait fait du zèle, comme Intermarché prétend l'avoir fait pour la visite de Luc Chatel ?
Je peux vous assurer que nous avons la certitude, de source sûre et fiable, que cette exigence n'est pas sortie de la tête d'un responsable de Faurecia et qu'il s'agit bien d'une requête venant de l'Elysée.
Mise à jour le 7/9/09 à 22h00 : La RTBF est revenue lundi sur l'« affaire »… Ecoutez bien l'auteur du reportage, le correspondant à Paris de la RTBF, lorsqu'il parle de l'autocensure de ses collègues français.
Mise à jour le 8/9/09 à 16h00 : Lundi également, devant les étudiants de Sciences-Po, Dominique Paillé, porte-parole de l'UMP jugeait lui « abracadabrantesques » l'affaire.
dimanche 6 septembre 2009
L'AFFAIRE DU BIDONNAGE DE LA VISITE DE SARKOZY A FAURECIA !!
Reportage diffusé samedi 5 septembre sur la RTBF (télévision belge), mettant en cause les pratiques du président français, lors de sa visite à l'usine Faurecia dans l'Orne, réalisée jeudi 3 septembre :
Nous vous conseillons de copier cette vidéo au plus vite, grâce aux logiciels gratuits disponibles sur Internet, avant que celle-ci ne soit censurée sur les sites de partages.
dimanche 30 août 2009
NOTRE SURSIS N'AURA DURE QUE QUELQUES SEMAINES !!
Sarkozy n'a pas changé !

Juan - blogueur associé | Dimanche 30 Août 2009 à 07:01
121ème semaine de Sarkofrance. Petite semaine de travail pour le Président, rentré dès jeudi au Cap Nègre. Le temps de "régler" en quelques coups de menton le problème des bonus, du grand emprunt et de parler politique étrangère.
Le président était de retour, cette semaine, pour deux petits jours de travail et de discours. Jeudi, il était déjà reparti au Cap Nègre pour 4 jours de week-end supplémentaire. Lors du premier conseil des ministres de cette rentrée, mardi matin, Nicolas Sarkozy a demandé à ses ministres d'afficher leur détermination. Lutte contre la crise et poursuite des "réformes" sont les deux mots d'ordre du moment. Face à la crise, Sarkozy ne lutte pas, il communique. Quant aux réformes, elles sont motivées par l'intérêt particulier du Monarque: sa réélection de 2012. Sarkozy est à mi-mandat. L'échéance s'approche. Et le spectacle, imprévu, d'une opposition partiellement requinquée au sortir de l'été, démontre que rien n'est gagné d'avance.
L'imposture bancaire
Premier acte, tacler les banques. On en viendrait à plaindre les dirigeants de BNP-Paribas. Héros involontaires de l'actualité estivale, ils ont repris leurs habits de bouc-émissaires pour une séance de sermons à l'Elysée mardi. Depuis un an, la Sarkofrance a choisi cette diversion. Depuis un an, les progrès ont été maigres, et toujours obtenus sous la contrainte d'une polémique passagère. Cette fois-ci, Sarkozy crie victoire, négligeant de préciser qu'il a pompé ses idées sur les recommandations de l'autorité boursière britannique publiées voici 15 jours : étalement du versement des bonus sur 3 ans, annulation des bonus en cas de pertes ultérieures dans la période, contrôle des 100 plus fortes rémunérations par un mandataire (en l'occurrence, Michel Camdessus, ancien patron du FMI). Au G20, Sarkozy promet même de parler taxation internationale et plafonnement. Un vrai toilettage qui peut même s'avérer dangereux: : les traders resteront motivés à prendre des risques de plus en plus grands pour assurer le versement complet du solde de bonus de l'année précédente. Les banques s'en tirent bien.
L'imposture médiatico-bancaire continue. Sarkozy, comme les dirigeants du G20, est pris en tenaille entre deux impératifs contradictoires: faire patienter son opinion publique, outrée par les excès de quelques-uns, et préserver la "compétitivité" de notre place boursière. Le Monarque est contraint de sur-jouer sa détermination et les progrès accomplis plutôt que d'avouer son impuissance évidente. Il aurait pu saisir son docile gouvernement, faire voter une loi par le Parlement contre cette insécurité boursière persistante... Que nenni !
Grand Emprunt, fausse démocratie
Mercredi,
Nicolas Sarkozy installait la fameuse commission chargée de définir, en
deux mois, aux priorités du futur "Grand Emprunt". Cette affaire est un
déni de démocratie. Une commission d'experts, sans aucun élu à
l'exception des deux coprésidents Rocard et Juppé, va réfléchir et
proposer d'engager l'argent des contribuables sur des sommes qu'on
imagine faramineuses, puis le Monarque disposera. Quelle est la
perméabilité aux lobbies de ces 20 experts ? Les finances publiques
vont mal. Curieusement, Nicolas Sarkozy ne fixe aucune limite au
montant de l'emprunt national: il "dépendra des besoins que vous allez
identifier et de la capacité d'endettement que nous aurons". La
commission Juppé-Rocard a deux mois pour livrer ses conclusions, deux
mois pour établir la plus belle liste de Noël que la France ait connu
depuis la Libération ! Cette démarche fusille deux ans de communication
gouvernementale sur la réduction des dépenses publiques, déjà mise à
mal par le "plan de relance" de novembre 2008.
L'obstination
sarkozyenne à maintenir en l'état ses cadeaux fiscaux de l'été 2007,
comme la défiscalisation des heures supplémentaires, l'abaissement du
bouclier fiscal, ou les larges exonérations de droits de succession, et
la crise ont eu raison des ambitions de rigueur budgétaire. En 2009, la
dette publique française devrait dépasser les 1 400 milliards, et le
déficit budgétaire les 130 milliards, un triplement en l'espace de 12
mois.
Mais ne changeons rien ! Jeudi, le quotidien La Tribune révélait que la droite avait renoncé à toiletter les niches fiscales cette année.
Cet été, deux députés UMP, Pierre Méhaignerie et Gilles Carrez avaient
avancé l'idée de remettre à plat les niches fiscales. L'annonce était
opportunément tombée en pleine polémique sur les bonus provisionnés de
BNP Paribas et l'annonce du triplement du déficit budgétaire. L'habile
contre-feu a donc rapidement fait long feu. "Avec le débat sur la taxe
carbone, il fallait éviter de prêter le flanc à la critique d'une
droite alourdissant la fiscalité" a justifié Pierre Méhaignerie... La
fiscalité risque effectivement de s'alourdir pour les ménages français.
Christine Lagarde a recommandé de fixer à 15 euros la tonne le montant
de la taxe carbone, soit une petite augmentation de 4 centimes par
litre d'essence. Une décision qui ne sert à rien la cause environnementale et pèsera quand même sur le budget des ménages...
Plus
tristement, le chômage est reparti à la hausse en juillet. Le nombre
total de demandeurs d'emplois s'élève à 3.668.100, en progression de
25% sur un an, et de 33 000 sur le seul mois de juillet. Christine
Lagarde promet la publication de treize fiches pratiques
pour aider les chômeurs dans leurs démarches. Et Laurent Wauquiez, son
secrétaire d'Etat à l'Emploi, sort 1,6 milliards d'euros de budget
supplémentaire pour financer de nouvelles exonérations de charges
sociales (pour les TPE), et d'autres autres mesures d'aide. Il a promis
également de relever à 1000 heures par an le plafond autorisé de chômage partiel dès septembre.
