COMITÉ DE RÉSISTANCE CITOYENNE | BLOG

► Le Comité de Résistance Citoyenne lutte contre la politique de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement. Constitué par de très nombreux résistants depuis le 6 mai 2007, il milite pour la réflexion avant l'action. ◄ ▌crc.contact@gmail.com▐

samedi 12 décembre 2009

EXCLU : LE LIPDUB CACHÉ DE L'UMP !!


 

lundi 7 décembre 2009

COMME PRÉVU, LE "DÉBAT" A TOTALEMENT DÉRAPE !!

"Une certaine idée…" du comptoir :

1__Nouvel_Obs

NOUVELOBS.COM | 04.12.2009 | 19:06

       Toute ma vie, je me suis fait une certaine idée de la France…" (Charles de Gaulle, "Mémoires de guerre") -

Ne soyons pas sectaires ! Dans son "contre débat", nouvelobs.com peut accepter quelques occurrences du débat (le vrai, l'officiel) lancé par Eric Besson. Le "contre débat" ne stigmatise personne, contrairement à son alter ego gouvernemental. Reprenons donc quelques propos du ministre de l'Identité nationale : "Les réflexions de comptoir, cela fait partie de l'identité nationale". Eh ben voilà ! Ca va mieux en le disant. Eric Besson a bien dit qu'il voulait débattre mais, de temps en temps, il fait un petit recadrage. Il arbitre. Désormais, on sait que les fameuses "brèves de comptoir" sont permises. Comme celle-ci, par exemple : "C'est pas du racisme de dire qu'ils sont trop nombreux" (Jean-Marie Gourio, "Brèves de comptoir 2000, Ed. Michel Lafon). On a le droit de dire ça ?
Remarquez, le Monde a montré que le site du gouvernement comprenait son lot de phrases xénophobes. Une de plus, une de moins... Et puis, peut-être que Besson dit ça par solidarité gouvernementale. Brice Hortefeux a bien dit à propos des Arabes : "Quand il y en a un ça va, c'est quand il y en beaucoup qu'il y a des problèmes". Du coup, ça devient compliqué de dire que les "réflexions de comptoir" ne sont pas les bienvenues. Remarquez, ça va sûrement mettre du piquant dans le débat. Accoudé au zinc, un ballon de rouge à la main, c'est ainsi qu'ont germé les plus belles envolées lyriques. Il n'y a pas à rougir de ce monument national qu'est le bistrot du coin. Et faisons fi des accusations de beaufisme. Au reste, le beauf est incontestablement français. D'où vient l'expression "beauf" ? Des épiceries alimentaires "Beurre – œuf – fromage" (BOF). Par la suite, "Bof" a servi à désigner la personne qui s'est enrichie durant la guerre grâce au marché noir.
Il n'y a donc plus aucun doute : le beauf est historique et a toute sa place dans le débat sur l'identité nationale. Qu'en conclure ? Que le débat du gouvernement ne doit pas être organisé par les préfectures mais par les cafetiers. Ce sera moins hypocrite.
François Sionneau


Nouvel Obs'

samedi 5 décembre 2009

LA FRANCE IDÉALE DE SARKOZY EST AMÉRICAINE !!

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vendredi 4 décembre 2009

ANDRÉ VALENTIN, LE VISAGE DU DÉBAT DE BESSON !!



mardi 1 décembre 2009

RÉGIONALES : VERS UN VOTE DE DÉFIANCE ENVERS SARKOZY !!

Sarkozy est le "président d'un clan", accuse le PS :

