COMITÉ DE RÉSISTANCE CITOYENNE | BLOG

► Le Comité de Résistance Citoyenne lutte contre la politique de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement. Constitué par de très nombreux résistants depuis le 6 mai 2007, il milite pour la réflexion avant l'action. ◄ ▌crc.contact@gmail.com▐

mardi 13 octobre 2009

UNE "REFORME" QUI NE RÉSOUDRA AUCUN PROBLÈME !!

Les principaux points de la réforme allégée du lycée

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NOUVELOBS.COM | 13.10.2009 | 16:45

Voici les principaux points de la nouvelle mouture de la réforme des lycées présentée mardi 13 octobre par Nicolas Sarkozy :

1. Mettre en place une orientation "progressive et réversible"
- les élèves en difficulté pourront à tout moment de leur parcours bénéficier de "stages de remise à niveau" ou de "stages passerelles" pour changer de filière. La décision sera prise par le conseil de classe.
- la spécialisation sera progressive pour "permettre aux élèves de mûrir leur choix". La classe de première deviendra plus générale, celle de terminale plus spécialisée.
- l'accès à l'information nécessaire à une meilleure orientation sera "garanti", grâce à l'instauration d'un tutorat pour chaque élève ou la multiplication des contacts avec l'université et le monde de l'entreprise.

2. Rééquilibrer les séries pour mettre un terme à l'hégémonie de la série S
- revaloriser la filière sciences et technologies industrielles (STI) en rénovant ses programmes. Les élèves de la série STI bénéficieront aussi de places réservées en IUT et BTS et de classes préparatoires spécifiques aux grandes écoles d'ingénieurs.
- sauver la section littéraire en en faisant un "véritable série internationale" qui met l'accent sur les langues étrangères ou le droit et l'enseignement culturel et artistique.

3. Instaurer un accompagnement personnalisé pour tous les élèves
- tous les élèves de seconde bénéficieront d'un accompagnement de deux heures par semaine en petit groupe dès la rentrée 2010. Il sera étendu en 1ère en 2010 et en terminale en 2012.
- ces heures n'alourdiront pas l'emploi du temps des élèves et impliquent donc de "trouver de nouveaux équilibres" dans les emplois du temps.

4. "Plan d'urgence" pour l'apprentissage des langues étrangères
- révision la nature et du contenu des épreuves du baccalauréat.
- multiplication des contacts avec les "locuteurs natifs" via les téléconférences et l'augmentation du nombre d'assistants de langue.
- favoriser les séjours linguistiques et développer l'enseignement en langues étrangères de certains savoirs fondamentaux.

5. Renforcer l'enseignement des disciplines artistiques et culturelles
- création d'un enseignement transversal d'histoire des arts.
- désignation dans chaque établissement d'un "référent" culture.
- création d'une vidéothèque en ligne de fils classiques à laquelle pourront se connecter tous les établissements.

6. Faire des lycéens de jeunes adultes responsables et autonomes
- reconnaissance de l'engagement des élèves dans une association ou autre par la mise en place d'un livret de compétences.
- abaisser l'âge légal de la responsabilité associative de 18 à 16 ans pour, notamment, relancer les maisons des lycéens.
- déléguer aux lycéens certains compétences relatives à la vie scolaire (restauration, aide sociale, aménagement des espaces...).

Nouvel Obs'

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jeudi 27 août 2009

PLUS ON EST DE FOUS ET PLUS ON RIT !!

Le gouvernement Fillon victime d’inflation :

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L’exécutif va passer la barre des quarante membres avec de nouvelles nominations.

Par ALAIN AUFFRAY

 

Nicolas Sarkozy l’avait promis pendant sa campagne présidentielle : avec lui, plus question de distribuer généreusement les maroquins pour récompenser des services rendus ou pour amadouer de futurs partenaires électoraux. La «rupture», c’était aussi ça.

 

De cette promesse, il ne reste rien. Avec la nomination attendue de nouveaux secrétaires d’Etat - notamment celle du fidèle Frédéric Lefebvre -, le gouvernement passe la barre des 40 membres, ce qui en fait l’un des plus peuplé de la Ve République. Dans son rapport sur la modernisation des institutions, le comité Balladur avait noté qu’avec trente-cinq ministres en moyenne, la France consommait nettement plus de ministres que la plupart des démocraties occidentales.

 

«Contradiction». Régulièrement renforcé par de nouveaux arrivants, le gouvernement «resserré» de François Fillon, qui se réunit aujourd’hui pour le Conseil des ministres de rentrée, est d’ores et déjà plus peuplé que ceux qu’avaient conduits Alain Juppé en 1995 ou Dominique de Villepin en 2005 sous les présidences de Jacques Chirac. Le premier comptait 33 membres, le second s’était contenté de 31.