Laisser l'inactivité dans les entreprises est la nouvelle recette du
gouvernement. Les agents du pôle emploi redoutent l'engorgement. Moins
de 2000 renforts arrivent dans leurs agences, quand les nouveaux
recalés de l'emploi se chiffrent en centaines de milliers. La fusion
ANPE-ASSEDIC, très certainement une bonne mesure en soi, a été réalisée
dans la précipitation en janvier dernier.
Le discours aux ambassadeurs
Mercredi
après midi, avant de repartir en week-end, Nicolas Sarkozy recevait les
ambassadeurs français, pour son traditionnel discours de politique
étrangère : Iran, crise mondiale, réchauffement climatique, les
grands sujets du moments ont tous été évoqués. Sarkozy a surtout donné
des leçons de moralité et de responsabilité tous azimuts. A ses
homologues du G20, il pose un ultimatum: reprenant à nouveau à son
compte, sans le dire, les propositions anglaises d'étalement des bonus
sur trois ans, il toilette un système vicié et crie à l'exemplarité
française. Plus tard, il traite les dirigeants iraniens de menteurs,
quelques jours après avoir évité une catastrophe humanitaire avec la
détention de Clotilde Reiss. La violence de certains mots frise
l'irresponsabilité diplomatique. Barack Obama a choisit de prendre à
revers le régime iranien, en lui tendant la main. Sarkozy n'a rien
compris, et joue au taurillon. Qui a oublié ses embrassades à
répétition avec tous les dictateurs "utiles" de la planète ? La
"real-politik" est un fait. Il n'est pas question de se fâcher avec
tout le monde, juste de tenir un peu son rang et la crédibilité
française sur la scène internationale. Quelle légitimité Sarkozy a-t-il
encore à fustiger l'Iran, à crier à la guerre contre "la barbarie" en
Afghanistan quand il embrasse aussi facilement la Chine ou la Syrie ?
Comble
du narcissisme, il réécrit aussi complètement l'histoire et s'érige en
sauveur du monde: la crise aurait démarré à cause des excès de la
finance mondiale ? C'est faux; en France, comme ailleurs, la situation
de l'emploi a commencé à se dégrader dès avril 2008, avec la chute du
marché de l'intérim et l'envolée des prix de l'énergie depuis 2001
devait bloquer tout ou tard la croissance mondiale. Grâce à Sarkozy,
les dirigeants du monde se seraient concertés, les paradis fiscaux
auraient disparu, la catastrophe aurait été évité: "dès le 23 septembre
2008, à la tribune des Nations Unies, au nom de l’Europe, j’ai proposé
la tenue d’un sommet des principaux dirigeants mondiaux. Cinq semaines
plus tard, c’était le sommet de Washington ; cinq mois plus tard,
c’était le sommet de Londres ; et fin septembre, ce sera Pittsburgh."
Pourtant, qui a oublié l'attentisme français des premières semaines ?
Le 15 septembre, Sarkozy est resté tétanisé, paralysé tel un lapin les
yeux pris dans les phares d'une voiture en pleine nuit. Qui a oublié
son visage crispé au lendemain de la faillite de Lehman Brothers,
quand, pressé par des journalistes de réagir à l'effondrement en
cascade des bourses du monde, il prétextait "une petite nuit",
tout occupé qu'il était à "faire libérer" deux otages français pour
pouvoir répondre ? Dix longs jours plus tard, la première réaction
sarkozyenne ne fut pas un appel à la concertation. A Toulon, Sarkozy
imita simplement ses collègues étrangers en promettant la garantie de
l'Etat aux banques et épargnants français.
Mercredi devant les
ambassadeurs, Sarkozy a donc fait son one-man-show où il a pu réécrire
l'histoire, exagérer son importance, mettre en scène sa détermination.
La veille, Ted Kennedy est mort. L'Elysée n'a publié aucun communiqué. En revanche, Kadhafi aura l'honneur d'une représentation française pour le 40ème anniversaire de sa dictature en Libye. Les symboles ont la vie dure en Sarkofrance.
Rien n'a changé, tout continue.
Ami Sarkozyste, où es-tu ?
lundi 27 juillet 2009
OPINION WAY, OU LA MAGIE DU SONDAGE TOUJOURS FAVORABLE !!
Opinion Way-Le Figaro : la preuve par la Une :

Daniel Bernard - Marianne | Lundi 27 Juillet 2009 à 13:30
Entre le 2 janvier et le 29 mai, le Figaro a publié 17 sondages d'Opinion Way. Voici lesquels. Ca se passe de commentaires. On en a fait quelques uns tout de même...
Depuis que le scandale des sondages Opinion Way-le Figaro-Publifact a éclaté, les responsables d'Opinion Way se défendent comme de beaux diables. Ils ne sont pas de droite, enfin pas tous (ce qui est exact) il travaillent avec des médias de gauche (oui mais pour beaucoup moins cher ), etc.
Nous avons voulu nous mettre, un instant, à la place du lecteur du Figaro,
qui reçoit chaque semaine ce Journal de l'Elysée que publie le
quotidien à partir des sondages. Avouez que quand on lit ça dans la
continuité, on n'a aucun doute sur le sens vers lequel inclinent ces
études. Et on comprend mieux pourquoi la rédaction du Figaro demande à sa direction de renoncer aux services d'Opinion Way :
2 Janvier. l’année débute par des étrennes : «Pour les Français, Sarkozy est plus rassurant et rassembleur»,
titre le quotidien après les vœux de Nicolas Sarkozy. En fait,
seulement 52% des Français ont jugé convaincant (encore ne s’agit-il
que de ceux qui l’ont entendu). Une minorité de français le jugent
rassurant (36%) et 30% le jugent rassembleur, mais le Figaro est
époustouflé que les résultats soient légèrement meilleurs qu’un an plus
tôt (+5% et +3%).
15 janvier. La crise frappe,
parlons justice. Hélas, 59% estiment important mais pas prioritaire de
réformer la procédure pénale. Et 45% (contre 34%) sont opposés à la
suppression du juge d’instruction. Le titre est soft : «Réforme de la justice : les Français partagés».
Heureusement, une question sauve l’honneur. 38% estiment que la
suppresssion de la publicité sur France télévision après 20H est poutôt
une réussite (14% plutôt un échec, 46% ni l’un ni l’autre)
22 janvier. En titre : «Les Français se prononcent contre les bonus».
89% des français approuvent qu’il ait demandé aux dirigeants des
banques françaises de renoncer à leurs bonus en 2008 pour pouvoir
bénéficier de l’aide de l’Etat. Dans le sondage, on apprend aussi que
53% n’ont pas confiance en Sarkozy pour faire face à la crise
financière.
30 janvier. «Les Français partagés sur l'évolution du climat social»
Art de la litote. 70% jugent que Nicolas Sarkozy n’apporte pas des
réponses efficaces, 71% qu’il n’est pas à l’écoute des français, 69%
qu’il ne prend pas en compte les difficultés des Français 64% ne Dit
pas la vérité aux Français. Ouf : seulement 22% estiment que
l’opposition ferait mieux.
6 mars. Historique. Le Figaro fait claquer un mauvais titre « Les Français réservés sur la fusion des Régions». La réforme des collectivités territoriales est jugée «secondaire» par 47% des français.
14 mars.
Ça marche toujours Alors que 42 % souhaitent que le gouvernement doit
retire la réforme du statut des enseignants chercheurs et et 37% celle
de la formation des enseignants, le Figaro a la tête dans les îles. « Les Français prennent leurs distances avec l'outre-mer». Pour 68%, le conflit en Guadeloupe devrait s’arrêter après les concessions du gouvernement .
20 mars. «Les Français parient sur une radicalisation des conflits».