1__Nouvel_Obs

NOUVELOBS.COM | 01.12.2009 | 13:35

La venue du président de la République au meeting de lancement de la campagne UMP pour les régionales passe mal. Les socialistes ont vivement critiqué dimanche 29 novembre la participation de Nicolas Sarkozy au lancement samedi de la campagne de l'UMP pour les régionales de mars prochain, l'accusant qui de "confusion des genres", qui d'être "le président d'un clan".
L'ex-numéro un du Parti socialiste, François Hollande, a dénoncé une "confusion des genres" de la part du chef de l'Etat, venu clôturer le conseil national de son parti pour lancer la campagne des élections régionales.
Il a jugé en outre que Nicolas Sarkozy prenait "un risque" en "nationalisant le scrutin". "Si les élections régionales sont mauvaises pour l'UMP, si la gauche garde ses régions (elle gère 20 des 22 régions métropolitaines, ndlr), et bien ça sera la défaite de Nicolas Sarkozy", a-t-il assuré.
"Cela veut dire que l'enjeu des régionales sera aussi un enjeu national. (Ce sera un vote) pour ou contre la politique qu'il conduit", a renchéri Ségolène Royal.
La veille, le porte-parole du PS, Benoît Hamon, avait fustigé "une rupture avec la tradition républicaine". Nicolas Sarkozy "montre qu'il n'est pas le président de tous les Français, mais le président d'un clan", avait-il asséné.

"Election de caractère politique et nationale"

"Quel que soit le scrutin, les électeurs se prononcent sur des enjeux à la fois locaux et nationaux. Il est donc indispensable que le président s'engage comme il le fait", a plaidé dimanche dans Le Parisien le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux.
Le numéro un de l'UMP, Xavier Bertrand, y a vu un exercice de "transparence" de la part de Nicolas Sarkozy, faisant valoir que "quand vous n'assumez pas les choix qui sont ceux d'avoir une élection de caractère politique et nationale, cela ne se passe jamais bien".
François Hollande a en outre estimé que Nicolas Sarkozy commettait "une faute" en axant la campagne des régionales autour des thèmes de l'identité nationale et de l'immigration.
"Faire de l'immigration le sujet des élections régionales, ça c'est une faute (...) parce que c'est transformer ce qu'est l'enjeu d'une élection locale en une politique nationale", a-t-il dit, soulignant que l'élection présidentielle était "un grand moment" pour parler de ce type de sujets.

"Agiter le chiffon rouge"

Samedi, devant les cadres de l'UMP, le chef de l'Etat avait accusé le PS "d'agiter le chiffon rouge" des sans-papiers pour faire "remonter le Front national".
A cette attaque présidentielle, les socialistes ont rétorqué, dès samedi soir, qu'ils n'avaient "pas de leçon à recevoir" de Nicolas Sarkozy."Le président de la République est face à son échec économique, social et sécuritaire. Quand on ne peut plus parler que d'identité nationale, d'immigration et de sécurité, quand on veut opposer les Français les uns aux autres alors que nous essayons de les unir sur la France qu'on aime, on n'a pas de leçon à recevoir", avait insisté le parti.
Le député PS Arnaud Montebourg s'est inscrit en faux contre les affirmations présidentielles selon lesquelles la patronne du parti, Martine Aubry, prônait une régularisation générale des sans-papiers. Il a fait valoir que le PS était pour une régularisation, certes "large" mais selon des critères "liés au travail, la scolarisation des enfants, la durée significative de la présence et l'intégration effective".
Depuis que le gouvernement a décidé de lancer un grand débat national sur l'identité nationale et ce quelques mois avant les élections régionales, la gauche accuse l'UMP de stratégie électoraliste.
Un avis partagé par 72% des Français, à en croire un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche.

Nouvel Obs'

samedi 21 novembre 2009

A L'UMP, CES TÊTES QUI NE LEUR REVIENNENT PAS !!

Bertrand et les adhérents UMP : une fuite, quelle fuite ?

3_Lib_ration

Par CÉDRIC MATHIOT

Intox

Y a-t-il une baisse du nombre d’adhérents de l’UMP ? Interrogé par i-Télé, dimanche, sur les regrets exprimés par Nicolas Sarkozy de l’avoir nommé secrétaire général de l’UMP, Patrick Devedjian a appelé de ses vœux à comparer son bilan avec celui de son successeur, Xavier Bertrand : «Quand j’ai quitté la tête de l’UMP, fin 2008, il y avait 270 000 adhérents… je veux bien qu’on compare les bilans à la fin de l’année». Sous entendu lourd : le nombre a baissé. De quoi relancer la rumeur sur l’impact des récentes polémiques Frédéric Mitterrand et Jean Sarkozy. Lundi, toujours sur Canal Plus, Xavier Bertrand a réagi et nié toute baisse : «Nous sommes environ à 240 000, hier. Et vous voulez que je vous dise : même chose que l’an dernier». Relance de son interviewer : «donc, pas de baisse ?» Et Bertrand d’assurer : «Absolument pas».