 

Le porte-parole adjoint de l’UMP, Dominique Paillé, s’est efforcé hier de démontrer qu’en dépit des apparences, le gouvernement Fillon était bel et bien «resserré» : «L’engagement de Nicolas Sarkozy portait sur le nombre de ministres pleins. Il ne devait pas y en avoir plus de 20. Nous sommes à 18…» Il a souligné que les secrétaires d’Etat sont tous «délégués» auprès d’un ministre plein ou du Premier ministre et qu’ils n’ont donc pas d’administration propre. Il n’empêche : au moment où l’exécutif s’apprête à défendre une réforme de l’organisation territoriale qui supprime plusieurs milliers d’élus, l’inflation ministérielle fait mauvais effet. «Il y a là, c’est vrai, comme une contradiction», reconnaît un dirigeant UMP.

 

Dans l’entourage de Nicolas Sarkozy, on ne se donne même plus la peine de raconter que l’objectif serait de donner au pays un exécutif plus efficace. Il s’agit avant tout de «trouver quelque chose» à Frédéric Lefebvre, éjecté de son siège de député suppléant des Hauts-de-Seine après le retour de son titulaire André Santini, lui-même sorti du gouvernement en juin. Puisqu’on a promis de «ne pas le laisser tomber», Frédéric Lefebvre peut espérer un secrétariat d’Etat. Lequel ? La question n’est pas tranchée. Mais l’intéressé fait savoir, à toutes fins utiles que ses «centres d’intérêt» sont «la culture et la communication, ainsi que l’économie». L’hypothèse d’un rattachement à Bercy tient la corde. Lefebvre pourrait se voir confier la Consommation.

 

Maroquin. Par la même occasion, le chef de l’Etat pourrait aussi offrir un maroquin - celui de la Fonction publique, par exemple - au radical de gauche Paul Giacobbi, député et président du conseil général de Haute-Corse. Cela permettrait de donner un minimum de consistance à l’engagement pris de «poursuivre l’ouverture» tout en offrant à l’UMP un allié de poids pour les élections territoriales prévues dans l’île en mars 2010.

Libération

jeudi 23 juillet 2009

EN DOUCE, LA LOI ÉLARGISSANT LE TRAVAIL LE DIMANCHE PASSE !!

Travail du dimanche: le petit oui du Parlement :

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Après plusieurs contretemps, le Parlement a finalement entériné dans la nuit de mercredi à jeudi, mais de justesse, après un ultime vote du Sénat, le texte UMP sur l’extension du travail dominical, voulu coûte que coûte par Nicolas Sarkozy.

C’est une droite peu convaincue qui l’a approuvé du bout des lèvres tandis que la gauche qui a voté contre y voit le signal de la généralisation du travail du dimanche.

La proposition de loi UMP a été votée par 165 voix contre 159. C’est la plus faible majorité recueillie par un texte au Sénat depuis la rentrée parlementaire.

Le suspens aura duré jusqu’au bout au Sénat sur l’issue du vote. L’UMP et l’Union centriste n’étant pas sûre de réunir la majorité, les tractations se sont multipliées jusque tard dans la nuit notamment avec l’aide de l’exécutif.

Après l’échec de trois premières tentatives, la dernière mouture de la proposition de loi de Richard Mallié (UMP) a été présentée par le gouvernement comme étant plus restrictive.

Il soutient qu’il s’agit avant tout de légaliser des ouvertures dominicales pratiquées illégalement dans une quinzaine de zones commerciales autour de Paris, Lille et Marseille (les Puce) mais pas Lyon où de nombreux élus y sont hostiles.

Mais le texte élargit en fait les possibilités de dérogations aux zones et communes «d’intérêt touristique» ou thermales, c’est à dire a martelé le gouvernement à 500 communes. L’opposition n’a pas été convaincue, selon elle 6.000 communes sont concernées, ouvrant ainsi la voie à une première «brèche» à une généralisation du travail dominical.

Durant les débats, le gouvernement n’a pas levé l’ambiguité sur les contreparties accordées aux salariés en insistant sur le volontariat, le doublement de salaires et le repos compensateur.

Mais seuls les salariés des Puces - et en l’absence d’autres accords - pourront en bénéficier. Pour tous les autres, travaillant dans les zones et communes touristiques ou thermales, des contreparties sont possibles mais pas obligatoires. Le volontariat notamment n’est pas la règle.

Défendue coûte que coûte par Nicolas Sarkozy qui y voit un «marqueur» de sa politique de réforme, l’extension des dérogations au repos dominical a connu un parcours parlementaire chaotique.

Une première version du texte, en 2008, avait provoqué la fronde d’une soixantaine de députés UMP, opposés, comme la gauche, à une généralisation du travail dominical.

L’Elysée était alors directement intervenu pour trouver un compromis, le chef de l’Etat exigeant que l’examen débute avant Noël.

Le débat avait démarré mi décembre, dans une ambiance électrique pour être interrompu aussitôt, faute de mobilisation de la majorité. Réinscrit pour la mi janvier, le texte avait brutalement été supprimé de l’ordre du jour.

«Impossible d’en discuter dans des conditions rapides», le PS ayant déposé 7.500 amendements, avait justifié le patron des députés UMP Jean-François Copé.

La discussion a donc redémarré début juillet. Entre-temps, le texte avait une nouvelle fois été réécrit dans un sens présenté comme plus consensuel pour la majorité.