Cela sonne comme un jeu alors que les français ne rient pas. 49%
(contre 51%) souhaitent que les mouvements sociaux actuels se
transforment en un mouvement de grand ampleur et une grève comparable à
celle de 1995.
27 mars. «Dans la crise, Sarkozy garde la confiance de son camp»,
titre le Figaro. C’est mieux que si c’était pire. 53% ne font pas
confiance ou pas à Nicolas Sarkozy pour faire face à la crise actuelle
? 62% ne penent pas qu’il apporte des réponses efficaces mais, ouf, 79%
jugent qu’il fait preuve de détermination et 69% qu’il fait preuve de
sang froid. Et seulement 20% pensent que la gauche ferait mieux que le
gouvernement. Le lendemain, «85 % des Français veulent plafonner la
rémunération des chefs d'entreprises qui ont bénéficié d'aides de
l'État. Enfin des français «massifs et unanimes».
27 février. Zut, les Français ont une meilleure opinion de Bayrou et de Aubry que de Sarkozy. «Malgré
une image dégradée, le président conserve un fort potentiel électoral
grâce à son socle UMP, selon l'enquête OpinionWay-«Le Figaro »-LCI. La
gauche qui a bénéficié de l’ouverture est bien ingrate. On parlera
donc plutôt Guadeloupe : 51% des Français de métropole sont favorables
à l'indépendance.
20 février. C’est la cata.
Le climat est pourri au lendemain d’un sommet social globalement mal
perçu. 57% estiment que le gouvernement ne prend pas en compte les
revendications sociales actuelles. Et pourtant ce titre : «Les Français redoutent un mouvement social long». Explication de ce tour de magie : «Six personnes interrogées sur dix parient sur un conflit de grande ampleur. Seuls 36 % le souhaitent.» Et puis ce cadeau : 85% approuvent la mise en place de "bons d'achat" de services à la personne de 200 euros par foyer,
12 février. Heureusement, il y a… Besancenot, qui «s'installe en concurrent du Parti socialiste». Gros
sujet sur la légitimité d’un parti anti-capitaliste en France. OB gagne
12 poins comme meilleur opposant. Il était urgent de changer
d’atmosphère car le Figaro a admis quatre jours plus tôt, sur la base
d’un sondage Opinion Way-Metro, que «la popularité de Sarkozy s'effrite
dans les sondages».
6 février. Sarkozy est venu à la télé pour expliquer la crise aux Français, Dans ces moments, on ne plaisante pas. Le titre est brutal. «Face à la crise» : Sarkozy a convaincu».
Seulement 53% ont trouvé le président convaincant dans son intervention
télévisée. L’institut CSA, qui a interrogé tous les français et non
seulement ceux qui l’ont regardé, se fera incendié par Frédéric
Lefebvre pour avoir mesuré le scepticisme des Français.
3 avril. Le G20, la grande affaire ! « G20 : une majorité de Français approuve le rôle de Sarkozy».
54%, de fait, jugent que Nicolas Sarkozy a défendu a bien défendu es
intérêts de la France (bien 54%). Néanmoins, est-ce l’enthousiasme ?
Diriez-vous que le G20 qui s’est tenu à Londres est plutôt un succès ou
plutôt un échec? 29% un succès, 21% un échec, 48% ni l’un ni l’autre.
9 avril. Assez parlé de la majorité, des séquestrations, du chômage ! «Sondage : après Dakar,le rebond de Ségolène Royal». Le palmarès du meilleur opposant est une machine à diviser l’adversaire.
23 avril.
L’élection européenne approche. Après l’annonce par le chef de l’Etat
d’une nouvelle loi contre les bandes, le Figaro proclame que «Sarkozy est jugé le plus crédible contre la délinquance».
Tout est relatif : 39% lui fond plus confiance pour lutter contre la
délinquance, 15% s’en remettent à l’opposition menée par le PS, 10% au
FN, 6% à François Bayrou. Mais 36% ne font confiance à aucun de ceux là
! Est-ce réjouissant ? En sus, une question tordue oriente le débat :
est-ce que le climat économique et social actuel va conduire à une
augmentation de la délinquance ? 69% des Français répondent oui.
28 mai. Petite leçon de politique, dans un article sur l’éducation nationale. «Xavier
Darcos, pour contrer les réserves syndicales, a par ailleurs présenté
les résultats d'une enquête OpinionWay, réalisée à sa demande auprès de
1 047 personnes, qui montre que 64 % d'entre elles sont favorables à la
fouille d'élèves suspects et 81 % à l'installation de portiques de
sécurité.»
29 mai. Joli coup : «Merkel et Sarkozy, leaders préférés en Europe». Admirons
la manip : pour ce sondage, Merkel, Berlusconi, Zapaterro et Brown ont
été testé dans leur pays, mais l’opinion publique française n’est pas
consultée sur Sarkozy. C’est plus prudent car, comme le glisse le
Figaro, «au passage, on notera que seuls deux chefs de gouvernement
sont populaires dans leur pays - Merkel et Berlusconi». Bonne élection,
monsieur le Président !
dimanche 26 juillet 2009
SARKOZY N'EST JAMAIS ALLÉ AUSSI BIEN !!
Sarkozy est sorti de l'hôpital du Val-de-Grâce :

Le Président avait été victime d'un malaise alors qu'il faisait un footing à Versailles dimanche. Selon les médecins, il n’y a «aucune cause» ni «conséquence cardiologique» à ce malaise.
Nicolas Sarkozy, victime dimanche d’un malaise, est sorti lundi du Val-de-Grâce pour se rendre à la Lanterne, à Versailles, «un repos relatif de quelques jours» lui ayant été conseillé par les médecins qui, en revanche, ne lui ont prescrit aucun traitement médical.
C’est marchant, main dans la main avec son épouse Carla Bruni-Sarkozy, que le chef de l’Etat, souriant, saluant les badauds et remerciant ses médecins, est sorti peu après 11h dans la cour de l’hôpital militaire du Ve arrondissement. «Aucun traitement médical n’a été prescrit» au chef de l’Etat, «un repos relatif de quelques jours lui a été conseillé», a affirmé l’Elysée dans un communiqué.
Le président de la République a commencé à suivre ces conseils: en sortant de l’hôpital, il ne s’est pas rendu à l’Elysée, mais à la Lanterne, propriété versaillaise de la République, où, selon des journalistes qui ont suivi son cortège, le couple présidentiel est arrivé en milieu de journée.
Le Premier ministre, en déplacement lundi en Bourgogne, s’est réjoui de retrouver le président «en pleine forme», dès «cet après-midi». «Il est en très bonne santé. Tous les examens qui ont été pratiqués montrent qu’il n’y a rien d’anormal. Il a simplement fait un malaise qui est sans doute lié à un effort physique important sous un soleil intense», a assuré François Fillon.
Le chef de l'Etat avait été hospitalisé dimanche, à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce. Il faisait un footing à Versailles, où il passait son week-end à la résidence de la Lanterne, quand il été victime d'un malaise.
L’Elysée assure, par ailleurs, qu’«une coronarographie a été effectuée tôt ce matin». «Il ressort de cette surveillance et de ces examens complémentaires que le malaise n’a aucune cause cardiologique non plus qu’aucune conséquence cardiologique.»
«C'est pas son tempérament de s'économiser. Il a une formule: "parfois les gens (me) reprochent que j'en fasse trop, moi je trouve que je n'en fais pas assez", a commenté le ministre de la Relance, Patrick Devedjian, ce lundi sur RTL. Il s'engage beaucoup. Il est hyperactif, tout le monde le voit.»