Désintox

Fin octobre, un confidentiel du Figaro assurait que le nombre d’adhérents de l’UMP n’était plus que de 228 740. Et suggérait que le «vrai chiffre», aux dires de certains membres du parti, pourrait même être en réalité plus bas, «sous les 200 000». Faux, selon Bertrand qui évoque donc un chiffre de 240 000… En revanche, on voit mal comment le secrétaire général de l’UMP peut nier la baisse. En février dernier, Bertrand lui-même chiffrait dans une interview, le nombre d’adhérents à 277 000. Soit près de 40 000 de plus que ce qu’il revendique aujourd’hui. Explication tarabiscotée de l’UMP : «Xavier a raison. Il faut comparer avec la même période de l’année dernière. En octobre 2008, on était à 240 000». Sauf qu’il y a un an à la même époque, le nombre d’adhérents était orienté à la hausse, alors que sur les huit derniers mois, les nouvelles adhésions ont été loin de compenser la perte des adhérents. La possibilité qui a été offerte aux adhérents UMP de désigner (en mars et octobre) les têtes de liste du parti pour les régionales n’a pas eu l’effet escompté. L’UMP espérait qu’elle gonflerait les rangs. Raté. Voilà donc Bertrand réduit à espérer un bon mois de décembre pour limiter la casse. Les temps changent. En février dernier, Bertrand avait d’autres ambitions :«nous avons 277 000 adhérents. Je connais beaucoup de partis qui seraient très heureux avec un tel chiffre. Pas moi. J’en veux plus». En janvier, il parlait même de «500 000 adhérents d’ici à 2012». Heureusement, l’UMP peut compter sur certains adhérents pour être au rendez-vous à cette date :lors de la campagne présidentielle, le parti avait lancé une adhésion d’une durée de cinq ans (dite «club 55»). Ceux-là, au moins, ne pourront pas partir.

«Il y a 240 000 adhérents à l’UMP, et vous voulez que je vous dise : même chose que l’an dernier. Ça ne baisse absolument pas.»

Libération

jeudi 12 novembre 2009

PREUVES DE CETTE "MONSTRUEUSE FRANCE DE SARKOZY" !!

Raoult/Ndiaye : la polémique enfle :

1__Nouvel_Obs

NOUVELOBS.COM | 12.11.2009 | 16:06

La controverse faisant suite aux propos d'Eric Raoult sur un prétendu "devoir de réserve" de la lauréate du prix Goncourt, Marie Ndiaye, très critique sur la "France" de Nicolas Sarkozy, mobilise la classe politique. Le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand estime qu'il n'a pas à "arbitrer". Marie NDiaye maintient ses propos sur "la France de Sarkozy" mais, selon son éditeur, elle considère la polémique close après l'intervention de Frédéric Mitterrand, qui a toutefois refusé jeudi 12 novembre d'arbitrer le différend l'opposant au député UMP Eric Raoult sur un éventuel "devoir de réserve" des écrivains.
"Je ne vois pas ce qui depuis le mois d'août a changé pour que je veuille revenir sur ces propos. Je persiste et signe", a déclaré sur France Inter la romancière, Prix Goncourt 2009 pour "Trois femmes puissantes".
Dans un entretien publié cet été par le magazine Les Inrockuptibles, elle avait notamment qualifié de "monstrueuse" la France de Nicolas Sarkozy : "Je trouve détestable cette atmosphère de flicage, de vulgarité... Besson, Hortefeux, tous ces gens-là, je les trouve monstrueux", déclarait-elle.
Avant même le début de la polémique, Marie NDiaye avait toutefois accordé un entretien lundi à Europe 1 dans lequel elle estimait ses propos "très excessifs".