Le texte doit à présent subir l’épreuve du Conseil constitutionnel devant lequel le PS a déjà annoncé un recours. Il crée, selon lui, une inégalité flagrante entre plusieurs salariés travaillant le dimanche, selon la zone géographique où travaillent leur employeur, grande zone commerciale ou zone et communes touristiques.

Libération

dimanche 14 juin 2009

L'ILLUSION DE LA VICTOIRE MAINTIENT SARKOZY AU POUVOIR !!

Sarkozy, la présidence king-king :

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Juan - blogueur associé - | Dimanche 14 Juin 2009 à 07:01 |

110ème semaine de Sarkofrance. Nicolas Sarkozy a démarré sa 110ème semaine à l'Elysée triomphant: il avait soit-disant gagné les élections européennes. Qu'importe si 6 millions de votes s'étaient évaporés depuis 2007. L'UMP reste en tête dans un paysage politique désolant et abstentionniste.Les élections européennes ont renforcé le dispositif élyséen en vue de la réélection du monarque en 2012. Rien n'est perdu pour l'opposition, mais le chemin est encore long. Lundi, Sarkozy ne s'est pas trompé en saluant le « succès » de l'UMP au scrutin de dimanche. Qu'importe si son camp est rétréci à un niveau inégalé au sein des grandes démocraties européennes (Allemagne, Espagne, Italie, Royaume-Uni) ! Le président a expliqué que : « ce succès aux élections européennes commande d'aller plus loin. L'Europe doit changer. Les réformes doivent continuer. Le président de la République prendra dans les jours qui viennent des initiatives ouvrant de nouveaux chantiers ». Jeudi, le président français a rencontré à nouveau Angela Merkel. Ont-ils comparé leurs scores respectifs (38% pour la CDU, 28% pour l'UMP) ?

Minoritaire

Lundi, Sarkozy souriait donc. Il avait brillamment neutralisé l'élection européenne : abstention record (surtout parmi les classes populaires, les plus touchées par la crise), UMP en tête, PS et Modem KO. Que du bonheur ! Il pouvait même laisser Fadela Amara déclarer que Daniel Cohn-Bendit, l'autre vainqueur du scrutin, avait toute sa place au gouvernement lors du prochain remaniement, et Brice Hortefeux draguer Marielle de Sarnez. Le résultat de dimanche est le signal d'une offensive sarkozyenne. Le président a rapidement fait savoir qu'il convoquait les parlementaires en Congrès à Versailles le 22 juin prochain. Il pousse le cérémonial au maximum pour ouvrir la seconde partie de son mandat. Combien de parlementaires de l'opposition auront le cran de boycotter cette allocution à sens unique ? Sarkozy se saisit de ce pouvoir, offert à lui depuis la réforme constitutionnelle de juillet 2008. Il convoque, les députés et sénateurs godillots doivent accourir. Tout au plus, pourront-ils débattre, sans vote, une fois que le Monarque aura quitté la salle. Aux Etats-Unis, le président américain peut également s'adresser aux élus du Congrès. Mais la séparation des pouvoirs a une sacrée valeur là-bas. En son temps, Bill Clinton à peine élu avait lamentablement échoué à convaincre le Sénat et la Chambre des Représentants à voter sa loi sur la protection sociale. Le président doit s'exprimer pour convaincre. En France, Sarkozy est un petit monarque qui vient faire le fier devant des députés et sénateurs UMP qui tiennent leurs élections que de lui. Boycottez-le !

Le 23 juin, Nicolas Sarkozy devrait ensuite annoncer son remaniement gouvernemental. Il cherche toujours l'ouverture et les symboles. A défaut de trouver des "gros poissons", il se rabattra sur du menu fretin, comme Paul Giacobbi, député radical de gauche de Haute-Corse, ou encore Christophe Girard, adjoint de Bertrand Delanoë qui a déjà dit qu'il était d'accord. Côté symbole, Sarkozy aurait trouvé ses nouvelles Rachida Dati Nora Berra  , eurodéputé   UMP, et Fatine Layt, une ancienne associée de Jean-Marie Messier. Dans quelques années, on expliquera à ces débauchés de l'ouverture qu'ils n'ont été que les suppositoires d'une casse sociale sans précédent.

Hypocrite
Mardi, faux hasard, le monarque se déplaçait en Savoie pour parler "énergies renouvelables".   Qu'importe si le Monarque parle davantage qu'il n'agit. Cela ne l'empêche pas de s'auto-proclamer premier écolo de France : «La croissance durable, j’ai fait campagne sur ce thème avec Jean-Louis Borloo, nous avons inventé le Grenelle de l’environnement». On n'oubliera pas la grève de la faim, à l'automne 2007, pour faire craquer le gouvernement sur le moratoire d'un maïs transgénique, la liberté de produire OGM, le rejet à l'Assemblée Nationale de deux projets de lois écolos, l'un sur « l’empreinte écologique de la France », (en janvier  ), l'autre sur la « « transformation écologique de l'économie » » (en avril  ); le compromis minimaliste sur l'engagement européen de réduction des émissions carbone à l'horizon 2020 (autrement dénommé Paquet Energie Climat  ), ou le circuit de formule 1 de Flins dans les Yvelines à proximité d'une zone de collecte d'eau potable.