Même «aucun traitement médical» ne lui a été prescrit, le Président devra se reposer «quelques jours». Son déplacement au Mont-Saint-Michel, sur le thème de la protection et de la valorisation du patrimoine, initialement prévu mardi a donc été reporté.
Pas de danger ni de traitement
Le malaise vagal (ou syncope vagale) est une brève perte de connaissance due à la suractivité du nerf vague, nerf dont le rôle est de ralentir le rythme cardiaque, selon des sources médicales.
Les syncopes vagales sont particulièrement spectaculaires mais ne présentent pas de danger pour le patient et ne nécessitent pas de traitement spécifique, selon ces sources.
Dans un premier temps, l'Elysée avait publié un communiqué de quatre lignes indiquant : «Alors qu'il faisait du sport, le président de la République a eu aujourd'hui un malaise. Il a été immédiatement pris en charge par son médecin. Il subit actuellement des examens complémentaires. D'autres informations seront communiquées ultérieurement», ajoute le texte.
Examiné début juillet
Le 3 juillet, l'Elysée avait publié un bulletin de santé de Nicolas Sarkozy, indiquant qu'il avait subi des examens cardio-vasculaires et sanguins qui «se sont révélés normaux».
«Comme il s'y était engagé, le Président de la République diffuse le compte-rendu de ses derniers examens médicaux disponibles», avait indiqué l'Elysée sur son site Internet.
Suivait un communiqué laconique de trois lignes: «A la demande de monsieur le Président de la République, plusieurs examens médicaux (cardio-vasculaires et sanguins) lui ont été prescrits. Les résultats de ces différents examens se sont révélés normaux».
Lors de la campagne présidentielle en 2007, Nicolas Sarkozy avait promis de publier régulièrement des bulletins de santé s'il était élu.
dimanche 12 juillet 2009
PRÉSIDENT INAUDIBLE DANS DES SOMMETS INUTILES !!
Sarkozy: communiqué, c'est emballé!

Juan - Blogueur associé | Dimanche 12 Juillet 2009 à 07:01
Quand Nicolas Sarkozy parle du G8, il se veut pédagogue. Un exercice difficile puisque le sommet du G8 fut, concrètement, un échec complet, un exercice de communication qui tourna à la farce. Cette semaine, la 114ème depuis l'élection présidentielle de 2007, Nicolas parle, parle et parle. On l'entend, mais qui l'écoute?
Rocard à la soupe
Lundi, Nicolas Sarkozy a jeté sa
dernière petite bombe dans la marre médiatique: un communiqué de la
Présidence informe que le Monarque nomme Rocard et Juppé pour animer le
spectacle du moment - réfléchir aux priorités du futur emprunt
national. Michel Rocard est tout sourire. Il s'est même permis de
publier une tribune surprenante dans Le Monde
pour dénoncer le silence général de la classe politique sur la
précarisation du travail, accélérée par la crise. Et il la conclue
d'une phrase lapidaire: "En votant
partout conservateur, pour les forces qui nous ont amenés à la crise,
les électeurs ont montré leur attachement au modèle du capitalisme
financiarisé." Voulait-il se faire pardonner sa collusion
temporaire avec l'hôte de l'Elysée ? Tout le monde sait que l'emprunt
populaire n'est qu'une opération de communication. Nicolas Sarkozy ne
s'en cache pas. Michel Rocard participe à cet habillage de
l'endettement. Jeudi, la commission des Finances du Sénat s'inquiétait
de la progression de la dette publique : de 40% du PIB il y a 20 ans,
elle dépasse les 80% cette année, et atteindra les 100% du PIB en 2012.
A quoi sert Michel Rocard ? A communiquer.
Non content de troubler
le jeu politique et d'occuper les médias avec cette double nomination,
Nicolas Sarkozy nous gratifia d'une avalanche de communiqués lénifiants
sur le compte-rendu de sa rencontre de quelques heures avec Gordon
Brown: « le réchauffement de la planète », c'est mal, mais l'énergie nucléaire, c'est « important »; l« es retours forcés d'immigrés clandestins », c'est bien; il faudrait une ambition industrielle européenne; il faudrait aussi « coopérer étroitement pour faire face aux problèmes politiques, économiques et de sécurité du XXIème siècle ».
Les deux dirigeants ont ils partagé une seule décision concrète à
l'issue de leur rencontre ? Non, pas une. Juste des déclarations
d'intention « y-qu'à-faut-qu'on ».
A quoi servait ce micro-sommet franco-britannique à Evian ? A communiquer.
Martin Hirsch défend sa soupe
Lundi toujours, Martin Hirsch livrait son « livre Vert », fruit de de « 190 heures »
de débats au sein d'une commission de 80 membres. Le haut commissaire à
la jeunesse a listé ses 57 propositions. En l'absence de calendrier
concret et de pistes de financement, le projet a déçu. Parmi les mesures phares mises en exergue par le gouvernement,
il en est une qui devrait faire jaser: plutôt que d'abaisser l'âge
minimal d'accès au RSA, la commission recommande de créer un « système
équivalent au RSA complément de revenu, le cas échéant à partir d'une
durée minimale de travail et de cotisations sociales », sans préciser s'il doit s'adresser à tous les jeunes ou seulement aux étudiants. Un RSA spécial Jeunes
en quelque sorte. En France, on est majeur à 18 ans, mais il faut
attendre 25 ans pour accéder à la plupart des aides sociales. Avant cet
âge, on a droit à des réductions, pour la plupart réservée aux étudiants. La précarisation de la jeunesse n'est pas traitée, une fois de plus.
Le débauché de l'ouverture de 2007 ne s'est pas posé la seule question qui vaille le concernant: quelle distance politique existe-t-il entre sa démarche et la trajectoire principale du programme sarkozyen ?
Elle est immense. Pour son propre projet, le Revenu de Solidarité
Active en vigueur depuis quelques semaines, le Haut Commissaire a dû
avaler quelques couleuvres, comme le dispositif de flicage du niveau de vie des bénéficiaires du RSA. Plus globalement, il a accepté de collaborer
au gouvernement de la pire contre-réforme que la France ait connue
depuis la guerre, un projet de société qui vise à détruire et remplacer
le compromis social de notre pays.
Lundi enfin, les premiers
bénéficiaires du RSA, inscrits début juin, touchaient leur chèque. Les
autres, enregistrés après le 15 juin, devront attendre deux mois
supplémentaire, soit la fin août. Le gouvernement est débordé par le
volume d'inscriptions. Les anciens RMIstes, un million sur les 3
millions de foyers prochainement inscrits, percevront un montant
identique au RMI d'antan, soit 454 euros pour un célibataire. Pour les
actifs, le montant variera selon les ressources, la situation familiale
et l'âge des enfants. Les statistiques parlent d'elles mêmes : 3,1
millions de foyers prochainement inscrits, et Hirsch espère en sortir
700.000 de la pauvreté, quand la France compte déjà près de 8 millions
de personnes au-dessous du seuil de pauvreté. L'OCDE estime déjà que la mise en place du RSA « n'aura qu'un impact limité sur l'emploi des travailleurs peu qualifiés ». Durablement subventionnés par l'Etat, ces RSAistes sont des salariés à même d'accepter durablement n'importe quel boulot, les nouveaux précaires de Sarkofrance.
A quoi sert Martin Hirsch ? A communiquer.
Travailler plus pour consommer moins
Nicolas
Sarkozy est agacé par la fermeture des magasins le dimanche. A titre
personnel d'abord, à en croire l'exemple (faux) multi-répété des Champs
Elysées. A titre politique ensuite, car l'extension du repos dominical
est sans doute la seule manifestation tangible qui restera de son
slogan fumeux et funeste « travailler plus pour gagner plus ».