Mitterrand refuse de trancher

Jeudi, Eric Raoult a lui même nuancé son propos en suggérant à Marie NDiaye non plus de respecter un "devoir de réserve", mais un "principe de modération".
L'élu de Seine-Saint-Denis avait interpellé mardi le ministre de la Culture sur les propos, selon lui "insultants", de la romancière, soulevant un tollé dans les milieux littéraires.
Pressés à la fois par Marie NDiaye et Eric Raoult de réagir, Frédéric Mitterrand a finalement estimé que l'un et l'autre avaient le droit de dire ce qu'ils pensent. "Je n'ai pas à arbitrer entre une personne privée qui dit ce qu'elle veut dire et un parlementaire qui dit ce qu'il a sur le coeur (...) Ca me regarde en tant que citoyen, ça ne me concerne pas en tant que ministre", a-t-il déclaré.
"Après l'intervention du ministre, Marie NDiaye estime la polémique close", indiquait-on jeudi chez son éditeur, Gallimard.

"République des fayots"

L'affaire a continué en revanche d'agiter les milieux politiques.
Martine Aubry, Première secrétaire du Parti socialiste, a condamné la "volonté de censurer la parole libre d'une écrivaine" et a demandé à Eric Raoult de "présenter ses excuses" à Marie NDiaye. Et Ségolène Royal (PS) a estimé que "dans une démocratie il doit être possible de critiquer le pouvoir en place".
Le PCF a demandé pour sa part au ministre de la Culture de condamner les propos du député UMP et dénoncé un gouvernement qui "cherche maintenant à museler les artistes et à censurer leur liberté d'expression". Et l'eurodéputé Europe Ecologie, Daniel Cohn-Bendit, a fustigé "la République des fayots". "Dans cette structure pyramidale du système Sarkozy-UMP, c'est simple: ou tu es avec le chef ou tu es dehors", a-t-il ajouté. Il est estime qu'"il ne doit y avoir aucun devoir de réserve pour un intellectuel, comme pour toute autre personne".

"Tout ce qui est excessif est insignifiant"

"Qui sont ces gens qui veulent perpétuellement verrouiller la parole de ceux dont le devoir est de prendre la parole", s'est indigné de son coté le président du Mouvement démocrate (MoDem), François Bayrou. "Le devoir d'un écrivain, c'est de s'exprimer en toute liberté. Ce n'est pas un devoir de réserve, c'est un devoir de liberté", a-t-il ajouté.
A l'UMP, le porte-parole adjoint, Dominique Paillé, s'est déclaré opposé à la "censure", tout en appelant Marie NDiaye à "la mesure" : "Je rappelle à Mme NDiaye que tout ce qui est excessif est insignifiant. Et ce qu'elle a écrit ne correspond pas à la France de Nicolas Sarkozy. C'est à cent lieues de la réalité", a-t-il ajouté, estimant que l'écrivain avait "entamé sa propre crédibilité".
"Si Marie NDiaye doit demander au ministre de la Culture ce qu'elle peut dire sans manquer de respect à Nicolas Sarkozy, quelle sera la prochaine provocation destinée à réveiller le ralliement de l'extrême droite à la majorité présidentielle", s'est enfin interrogée la Ligue des Droits de l'Homme.

Nouvel Obs'

mardi 3 novembre 2009

L'extrême-droite comme si vous y étiez


NON !



"
Le sarkozysme n’est pas la droite classique. L’idéologie qui l’anime n’est pas celle que nous connaissions. Le discours qu’il développe n’est en rien celui que nous entendions, avec tant de variantes pourtant, de De Gaulle à Chirac, en passant par Pompidou ou Giscard d’Estaing. Le vocabulaire qu’il utilise - avec soin - n’est pas celui de la droite républicaine. Son dictionnaire ordinaire emprunte de plus en plus au langage de l’extrême droite et ce langage - qui s’impose insidieusement grâce à l’empire et l’emprise médiatique du système



La suite chez :

Serge Portelli, magistrat et vice-président du Tribunal de Paris

"

Je trouve en lisant le texte de Serges PORTELLI tout ce qui fait la nature du combat que je poursuit.


Avec les autres vigilant"e"s ça fait très longtemps que nous répétons que la droite sarkozyste pose un problème aux valeurs républicaines .


De plus en plus de voix s'élèvent , ne les laissons pas s'éteindre , portons les valeurs de la République, notre pays nous appartient ... reprenons le !