Le plaidoyer écolo de Nicolas Sarkozy est d'une hypocrisie sans bornes : son propre plan de relance, voté il y a à peine quelques mois, est minimaliste en matière d'environnement (600 millions d'euros sur 26 milliards). Ainsi, les fameuses énergies renouvelables ne recueillent-elles que 10% des investissements supplémentaires d'EDF. Le plan contient même une trentaine de mesures « Grenello-incompatibles », comme la construction de 3 nouvelles autoroute pour 800 millions d'euros (contre 220 millions d'euros pour les TGV), ou la prime à la casse en faveur des voitures polluantes (160g de CO2 par km alors que l’objectif européen pour 2012 est de 120g).

Mardi, donc, Sarko l'écolo nous a vendu que la France dépenserait désormais autant pour les énergies renouvelables que pour le nucléaire. On pourrait lui rappeler que son propre plan de relance le contredit sur ce point. Deuxième (et dernière) proposition concrète: la création d'une taxe carbone. L'ennemi est dans le détail, Sarkozy veut taxer les pollueurs plutôt que le travail ou les entreprises. On objectera que cette nouvelle fiscalité (1) sera de moins en moins rentable à fur et à mesure que les comportements deviendront vertueux; et (2) frappera sans équité les foyers les plus modestes.

Autre lieu, autre jour, autre hypocrisie. Vendredi aux « 24 heures du bâtiment », Nicolas Sarkozy était ovationné par quelques centaines de chefs d'entreprises du bâtiment. Le secteur est l'un des grands bénéficiaires du plan de relance. Devant eux, le monarque s'est déclaré en faveur de « l'allègement du droit de l'urbanisme et la simplification du droit juridique » : toutes ces règles censées protéger paysages et cadres de vie, définir des normes de construction ou d'habitation, quel fatras ! « C'est trop long, c'est trop lourd, c'est trop paralysant. Ça ne protège pas l'environnement, ça ne protège pas le paysage, ça a conduit à un certain nombre d'horreurs».

Sarko écolo ? La belle affaire.

Escamoteur
Le président français veut surtout escamoter les mauvaises nouvelles de Sarkofrance. Non seulement le monarque est ultra-minoritaire dans l'opinion, mais en plus le contexte social est désastreux: premier problème, le pôle emploi est submergé. Le président du du comité d'évaluation de Pôle emploi a violemment critiqué cette semaine le nouveau service issu de la fusion des Assedics et de l'Anpe : service surchargé, équipes bousculées, directeur incompétent. La charge est rude. Autant que les destructions d'emplois : 2 000 par jour depuis janvier... Quelques 187 800 emplois ont été détruits au premier trimestre 2009 d'après l'INSEE (175 000 d'après le pôle emploi). Tous les secteurs ont souffert (industrie, tertiaire) comme tous les statuts (intérim, CDD, CDI). Pour faire face, le pôle emploi embauche 500 CDD pour renforcer les plates-formes téléphoniques de son service, avant d'installer une sous-traitance privée dès septembre.
Seconde inquiétude, le Revenu de Solidarité Active  est menacé de surchauffe budgétaire à peine en vigueur, : « c'est l'embouteillage à la CAF ! » rapporte l'Express. Et l'emploi n'est pas là. Conçu pour les périodes de croissance, le RSA dépasse les prévisions. En septembre 2008, le plan gouvernemental tablait sur 1,1 millions de bénéficiaires, antérieurement tous au RMI. Plus de 3 millions de travailleurs pauvres, subventionnés de quelques centaines d'euros, seront bientôt disponibles "à bas coût  ". Attention à l'effet d'aubaine ! Le Mouvement national des chômeurs et précaires  rappelle que le RSA va renforcer la précarité des allocataires les plus démunis.
Autre nouvelle de la semaine, les prix ont ... baissé en France, pour la première fois depuis 1957: -0,3% sur 12 mois glissants. Christine Lagarde parle de « repli de l'inflation », plutôt que de déflation. Sacrée Madame la ministre ! Tout pour rassurer ! Selon un expert, cette stabilité à la baisse, sur plusieurs mois, «est le signe tangible d'une déflation». Or le risque est là: les prix qui baissent démotivent les entreprises à investir, les salaires n'augmentent plus, la consommation chute, le chômage enfle. De fait, les producteurs de lait s'impatientent, l'immobilier s'effondre un peu plus.