La défiscalisation des heures supplémentaires, votée dès l'été 2007 et
entrée en vigueur au 1er octobre de la même année, a échoué. cette
mesure a été une aubaine formidable pour détruire l'intérim (dès avril
2008), limiter les embauches et plafonner les augmentations de
salaires. A l'automne, ce dispositif a été définitivement ringardisé
par la récession. Des centaines de milliers de chômeurs, précarisés par
l'obligation d'accepter une « offre raisonnable d'emploi » définie par des technocrates de l'UMP n'en bénéficient évidemment pas.
Reste donc le travail le dimanche.
Le député socialiste Jean-Louis Bianco a eu cette remarque de bon sens
: les Français auront-ils plus d'argent sous prétexte que les magasins
seront ouverts le dimanche ? L'Elysée a demandé à un député-godillot de
présenter son texte cette semaine. Le timing est parfait. Les vacances
scolaires démobilisent la contestation, et le nouveau règlement de
l'Assemblée Nationale empêche l'opposition de faire traîner l'examen
pour faire monter le débat hors les murs du Palais Bourbon. Dix-neuf
heures et cinquante minutes, rien de plus, ont été dévolues aux députés
de l'opposition pour critiquer le texte.
A lire les débats parlementaires, on mesure l'hypocrisie gouvernementale:
il a fallu la vigilance de Martine Billard pour éviter une catastrophe;
elle a fait passer un amendement prévoyant qu'un chômeur refusant une
offre d'emploi le dimanche ne serait pas sanctionné par le pôle emploi.
Les promoteurs UMPistes de la loi n'y avaient pas pensé... Ben voyons !
Vendredi, la funeste loi a été adoptée par les députés UMP et du
Nouveau Centre, juste à temps pour qu'ils puissent partir en week-end
de 4 jours. L'Assemblée Nationale ne reprend ses travaux que mercredi à
15 heures. Dimanche, Nicolas Sarkozy ne travaillera pas non plus. Il
faut dire qu'il a fait des heures supplémentaires cette semaine en
dînant avec les grand de ce monde au sommet du G8 en Italie...
A L'Aquila, Sarkozy parle encore
Mercredi
8 juillet, notre Monarque était encore agacé en arrivant à l'Aquila,
cette petite ville italienne dévastée par un tremblement de terre il y
a quelques mois. Son avion présidentiel a dû faire des ronds en l'air
avant de se poser dans le minuscule aéroport, le temps que Barack Obama
pose le sien. Le lendemain,
le président français est plus souriant. Il s'est réjoui devant la
presse des progrès accomplis, à quelques heures de la fin du G8, dans
les discussions avec ses collègues. Premier sujet, la « gouvernance
mondiale » a fait l'objet de conversations extrêmement libres
lors du déjeuner de jeudi (bravo !), qui se sont poursuivies le soir.
Nicolas Sarkozy a tenté de masqué la tartufferie, l'absence de
décision. Il a eu quelques peines à prouver que la gouvernance mondiale
allait enfin changer. Il a d'abord répété que la représentativité du G8
est en cause. « Avec le président Lula », il a proposé de
fusionner le G8 et le G5, et d'y ajouter l'Egypte pour créer un G14.
Vous suivez ? Et le G20 alors ? Sarkozy promet qu'en 2011, quand la
France présidera le G8, tout changera. Jeudi, il a aussi énuméré toutes
ses demandes, insatisfaites à ce jour, comme toujours: la création
d'une organisation mondiale de l'environnement qui devra notamment « gérer les résultats du sommet de Copenhague »,
la présence systématique de l'Organisation Internationale du Travail
aux sommets du G8, l'élargissement du G8 aux pays émergents. Sarko le
gaucho de circonstance s'en fiche. En 2017, il ne sera plus là. Il a
également demandé que les crédits accordés aux Etats par le FMI et la
Banque Mondiale soient désormais conditionnés au respect des normes
sociales de l'OIT. Sarkozy répète plusieurs fois que « ça progresse, ça progresse beaucoup. » « Il y a véritablement une prise de conscience ». Les résultats ? Ils sont quasi-nuls.
Sur le second sujet, le climat, même constat. Nicolas Sarkozy se félicite d'un « progrès considérable », la publication d'une « déclaration du G14 » qui rappelle qu'il faut limiter le réchauffement climatique à ... 2 degrés parce que les « experts du monde entier » l'ont dit. La planète meurt, et le G8 déclare.
Quel accomplissement ! Nicolas Sarkozy rappelle que les dirigeants du
G8 ne sont pas parvenus à rallier les pays émergents une réduction de
50% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde, mais que le G8
s'est engagé la veille à un taux supérieur (80%) d'ici ... 2050. En
2050, Nicolas Sarkozy aura 95 ans. Et il oublie une chose: à peine
publié dans l'après midi de mercredi, le communiqué du G8 était dénoncé par un conseiller du président russe,
qui a fustigé le caractère « inacceptable et probablement hors
d'atteinte » de ces objectifs. La veille, une autre réunion
internationale avait déjà échoué à se mettre d'accord sur le même sujet
: le Forum des Principales économies (MEF), qui réunissait des
représentants du G8 et des pays émergents, avait ... refusé toute
annonce datée et quantifiée de réduction des émissions mondiales.
Dernier
sujet, que le président français a failli oublier : le refus du
protectionnisme. C'est déjà ça. Quand le temps des questions à la
presse est venu, une journaliste française interroge le chef de l'Etat
sur ... Carla Bruni-Sarkozy et son manquement au protocole.
Carla a éclipsé Nicolas
Effectivement,
Carla Bruni avait refusé de suivre le programme officiel prévu pour les
épouses des dirigeants du G8 à l'Aquila en Italie. Arrivant sur place
avec 24 heures de retard, la chanteuse aphone a, paraît-il, déchainé les passions transalpines. La veille, elle s'était offert une tribune dans un quotidien britannique The Guardian (« le sida en Afrique, c'est mal »), pour appeler le G8 à maintenir ses efforts financiers de santé en Afrique. Son refus de suivre le protocole prévu par Silvio Berlusconi agacent la presse de droite. Carla la rebelle, mais Carla la généreuse: le quotidien de Sarkofrance nous apprend qu'elle « fera également une donation, par l'intermédiaire de sa fondation, pour la reconstruction de l'hôpital » de la ville dévastée.
Ce n'est pas la première fois que le président français se cache
derrière son épouse. Depuis plusieurs semaines, la presse se délecte de
cette stratégie présidentielle. Nicolas a changé. Pour preuve, son
épouse lui a ouvert les portes de ses salons mondains, ceux qui
accueille un certain gratin soit-disant à gauche. Carla est partout,
derrière la nomination de Jean-Luc Hees et Philippe Val à Radio France,
ou de Frédéric Mitterrand au ministère de la Culture; Elle est aussi à
l'origine de la passion soudaine de Nicolas Sarkozy pour les beaux-arts
et la littérature classique; ça fait plus sérieux, plus présidentiel
que Didier Barbelivien, Christian Clavier et Johnny Halliday...
A quoi sert Carla Bruni-Sarkozy ? A communiquer.