"
Cessons de mêler le mot “France”, les couleurs du drapeau ou le chant d’un hymne de liberté, à ce qui fait chaque jour notre honte et notre souffrance. Si débat il doit y avoir, qu’il soit sur les valeurs de notre démocratie, sur le glissement progressif vers un Etat-limite dans lequel l’appareil d’Etat est mis au service d’une idéologie mortelle pour nos libertés.

"


Bésitos à toutes et tous


Eric Bloggeur


 
PS : "CASSE TA TV" C'est ta seule chance

Merci SARKOFRANCE POUR LA LISTE



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samedi 31 octobre 2009

L'UMP ET LE PC CHINOIS, DEUX PARTIS INTIMEMENT LIÉS !!

Xavier Bertrand défend son accord avec le parti communiste chinois :

1__Nouvel_Obs

NOUVELOBS.COM | 30.10.2009 | 11:11

Le secrétaire générale de l'UMP a justifié son accord avec le parti communiste chinois affirmant que n'était pas "un alignement sur ses positions", accord qui passe mal au sein de la majorité. Le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, a justifié vendredi 30 octobre sa récente visite en Chine, affirmant que le mémorandum signé avec le parti communiste chinois (PCC) n'était en rien "un alignement sur ses positions". "Est-ce que l'on pense, oui ou non, qu'il faut un nouveau dialogue renforcé avec la Chine. Je pense que oui et je ne suis pas le seul", a déclaré sur RTL Xavier Bertrand, interpellé par plusieurs députés UMP après son retour sur l'opportunité de cet accord.
"Ce mémorandum d'échange ne veut pas dire alignement sur les positions du parti communiste chinois", a-t-il souligné.

Un rôle " à l'internationale"

"Rien ni personne ne m'enlèveront ma liberté de parole et de ton, comme je l'ai fait notamment à Pékin avec les dirigeants du parti communiste pour parler de liberté religieuse ou d'accès à internet", a poursuivi le patron de l'UMP.
"Cela change de l'image traditionnel des partis politiques français, tranquilles dans leur coin, qui préparent tranquillement les élections. Je pense qu'un parti politique doit avoir un rôle à l'international", a-t-il encore plaidé.

L'expérience des JO

Afin de justifier sa démarche, Xavier Bertrand a également rappelé les frictions diplomatiques survenues entre la France et la Chine lors des jeux Olympiques de Pékin.
"Est-ce qu'on est à 10.000 kilomètres pour admonester et critiquer, ou est-ce qu'on est sur place et qu'on se parle franchement ? Je préfère que les choses soient claires", a-t-il dit.

Nouvel Obs'

vendredi 23 octobre 2009

LES ACROBATIES DE LA MAJORITÉ DIGNES DU CIRQUE ZAVATTA !!

Sarkozy à l'Epad: «Formidable»; Sarkozy renonce: «Génial» :

3_Lib_ration

Ils étaient les premiers à défendre la «légitimité» de Jean Sarkozy à la tête de l’Epad. Ils sont les premiers, au lendemain de son recul, à louer sa «sagesse». Déclarations avant-après à l'UMP.

Comme un seul homme. Chatel, Bertrand, Balkany, Lefebvre, Paillé, Balkany… Tous ont chanté les louanges du prince Jean dès les premiers jours de la polémique. Tous sont montés au créneau pour dire combien la candidature du fils du Président à l’Epad était «légitime», eu égard à son «talent», ses «aptitudes», sa «précocité»… Mais voilà que ce candidat tellement idéal, tellement fait pour le poste, se défile. Obligeant ses plus ardents défenseurs à un peu d'acrobatie.

Car comment continuer à afficher son soutien aux Sarkozy père et fils sans avoir l'air de faire marche arrière? C'est le toujours plein de ressources Frédéric Lefebvre – qui clame depuis le début de l'affaire la «légitimité» du cadet du Président, accusant les médias des pires «vilénies» à son encontre – qui le premier a trouvé la parade, hier soir sur France 2. Le porte-parole de l'UMP y a déroulé une argumentation imparable: Jean Sarkozy se retire, donc c'est un garçon plein de sagesse, donc c'est bien la preuve qu'il était fait pour le rôle. CQFD.