Le déficit de la Sécu, lui, explose à plus de 20 milliards d'euros. Mais Nicolas Sarkozy a son idée : trois jours avant le scrutin européen, il avait annoncé l'une de ces casses sociales volontaires qu'il affectionne : transférer la prise en charge des maladies longues aux mutuelles, pour alléger la charge de la Sécurité Sociale. Espérons que l'électorat âgé du monarque soit aisé. Cinq millions de foyers français n'ont aucune mutuelle. Combien d'entre eux votent encore en conscience pour l'UMP ? Autre sujet de préoccupation, le SMIC n'augmentera que du strict minimum le 1er juillet prochain : +1,05%. Brice Hortefeux nous avait prévenu il y a 2 mois. Il n'y a que les émoluments de Sarkozy qui peuvent encore bénéficier d'une augmentation à deux chiffres ! Les salaires stagnent ou baissent en période de crise. L'État subventionne l'apprentissage, les stages, les « contrats de professionnalisation ». Vendredi, lors des « 24 Heures du Bâtiment   », Martin Hirsch se réjouissait de ces exonérations au micro de BFM: ces emplois ne coûtent presque rien aux entreprises !. Il croit bien faire. A la faveur de la crise, le gouvernement entend bien réajuster à la baisse le coût du travail. Quand l'entreprise Osram, filiale de Siemens Eclairage, menace 108 employés de licenciement économique  s'ils ne réduisent pas leur salaire, personne ne bronche au gouvernement. Chez Hertz, les cadres ont cédé, et accepté une baisse temporaire de leur salaire.

Menaçant
Côté libertés publiques, ce n'est pas mieux. La France glisse tranquillement vers un état autoritaire. Lundi dernier, l'Assemblée Nationale étudiait en effet ces nouvelles dispositions de la loi de programmation militaire 2009-2014, proposée par Hervé Morin. Un débat à l'image de notre pays. Alors que l'Amérique tente de faire le bilan de 8 années d'administration Bush marquées par un rétrécissement des libertés publiques sous couvert de lutte contre le terrorisme, Nicolas Sarkozy engage la France, avec retard, sur le même dangereux chemin: fusion des services de renseignement (2008), préparation de la loi Loppsi 2 en matière de cybersurveillance (2009), exemption au secret des sources journalistiques (2008), installation des peines planchers (2007), et maintenant renforcement du secret défense. La Sarkofrance aime la manière forte. Le projet d'Hervé Morin  comble un vide juridique: un juge devra demander l'autorisation au Parquet de perquisitionner tout lieu sensible « abritant un secret de la Défense Nationale ». Après des débats houleux, le compromis est tombé : ces « lieux sains » ne le seront que pour 5 ans, et leur liste sera connue.

Laquais
Mardi prochain, Nicolas Sarkozy ira saluer la dépouille d'un autre monarque. Omar Bongo était l'ami de la France, un président à vie, corrupteur et corrompu. L'an passé, il avait fait virer l'idéaliste Jean-Marie Bockel, éphémère secrétaire d'État à la Coopération qui croyait pouvoir en finir avec la Françafrique. Alain Joyandet, son successeur, s'était précipité au Gabon prêter allégeance. Toujours sous le coup d'une colère, Omar Bongo ne le reçu même pas ! Bernard Kouchner sera aussi du voyage, mardi prochain. Il ira rendre hommage à un ancien client. En France, on ne sait pas encore si ce décès si nationalement célébré libèrera les procédures judiciaire en cours sur les avoirs détenus en France par la famille Bongo, suspectée de détournements de fonds, qu'ils auraient par la suite investi en France. La morale peut attendre. Elle n'a rien à faire dans les affaires africaines de la France.

Nicolas Sarkozy apparaît tel qu'il est: un monocrate, mais minoritaire, qui a solidement conforté sa position, tant politique, institutionnelle que sécuritaire. Le 22 juin, clou du spectacle, il aimerait qu'on l'écoute, lors d'une cérémonie bonapartiste ridicule dont seule une certaine France est encore capable.

Ami Sarkozyste, où es-tu ?

Retrouvez les articles de Juan sur le blog Sarkofrance

Marianne

lundi 20 avril 2009

PRÉFECTURES EN CHARGE DE LA NATURALISATION : VERS DES DÉRIVES ARBITRAIRES !!

Réforme de la naturalisation: «Une atteinte au principe d'égalité» :

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Le ministre de l'Immigration Eric Besson l'a annoncé ce lundi: l'octroi de la naturalisation sera désormais confié aux préfectures et non plus au niveau national. Pour l'historien Patrick Weil, c'est la porte ouverte à l'arbitraire.

Recueilli par Cordélia Bonal

Patrick Weil, enseignant à Paris 1, spécialiste de l'histoire de la nationalité et de l'immigration, a coordonné en février 2008 une pétition réclamant l'arrêt de la réforme de la procédure de naturalisation. Cette réforme, ébauchée à l'époque par Brice Hortefeux et annoncée aujourd'hui par son successeur Eric Besson, va confier la naturalisation aux préfectures.

Pourquoi parlez-vous d'«arnaque» au sujet de cette réforme de la procédure de naturalisation ?

Jusqu'à présent, la demande de naturalisation se faisait à la préfecture, mais, pour que les décisions soient cohérentes, tous les dossiers étaient ensuite centralisés à la sous-direction des naturalisations (SDN), installée à Rezé (près de Nantes). La préfecture donnait un avis, mais la décision finale revenait aux fonctionnaires spécialisés de la SDN. L'avis de la préfecture n'engageant d'ailleurs pas la décision finale: il arrive qu'un candidat ayant reçu un avis négatif en préfecture voit finalement sa demande acceptée par la SDN. Ce n'est plus ce qui va se passer. Avec la réforme, ce sera aux préfectures de décider. Ce qui va créer une inégalité de traitement, selon le département où l'on habite.