Les ministres communiquent mal
On
murmure que le ministre Frédéric (Mitterrand) serait prochainement
secondé d'un autre Frédéric, Lefebvre celui-là. Cette probable
nomination vers le 23 juillet n'a qu'un objectif: trouver un strapotin médiatico-politique à au porte-parole de l'UMP.
ce dernier doit laisser sa place de député à André Santini. S'il
l'avait fait dès le remaniement du gouvernement le 23 juin dernier, on
aurait dû organiser une élection législative partielle dans la
circonscription des Hauts de Seine. Sarkozy a préféré attendre le délai
de trente jours, afin de permettre à Santini de récupérer sans heurt
son fauteuil à l'Assemblée Nationale. Frédéric Mitterrand n'a pas l'air
d'apprécier. Il a expliqué cette semaine qu'il n'avait pas besoin d'un
secrétaire d'Etat auprès de lui.
Le lendemain, Luc Chatel défend mal la suppression des postes de RASED,
une décision qu'il a hérité de son prédécesseur à l'Education National
Xavier Darcos : tout opposant antisarkozyste pavlovien que nous sommes,
nous n'aurions pas compris: les 1500 postes ne sont pas supprimés mais
« sédentarisés ».
Luc Chatel ne sait visiblement pas que les académies confirment un peu
partout en France la suppression de postes RASED, au grand dam des
associations de parents d'élèves et des enseignants.
Christine
Lagarde, elle, évite une sombre gaffe. Le patron d'EDF annonce qu'il a
besoin les tarifs de l'électricité d'au moins 20% dans les trois ans.
La ministre de l'Economie réagit violemment, mais concède qu'il faudra
sans doute cette augmentation... avant d'expliquer, plus tard, qu'aucune décision n'a été prise.
Les vrais sujets sont donc occultés: la lutte contre la précarité,
l'insécurité, la dégradation des comptes publics, l'injustice fiscale.
Sarkozy communique pour masquer. Une vieille tactique.
Ami Sarkozyste, où es-tu ?
dimanche 28 juin 2009
SEMAINE FOLLE OU LE 'KING OF POP' FIT DISPARAÎTRE LE PETIT ROI DE VERSAILLES !!
Nicolas II avait pourtant tout prévu :

Juan - blogueur associé - | Dimanche 28 Juin 2009 à 07:01
112ème semaine de Sarkofrance : les affaires reprennent ! Versailles, emprunt, remaniement et couacs, notre ami Juan s'en donne à coeur joie.
Nicolas II, puisque c'est son surnom, avait tout prévu : une allocution
qui se voulait historique à Versailles devant le Parlement réuni en
Congrès, un remaniement du gouvernement deux jours après, puis un
voyage aux Antilles. Patatras ! Le discours a déçu; un Mitterrand a
gâché la surprise de sa venue au ministère de la Culture; Michael
Jackson est mort quelques heures après l'atterrissage présidentiel en
Martinique. Ajoutez l'affaire Karachi, et la semaine est ratée.
Un Congrès pour un emprunt
L'évènement
incontestable de cette 112ème semaine depuis l'élection présidentielle
devait être l'allocution de Nicolas Sarkozy devant une partie du
Parlement réuni en Congrès à Versailles. Malheureusement, le discours a
tourné court. Le soufflet s'est dégonflé. Lundi 22 juin, Nicolas Sarkozy est apparu simplement ringard et autiste.
Il a livré une bouillie idéologique inédite, qui a troublé jusque dans
les rangs de l'UMP : il a d'abord appelé de ses vœux la constitution
d'un nouveau modèle français qui mêlerait
productivisme, consommation, investissement et écologie. Quelqu'un se
souvient-il de la campagne présidentielle de 2007 ? Sarkozy nous
promettait de casser ce modèle vieillissant qui décourage le travail.
En 2009, Nicolas II fait le grand écart au risque de se froisser le
haut des cuisses. Il faudrait travailler plus, dépenser plus, consommer
davantage, et préserver la planète. Il invoque le "génie français", récuse la laïcité positive et la discrimination positive, attaque la polémique du moment (la Burqa), dénonce "la loi du plus fort ou celle du plus malin", et découvre que la situation carcérale est une "honte pour notre pays". Y-a-t-il un pilote dans l'avion élyséen ?
En
fouillant un peu ses propos, on retrouve bien ses vieilles lubies
libérales : pas question d'augmenter les impôts pour financer le
déficit croissant des comptes publics ! Nicolas Sarkozy préfère autre
chose : réduire ces « déficits structurels », ces « mauvaises » dépenses, les niches sociales, les « excès de bureaucratie ».
Mais son logiciel idéologique a sauté. Le monarque veut cacher ses
intentions de rupture sous une vulgate radicale-socialiste. La
mayonnaise ne prend plus. On aurait envie de l'encourager à relire
quelques classiques d'économie, plutôt que de nous confier sur Facebook qu'il vient de terminer « Pierre et Jean »de Maupassant...
Lundi, il a surtout annoncé le lancement d'un emprunt national,
dont ni le montant ni l'usage ne sont définis. Avec cet emprunt,
Sarkozy emprunte aux ménages ce qu'il ne peut plus leur prendre en impôt
Chaque jour, les fonctionnaires du Trésor empruntent sur les marchés
financiers, espérant que la crédibilité de l'Etat tient encore auprès
des prêteurs du monde. Sarkozy s'adresse désormais à nos bourses, plus
commode. Avec l'emprunt « national » et« populaire », Sarkozy tente surtout un coup politique. La réussite probable de sa souscription sera présentée comme un blanc-seing à sa politique.
Et on peut faire confiance aux services d'Eric Woerth pour proposer des
conditions financières très attractives pour éviter tout couac. Le
Monarque s'est donc déplacé dans un palais des rois pour solliciter...
un emprunt. Et les parlementaires de l'UMP d'applaudir. En 2009, on
rase encore gratis en Sarkofrance. Fallait-il dépenser 500 000 euros,
mobiliser des centaines de policiers et des caméras de télévision, pour
solliciter un nouveau crédit ? Depuis mai 2007, la dette publique a
progressé de... 380 milliards d'euros. Question remboursement, on en
parlera après 2012... Le Monarque veut gagner du temps
: l'heure de vérité, fiscale et financière, est pour bientôt. Il faut
tenir jusqu'à l'élection présidentielle de 2012. Après sa réélection,
il sera toujours temps de « purger » les déficits, et plonger le pays
dans une cure d'austérité.
Un remaniement gâché par Mitterrand et Karachi
Mardi, Sarkozy a dû précipiter son remaniement gouvernemental. L'un des
heureux entrants, Frédéric Mitterrand, avait lâché le morceau.
Le spectacle a donc été vite recalé à l'heure des journaux télévisés. A
20H15, Claude Guéant apparaît sur le perron de l'Elysée. C'est un
gouvernement de « fermeture » et d'image. Les postes clés restent aux
mains de quelques grognards du camp présidentiel,
à l'exception de Michèle Alliot-Marie que Nicolas Sarkozy est parvenu à
dévisser de l'Intérieur. Il a fallu teinter d'un peu de vert ce
gouvernement « Fillon IV »: Jean-Borloo récupère ainsi une
seconde secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Valérie Letard. Et
l'ex-villepiniste Bruno LeMaire devient ministre de l'Agriculture ET de
l'Alimentation. Pour ou contre les OGM dans nos assiettes ? En mai 2008, le futur ministre a voté pour la coexistence des cultures OGM et non-OGM...
Mercredi se tenait le premier conseil des ministres de "Fillon IV".
Sarkozy suggère aux nouveaux arrivants d'être discret et de travailler
leurs dossiers, deux conseils qu'il suit lui-même assez peu. Déjà les tensions et les couacs se font jour.