Ce qui donne, dans le texte: «Je crois que les millions de Français qui l’ont écouté aujourd’hui ont compris ce soir pour quelle raison la majorité UMP-Nouveau centre du département était derrière lui et considère qu’il a parfaitement la légitimité, la maturité, il en a fait la preuve ce soir, pour être candidat.»

Dominique Paillé adopte vite la même pirouette, lui qui avait pris fait et cause pour Jean Sarkozy en expliquant que la politique était «sans doute le domaine dans lequel on reconnaît les talents indépendamment des règles habituelles que sont les diplômes». Aujourd'hui, le porte-parole adjoint de l’UMP loue rien de moins que «le courage et l’abnégation» de l'ex-candidat. Et d'entonner à son tour un «je suis convaincu que les Français qui doutaient de sa valeur personnelle ont pu vérifier ce soir à travers ses propos son sens de l’intérêt général, sa stature et son talent».

Vice-président UMP du conseil général, Thierry Solère, avait fait très fort la semaine dernière, s’appuyant pour défendre son ami sur un drôle de concept, à savoir le talent héréditaire: «Jean est le fils d’un génie politique, il n’est pas étonnant qu’il soit précoce. Quand vous êtes l’enfant d’un pianiste de grand talent, ce n’est pas étonnant que vous ayez vous même des aptitudes et si vous êtes le fils de Zidane, que vous jouiez bien au foot.» Dans les couloirs du conseil général des Hauts-de-seine, il faisait, ce matin, le service après-vente du 20h de la veille. Voyez comme Jean Sarkozy «n’avait pas besoin de ses notes» pour s’exprimer. Persuadé que «la maturité» de son champion a sauté aux yeux des télespectateurs, Solère verrait presque dans le désistement de Jean Sarkozy un sacre... «Hier soir, nous avons assisté à l’acte fondateur de sa carrière.»

Prenez ensuite Luc Chatel. Il y a dix jours, le porte-parole du gouvernement s'étranglait: «Cette affaire commence à suffire! On a vraiment le sentiment d’une chasse à l’homme. Tous ceux qui interviennent sur cette question, que veulent-ils? Ils veulent interdire l’élection à un candidat de par son origine sociale, son nom, son faciès? C’est ça la République?» Le même, ce matin: «Je tiens à rendre hommage à Jean Sarkozy pour sa maturité. Il a montré qu’il avait du ressort.» Lui prédisant au passage un «bel avenir politique».

Isabelle Balkany «déçue»

Même discours enfin chez Xavier Bertrand, qui depuis Pékin, où il est en visite, a salué une «décision sage, mûrement réfléchie (...) qui montre l’esprit de responsabilité de Jean Sarkozy». Pour rappel, il y a dix jours, le secrétaire général de l’UMP faisait valoir la «légitimité» du jeune candidat, due «à une seule chose: l’élection».

Comme un seul homme... ou presque. Car, à contre-courant de cet exercice collectif d'équilibrisme, Isabelle Balkany campe sur ses positions, affichant de fait une certaine suite dans les idées. «Jean Sarkozy est le meilleur d’entre nous. Il va être le meilleur représentant de la Défense possible», n'avait pas hésité à clamer la vice-présidente UMP des Hauts-de-Seine au cœur de la polémique. C'est donc tout naturellement que la marraine de Jean Sarkozy s'est réveillée ce matin «déçue» du revirement de son filleul: «Je trouve que nous nous privons d’un président formidable, d’ailleurs il a en administré la preuve hier soir, la preuve de la force de ses convictions, de son talent et de sa maturité.»

Dans un style plus épuré, Nicolas Sarkozy qui, publiquement du moins et parce que directement mouillé dans ce procès en népotisme, ne s’était guère étendu sur le sujet, a réagi, en fin d’après-midi. Choisissant - façon de dédramatiser - sa page Facebook pour tapoter sur l’épaule de son fils: «Jean a fait preuve cette semaine de grandes qualités face à un choix difficile, dans un contexte qui dépassait largement sa seule personne. Il a pris une décision sage et courageuse. Je suis fier de lui.»

Libération




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