Par exemple ?

En Seine-et-Marne, dans le Val-de-Marne ou en Seine-Saint-Denis, des départements à forte population immigrée, plus de 50% des demandes font l'objet d'une décision négative en préfecture. Dans les Landes ou l'Ariège, on a moins de 25% d'avis négatifs. On voit donc bien qu'avec cette réforme, on va aller vers plus d'arbitraire. C'est une atteinte au principe d'égalité.

Cette réforme sera-t-elle malgré tout de nature à réduire les délais d'attente, comme l'affirme le gouvernement ?

Certainement pas, ça risque même d'être le contraire ! Aujourd'hui, c'est au niveau des préfectures que ça coince, pas de la SDN. Pour obtenir un dossier de naturalisation en préfecture, ça peut prendre deux, trois ans. Et encore, ça n'est que la première étape. Si l'on décide maintenant de donner plus de responsabilités au préfectures, cela va certainement provoquer des dysfonctionnements. Les préfectures n'ont pas les moyens juridiques et en personnel pour traiter ces dossiers, et elle ne les auront pas plus après la réforme. Si on avait vraiment voulu réduire les délais, on aurait pu prendre des mesures de bon sens, comme délivrer les dossiers de demande en mairie. Réduire les délais est un faux argument. Cette réforme est faite pour sélectionner qui on veut naturaliser ou non, suivant des critères qu'on n'ose pas évoquer aujourd'hui, comme l'origine nationale.

Libération

vendredi 17 avril 2009

DES PROFESSIONNELS DE SANTÉ REFUSENT LA RÉFORME BACHELOT DE L'HÔPITAL !!

Contre la mort de l'hôpital public : l'appel des 25 :

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NOUVELOBS.COM | 17.04.2009 | 15:13

Le Nouvel Observateur publie cette semaine un texte signé par 25 grands professeurs des hôpitaux publics dénonçant le projet de réforme de Roselyne Bachelot, dont "le maître-mot", selon eux, "n’est plus la santé mais la rentabilité". 

En 1958, la grande réforme menée par le Professeur Robert Debré allait permettre à la médecine française de devenir en 30 ans "la meilleure du monde".
Cinquante ans plus tard, le Parlement va-t-il voter la loi "Bachelot" qui porte en elle la disparition de cette médecine hospitalière au profit d’une médecine mercantile ? Le maître-mot n’est plus la santé mais la rentabilité. La préoccupation centrale n’est plus le malade mais le compte d’exploitation de l’hôpital. Et les premières victimes en seront les patients et les soignants.
Cette loi cale l’hôpital sur l’entreprise. Elle donne tous les pouvoirs au Directeur de l’Hôpital, nommé et révoqué par le Directeur de l’Agence Régionale de Santé, lui-même nommé et révoqué par le Conseil des Ministres. Ce directeur pourra n’avoir aucune compétence médicale ou en santé.C’est pourtant lui qui arrêtera le projet médical de l’hôpital. Lui aussi qui nommera et révoquera les médecins responsable des structures de soins (pôles, départements, services…). Sur quels critères ?
La tarification des actes est semblable dans les secteurs privé et public – comme si les pathologies et la continuité des soins y étaient comparables ! La pensée marchande dont se prévaut cette loi réduit le qualitatif au quantitatif, le malade au tarif de sa maladie.
Dans le même temps on organise des suppressions massives et injustifiées d’emplois d’infirmières et d’aides-soignants. 
Bien sûr, l’hôpital public doit être réformé. Mais certainement pas de cette manière. 
Il faut repenser l’organisation hospitalière pour répartir de manière harmonieuse sur le territoire, sans redondance, les stuctures de soins et les spécialités en prenant en compte aussi leur niveau de technicité et l’accueil des urgences ; organiser la continuité des prises en charge au fur et à mesure de l’évolution du type de soins que demandent les malades.
Il faut réfléchir aux nouveaux métiers de la médecine ; prendre en compte la nécessaire pluridisciplinarité ; reconnaître et valoriser les actes des infirmières et des personnels paramédicaux (psychologues, diététiciennes, orthophonistes, etc.) ; promouvoir la prévention, le dépistage, l’éducation thérapeutique.
Il faut impliquer toutes les unités de soins hospitalières dans des activités de recherche structurées et adosser les orientations cliniques à un projet médical qui ne soit pas fondé sur la rentabilité mais d’abord sur les besoins de la population, l’évolution prévisible des grandes questions de santé publique, l’avancée des connaissances et des progrès technologiques.
Il faut un financement, propre à l’hôpital, qui tienne compte de l’innovation, de la lourdeur des pathologies, de la précarité, des handicaps de la vie.
A cet effort-là, source de progrès et de solidarité, tous les médecins et personnels hospitaliers sont prêts à souscrire. Mais pas à cette loi destructrice et injuste.
Soyons clairs. Si cette loi n’est pas amendée, elle s’appliquera sans nous, médecins et chirurgiens de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris. Demain, côte à côte, et pour la première fois, infirmières, agents hospitaliers et administratifs, médecins seront dans la rue. Preuve que les mentalités ont changé, que l’union est faite pour que soit supprimé le volet hospitalier de la loi "Bachelot" et pour que s’ouvre enfin un débat à la hauteur de l’enjeu : il est encore temps et il est urgent d’organiser les Etats Généraux de l’hôpital public.