Xavier Darcos lâche une petite bombe à son successeur Luc Chatel: la
suppression de 16 000 postes à l'Education Nationale en 2010. Michèle Alliot-Marie dispute déjà le sort des prisons
à son nouveau secrétaire d'Etat « sans affectation » Jean-Marie Bockel.
Frédéric Mitterrand affronte une grève au ministre de la Culture. Et on apprend que le nouveau secrétaire d'Etat au Logement, Benoist Apparu, se faisait loger en HLM jusqu'à l'année dernière... Les recalés du remaniement, eux, ne furent même pas prévenus oralement de leur éviction avant l'annonce officielle mardi soir... Frédéric Lefebvre, le porte-parole de l'UMP, est inquiet
: il a appris également très tardivement qu'il risquait de perdre, par
ricochet, son mandat de député : André Santini a 30 jours pour décider
s'il souhaite récupérer son mandat. S'il passe son tour, Lefebvre devra
alors se présenter devant les électeurs.
L'après-midi,
l'opposition demande une déclaration de politique générale au premier
ministre. En vain. Il y a pourtant matière. Le discours élyséen de
lundi était confus. Sarkozy semble ainsi considérer que les
« amortisseurs sociaux » existants sont bien suffisants : la casse
sociale a néanmoins bien eu lieu, même si elle fut ralentie par
l'ampleur de la récession. La semaine prochaine, le SMIC n'augmentera
que du strict minimum : +1,3% au 1er juillet, soit 16 euros bruts de
plus par mois. Brice Hortefeux a précisé lundi dernier qu'il s'était
basé sur les conclusions d'un rapport d'experts 'indépendants'. Le lendemain soir, il filait à l'Intérieur. Xavier Darcos le remplace. Le« réformateur
»de l'Education Nationale arrive aux Affaires Sociales pour s'occuper
des retraites. Avec un peu de chance, les retraités seront dans la rue
en février prochain. Dans l'attente, on nous a confirmé l'envolée du
chômage: en mai, 36 000 demandeurs d'emploi supplémentaires sont venus
grossir les rangs du pôle emploi. Le rythme de progression du chômage
s'est provisoirement ralenti. En mai, les plans sociaux du début de
l'année n'ont pas encore produit leur effet, et les étudiants sont
encore étudiants. Même les économistes les plus conservateurs attendent
3 millions de chômeurs « officiels » pour la fin de l'année.
Si l'on ajoutent les nouveaux précaires à temps partiels au RSA, on
frisera les 6 ou 7 millions de chômeurs. Nicolas Sarkozy peut nous
raconter que nous sortirons plus forts de la crise avec ses réformes.
Les chômeurs victimes de « l'offre raisonnable d'emploi » s'en
souviendront.
Sarkozy a même botté en touche sur les priorités de l'action gouvernementale des mois à venir.
Il aimerait qu'on en débatte... Mercredi soir, Fillon annonce un
« séminaire » de réflexion pour dimanche, avec ses ministres. On aurait
préféré qu'il nous parle de Karachi.
Les Antilles gâchées par Larachi et Jackson
Il y a une autre affaire, plus sombre, plus glauque, plus dangereuse à commenter. On se doute bien qu'elle aura peine à sortir. Les juges doivent se dépêcher. Qu'elle soit avérée ou pas, elle concerne Nicolas Sarkozy. En septembre 1994, la France a vendu à perte trois sous-marins Agosta au Pakistan.
Pourquoi « à perte » ? C'est curieux. Sarkozy était ministre du Budget,
il a autorisé la défiscalisation des commissions versées à divers
intermédiaires pakistanais ou autres; François Pérol était
administrateur de la DCN, le fabriquant des sous-marins. En 1995,
Jacques Chirac a stoppé le versement de ces commissions. Charles
Millon, son ministre de la Défense de l'époque l'a confirmé cette
semaine. Chirac soupçonnait le Pakistan ou certains intermédiaires d'en
rétrocéder à l'équipe Balladur une partie. En 2002, un attentat ciblé
coûte la vie à 11 ingénieurs français à Karachi. La DCN explique au juge Bruguière charge de l'instruction qu'elle soupçonne des représailles pakistanaise s. Le Karachi-gate prend de l'ampleur. Dans sa note intitulée Nautilus ,
elle écrit : « L'annulation de ces commissions avait été décrétée en
1995, à la suite de l'alternance politique en France, et visait à
assécher les réseaux de financement occultes de l'Association pour la
Réforme d'Édouard Balladur. » Bruguière lâche
l'enquête pour rejoindre ... l'UMP en 2007. La guerre de l'ombre
rejoint les soupçons de financement politique illégal. Il y a 10 jours,
Sarkozy a déclaré que cette théorie était une« fable ».
Mardi, il nommait Brice Hortefeux ministre de l'Intérieur. L'intéressé
n'y croyait pas. Il venait tout juste d'entrer en fonction aux Affaires
Sociales. Et l'Assemblée Nationale, sur proposition du gouvernement, a
durci le secret défense le 16 juin dernier. Coïncidences ?
Jeudi,
le président français s'éclipsait pour les Antilles. Il avait promis
d'y aller. On oubliera qu'il devait inaugurer les Etats Généraux de
l'Outre Mer. Ses conseillers laissaient entendre qu'il serait sobre,
économe en déclarations, à l'écoute des populations. On ne saura sans
doute jamais si la nouvelle du décès de Michaël Jackson a changé ses
plans: jeudi soir, Sarkozy atterrit en Martinique vers 19h30... presque
seul : l'avion qui transportait les journalistes couvrant l'évènement a du retard.
A minuit, la rumeur, confirmée une heure plus tard, du décès par arrêt
cardiaque du roi de la pop éclipse l'actualité sarkozyenne. Le
lendemain, Sarkozy propose un référendum sur l'autonomie de la Martinique.
Pour quelqu'un qui voulait s'épargner toute annonce, c'est assez fort !
En Guadeloupe quelques heures plus tard, le son de cloche est différent
: il tacle les grévistes et le LKP d'Elie Domota : «Le
droit de grève ne peut pas être utilisé comme un instrument de
propagangde et de déstabilisation politique. Je ne suis pas prêt à
accepter l'inacceptable.» Et il refuse tout référedum sur l'autonomie proposé la veille à la Martinique voisine: «J'ai proposé un schéma à la Martinique. Il est écrit nulle part que la Martinique et la Guadeloupe doivent avancer en même temps». Diviser pour régner ?
Samedi, les télés et radios françaises ne parlaient plus que de Michael.
Too Bad.
Ami sarkozyste, où es-tu ?
jeudi 25 juin 2009
SCANDALE D'ÉTAT : SARKOZY MOUILLÉ DANS L'AFFAIRE KARACHI !!
L'affaire qui devrait bousculer la classe politique, au premier rang de laquelle, le président lui-même :

Dossier réalisé par Olivier Bonnet, publié sur le blog Plume de Presse.
Le Pakistan a-t-il fomenté l’attentat de Karachi en 2002, en représailles à l’arrêt du versement par Jacques Chirac des commissions occultes auquel Édouard Balladur, alors Premier ministre, s’était engagé ? Cet accord secret obligeait-il aussi au règlement de rétro-commissions qui ont servi à financer la campagne présidentielle du candidat Balladur en 1995 ? Son ministre du Budget de l’époque, Nicolas Sarkozy, pouvait-il ne pas être au courant ? Bonne nouvelle : les juges et les journalistes font leur travail. Mais mauvaise nouvelle : la nouvelle loi de programmation militaire, permettant de criminaliser la contestation des "intérêts économiques stratégiques" de la France, englobés dans la "sécurité nationale", et l’extension du secret-défense à de nombreux nouveaux domaines, rendra impossible toute investigation future dans des affaires de ce genre. Surtout si l’on ajoute la suppression du juge d’instruction planifiée par le Pouvoir. L’ensemble assurera l’impunité à nos gouvernants et à leurs partenaires économiques privés, définitivement à l’abri de la justice et de tout contrôle citoyen. Synthèse et mise en perspective de l’installation institutionnelle d’une République bananière.