Les 25 signataires

Pr. Basdevant, endocrinologue, Pitié Salpetrière
Pr. Bourgeois, rhumatologue, Pitié Salpetrière
Pr. Bousser, neurologue, Lariboisière
Pr. Brochard, anesthésiste réanimateur, Henri Mondor
Pr. Dubourg, cardiologue, Ambroise Paré
Pr. Fischer, pédiatre, Necker Enfants Malades
Pr. Franco, chirurgien digestif, Antoine Béclère
Pr. Frydman, gynécologue obstétricien, Antoine Béclère
Pr. Gaudric ophtalmologue, Lariboisière
Pr. Gluckman, hématologue, Saint Louis
Pr. Godeau, médecin interniste, Henri Mondor
Pr. Grimaldi, diabétologue, Pitié Salpetrière
Pr. Guillevin, médecin interniste, Cochin
Pr. Kieffer, chirurgien vasculaire, Pitié Salpetrière
Pr. Kuttenn, gynécologue médicale, Pitié Salpetrière
Pr. Lyon-Caen, neurologue, Pitié Salpetrière
Pr. Mariette, rhumatologue, Bicêtre
Pr. Menasche, chirurgien cardiaque, Georges Pompidou
Pr. Musset, radiologue, Antoine Béclère
Pr. Niaudet, pédiatre, Necker Enfants Malades
Pr. Sahel, ophtalmologue, Hôpital des Quinze-Vingts
Pr. Sedel, chirurgien orthopédiste, Lariboisière
Pr. Valla, hépatologue, Beaujon
Pr. Varet, hématologue, Necker
Pr. Vernant, hématologue, Pitié Salpetrière

Vous aussi, soutenez cet appel en cliquant ici.

Nouvel Obs'

jeudi 26 février 2009

L'APPEL DES APPELS FAIT RÉFÉRENCE AU PROGRAMME DU CNR DE 1944 !!

   

CHARTE DE L’APPEL DES APPELS :

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Nous, professionnels du soin, du travail social, de la justice, de l’éducation, de la recherche, de l’information, de la culture et de tous les secteurs dédiés au bien public, avons décidé de nous constituer en collectif national pour résister à la destruction volontaire et systématique de tout ce qui tisse le lien social.

 

Réunis sous le nom d’Appel des appels, nous affirmons la nécessité de nous réapproprier une liberté de parole et de pensée bafouée par une société du mépris.

 

Face à une idéologie oppressive qui promeut le culte de l’argent et la peur de l’autre,
Face à la souffrance sociale que cette idéologie génère,
Face à la multiplication de prétendues réformes aux conséquences désastreuses,
Face au saccage de nos missions et de nos pratiques professionnelles, Face à la promotion du prêt-à-penser et de procédures managériales et sécuritaires,
Face à la désignation à la vindicte collective de citoyens toujours plus nombreux,
Face à l’abandon progressif des plus fragiles parmi nous…

 

Nous entendons lutter contre toute politique qui liquide les principes de droit et les valeurs de notre démocratie, issus des Lumières et du Conseil National de la Résistance.

 

Avec tous ceux et celles qui nous rejoignent, nous nous engageons à :

 

• faire le lien entre toutes les réflexions, les initiatives et les mobilisations dans l’esprit de notre appel et les amplifier ;

 

• constituer un espace public de vigilance vers lequel remonteront les analyses et propositions de professionnels et de citoyens ;

 

• relayer, par nos comités locaux, notre site Internet et nos actions une parole qui échappe aux processus de normalisation, afin de promouvoir une éthique citoyenne, fondée sur le respect de la dignité humaine comme des libertés publiques et individuelles ;

 

• construire, en liaison avec les associations et les partenaires qui le souhaitent, un espace d’analyse des politiques fondées sur le culte de la performance et de la norme dont les corollaires sont la peur, l’exclusion, voire l’élimination ;

 

• donner le plus grand retentissement à tous ceux qui organisent une résistance responsable et non violente aux politiques en cours ;

 

• soutenir et multiplier les actions visant à dénoncer et combattre les dispositifs de servitude, les atteintes aux libertés fondamentales et la dénaturation de nos métiers ;

 

• exiger des instances constituées – partis politiques, syndicats, pouvoirs publics – qu’elles s’opposent, par des réponses adaptées, à la démolition des valeurs pour lesquelles nous nous battons.

 

Décidés à combattre une idéologie de la norme et de la performance qui exige notre soumission et augure d’une civilisation inique et destructrice de l’humain, nous voulons réinventer une société de libertés, de droits, de justice et d’hospitalité.

 

Collectif national de l’Appel des appels – 24 février 2009

Appel des Appels

 

vendredi 20 février 2009

CE QUE VOUS N'AVEZ PAS VU DU 29 JANVIER 2009 °4 !!

Quatrième partie de notre série de vidéos sur les événements du 29 janvier 2009. Aujourd'hui, nous montons dans le nord et l'est pour un petit tour des manifestations contre la politique sarkozyenne.

SARKOZY CRITIQUÉ OU IGNORÉ SUR SES "MESURES SOCIALES" A L'ÉTRANGER !!

Sarkozy en prend pour son grade dans la presse étrangère :

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L’intervention télévisée du chef de l’Etat n’a pas vraiment retenu l’attention de la presse étrangère. Mais quand c’est le cas, les journalistes ne pèsent pas leurs mots !

Anecdotiques les mesures annoncées, hier soir, par Nicolas Sarkozy ? C’est ce qu’on pourrait croire à la vue de la couverture qu’en a fait la presse étrangère. Et quand certains journaux daignent s’y intéresser, on ne peut pas vraiment dire qu’ils soient tendres avec le chef de l’Etat.

A l’image de Sylvain Besson dans Le Temps.   Pour l’éditorialiste du quotidien suisse, Nicolas Sarkozy est « un président en état de siège » : « La succession de plans annoncés en cascade depuis l’automne, explique-t-il, donne l’impression qu’il court derrière les événements, sans réelle vision. Les 2,6 milliards d’euros d’aides annoncés mercredi ont peu de chances de calmer les mécontentements, dans un pays qui a gardé en travers de la gorge les 360 milliards de prêts et de garanties consentis en octobre pour sauver les banques. » Le journaliste va plus loin en expliquant que l’hyperactif Sarkozy sombre dans l’immobilisme comme l’ont fait tous ses prédécesseurs : « Après vingt-deux mois de pouvoir, l’homme de la “rupture” se retrouve ainsi acculé dans la posture traditionnelle du président français aux abois, plombé par les mauvais sondages, et contraint de multiplier les concessions face aux protestations qui s’accumulent. » Et d’ajouter : « Le président joue peut-être son mandat en ces jours décisifs. Car ses difficultés actuelles alimentent une critique récurrente ces derniers mois: il a réformé beaucoup, mais pas toujours en profondeur, et l’on cherche encore dans son bilan une action décisive, à même de modifier radicalement le visage de son pays. » 

Die Zeit,   lui, n'a même pas attendu l'intervention sarkozyienne pour conclure à la « crise politique » dans un pays devenu « ingouvernable ». Après la manifestation nationale du 29 janvier, le quotidien allemand a constaté que Nicolas Sarkozy, «face à des questions sélectionnées », étaient devenus doux comme un agneau, soucieux des pauvres... mais inaudible ! Et la semaine de grève des universités de jeudi, la préparation du prochain mouvement national, la formation du NPA, sont autant d’événements qui submergent ses ministres et donnent lieu à des mesurettes « socialo-gaullistes » : « Des conditions dans lesquelles Sarkozy ne peut guère apparaître comme le fringant réformateur qu'il voulait être. Il doit se réinventer. »

Le tout aussi sérieux Frankfurter Algemeine Zeitung   ne donne, quant à lui, guère d'importance aux mesures du président (dont il retient surtout les « bons d'achats » pour l'aide à domicile) et préfère souligner le mécontentement syndical et le maintien de la prochaine manifestation.

Entre réunion « bière sandwiches » et « thérapie de groupe »

Pour le Daily Telegraph,   cette manifestation a vraiment toute son importance. D’après le quotidien conservateur britannique, c’est parce qu’il avait à l’esprit cette grève que Nicolas Sarkozy a voulu« apaiser les dirigeants syndicaux ». Et cette manière de faire rappelle au Telegraph ce qui se passait dans leur pays dans les années 1970, quand le gouvernement multipliait les réceptions de représentants syndicaux au 10 Downing Street. Des réunions baptisées « beer and sandwiches » (« bière et sandwiches ») qui ont pris fin avec l’arrivée… de Margaret Thatcher !

Quant à la presse espagnole, elle, n’a que faire des dernières décisions du chef de l’Etat. Seul El Mundo s’est intéressé à la rencontre du président avec les partenaires sociaux. Mais pas pour les raisons que l’on croit. Le journal de centre-droit a tout simplement peu apprécié qu’au cours de ce rendez-vous avec syndicats et patronat, le chef de l’Etat cite en (mauvais) exemple leur pays pour prouver que la France « s’en sortait mieux que d’autres » ! Le quotidien retranscrit même une phrase qu’aurait tenu l’impétueux président français : « En Espagne, ils ont perdu 500.000 emplois au cours du quatrième trimestre de 2008, disons, cinq fois et demi plus qu'en France à la même période ». Du coup, pour El Mundo, le sommet convoqué par Nicolas Sarkozy avait tout de « la thérapie de groupe » !

Jeudi 19 Février 2009 - 19:56
Gérald Andrieu

Marianne

mercredi 18 février 2009

CE QUE VOUS N'AVEZ PAS VU DU 29 JANVIER 2009 °2 !!

Suite de notre série de vidéos sur les événements du 29 janvier 2009. Aujourd'hui, des images de l'impressionnante manifestation qui a eu lieu à Paris entre Bastille et République, avec plusieurs centaines de milliers de personnes.




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