Première partie
Attentat de Karachi, contrat Agosta, rapport Nautilus : comment d’éminents dignitaires pakistanais ont perpétré l’attentat pour faire pression et se venger de Jacques Chirac, coupable d’avoir mis un terme à un mécanisme de corruption dont le grand bénéficiaire français était l’ancien Premier ministre Édouard Balladur. Vous avez dit affaire d’État ? [...]
Deuxième partie : de Sarko à Balladur
Au contraire de celui d’Édouard Balladur, le nom de Nicolas Sarkozy n’apparaît pas dans le rapport Nautilus. Comment ce dernier pourrait-il néanmoins se trouver impliqué dans l’affaire ? Il faut commencer par rappeler le contexte. [...]
Troisième partie : vers l’inéluctable étouffement ?
Le héros de la conférence de presse de Nicolas Sarkozy, accordée à Bruxelles le 19 juin dernier, se nomme Philippe Alfroy, confrère de l’AFP qui ose la question suivante : "Selon les informations qui ont été rapportées hier à la suite d’une réunion entre les parties civiles dans l’attentat de Karachi et les juges d’instruction, il semblerait que l’origine de l’attentat ne soit pas due à un acte terroriste mais plutôt à des représailles de l’Etat pakistanais après le non versement de commissions. On parle même de rétro-commissions qui auraient pu alimenter la campagne d’Edouard Balladur en 1995. Est-ce que, en tant que ministre du Budget, vous avez été au courant de tels accords ?". [...]
lundi 22 juin 2009
ET LE SOUVERAIN PARLA DEVANT SES SUJETS !!
Versailles: Sarkozy venu «par la petite porte» :
REVUE DE PRESSE
La prestation présidentielle de lundi devant les parlementaires réunis en Congrès laisse globalement la presse «sur sa faim». Celle-ci s'interroge ainsi sur le choix de cette «pesante formule pour avoir aussi peu de choses à annoncer».
Un discours «classique», «attendu», guère à la hauteur du décor et du caractère inédit de cette première institutionnelle. Souvent déçus au lendemain de l’intervention présidentielle devant les deux assemblées réunies en congrès à Versailles, les éditorialistes s’accordent à pointer le «décalage» entre les mots et la photo du président de la République, hier dans l’hémicycle de l’Aile du Midi.
«Le contraste frappe, relève Laurent Joffrin (Libération). D’un côté, la pourpre et les ors, très monarchiques, la double haie de gardes, très républicains, et l’entrée sous les applaudissements du Congrès, très américains.» Mais au regard de l'«ensemble fort solennel», le propos reste «certes honorable, mais aussi classique que la cérémonie qui l’entoure était nouvelle». Bref, «un discours inattendu par son caractère...attendu», conclut-il.
«Tout ça pour ça?»
S’il prédit que «l’image du président de la République, face au Congrès sous les ors de Versailles, entrera dans les livres d’histoire», Xavier Panon (La Montagne) estime que «pour le discours, c’est moins sûr». «Absent du Congrès depuis un siècle et demi, le chef de l’Etat y est revenu par la petite porte», renchérit Jean-Francis Pécresse dans Les Echos. «Tout ça pour ça?», conclut Michel Lépinay (Paris-Normandie), resté lui aussi «un peu sur sa faim».
«Alors, pourquoi la solennité, la pompe et les ors de Versailles? Pourquoi avoir choisi la pesante formule de l’adresse présidentielle au Congrès pour avoir aussi peu de choses à dire et à annoncer?», relance Le Républicain Lorrain, selon lequel «la mise en scène» permet de capitaliser sur le score de son camp aux européennes mais surtout de «donner plus d’écho à la parole présidentielle en ces temps où, au fond, le chef de l’Etat n’a pas grand-chose à dire». Au point, pour Patrick Fluckiger (L’Alsace), de «reprocher un coût superflu en pleine crise économique» à ce «grand show politique».
«Plus solennel que substantiel»
Au classement des annonces relevées par la presse, celle d’un grand emprunt national sort en tête. Un moyen pour «trouver de nouvelles marges de manoeuvre» mais aussi une «idée empruntée au PS - l’une des rares propositions originales de son contre-plan de relance -», rappelle Erik Izraelewicz (La Tribune), qui juge le discours «plus solennel que substantiel» et augurant d’«un changement plus solennel que substantiel». Pour Hervé Cannet, de La Nouvelle République du Centre-ouest, «l’emprunt d’État qui sera lancé à l’automne est, de fait, la seule annonce spectaculaire».
Si Laurent Joffrin fait valoir que «la droite elle-même ne cachait pas sa déception», Etienne Mougeotte est sans doute le seul à tresser des lauriers à Sarkozy pour son «audace visionnaire et mobilisatrice» et son «indéniable hauteur de vue». Dans Le Figaro, il loue une prestation qui «avait incontestablement du soufle».
«Le costume d’homme d’Etat d’envergure»
Sans avoir été subjugués par sa stature, plusieurs éditorialistes relèvent tout de même chez Sarkozy, une volonté de troquer son personnage d’hyperprésident pour celle d’un homme «plus rassembleur, plus consensuel», selon Rémi Godeau, dans l’Est Républicain. En prenant la «défense du "modèle français"», Sarkozy «l’Américain, un temps accusé de vouloir casser le pacte social, s’est présenté en gardien de cet "héritage commun"».
Celui qui compte «se débarrasser de son image d’"hyperactif tendance égocentrique en campagne permanente"», décrit Philippe Palat (Midi Libre), veut «enfiler le costume de l’homme d’Etat d’envergure».
Plus que sur un glissement d’image, c’est sur le «changement de République» que s’attarde la presse. «Celle-ci s’apparente à un régime présidentiel à l’américaine, avec toutes les nuances monarchiques issues de notre histoire», considère Patrick Pépin (Nord Eclair).
Fillon en «gentilhomme de cour»
«En définitive, la France change avec le régime», confirme Jean-Marc Raffaelli, qui y voit «un pas de plus vers une présidentialisation parfaitement assumée».... et la relégation du Premier ministre «au rang de gentilhomme de cour». D’autant que, selon la presse, le discours s’apparentait à une déclaration de politique générale, prérogative du chef du gouvernement. Alors que Xavier Panon (La Montagne) ironise sur «le surintendant Fillon», Jean-Marcel Bouguereau (La République des Pyrénées). Patrick Apel-Muller (L’Humanité), le dépeint «sagement assis à son banc» écoutant, «un peu absent, les consignes qui tombaient de la bouche présidentielle».
Toutefois, la gauche ne sort pas non plus grandie de la séquence versaillaise, conlut la presse, moquant «le Tiers État de l’opposition, réuni au jeu de... paumés» (La Montagne, Xavier Panon). Dans l’Union, Hervé Chabaud fustige «une opposition plus pressée à boycotter Versailles ou à faire le pitre devant la salle du Jeu de paume sans crainte de manipuler l’histoire». Alors que «Verts et rouges ont jeté l’éponge», les socialistes «ont refusé le débat, déplore Jean-Marc Raffaelli (Nice-Matin). Comme si la politique de la chaise vide pouvait renforcer une assise.»











